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News metal / punk / hardcore / rock - L'agenda concert - Les chroniques

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Turtle
Écrit : 30.12.2012 - 19:06


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CITATION(Wally @ 30.12.2012 - 18:30) *
Merci pour ce topic qui m'a servis il y a plusieurs année à découvrir des tas de bijoux !

Par contre connaitriez vous des webzines ou blogs traitant des sorties emo et/ou screamo plus ou moins récentes ?


Je t'envoie un mp. wink.gif

Et sinon, lis metalorgie. Aucun webzine français n'est meilleur sur la question. cool.gif
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Turtle
Écrit : 20.09.2012 - 16:07


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CITATION(VaZKeizH @ 19.09.2012 - 20:56) *
Printemps, Eté, Automne, Hiver... et Printemps est un joli film, même si je ne suis pas certain de l'ordre des saisons dans le titre. Il parait que Locataires est pas mal aussi. Quoiqu'il en soit, je pense que j'irai voir Pieta également.


D'accord sur Printemps etc, méditatif à souhait. Et oui Locataires est une vraie réussite. Dans le même style épurée et poétique.
A noter qu'il n'y a pas de paroles dans tout le film.
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Turtle
Écrit : 13.09.2012 - 23:41


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Ok, merci pour ta réponse. wink.gif
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Turtle
Écrit : 13.09.2012 - 23:04


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Maintenant que je suis là, englué, il est temps de poser une question assez importante, "dussé-je en mourir".
Je préférerais de loin en parler en vrai, mais n'étant pas voisins...

Je vous vois souvent tirer dans le mĂŞme sens Assatur et Slim,
et pourtant je ne vous imagine pas chercher Ă  cueillir les mĂŞmes fruits sur le bout de la branche.

Grossièrement, Assatur valse de Bonald à Soral, en passant par De Maistre, Burke et Mallet du Pan,
humant les parfums libérés par Baudelaire, Huysmans, Bloy et systématisés par Taine, Barres et Mauras.

Toi, Slim, tu me sembles plus de la filiation orwellienne, ressuscité par un Michéa,
piochant dans les iconoclastes mal à l'aise en costume universitaire qui n'aiment pas franchement la droite, mais qui se subliment principalement dans la critique d'une certaine gauche travestie, après avoir vilipendé la gauche totalitaire. Clouscard, les Situ', Baudrillart, Socialisme ou Barbarie etc.

L'un et l'autre, je me trompe ? (C'est la question préalable).
Seconde interrogation, quelle est la visée du propos ? Le pouls de la critique ? L'acte III dans l'ourlet du rideau ?
J'ai du mal Slim à te voir souhaiter la reprise en main de "l'illusion politique" (certes) par des identitaires zélés, fussent-ils des lecteurs de Sorel ?

Parce que derrière vos mots joints, j'interroge la communauté d'âme. Gilles Kepel, Xavier Raufer ou Christophe Guilluy font des constats parfois
identiques et pourtant ils n'aspirent radicalement pas aux mĂŞmes lendemains.
So ?
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Turtle
Écrit : 13.09.2012 - 21:14


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CITATION(Plunk @ 13.09.2012 - 21:00) *
The Appleseed Cast ~ Two Conversations
Et lĂ  je me rends compte que Moving Mountains leur doit beaucoup.


Totalement.
D'ailleurs j'ai été injuste en ne le mettant pas dans la première chro, même si je l'avais signalé dans la bio.
Un groupe très racé sur lequel je reviens souvent.

LĂ , en mode "jazz":
Jazz/chanson française avec cette magnifique "Les oubliettes" de Serge Gainsbourg, première période, et sa trompette élusive.
Jazz/hip-hop avec ce "putain de Jazz" de l'ami Jazzy Bazz, langoureux au possible.
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Turtle
Écrit : 13.09.2012 - 20:26


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@ Assatur: Jette un coup d'oeil Ă  l'essai Sur le gouvernement de Pologne de Rousseau.

Je me dis aussi au niveau des problématiques qui t'intéressent qu'en terme analytique, tu devrais lire L'homme régénéré de Mona Ozouf.
Et de façon plus générale, je pense que tu te régalerais à la lecture des Origines de la France contemporaine d'Hippolyte Taine.

@ Metal For Ever: C'est là toute la stratégie du négationnisme. S'attacher à démontrer l'erreur ou l'invraisemblance sur un élément isolé et infime
afin d'essayer d'en déduire la fausseté de tout l'ensemble. Habile mais malhonnête.
Typiquement, réfléchis par toi même à toutes les façons qu'il y a d'utiliser le Zyklon B sans qu'il se volatilise et n'échappe dans l'air.

  Forum : CafĂ© · Prévisualisation du message : #811750 · Réponses : 3699 · Lectures : 227990

Turtle
Écrit : 28.08.2012 - 22:37


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Complètement sous le charme du An Awesome Wave de Alt-J.

