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ridu
Dommage que tu aies loupé ma leçon sur l'apprentissage.
Assatur
Le mec se fait une culture grâce à Dan Brown et Wikipedia, mais tient quand même à passer pour un bosseur.

Tu as dit toi-même que la lecture était un divertissement, avant de nous parler de vulgarisation. Ce qui n'a rien à voir.

Si tu veux de la vulgarisation, lis Science & Vie ou continue avec les romans de gare.

Le quiproquo de cette conversation repose sur le statut ambigüe d'Eco, qui est une sorte de médian entre "auteur salué par les snobs" et "faiseur de best-sellers pour classe-moyenne".

Forcément, il ne contente ni les gens cultivés ni les lecteurs de plage.
ridu
CITATION
Le mec se fait une culture grâce à Dan Brown et Wikipedia, mais tient quand même à passer pour un bosseur.


Tu peux définitivement pas t'empêcher de passer pour un connard, un rôle où tu excelles, tu as raison, quitte à être un con, autant être le roi.

Cela dit, tu illustres parfaitement ce que je voulais dire sur Dan Brown, un écrivain avec un statut d'auteur de lectures de plage pour ceux qui veulent bien croire qu'elles se limitent à ça.
Assatur
Ridurand, il faut choisir.

Soit tu es cohérent avec toi-même, et la lecture n'est plus que divertissement, vernis culturel, et légère plus-value intellectuelle pour briller en société sans suer devant des pavés.

Soit c'est quelque chose de plus.

Mais tu ne peux pas demander aux autres d'adhérer à ton illusion où Dan Brown serait autre chose que de la littérature industrielle conçue pour faciliter la digestion des quadras sur la plage avant la version cinéma.

Quant à Eco, il n'est que le Dan Brown des années 80, et à ce titre il est d'un niveau légèrement supérieurs que ses épigones contemporains, de la même manière que Sulitzer surclasse légèrement Marc Lévy et Russo.
raikage
CITATION(Assatur @ 20.03.2013 - 14:37) *
Cela a tellement fait hurler les snobinards germanopratins qu'il a du renoncer au projet.

CITATION(Assatur @ 20.03.2013 - 14:58) *
Ou alors : Eco est intelligent dans la mesure où il a compris qu'un certain nombre de ridurands voulaient consommer de la culture sans se sortir les doigts du cul et décide en conséquence de les flatter avec la seule force du ciseau.

Vu que je sais pas lire plus de deux pages sans avoir un maux de tête, j'ai pas lu Eco. Mais je me pose une question, du coup tu rentres dans la catégories des snobinards ?
Persona
Je vois pas en quoi c'est inconcevable de chercher à apprendre tout en se divertissant.. Si on peut prendre goût à la culture, quelque soit le niveau de celle-ci, c'est bien parce que ça nous fait vibrer aussi. Après c'est sûr que je me méfierai du potentiel culturel d'un auteur comme Brown (même si je l'ai pas lu) à peu près autant que d'un mec comme Werber, mais c'est clairement préférable de lire un truc qu'on accroche que de se forcer à s'infliger un bouquin qu'on accroche pas sous prétexte que c'est ça la culture. Si on arrive pas à prendre un minimum de plaisir ou d'intérêt, on en tirera rien d'autre que de la frustration ou du dégoût. Et je vois pas où est-ce que Ridu essaie de se faire passer pour un bosseur...



Bon sinon, ça fait depuis un moment que je voulais synthétiser mes lectures de ce cher Ingmar Bergman, mon cinéaste fétiche, mon obsession, mon idole, allant avec la rétrospective malheureusement encore incomplète, pour des raisons de sous-titres introuvables en français (ma copine ayant trop de mal à suivre en anglais), de ses films.

Laterna Magica : Il aura fallut attendre qu'il arrive au bout de son idylle avec le grand écran, qui aura quand même duré une bonne quarantaine d'années, pour que Bergman crache le véritable noyau, l'essence de son cinéma : la magie de la vie, de l'enfance. Cette formule cul-cul et galvaudée ne l'est pas tant une fois terminé ces trois cents page de confession sans tabou ni complaisance d'une âme écorchée vive, éparpillant en désordre les fragments de sa mémoire comme Liv Ullman ses polaroïdes au début de Sarabande, son ultime chef-d’œuvre (dire que c'est un téléfilm, putain). Des traumatismes les plus intimes aux anecdotes les plus cocasses en passant par ses réflexions sur le théâtre ou le cinéma, tout est rendu avec une intensité intacte, analysé avec une lucidité glaciale et rendu avec le ton juste. A parcourir ces pages, on retrouve autant l'énergie de son oeuvre austère mais sublime, profonde mais éclatante de vie, comme s'il s'agissait de son négatif : une peur abyssale de la mort et une soif tout aussi démentiel d'érotisme menant comme Dieu et le Diable le bal des passions humaine, l'obsession de l'absolue et l'angoisse du vide qui l'accompagne, l'ivresse du rêve et des privilèges de l'enfance en lutte avec une culpabilité étouffante, tout ça en un festival d'images puissantes et de bavardages denses mais jamais vains.

Ca me démange d'en faire le résumé détaillé ou de rapporter tous les épisodes qui m'ont marqués, mais ça serait vraiment trop long et lourdingue, autant lire le livre lui-même. je me permettrais à la limite d'évoquer le passage très intéressant sur les raisons qui pouvaient rendre le nazisme acceptable voir beau pour une jeunesse élevée dans la culpabilité et le devoir, ou encore les nombreux passages sur ses problèmes de diarrhée, ou encore ce début douloureux sur son amour trop fort envers sa mère qui s'efforce et souffre de ne pas lui rendre, et ces instants touchants ou son père austère qu'il a l'habitude de haïr se révèle d'une infinie bonté, joie de vivre, et souffrance ; sans oublier bien sûr la magie parfaitement restituée de ses premiers émois cinématographiques et théâtraux ou de son amour pour d'autres cinéastes tels que Tarvoski ou Fellini (qui forcément me parle puisque je les adores également et pour les mêmes raisons. Mais non, je me suis déjà trop étalé.



Images : Basés sur les entretiens passés entre lui et son ami Lasse Bergström en vue d'écrire un livre-interview sur l'intégralité (forcément pas si intégrale que ça puisqu'il a continué après la sortie du livre à bosser pour la télé), il laisse de côté les entrevues et décide de revenir lui-même sur les coulisses de ses films, allant souvent gratter un peu dans sa vie. On y retrouve alors des extraits entiers de Laterna Magica (paru avant, en toute logique), parfois pour corriger des choses déjà dites, parfois pour ne pas avoir à répéter ce qui ne saurait l'être sans perdre l'intensité et la pertinence du propos. Bergman divise son Oeuvre selon les dimension auxquels chacun de ses films touche le plus. Il ne cherche pas vraiment à analyser ses films, ni a les critiquer, mais plutôt à expliquer d'où ils viennent et comment ils sont nés. A faire le lien entre sa vie et ses films. Je parlais plus haut d'une symétrie entre Laterna Magica et ses films, et bien on pourrait voir ce Image comme le conte rendu du développement. La démarche à néanmoins la particularité de mêler à cette rétrospective de ses films pleine de leçons intéressantes sur le cinéma et la patte de l'artiste lui-même, avec ce style qui lui est si propre, cette capacité à nous communiquer ses émotions les plus infantiles tout en jugeant ses films ou lui-même avec une extrême sévérité.
Assatur
Raikage : être un snobinard du monde des lettres, c'est croire qu'on fait offense à la littérature quand un fabricant de best-sellers décide de remanier ses bouquins pour plaire aux jeunes, alors que ça n'a aucune importance. Comme je l'ai déjà dit, j'y vois plutôt du pragmatisme et un instinct d'épicier. Le jour où un nullard mondain proposera de réécrire en langage de tess' Proust et Céline, ce sera une autre paire de manche.

Et j'ai aucun problème avec ceux qui lisent Dan Brown parce qu'ils trouvent ça pas prise de tête, tant qu'ils essayent pas de faire passer ce truc pour de la littérature.

Je trouve ta tolérance suspecte, Persona, au vu de tes goûts. N'aie pas peur d'assumer un certain élitisme.

QUOTE
N. C. : Aussi étrange que cela puisse paraître, les gens qui aiment vos films aiment aussi la science fiction de Spielberg, qui est lui aussi fasciné par les enfants. Avez-vous vu ses films et qu'en pensez-vous ?

A. T. : En posant cette question, vous montrez que vous n'en avez rien à foutre. Spielberg, Tarkovski... tout cela pour vous se ressemble. Faux ! Il y a deux sortes de cinéastes. Ceux qui voient le cinéma comme un art et qui se posent des questions personnelles, qui le voient comme une souffrance, comme un don, une obligation.


http://www.cles.com/debats-entretiens/arti...-puits/page/0/1
ridu
CITATION(Assatur @ 20.03.2013 - 20:48) *
Et j'ai aucun problème avec ceux qui lisent Dan Brown parce qu'ils trouvent ça pas prise de tête, tant qu'ils essayent pas de faire passer ce truc pour de la littérature.


C'était pas vraiment mon propos.

CITATION(Assatur @ 20.03.2013 - 20:48) *
Je trouve ta tolérance suspecte, Persona, au vu de tes goûts. N'aie pas peur d'assumer un certain élitisme.


Elle n'a rien de suspecte, c'est ton comportement qui est suspect. Tu vois, je suis expert sur un domaine dans mon boulot, mais j'ai clairement pas la même façon de voir que toi, j'ai plutôt tendance à être disponible, humble et à rejeter l'élitisme, plutôt que de faire mon connard supérieur qui est au-dessus de tout le monde, qui ne cherche pas à élever le niveau mais plutôt à maintenir les gens à l'écart en jargonnant à outrance. Cependant, pour une raison qui m'échappe, ça t'empêche pas d'être intéressant par moment, heureusement.
Persona
double post, sry
Persona
je prends ta réponse comme un compliment, mais je suis pas tout à fait d'accord. Je suis volontiers un nazi envers les artistes, les diffuseurs, critiques etc quand j'estime qu'ils gaspillent leur potentiel à faire de la merde alors qu'ils auraient les moyens de fournir des programmes réellement enrichissant, d'utiliser leur pouvoir pour éduquer la population au lieu de l'abrutir - surtout à notre époque où l'audio visuel coule à flot.

Mais quand je vois quelqu'un (je pense à ma collègue du rayon frais quand j'ai bossé à Simply Market) qui me parle avec passion du dernier film pourris qui passe au cinéma, que cette personne n'a pas eu la même formation artistique ou littéraire que moi et encore moins les ambitions qui me poussent à me cultiver et à aiguiser mes goûts persos quitte à me faire mal,... je préfère lui laisser son entrain et ses goûts que de l'écraser avec des discours abscons et méprisants qui ne pourraient que lui donner des raisons de penser que les intellectuels sont des connards desséchés et intolérant.