La philosophie se démène pour savoir si nous sommes la "fin de l'histoire", les musicologues jurent qu'on ne peut plus
rien créer de nouveau.
Voici des éléments de réponse.
Entre cet opus et le Point of Go de Jonquil, l'inspiration est de retour.
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Écrit : 25.08.2012 - 00:08


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Post kaléïdoscopique borgesien.

@ Jean-Bob: J'ai choppé aussi le Polica. Marrant de savoir qu'ils ont fait la première partie de Bon Iver en sachant que ce dernier met justement du vocoder dans son titre "Woods" tiré du Blood Bank EP.
Sinon hâte d'avoir ton retour sur le Ash wednesday de Elvis Perkins.

@ Radioshack: Point of Go est peut-être aussi au sommet de mon top. J'ai déjà posé des mots pour la chro. J'aimerais avoir le temps de l'intégrer.
Le The Tallest Man On Earth est aussi tout en haut. Le Suis La Lune également. Donc faudra réfléchir à la fin de l'année à tête reposée.
Et oui y a du Trophy Wife lĂ  dedans. C'est la mĂŞme mouvance. Tu connais Ă  ce titre Chad Valley dans le mĂŞme trip ? Dans le genre indie electro de luxe, Equatorial Ultravox a son joli petit cachet.

Sinon, oui
le Four de Bloc Party est bien surprenant et plutôt qu"Octopus", j'aurais cité "Truth" qui est un tube 1000,
le Beacon de Two Door Cinema Club fait aussi bien son travail en multipliant les Ă©coutes.

Le nouvel Animal Collective est arrivé, le Interstellar de Franckie Rose est immanquable, le Modest Mouse parvient même
à retourner Plunk. Bref, des choses vraiment intéressantes se passent de ce côté là.
Et Ă©coutez le Point Of Go de Jonquil. Vraiment. Il faut insister lĂ  dessus.
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Écrit : 21.08.2012 - 01:12


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CITATION(Euka @ 18.08.2012 - 11:49) *


Solomon Solomon - Lent, or, Ink On

http://solomonsolomon.bandcamp.com/
Post-Whatyouwant / Screamo


Beaucoup de choses intéressantes dans ce feu-band et cet ep.
L'urgence juvénile et hystérique d'Age Sixteen a été un peu délaissée, mais le combo a gagné en variété,
avec des samples chouettes - y a un revival en ce moment... - et des envolées post-rock super bien senties ("To do term in a constant mentality").

Je me l'Ă©coute pas mal.
  Forum : Discussions · Prévisualisation du message : #810713 · Réponses : 1302 · Lectures : 83630

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Écrit : 21.08.2012 - 01:09


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CITATION(Radioshack @ 20.08.2012 - 23:11) *
Jonquil - One Hundred Suns
indie folk rock


Point Of Go est un opus terrible en effet. Y a mille influences/ressemblances sans que ça soit le calque de rien. Un bijou total.
Dans mon top 2012.
D'ailleurs btw, si tu ne connais pas, tu pourrais te pencher sur This Town Needs Guns qui possède quelques similitudes.

Sinon,
Elvis Perkins - Ash wednesday (2007)


Dans le top 10 des meilleurs albums folks de la décennie 2000's.
Du bon goût dans chaque arrangement, dans chaque mélodie, dans chaque accord. Des échos de Damien Rice, Beatles, de Jeremy Enigk murmurés sur des airs qui gorgés de mélancolie folk et de traditions us typiques.
Des tracks qui te foutent, à peu près toutes, par terre. Insufflés par une élégance inouïe.
Un album parfait.
"While you were sleeping"
"Emile's vietnam in the sky"
  Forum : Discussions · Prévisualisation du message : #810712 · Réponses : 6153 · Lectures : 319003

Turtle
Écrit : 07.08.2012 - 00:05


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Shoegaze des accords d'Elliott Smith et folk le Lolita de Nabokov.

Robert Francis - "Little Girl"
http://www.youtube.com/watch?v=-MrvRLTOQZY...feature=related
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Turtle
Écrit : 31.05.2012 - 17:00


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CITATION(Jean-Bob @ 23.05.2012 - 14:51) *
Bah déjà avec ce Sam Riley à qui je fouttrai bien un coup sec dans la nuque...
Si on ajoute la photo, l'autre actrice pas mieux lĂ ... Virgo en Bukowski...
Bonjour lecteurs des Inrocks, voilà votre film de l'année.

Je vais vite aller voir Moonrise Kingdom.


Bull Lee dans le livre - et dans le film aussi d'ailleurs -, ce n'est pas Bukowski, c'est William Burrough.
Reconnaissable avec sa voix, son chapeau, son addiction à l'héroïne et son goût pour le "tir" (qui a coûté la vie de sa femme).

Sinon oui comme vous, vu un peu les films du moment.

C'était Cannes. Au diable leur nombrilisme et leur indécence. Le cinoche ne se vit pas à la lumière et sur les tapis rouges. Il est le fruit des salles obscures.