Surtout que j'aurai jamais lu la Divine Comédie (et ça n'est qu'un exemple) si j'avais pas trouvé quelque orgueil personnel à pouvoir me vanter que je m'étais enquillé de pavé à 18 ans, et si j'avais pas trouvé un réel plaisir d'enfant, une fascination primaire et presque enfantine à me promener dans les paysages déments qu'il décrit, surtout lorsque ses vers suintent (malgré lui ?) l'érotisme, la violence et le spectaculaire... Je mets tout ça un peu de côté, je m'efforce de prendre l'oeuvre par ses aspects les plus intellectuels - qui sont également passionnants - mais ma motivation première n'est pas la connaissance.


et enfin, merci pour l'interview de Tarkovski, je la lirai avec plaisir quand j'aurai du temps. Néanmoins on peut pas accepter d'une espèce de hipster élevé dans la consommation, qui passe presque autant de temps sur des jeux-vidéos ou à fumer du shit/picoler qu'à se cultiver, qu'il tienne le même genre de discours qu'un homme qui a grandit dans la misère, la guerre, qui a passé toute sa courte vie à foutre ses tripes dans des films ambitieux et risqués et à se battre pour le bien-être fragile de sa famille tout supportant la pression du régime soviétique, la pauvreté, et enfin le cancer... non, je me dois d'être aussi tolérant que la vie l'a été avec moi, et si j'admire Tarkovski, c'est justement pour son honnêteté, sa dévotion, son courage, sa profonde sensibilité et sa grande humilité. Pas pour son élitisme.
Radioshack
Bon, j'me mets aux classiques en ce moment, d'une parce que je ne lis que rarement et si ça peut me pousser à rentrer dans la littérature, pourquoi pas. Et de deux, ça peut me plaire plus que d'autres qui le sont moins.

Quand je parle de classique je veux dire J'irai cracher sur vos tombes de Vernon Sullivan par exemple (dont j'ai eu rarement la chance d'avoir dévoré l'Écume des Jours de Vian au lycée quand ils nous l'ont imposé).

Maintenant je vais me mettre à l'Attrape-coeurs de J.D. Salinger et après, on verra bien !

(et j'ai à côté l'odyssé du rock et la guitare pour les nuls, haha)
raikage
Tiens ça fait longtemps que le topic n'a pas été utilisé. Et c'est bien surprenant que ça soit moi qui le fasse remonter comme ça, mais bon, une fois n'est pas coutume.

Donc, je me suis mis à la lecture du "Vieil homme et la mer" du brave Hemingway. J'ai à peine eu le temps de commencer mais c'est exactement ce à quoi je m'attendais, tant au niveau du fond que de la forme. Donc je suis emballé pour l'instant.
Je me suis aussi pris un Soljenitsyne et un Borges. Plus de détails dès que j'aurai lu tout ça.
Crom-Cruach
Un BRUSSOLO tous les trois ou quatre mois: c'est le minimum.
Crom-Cruach
Bon j'ai pas posté ce que j'ai lu entre mais une sympathique série B bien sanglante avec une héroïne attachante repris de "La Conjuration Primitive" mais toujours autant de coquilles d'impression chez Albin Michel:
SkaldMax
Dernièrement j'ai fini La Nausée de Sartre. Bouquin essentiellement introspectif, assez déprimant globalement mais qui offre de beaux constats amers et des moments de démence. J'ai vraiment compris ou plus exactement ressenti ce qu'était l'absurde avec ce livre, ça fout un peu le vertige par moments.

Et là je me suis lancé dans La Carte et le Territoire de Houellebecq. Je ne suis qu'au début mais pour le moment je trouve son personnage et sa narration moins désabusés que dans les deux autres que j'ai pu lire de lui (La possibilité d'une île et Extension du domaine de la lutte). A voir.
mascara
Dernièrement j'ai lu Psycho Killer par Anonyme, l'auteur de la quadrilogie du Bourbon Kid (Le Livre sans nom, L'Œil de la lune, Le Cimetière du diable, Le Livre de la mort)
Psycho Killer, bah c'est le même style que d'habitude, hein : ça bastonne, ça flingue, c'est du Tarantino qui part dans tous les sens, et on se marre carrément !

Avant Psycho Killer, il y a eu Un stagiaire presque parfait par Shane Khun, sur une agence de jeunes tueurs à gages qui sont placés comme stagiaires dans les boîtes où ils doivent exécuter leur contrat, le principe étant d'user de tous les artifices pour grimper dans la hiérarchie et supprimer le boss sur qui plane le contrat, quitte à coucher s'il le faut, après tout c'est strictement professionnel ;-)

Et là, début 2017, après le 1er tome en décembre, je continue avec le 2ème des 5 tomes de la pentalogie La Belgariade de David Eddings.
C'est de la bonne grosse fantasy assez classique je trouve, on prend des dieux, des sorciers, des terres gouvernées par des rois, des armes de pouvoir absolu à retrouver, des chevauchées, des quêtes, des voleurs, des barbares, et un héros jeune et innocent qui ignore bien évidemment que le sort du monde repose sur lui.
À la base je ne suis pas fan de fantasy, mais pour le moment ça le fait pas mal.



Euka


Cet auteur ! <3
mascara
Les commentaires sur Amazon ou Fnac de cet ouvrage sont assez énigmatiques, et le résumé est étrange...
Tu saurais m'en dire plus ?
Euka
Celui-ci est un recueil de textes édités dans les années 40, soit dans des journaux, soit en prévision d'autres livres.
Je recommande fortement l'auteur (si tu n'es pas dérangé par des récits très sombres, assez désabusés).