De rouille et d'os, J. Audiard
Certains joueront la tempérance. Parce que de nos jours, l'excès est fustigé. Mais "la vie est aux passionnés, aux démesurés", comme le dit Drieu la Rochelle.
Alors ne faisons pas les étudiants en ciné blasés. Car le constat est là: Jacquot a fait oublié le prénom de son père.
Puissance. Finesse. Elévation. Rage.
Avec toujours cette capacité d'injecter de la poésie dans les veines de la violence.
Avec ce talent pour que les non-dits parlent autant que les aveux.
Avec ces retenus, ces pointillés, cette manière de ne jamais aller là où l'attend, de ne pas forcer les traits.
Avec cette esthétisme qui n'est pas de l’esbroufe, cette manière d'écraser la concurrence sur le "social" en seulement 2, 3 scènes.

Des gens vont détester le film. Tant mieux. Ca sera signe de sa force.
Audiard est un putain de grand.

Sur la Route, W. Salles
C'est l'histoire d'un livre inadaptable. Trop dense. Trop mythique. Trop tributaire de l'imaginaire.
Coppola en sait quelque chose, lui qui a acheté les droits il y a 30 ans mais n'a jamais sorti l'équipe de tournage.
Salles aussi le savait. Alors il a filmé avec des gants de chirurgien. De loin. Sans mettre les mains sur la péloche. Avec une caméra qui s'excusait d'être là. Trop prudent le bougue. Trop paralysé par l'enjeu. Anticipant les "comment a-t-il osé touché à l'oeuvre!'.

Je pense que seuls ceux qui n'ont pas lu le livre pourront/pourraient aimé.
Pour les autres, le combat était perdu d'avance. Littérature et cinéma ne luttent pas à armes égales.
Quand on lit Sur la route, on est dans la voiture avec Sal, Dean et Marylou. LĂ  on est face Ă  un Ă©cran.
Quand on lit Sur la route, on assiste à des faits réels, on rencontre des personnages de chaire et d'os. Là, on voit des acteurs jouant ces personnages et ces situations.

Pourtant, ils ont donné le maximum. Se sont préparés au mieux. Sont des fans du livre. Ont fait eux-mêmes les 3 parcours. N'ont pas surjoué. C'est même la seule vraie réussite du film: le duo d'acteur campent bien Sal et Dean, avec leur caractère, leur personnalité, leur complexité. Mais...

A perdre la raison, J. Lafosse
N. Arestrups est le meilleur acteur européen avec Mads Mikkelsen. Donc déjà.
Il campe un personnage tout en nuance. C'est pour moi l'aspect le plus intéressant du film. T. Rahim et E. Dequenne font aussi grave le taf.
Basé sur une histoire vraie, le film est dur. Froid comme une lame de couteau. Dramatique comme notre époque frappée par l'anomie quasi-généralisée.
A ne pas diffuser dans tous les foyers.

Augustine, A. Winocour
Premier film de cette nana sympa sortie de la fémis. Qui traite des hystériques de Charcot. Avec Lindon dans le rôle du docteur. Cool sujet quoi.
Le début m'a carrément bien botté. Ensuite ça boite un peu plus. Mais ça se regarde bien.Soko donne du sien.
A noter deux séquences où des vrais aliénées d'aujourd'hui sont interrogées à propos de leur folie. Rares séquences au ciné m'ont autant frappés par ce malaise et cette terreur.

Moonrise Kingdom, W. Anderson
Ceux qui n'aiment pas le cinéma maniéré et ultra-identitaire vont grincer des dents.
Pas grave, on leur offrira des nouveaux chicots. Car Moonrise est beau comme un premier baiser, touchant comme le visionnage de ses films d'enfance en super 8 et esthétique comme un tableau de Le Greco.
Du Wes' pur jus, entre grâces et miracles. Bati avec des touts petits riens. Des détails. Des brides d'intimité. De la mélancolie ineffable. Et un monde miniature.
Une splendeur à peine voilée.
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Turtle
Écrit : 30.04.2012 - 22:14


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Si ça t'a donné l'impression de "c'est mon topic, suivez les consignes", c'est de la maladresse de ma part.
En discutant sur ce forum, j'avais dit que je ferai des rétrospectives. Voici la première. Mais je ne voulais pas la poster
à cru, sans rien dire avec donc j'ai proposé un "concept".

Il y a des nombreux cinéphiles sur Metalorgie. Mais le topic, qu'est-ce que vous avez vu ? "éclate" quelque peu les discussions,
et permet rarement une discussion suivie sur un seul réalisateur.

Maintenant, si quelqu'un veut parler d'un réalisateur, sans avoir tout vu, il pourra sans problème.
De même, quand tu dis, qu'il n'y a pas de "lubbies" chez Fincher, je pense que ça se discute et ça sera ça le charme aussi de ces topics.
Y a-t-il de la cohérence ? Des thèmes récurrents ?