Le plus connu est "Notre besoin de consolation est impossible à rassasier".
SkaldMax
Bon j'ai un million de trucs à lire avant mais est-ce que quelqu'un ici s'est déjà enfilé le bouquin Katatonia - Sous un ciel de plomb (Camion Blanc) ?
Quitte à lâcher 32 balles autant que ce soit intéressant et agréable à lire tongue.gif
Euka
Non pas lu smile.gif
SkaldMax
Enfin fini Houellebecq, La carte et le territoire. A chaud je suis pas mal déçu, je m'attendais à retrouver le ton corrosif de l'auteur, ses personnages déprimés, mais tout semble minimisé et assez convenu dans ce bouquin. Quelques passages m'ont fait sourire et je m'attendais à un sursaut dans la 3e partie du livre, pour une résolution finalement planplan.
mascara
Pas lu La carte et le territoire ...
Ni Katatonia - Sous un ciel de plomb : " [...] Après un premier essai sur Opeth, Nicolas Bénard, docteur en histoire, et Robert Culat, prêtre catholique, proposent une nouvelle monographie à quatre mains qui vise à illustrer l'originalité de la scène métal suédoise."
SkaldMax
Terminé La Chute de Camus hier.
Un peu comme La Nausée, c'est très personnel, introspectif et difficile à décrire. En gros deux personnages mais un seul qui parle, avec des réflexions (surtout vers la fin du bouquin) à propos de la religion, de la justice, de l'humanité en général.
Le genre de livre propice à des tirades du genre :

"Un jour vint où je n’y tins plus. Ma première réaction fut désordonnée. Puisque j’étais menteur, j’allais le manifester et jeter ma duplicité à la figure de tous ces imbéciles avant même qu’ils la découvrissent. Provoqué à la vérité, je répondrai au défi. Pour prévenir le rire, j’imaginai donc de me jeter dans la dérision générale. En somme, il s’agissait encore de couper au jugement. Je voulais mettre les rieurs de mon côté ou, du moins, me mettre de leur côté. Je méditais par exemple de bousculer des aveugles dans la rue, et à la joie sourde et imprévue que j’en éprouvais, je découvrais à quel point une partie de mon âme les détestait ; je projetais de crever les pneumatiques des petites voitures d’infirmes, d’aller hurler « sale pauvre » sous les échafaudages où travaillaient les ouvriers, de gifler des nourrissons dans le métro. Je rêvais de tout cela et n’en fis rien, ou, si je fis quelque chose d’approchant, je l’ai oublié. Toujours est-il que le mot même de justice me jetait dans d’étranges fureurs. Je continuais, forcément, de l’utiliser dans mes
plaidoiries. Mais je m’en vengeais en maudissant publiquement l’esprit d’humanité ; j’annonçais la publication d’un manifeste dénonçant l’oppression que les opprimés faisaient peser sur les honnêtes gens. Un jour où je mangeais de la langouste à la terrasse d’un restaurant et où un mendiant m’importunait, j’appelai le patron pour le chasser et j’applaudis à grand bruit le discours de ce justicier : « Vous gênez, disait-il. Mettez-vous à la place de ces messieurs-dames, à la fin ! » Je disais aussi, à qui voulait l’entendre, mon regret qu’il ne fût plus possible d’opérer comme un propriétaire russe dont j’admirais le caractère : il faisait fouetter en même temps ceux de ses paysans qui le saluaient et ceux qui ne le saluaient pas pour punir une audace qu’il jugeait dans les deux cas également effrontée.
"
V.N.A.
Après quelques mois à ne pas lire grand-chose pour cause de livres décevants, m'y revoilà à un rythme plus soutenu.
D'abord, les livres décevants :


La trilogie Blood Song par Anthony Ryan, version française (mais je ne crois pas que la traduction soit en cause) :
Début du premier tome : "Oh non, encore un truc qui commence avec un gamin dans une école" (la fantasy pour les nuls : pour faire découvrir le monde en douceur, commencez avec des gosses arrivent à l'école ou avec des jeunes de la campagne qui ignorent tout du grand monde, comme ça le lecteur découvre en même temps qu'eux ; sur le principe, je n'ai rien contre, mais au bout du cinquantième qui reprend le même principe on sature un peu). Finalement, ce passage "à l'école" est surtout axé sur des épreuves un peu particulières, et mes craintes initiales se voient balayées : le livre arrive à être intéressant sans qu'on se se dise "Bon, encore quelques centaines de pages et on entre dans le vif du sujet". Bref, jusque-là rien de décevant, c'est même plutôt prometteur, et on attend de grandes choses pour la suite. Le problème dans la suite de la saga, c'est que quand les personnages deviennent adultes avec des responsabilités, le lecteur se retrouve surtout confronté au côté chiant des responsabilités, beaucoup de blablas pour peu de résultats, et les passages d'action manquent cruellement d'un souffle épique (ou d'un côté plus viscéral). L'auteur a développé son monde, et de ce côté c'est plutôt réussi, mais on a l'impression qu'il cherche à nous y plonger sans nous plonger dans l'intrigue. Se coucher trois heures plus tard que prévu parce qu'on n'arrive pas à lâcher le livre ? Pas de ça ici...
Je raye donc A. Ryan de ma liste des auteurs à suivre, et pour mes prochaines lectures en fantasy, y a du Joe Abercrombie et du Brandon Sanderson qui m'attendent, des valeurs sûres.

L'effet papillon par Jussi Adler-Olsen, cinquième volet des "enquêtes du département V" :
Les trois premiers étaient très bons, le quatrième un peu en-dessous mais très sympa quand même, c'est donc en confiance que je m'y lance, croyant que ça me changerait des bouquins de fantasy laborieuse... Mouais. Entre la vie privée de l'inspecteur qui oublie son côté cynique pour virer dans le mélo dégoulinant et le personnage spécifique à cette enquête que l'auteur dépeint avec tellement de bien-pensance, qui veut tellement qu'on s'apitoie sur cette pauvre victime du sort qu'il en devient insupportable et qu'on espère voir mourir rapidement, il ne faut ici compter que sur les personnages secondaires pour donner un peu de piment à la lecture. Maintenant, j'ai peur d'ouvrir le sixième tome (que j'avais évidemment avant de lire celui-là).

Et maintenant, des lectures un peu plus intéressantes :


Philip K. Dick - La vérité avant-dernière (dans le recueil 63-64) :
Des fois, je me dis que j'aurais dû lire tout ce que j'ai de Dick depuis longtemps, mais je préfère les garder pour quand je veux un truc qui se lise vite et que je sois sûr d'apprécier (genre, pour me redonner goût à la lecture après avoir été déçu par des livres particulièrement longs et pénibles...). C'est du P.K. Dick, est-ce utile d'en dire plus ?

Stephen King - Revival (et pour lui, j'évite les traductions depuis que j'ai lu qu'un personnage enfilait "une paire de pantalons" ou tournait "du côté main gauche"...) :
Eh ben, j'ai du retard, celui-là date de 2014 et il me reste encore les trois suivants à lire. Pas le meilleur de King, pour ne taper que dans les plus récents je lui ai notamment préféré Mr. Mercedes, mais ça reste un roman plus que correct. En général, King parvient à trouver un bon équilibre entre la vie privée de ses personnages et la narration des événements (le tout se retrouvant évidemment emmêlé à partir d'un moment), ici on se retrouve dans ces livres où la balance penche du côté de la vie privée, et au final on a l'impression que le roman est trop long pour ce qu'il raconte (pourtant il ne fait "que" 400 pages). Un de ces livres, aussi, où j'éprouve plus de sympathie et où je me retrouve plus dans les idées de l'antagoniste (et non pas "le méchant") que du protagoniste, je n'arrive pas à déterminer si c'est voulu ou si ça vient de moi...
V.N.A.


Mars 2015. C'est la fin d'un monde. D'un Disque-Monde, pour être plus précis, porté par quatre éléphants eux-même juchés sur la carapace de la Grande Tortue A'Tuin qui les emmène à travers l'espace. C'est la mort de Terry Pratchett.
Quelques mois plus tard sort son tout dernier roman : The Shepherd's Crown (La Couronne du Berger, en VF), quarante-et-unième roman du Disque-Monde et cinquième itération des (més)aventures de Tiffany Aching (Tiphaine Patraque) (cinq romans censément pour "young adults", mais on ne va pas s'en priver pour si peu). Je n'ai aucun problème avec la traduction française, j'irais même jusqu'à dire que le travail de Patrick Couton (le traducteur) est assez exceptionnel, mais ça fait quelques années que je n'attends plus la sortie française pour me jeter sur les nouveaux livres de Terry Pratchett, alors j'en fais autant avec celui-là. Sauf qu'à cette période, j'ai commencé à prendre un lourd retard sur mes lectures (genre une cinquantaine de bouquins pas encore lus, et tellement d'autres qui me font de l'œil), et le fait est là : quelque part, je n'ai pas envie de lire le dernier roman du Disque-Monde. Parce que ça voudra dire que je n'en aurai plus jamais de nouveau ensuite. Du coup, tous ces autres livres que j'ai à lire sont une bonne excuse pour ne pas dévorer celui-là tout de suite.
On en arrive plus de deux ans plus tard (alors que la VF a largement eu le temps de sortir), je n'ai pas moins de retard sur mes lectures, mais certains auteurs ont généralement la priorité, et pourtant je réalise en scrutant mes étagères que je n'ai toujours pas lu The Shepherd's Crown. Et je me dis que je suis un peu con d'avoir attendu tout ce temps. Alors je le lis. Quand je vois qu'une bonne partie du livre traite du décès d'un personnage important de la série, je crois que c'est assez adapté, comme final.
C'est un peu une habitude : le monde est absurde, les personnages peuvent l'être aussi (ou le paraître), et pourtant les sujets abordés sont loin de l'être. On lit, on sourit et on réfléchit. On a beau nous dire dans la postface que l'auteur n'a pas eu le temps de peaufiner son ouvrage autant qu'il l'aurait souhaité, n'empêche que le livre est à la hauteur de la série. Et quand on nous parle des idées pour de futurs romans qui ne verront jamais le jour, difficile de ne pas le regretter. Quarante-et-un romans du Disque-Monde (plus les autres), ce n'est pas encore assez. Mais il faudra faire avec, et se contenter de notre imagination pour continuer à le peupler. Et puis quarante-et-un romans du Disque-Monde, c'en est autant à relire dans un avenir pas forcément trop lointain (et tant pis pour les quelques millions de livres que je n'ai pas encore ouverts).
Aujourd'hui, je dis au revoir au Disque-Monde. Mais je n'ai aucune intention de lui dire adieu.
V.N.A.