Chez C. Honoré, Spielberg, Godard, Jarmush - pour prendre des mecs qui n'ont absolument rien à voir et qui feraient/feront débat -, c'est manifeste.

A voir si c'est une grille de lecture qui s'applique Ă  tous.

On peut lancer cette question sur Fincher si tu veux d'ailleurs wink.gif
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Écrit : 22.04.2012 - 17:54


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Ce topic se proposera de faire des rétrospectives sur des oeuvres complètes cinématographiques, afin d'avoir une vision d'ensemble du travail d'un réalisateur,
tant pour donner envie de voir la filmographie dans l'ordre et dans son intégralité, que pour la commenter en tant qu'élément structuré
et non Ă©parse.

En outre, ce topic posera aussi la question de la cohérence de cette dit-oeuvre et interrogera sur les thèmes, idées-forces, lubies
et autres récurrences des artistes. Car on ne comprend jamais aussi bien un homme qu'en saisissant ses obcessions.

Premier de la liste: François Truffaut.



Truffaut, en filmographie, c’est 22 œuvres et 4 cours métrages. C’est aussi et surtout un nom – un des plus grands ? – du cinéma français, au même titre que Godard, Bresson, Pialat, Rivette, Resnais et Renoir. Un homme qui symbolise la Nouvelle Vague et une époque où le cinéma français était copié et adulé. C’est l’Histoire d’un homme amoureux du cinéma, qui a d’abord écrit sur le sujet ("Les Cahiers du Cinéma"), rencontré les plus grands (assistant de Rosselini, les fameux entretiens avec Hitchcock) avant de le faire lui-même et de le rendre mythique. Petite revue de ses 26 legs.

Une visite, 1954
Premier balbutiement. Quelques minutes pour dire ce qu’il ne faut pas faire. Avant de fonder, il faut détruire. Iconoclaste.

Une Histoire d’eau, 1957 (cosigné avec J.L. Godard)
Court métrage de 12 minutes. Parfois qualifié de « n’importequoiïsme ». N’importe ? Tant mieux. Pendant les inondations de Paris, l’amour. Degas, Matisse, Aragon, Baudelaire aussi. Avec un matériel de documentaire, Truffaut/Godard réinventent le montage. Cette même année, un homme au pseudonyme de Serge Gainsbourg dépose à la SACEM une chanson : Le poinçonneur des lilas. La Modernité est née.

Les Mistons, 1957
23 minutes bucoliques. Filmé en décors réel. Et déjà une certaine liberté de narration et des mouvements de caméra qui vont fonder l’école de la Nouvelle Vague. Comme un vélo le long d’une route de campagne.

Les 400 coups, 1959
Le chef d’œuvre. Ce qui va d’emblée le consacrer au rang de Grand. L’histoire - autobiographique – de ce jeune adolescent, Antoine Doinel, plein de bons sentiments qui à force d’événements malheureux va se retrouver étiqueter et enfermer dans le rôle de « petit délinquant ». Bouleversant. La dernière scène appartient à l’Histoire de l’Art.

Tirez sur le pianiste, 1960
D’après le roman de Davis Goodis. Le jeune Aznavour campe un pianiste taciturne et retiré du monde, qu’un lourd secret rend quasi muet. On connaîtra plus tard son mystère, et les gangsters qui empêcheront sa complète rédemption. La relation Eros-Thanathos fondamentale dans l’œuvre de Truffaut apparaît ici pour la première fois.

Tir-au-flanc 62, 1961
Co-réalisé avec Claude de Givray. Dans les 400 coups, Truffaut évoquait sensiblement le Zéro de conduite de Jean Vigo. Ici, il rend hommage à un autre pionnier du cinéma hexagonal - Jean Renoir – mais de façon substantielle, puisqu’il signe un remake d’un de ces films de 1928. C’est un peu les "400 coups à l’armée". Par l’humour et l’absurde, il livre un virulent pamphlet contre le service militaire.

Antoine et Colette, (moyen métrage du Film collectif L’amour à 20 ans), 1962
2e apparition de Doinel dans l’œuvre de Truffaut. Ici, naît l’éveil. Et l’interférence entre la musique et le cinéma. Et le désir d’aimer. Et Marie-France Pisier, sublime à 17 ans, pour sa première apparition sur le grand écran.

Jules et Jim, 1962
Peut-on faire du cinéma après ça ? Jules et Jim enterre le passé du 7e art et préfigure son futur. Tout est là. La littérature s’incruste sur l’écran. Le rapport au réel se disloque. L’histoire joue avec l’Histoire. Les protagonistes sortent de la trame du Temps. La caméra invente un nouveau genre. Truffaut créé la voix off et dit « action » au XXe siècle. Imaginez Flaubert devenu réalisateur. Un classique. Un indémodable. Une claque qui laisse et laissera pour toujours sa marque écarlate sur mon front et mon âme.