Bon, là, oui mais non.
Déjà, on reprend les personnages de La conjuration primitive et La patience du diable dont je ne garde quasi aucun souvenir... Je les ai lus à la sortie, soit en 2013 et 2014, certes, mais je me rappelle bien mieux de la trilogie du mal (L'âme du mal, In tenebris, Maléfices, auxquels on peut rajouter l'excellent La promesse des ténèbres) ou du cycle de l'homme (Les arcanes du chaos, Prédateurs, La théorie Gaïa), pourtant lus bien avant. Donc, la suite de deux romans sympas mais plutôt du genre vite lus, vite oubliés, admettons, ce n'est pas forcément gênant.
Alors pour le positif : dans l'ensemble, ça se lit quand même bien, surtout les deux premiers tiers. Mais.
Déjà, il y a les points sur lesquels le texte s’appesantit beaucoup trop et qui font sortir de l'histoire. L'enquêtrice en phase avec sa sensibilité par opposition à la dure de dure (avec ses failles) qu'elle était avant, pourquoi pas, l'évolution psychologique paraît cohérente, mais à force d'insister autant dessus, elle a tendance à nous saouler, mauvais point pour la protagoniste. Et surtout, le côté fonctionnement de la gendarmerie et des différents organismes impliqués dans l'enquête. Là encore, c'est une question de dosage. Quand il y en a un peu, c'est cool, ça renforce l'immersion et à l'occasion on apprend quelque chose. Par contre, quand il y en a partout, tout le temps, et qu'en plus on nous rabâche qu'en vrai ça ne se passe pas comme dans les séries télé, par moments on finit par avoir l'impression que l'intrigue passe au second plan, juste pour illustrer toutes ces données (dont on ne retient rien au final). Vouloir inclure à tout prix toutes les données et anecdotes recueillies pour faire plus réaliste, quitte à en faire beaucoup trop, je croyais que c'était surtout une caractéristique des auteurs inexpérimentés... (À titre personnel, je préfère l'approche de Stephen King qui n'hésite pas à dire "J'ai pris des libertés avec..." : faire une entorse à la réalité pour servir l'histoire, et non l'inverse.)
Et si ce n'était que ça, encore, ça irait. Mais il y a le dernier tiers du livre, qui est juste lourd. Les sauvetages in extremis à répétition pour ne laisser aucune victoire aux méchants, sur le principe (comme expliqué dans la postface), je veux bien, mais dans la pratique, ça paraît vraiment forcé et ça ne marche pas du tout. Et nous faire apprécier l'ironie mordante d'une situation pour la désamorcer à la page suivante... non.
Mais quand en plus on commence à voir des incohérences juste pour multiplier les rebondissements finaux, ça ne va définitivement plus. Du genre, ils établissent très clairement qu'ils recherchent six personnes, ils n'en trouvent que cinq, mais puisque les aveux de l'un d'eux sont rassurants, tout va bien, les enquêteurs oublient qu'il en manque un ? Ou alors l'identité d'un personnage, bien exposée dans le texte supposé objectif (pas biaisé par le possible mensonge ou ignorance d'un narrateur ni révélée au cours d'un dialogue qui peut aussi se montrer mensonger), pour nous dire après qu'en fait, ce n'est pas lui... ben ce n'est pas un retournement de situation, c'est juste de la triche. Le pire, c'est qu'à la lecture, je me suis dit "bah oui, et puis tant qu'à faire on va nous dire que c'est lui le cerveau, finalement", sans croire que ce serait vraiment le cas (c'était tellement gros). Se pose aussi la question de la pertinence de la manœuvre finale...
Enfin bref, de Chattam, je me disais avant qu'Autre-Monde c'était bien sympa mais que ça ne valait pas ses autres livres, maintenant je dois avouer que j'attends bien plus l'extension de sa saga fantastique que le prochain thriller. En espérant quand même que ce sera le seul faux pas...

D'ailleurs, pas de bol en policier dernièrement, j'avais aussi délaissé un autre roman assez pénible à lire à cause d'énormes coquilles (dès les premières pages) et surtout de tirets de dialogues complètement anarchiques, rendant le moindre échange difficile à suivre, à ne pas comprendre comment ça a pu sortir en l'état. Le point de départ de l'intrigue était intéressant, mais j'ai abandonné au bout de 50 pages (pour passer au nouveau Chattam, justement, une valeur sûre...)

Sinon, dans un tout autre style :

J'avais déjà lu le cycle d'Hyperion depuis un moment, il était plus que temps que je me mette à la suite.
Assez dense et long à lire, mais on est quand même sur un must de la SF, là.
V.N.A.


Bernard Werber - Depuis l'Au-Delà
« Croire ou ne pas croire n'a aucune importance, ce qui est intéressant c'est d'imaginer, de rêver et d'écouter de jolies histoires qui donnent à réfléchir. » Voilà quelque chose que je ne peux qu'approuver.
L'intrigue, en soi, n'est pas extraordinaire. C'est plutôt le traitement qui en est fait, les thèmes abordés, et cette volonté de toujours nous proposer des points de vue originaux qui rendent le livre intéressant. On n'attend pas forcément de savoir ce qui se passe ensuite, pourtant on a du mal à lâcher le bouquin une fois qu'on l'a dans les mains.




Brandon Sanderson - The Alloy of Law / Shadows of Self / The Bands of Mourning
En voilà un auteur prolifique. Entre deux tomes de sa titanesque saga The Stormlight Archive et ses multiples projets "young adults" (et diverses nouvelles et novellas, sans compter les comic books White Sand), il trouve encore le temps de gérer la deuxième ère de Mistborn. Changement d'ambiance, changement de personnages, changement d'époque, les événements de la trilogie originale constituent les mythes fondateurs et les bases religieuses de ce monde en évolution type XIXè / révolution industrielle, où la magie basée sur les métaux est mise au service de nouveaux objectifs.
Il ne s'agit pas ici d'une seule grosse histoire scindée en plusieurs tomes, si les personnages demeurent et évoluent d'un livre à l'autre et si une trame globale sous-tend l'ensemble, les intrigues, elles, sont plus ou moins indépendantes, brassant pas mal d'influences (aventure, thriller, western...). Le quatrième et dernier volet doit apparemment voir le jour à la fin de cette année, je risque fort de me jeter dessus dès la sortie... en attendant la troisième ère qui devrait se dérouler à une époque beaucoup plus avancée technologiquement.




Liu Cixin - La Forêt Sombre
J'ai lu Le Problème À Trois Corps il y a quelque temps, essentiellement par curiosité vis-à-vis de cette SF chinoise. Peu après, je me suis renseigné quant à la sortie de la suite, pour m'entendre dire qu'il n'y avait "pas d'informations pour le moment"... et quelques mois plus tard, j'ai réussi à passer à côté de la sortie, avant de tomber dessus récemment en librairie.
Deuxième volet d'une trilogie, La Forêt Sombre parvient encore à surpasser son prédécesseur. Une saga bougrement intelligente sur le thème de la menace extraterrestre, j'espère maintenant que la traduction du troisième livre ne tardera pas à sortir (et pourquoi pas d'autres romans du même auteur, pendant qu'on y est).
mascara


Voilà un moment que je l'avais sous le coude, une semaine de congés était la bonne occasion pour se lancer.

C'est drôle, j'ai un peu les mêmes sensations de lecture que V.N.A. : je garde un excellent souvenir du cycle du mal (L'âme du mal (lu pendant ma lune de miel :-D) / In tenebris / Maléfices + le préquel La promesse des ténèbres) ainsi que Prédateurs, j'ai moins aimé Le sang du temps, La théorie Gaïa, Les arcanes du chaos, Léviatemps ou Le cinquième règne, et je ne garde que peu de souvenirs de La conjuration primitive et La patience du diable, même si je crois que j'avais plutôt aimé...

Ici Que ta volonté soit faite est un roman indépendant du reste des autres œuvres de Chattam, sans aucun lien avec les protagonistes récurrents et distant de tout cycle, et là encore j'avais espoir de retrouver ce que j'aime chez cet auteur.

Et en fait non.

Le roman se lit plutôt pas trop mal, je l'ai bouclé en 3 jours car je voulais savoir le fin mot de l'histoire... sauf que je n'ai vraiment pas adhéré au twist final :-(

Bon, il y est quand même question de tueur, de victimes, de sexe, de femmes, d'une petite communauté au sein de laquelle le mal se répand, avec quelques surprises scénaristiques intéressantes, je l'avoue quand même.

Je vais continuer à rattraper mon retard, Le requiem des abysses et L'appel du néant, en continuant d'espérer le thriller du renouveau, même si j'ai bien peur qu'il n'existe pas...
V.N.A.
Pareil, la fin de Que ta volonté soit faite m'a déçu aussi. Par contre j'avais beaucoup aimé La théorie Gaïa, ça changeait des enquêtes habituelles.
Sinon, en roman indépendant, il y a aussi Le coma des mortels que j'ai trouvé plutôt sympa mais pas transcendant.

Le requiem des abysses, c'est la suite directe de Léviatemps, pas de grosse surprise de ce côté-là, mon ressenti est le même sur les deux (ça se lit bien, mais j'attendais mieux).
Quant à L'appel du néant... De tous, c'est celui que j'ai le moins aimé (si j'avais commencé par celui-là, je ne me serais probablement pas penché sur les autres bouquins de Chattam), mais on peut toujours espérer qu'il te plaise plus qu'à moi :-)
mascara
Ah oui, Le coma des mortels, je crois que je ne l'ai pas lu non plus celui-là.
Je viens de lire le résumé, c'est intriguant... mais ensuite j'ai vu que 37% des lecteurs Amazon avaient mis la pire note possible... du coup je me tâte vraiment maintenant :-/

L'appel du néant c'est l'inverse, 36% ont mis la note maximale... et je n'ai pas lu le résumé...

Bon, je vais devoir rattraper tout ça !!!
V.N.A.
C'est que Le coma des mortels s'éloigne encore plus de ses thrillers que Que ta volonté soit faite... J'ai un peu regardé les commentaires négatifs, certains sont justifiés mais la plupart se ramènent à "c'est nul, c'est pas comme d'habitude". Après, effectivement, il y a une certaine dose de blabla superflu, mais perso je l'ai quand même bien aimé dans l'ensemble.
Enfin, le mieux c'est toujours de se faire un avis par soi-même.

Et pour en rajouter encore un peu à rattraper, il avait aussi publié Carnages, un récit beaucoup plus court (moins de cent pages) et qui a de meilleurs avis.
mascara
Exact, Carnages, déjà lu, fait un peu froid dans le dos, surtout que depuis quelques années, quelque soit le moment où tu le lis, il y a toujours un fait divers pour y faire écho :-/
Euka


Très intéressant, surtout quand on ne connait pas l'auteur et que l'on veut l'intéresser au colonialisme.
V.N.A.