La peau douce, 1954
Eros/Thanatos à nouveau. La littérature au milieu. Françoise Dorléac – la sœur de Catherine Deneuve – y tutoie la beauté éternelle. Elle mourra deux ans plus tard d’un tragique accident de voiture, à 25 ans. Avant ça, le cinéma pour ses derniers instants. L’adultère. Ses conséquences.

Farenheit 451, 1966
Le sujet du film est génial. Le message profond. L’autodafé comme règle sociale. La dystopie cauchemardesque comme paradigme. L’angoisse de l’avenir totalitaire devenue réelle. Adapté du roman de Bradbury. Avec Oskar Wermer, l’inoubliable Jules. A un peu (mal) vieilli au niveau esthétique, soyons honnête.

La mariée était en noir, 1968
Le film qui a inspiré Kill Bill à Tarantino. Jeanne Moreau dans le rôle de la veuve vengeresse annonce les films d’exploitation de la décennie 70’s à venir. Belle galerie d’acteurs. Une des films les plus sombres de Truffaut.

Baisers Volés, 1968
L’idée géniale ébauchée en 62 est entérinée. Truffaut va suivre l’évolution d’un même personnage à plusieurs étapes de sa vie. Ce personnage, c’est son double, Antoine Doinel. A travers lui, il nous fait vivre l’instabilité humaine, amoureuse et urbaine du Paris des années 60. Les grimaces, les mimiques et la diction de Jean Pierre Léaud n’ont pas d’égal. Et puis, le décapsuleur.

La sirène du Mississipi, 1969
« Même si tout ça doit finir mal, je suis enchanté de vous connaître madame ». Peut-être la plus belle histoire d’amour filmé par Truffaut. Belmondo, à contre-emploi, est sublime. Deneuve, tragique. Et l’œuvre réserve quelques unes des plus belles scènes captées par FT.

L’enfant sauvage, 1969
Derrière la reprise des mémoires du Docteur Itar et l’épisode de la découverte d’un jeune sauvage dans l’Aveyron à la fin du XVIIIe, Truffaut explore de nouveau la question de l’inadaptation sociale, de l’éducation et de la norme qu’il a tant travaillé à travers le cycle Doisnel. Toute une allégorie.

Domicile Conjugal, 1970
Antoine Doinel a épousé Christine Darbon. Mais Truffaut/Doinel est libertin. Peux-on aimer une personne tout en allant voir « ailleurs » ? Truffaut poursuit sa catharsis.

Les deux anglaises et le continent, 1971
Nouvelle adaptation d’un livre d’Henri-Pierre Roché et nouveau chef d’œuvre. Le rapport à trois encore, mais ici inversé - un homme, deux femmes -. Truffaut y maitrise ici son art visuel-littéraire au-delà de l’imaginable. La photographie est superbe, la voix off hypnotisante. Le film préféré de Truffaut himself.
Il y a quelque chose qui dépasse la prétention, c’est de réussir ce qu’on prétend.
Truffaut ne propose plus depuis ce film une certaine idée du cinéma, il impose une idée certaine du cinéma.

Une belle fille comme moi, 1972
Une des comédies les plus légères de FT. Très inégale au final. B. Laffont est crédible dans le rôle la femme-fatale écervelée. C.Drenner est une nouvelle fois excellent. Mais le tragi-comédie est un peu balbutiant.

La nuit américaine, 1973
Corneille dans l’Illusion comique avait établi le théatre dans le théatre. Truffaut reprend le concept et l’applique au 7e art. Le film dans le film. Le film filmé. La mise en abîme dans toute sa splendeur.
L’Homme avec un grand H d’un cinéaste à son histoire. Oscar du meilleur film étranger

L’Histoire d’Adèle H., 1975
La vie réelle de" l'autre" fille de Victor Hugo - les gens connaissant plus généralement Léopoldine, la noyée - avec une Adjani complètement habitée qui a dû se faire peur tellement elle s'est approchée réellement du gouffre de la folie. Saisissant.

L’argent de poche, 1976
Nouvelle variation sur le thème de l’enfance. Même observation fine de ces petits riens qui font des touts. De cet âge qui fait évoluer dans un autre monde. Même souci aussi de démontrer la frontière poreuse entre l’amusement et la délinquance, la petite bêtise et le larcin. Une ode tendre au droit d’être un "gamin".

L’Homme qui aimait les femmes, 1977
« Mais qu’est-ce qu’elles ont toutes ces femmes ? Qu’est-ce qu’elles ont de plus que toutes celles que je connais ? Et bien justement ce qu’elles ont de plus, c’est qu’elles sont des inconnues… ». Film - très probablement - autobiographique de Truffaut qui déclare ainsi sa flamme à la Femme dans toute sa généralité.

La chambre verte, 1978
Œuvre-testament de FT. Se sait-il déjà condamné à ce moment ? Le réalisateur erre entre les morts, leur rend hommage, prépare sa place au sein de ce panthéon personnel. Nathalie Bayle resplendit. Se souvenir, c’est maitenir en vie les morts.

L’Amour en fuite, 1979
Dernier volet de la série des Doinel. Et la séparation. Le retour sur les années passées. Les femmes qui ont compté. Truffaut se souvient, par des flash back. Les photos déchirées composent des puzzles. « Passent les jours et passent les semaines/ Ni temps passé /Ni les amours reviennent »

Le dernier métro, 1980
Le film a succès. Celui retenu par les almanachs. 10 César dont celui de Meilleur film et meilleur réalisateur. Pas mon préféré pourtant. Reste une multitude de thèmes traités avec panaches, intelligence et finesse. L’art, le spectacle, l’amour, le déclin, la résistance à l’oppression, le nazisme. Un grand film.

La femme d’à côté, 1981
Eros/Thanatos, dernier acte. Le tragique né du banal. Les réactions en chaîne. Le travail des Pârques. A l’époque, Depardieu était un acteur immense. Film essentiel des années 80.

Vivement dimanche, 1983
Parce qu’il aimait Fanny Ardant. Film de policier qui en est pas un. Avec Trintignant. Acteurs qui se moquent de l’intrigue. Fanny Ardant. Ici, c’est la femme qui mène l’enquête. Dernier film du réalisateur emporté un an plus tard d’une tumeur cérébrale. C’est en référence à ce film que Vincent Delerm chante « Elle ne dit plus vivement dimanche ». Noir et blanc. Rideau.
Fanny, ardent.

A suivre: Godard, Fellini, Clouzot, Tarkovski...
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Turtle
Écrit : 27.02.2012 - 15:28


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C'est bien french way of Emo, période early 2000's (Gantz, Mihai, Daitro), Cathedraal. J'aime bien.

Sinon, pas en scramz, mais en Imow sunny sun, The Exploration fait comme les copains mais parvient Ă  tirer son Ă©pingle du jeu - ce qui devient
de plus en plus rare -. Le titre "I'm guess, I'm leaving" devrait ravir les amateurs du genre et plier en deux Penty (notamment).

Je me tape l'affiche à chaque fois que je l'écoute. Obligé de me boulifier.
http://www.youtube.com/watch?v=z25xKMwp7SU
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Turtle
Écrit : 23.02.2012 - 20:21


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C'est bon ça de reparler de TBASTRTTT. "Middle management" est une tracks tellement folle.

Et concernant Wits End, ça n'a rien de nouveau et c'est pas gorgé d'une inspiration exceptionnelle, mais j'aime bien.
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Turtle
Écrit : 23.02.2012 - 00:10


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J'ai toujours bien aimé l'histoire de ce type en plus. Lui et Pouchkine. Fauchés par le duel. Comme quoi Richelieu n'avait peut-être pas tort.

Et entre ça et Ravachol, nos jeunes mythes hexagonales fougueux ont la côte dans l'imow international.
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Écrit : 22.02.2012 - 19:33


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Globalement oui, tu as raison Penty', le courant 2011/2012 n'a pas été faste et de manière générale, on peut dire
que le screamo est entré dans un hiver.
Ce qu'il y a Ă  en retenir ?

Les quelques piliers qui demeurent:
The Saddest Landscape et son nouvel opus After The Light. Il n'atteint ni la combustion des premiers efforts ni même le côté phénix de You will not survive,
mais les éléments propres au groupe - qui en font un des 5,6 meilleurs band scramz en activité - sont toujours là et t'enjoignent de te pencher sur cet album.

Circle Takes The Square qui ne s'est pas foutu de la gueule du monde Ă©galement avec son Decompositions Vol I.
Hargne, haine et inspiration enflent sur les sillons du vinyle.

Sinon au rang des "nouveautés", j'ai bien aimé:
Heart On My Sleeve - Blood Is not thicker than mine
Avec des Followed by 37 seconds of happiness. Screamo désespéré et furieux, avec quelques éclats de lumière (swedish way of emo)
et une nana au chant qui dégueule sec.

Old gray - Do I Dare Disturb The Universe
César du meilleur espoir et césar du meilleur titre de l'année avec "Her tongue was tatooed on th back of her teeth".
Mais j'ai en déjà abondement parlé.

Todos Caera qui nous mixe une ambiance Ă  la Circle Takes The Square avec les saillis de Saetia.

Sinon Ravachol, Syn Error, Ampere c'est bien aussi et ils sont sont sur le site. Senti te dirait de jeter une oreille sur Daniel Striped Tiger, mais de mon côté, va savoir pourquoi j'ai jamais été plus fan que ça.
Et je souscris aussi pour Child Meadow et Evarist Gallois (mĂŞme si ces derniers n'ont absolument rien de screamo).

Pas plus fan que ça de Facel Vega en revanche.
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Écrit : 22.02.2012 - 11:15


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La question est plutôt futile et au fond gênante en ce qu'elle contribue à véhiculer un fâcheux cliché sur l'emo au lieu de parler de l'essentiel - son art, sa musique -,
mais si tu veux vraiment des réponses sur cette aspect,

il faut savoir que les choses se sont fait progressivement.

L'ironie de l'histoire, c'est que l'emo, de la même façon qu'il s'est construit en rupture avec un un certain discours formaté dans le hardcore,
a également rejeté ses codes vestimentaires.
On le sait le punk et le hardcore ont souvent été accompagnés d'une mythologie - au sens de Barthes - qui se transmet(ait) notamment par l'accoutrement.

Le proto-emo Ă©tait l'inverse. C'est Ă  dire qu'il ne cherchait pas Ă  proposer une "parure". Il venait dans le plus simple appareil. C'Ă©tait l'Ă©gotiste flaubertien.
Dépouillé.
Là où je parle d'ironie, c'est que c'est de cette simplicité qu'est né le dress-code imow.
Beaucoup de ses fondateurs qui ignoraient jusqu'au terme, se contentaient de jouer de la musique, d'apparaître "normal". The boy next door quoi. D'autres étaient légèrement nerdy et ne cherchaient pas avoir la crête ou les cheveux en pique (Offspring' style).
Tu avais donc le mec qui sortait de sa chambre, un peu gauche, un peu en marge, obsédé de musique, opposé en tout point
au champion de foot US. Tu le voyais débarqué avec sa chemise à carreau d'un autre temps, ses lunettes, ses cheveux mal peignés.

Bref, tout ce qui démontrait une non-culture du look. Et ce sont ces 3 éléments qui ont fini par être repris, calqué, copié, véhiculé comme
une insigne, une marque de fabrique, un signe de ralliement. Lunettes, mèches, chemise à carreaux.

La mèche puisque c'est l'objet de ton étude est ainsi venue de ces coupes de cheveux de teenagers qui par flemme ou parce qu'ils ne sont pas fans
des discussions avec les coiffeurs ont débarqués sur scène avec cette non-coupe. C'est l'équivalent de la coupe au bol du minot. La symbolique du négligé.
L'anti-thèse du redneck militaire dont la brosse et les pattes bien taillées démontrent la rectitude.

Le phénomène est ensuite venue du besoin de certains de former une "communauté". Le processus est ancestral. On copie pour ressembler aux autres, pour être avec les autres, pour former une unité. Quitte à reproduire des comportements sans en connaître l'origine ou en comprendre la signification.
Un moment, la mode était au fait que des mecs s'embrassaient pendant les concerts d'emo/hardcore. Je pense que c'était à la base pour dénoncer l'homophobie latente de certains groupes de hardcore bas du front. Très bien. Ils avaient raison. Sauf que j'ai vu des mecs le faire ensuite bien plus pour se donner en spectacle que pour "le message", comme pour montrer qu'ils savaient ce qui était in dans la scène et qu'ils avaient rapporté de Londres.
Le "moshing" a fonctionné à l'identique.

Puis deux, trois figures importantes et charismatiques ont fait vacillé le "destin" de la mèche,
la faisant passer d'une petite coupe de minet timide mal peigné et qui se cache derrière ses cheveux à une marque de style.
Je pense Ă  Denis Lyxzen (notamment avec The International Noise Conspiracy) ou Bert McCraken de The Used.
Ils y ont rajouté les cheveux longs, lissés, noirs avec juste ce qu'il fallait de ténébreux et de pluvieux pour accompagner un jeu de scène bien au point
et une auréole nouvelle d'interprétation inspirée.
A la charnière des années 90'/2000, quand tu voyais ces deux frontmans sur scène, l'impression était vive et la tentation de l'imitation puissante.

Alexisonfire, My Chemical Romance, Silverstein et toute l'écurie Victory Records ont "statufié" la chose, l'ont rendu quasi-obligatoire pour exister dans cette nébuleuse.
La popularité de ces groupes, le mixe incompréhensible avec d'autres cultures (Gothique, Tim Burtonnerie, Metal, adolescence baudelairienne, apparition de myspace et donc du néo-culte du Moi), la captation par des icônes totalement extérieures/étrangers au genre mais ultra-connu (Tokyo Hotel, Indochine)
a achevé la bascule vers l'absurde.

Le mal avait remplacé l'émo.

PS: Il y a beaucoup de choses dans la culture hispter qui collent à ce message et dont tu peux déceler les mêmes mécanismes sur ce courant que tu as pu peut-être mieux observer/saisir. Quand j'habitais à Montréal et à New-York, j'ai vu le commencement du phénomène. C'était une culture de la marginalité. Une intégration d'éléments décalés, voire déclassés/cheap/kitch/has-been dans son accoutrement:
la chemise canadienne, les jeans retroussés, la barbe, la moustache, les couleurs flashys, les chapeaux 80's, les frippes (notamment celle de Toronto).
C'Ă©tait un vouloir vivre autrement. Un pied de nez Ă  la norme. Un dadaĂŻsme 2.0.
Quand tu voyais par exemple Teenage Cool Kid, tu te disais "mais putain avec leur jean trop court, leur coupe de merde et leur petite moustache de Freddy Mercury, ce serait des "victimes" dans n'importe quel lycée francilien". True. Aujourd'hui c'est la brand hispter et le thing to do que dicte les papiers glacés.
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Écrit : 20.01.2012 - 02:26


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CITATION(Jean-Bob @ 19.01.2012 - 21:52) *
J'écoute en boucle depuis deux jours, vraiment putain de bien cet album. D'ailleurs j'en ai passé un titre là

Et lĂ  c'est aussi un peu en boucle ces temps ci :


Pareil je l'Ă©coute en boucle. Et c'est pas impossible qu'il soit adm.
La variété des styles évoqués entre chaque titre déboîte autant que le brio avec lequel ils sont tous savamment exécutés.

Et puis le truc va permettre que des gens se mettent Ă  l'emo sans le savoir.
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Écrit : 19.01.2012 - 16:56


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CITATION(mich @ 18.01.2012 - 03:07) *

Simon Finn: Pass the Distance

Simon Finn fait parti de ces artistes qui à l'orée des 70' ont sorti un album, en ont vendu un peu, puis ont disparu du circuit laissant leur LP prendre de la valeur et devenir culte parmi les connaisseurs. Pass the Distance c'est de la folk diluée dans un bain psychédélique et qui offre deux moments d'une intensité exceptionnelle avec Jerusalem et Big white car.

Et ce petit Simon, dans les années 2000, refait surface et sort deux albums. On reconnaitra un parcours à la Gary Higgins, la prison en moins, enfin on espère, puisqu'on sait presque rien sur sa vie. Mais en attendant, on frissonne sur Jerusalem.


Superbe ce morceau "Jérusalem". Un vrai régal. Avec effectivement un mix entre folk et joy divisionnery des plus plaisants.

Et j'ai choppé Mannequin, Slim !
Et j'ai écouté le nouveau morceau de Klub des Losers posé par Achilles. Bonne instru indeed.

En Ă©coute de Princess chelsea - Lil' golden book
Un enchantement cet opus.
Un titre pour donner un apperçu ? The cigarette Duet
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Écrit : 17.01.2012 - 01:54


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CITATION(mich @ 17.01.2012 - 00:10) *
William Bonney: Good Vibes

emo scream qui dit le chroniqueur

ça distille les émotions dans l'urgence, ça écorche à vif, mais comme je suis pas coutumier de cette scène, j'avoue que j'ai pas été totalement immergé. Et de ce fait, il me manque des bases pour le voir truster le podium de 2011. Reste que ce disque à des chances d'en lacérer plus d'un ici.

Belle chronique Turtle.


Merci cher Mich' à la fois pour le gentil mot et surtout pour le fait de t'y intéresser.
J'imagine bien que c'est pas le disque le plus simple pour que des non-initiés rentrent dans la galaxie screamo ou le cas échéant emo-screamo,
mais il dérouille tellement toutes les sorties du genre...
Et puis, c'est la réunion, so ...

J'Ă©coute:
College - Secret Diary
Daniel Striped Tiger - No Difference
The One Am Radio - Heaven Is Attached By a Slender Thread
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Écrit : 24.12.2011 - 04:22


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@ Jean-Bob/Achille: Cool que ça vous fasse frémir les moustaches.

De tout ce qui a été posté ensuite,
je smurfe sur la Architecture in Helsinki qui est d'une swellitude folle, la Ride et la Cerebral Ballzy qui est bien couillue sa mère.

A présent ?
The Radio Dept. - "The Worst Tate In Music"
Shoegaze meets electro meets Indie. Comme si Last days of April roulait une galoche Ă  M83 sur du Kavinski. Totalement happant.
http://www.youtube.com/watch?v=db2HE7nAR-Y
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Écrit : 24.12.2011 - 02:18


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CITATION(Plunk @ 23.12.2011 - 22:38) *


Content que ce titre te retourne.

@ Ark Age: Je connaissais pas. Je choppe.

Je relance le Synkopenleben, Nein Danke de Danse Macabre après quelques années de négligence.
Il est génial ce disque. Oui la frénésie d'Orchid y côtoie l'excentricité de Raein et le jusqu'au bouttisme de Apoplexy Twist Orchestra,
mais ce disque pue le one-shot dans les prises, les fulgurances dans l'exécution et la créativité dans la composition.
Unique en son genre et incontournable.

http://www.metalorgie.com/groupe/Danse-Macabre
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Écrit : 19.12.2011 - 15:57


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Le "revival 90's" du peu-ra français - les dudes dont j'ai déjà parlé sur les pages précédentes - ne se contentent pas de connaître Fabe, Ill et Les Sages Po.
Ils osent vraiment aller chercher des nouvelles sonorités et autres samples singuliers pour les prod'. Nice.

Alpha Wann & Nekfeu - "Monsieur Sable"
A2H - "Fonsdar"
Guizmo - "Normal"
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