J'aime bien lire Gemmel, mais honnêtement, j'ai du mal à comprendre pourquoi il est considéré comme une référence de la Fantasy. En fait, j'aime bien le lire à petite dose. Ça faisait une paire d'années que je n'avais pas touché à un de ses livres, donc j'ai trouvé ça plutôt sympa, mais quand on en a lu un, on les a tous lus. Les héros sont toujours les plus forts dans leurs domaines, ils se retrouvent au cœur d'un affrontement où ils ne peuvent a priori pas gagner, mais ils vont quand même gagner parce qu'ils font ce qui est moralement juste... Parfois les situations sont manichéennes (du genre l'empereur maléfique qui veut régner sur le monde, ou un poil plus subtil comme dans ce livre-ci les peuples soi-disant civilisés qui oppriment ceux qu'ils considèrent comme inférieurs...), parfois non, mais les personnages, eux, sont toujours archétypaux (même quand il y a des efforts visibles pour les rendre un peu plus ambigus, ça ne prend pas vraiment). En fait, je crois que c'est ça qui me dérange : des personnages un peu fades, prévisibles, et finalement pas attachants. Parce que les actes guerriers de l'invincible Druss à la hache ont beau faire de lui une légende, Druss en tant qu'individu est plutôt ennuyeux (s'il n'y avait que lui...).
Donc, les scènes de bataille épique, c'est cool, mais quand on s'inquiète vraiment du sort des personnages (qu'ils soient dépeints comme bons, mauvais ou ni l'un ni l'autre), c'est mieux. Et ça, ça manque cruellement dans les livres de Gemmel...




Volumes 2 et 3 de la trilogie entamée avec Le Passage, j'avais un peu peur que ma lecture du premier ne soit plus suffisamment fraîche et que ça nuise à la compréhension, mais le nécessaire est revenu (aidé par le petit résumé au début, pertinemment présenté à la façon des textes fondateurs d'une religion), et on ré-apprivoise vite les personnages. Comme pour le premier d'ailleurs, ça s'est vite révélé captivant, à se demander pourquoi j'ai attendu si longtemps pour les lire (La Cité des Miroirs est disponible chez nous depuis un an, et Les Douze depuis 2013 ! Note à moi-même : essayer d'être un peu plus réactif sur les séries dont j'ai aimé le début... ou attendre qu'elles soient achevées pour m'y attaquer ?).
Des romans qui mêlent post-apo, menace bactériologique, mythe vampirique, un chouïa de surnaturel, et tout un tas d'autres choses pour un résultat assez unique et franchement réussi, on ne voit pas défiler les 800 pages par bouquin. Seul point négatif, j'ai été un moment bloqué sur un passage d'une centaine de pages dans le troisième livre où on revient loin en arrière, avant la catastrophe, pour se faire raconter... la vie étudiante d'un type. Pas que ce soit véritablement hors sujet, c'est raconté de façon intéressante et ça prend tout son sens dans la suite, mais c'était tellement en décalage avec ce qu'il y avait juste avant et les attentes suscitées que ça m'a fait sortir de l'intrigue pendant un petit moment... Enfin, rien de bien grave, une excellente lecture dans l'ensemble !
V.N.A.


Avec le nouveau Thilliez qui vient de sortir, il était peut-être temps de lire celui de l'année dernière...
Alors, pour le négatif (et surtout histoire de chipoter, parce qu'il n'y en a pas beaucoup) :
- Les réflexions de certains personnages qui laissent entendre que torturer des humains, c'est monstrueux, mais torturer d'autres animaux (des chats en l'occurrence), ce n'est pas grave... Ça a tendance à m'agacer. En fait je serais plutôt de l'avis contraire. En tout cas, c'est le genre de truc qui me fait tout de suite paraître un personnage moins sympathique.
- La fin : quelque part, elle est assez satisfaisante, elle conclut bien l'histoire, mais je ne sais pas, je trouve que ça manque un peu de panache. À l'avenir, je risque de me rappeler de certains détails de l'intrigue mais pas trop de son dénouement.
- Le titre : Franck Sharko est peut-être un excellent personnage, mais le titre laisse supposer que tout tourne autour de lui, au détriment des autres et de l'enquête. À se demander si c'est une véritable volonté de donner ce nom au livre, ou si c'est à défaut d'en trouver un meilleur.
Et le positif : tout le reste. Honnêtement, c'est du très bon. On est très très loin au-dessus du dernier Chattam par exemple (et pourtant, à la base, je préfèrais Chattam). On sent le récit bien documenté sans en faire trop, l'enquête est prenante, avec un point de départ assez original qui lui rajoute du piment, des surprises (macabres) mais pas de retournement de situation abracadabrant... Une fois lancé on a du mal à lâcher ce bouquin. Une des meilleures enquêtes du duo Sharko/Hennebelle (ou pour le coup on devrait même dire trio, parce qu'il y a un autre enquêteur qui joue un rôle prépondérant).
mascara
Chouette ton retour sans spoil smile.gif tu es globalement content de ta lecture, c'est très positif !

Tant pour Chattam que Thilliez, j'ai 2 ans de retard :
Chattam > Le Coma des mortels (2016)
Chattam > L'Appel du néant (2017)
Thilliez > Rêver (2016)
Thilliez > Sharko (2017)

Je pense que je les lirai prochainement, juste il faut que je pense à les chercher au format Pocket.
V.N.A.
Ah oui, Rêver était sympa aussi !
J'aime bien la manie de Thilliez d'alterner les enquêtes Sharko/Hennebelle et les one-shots plus "expérimentaux". Je risque d'ailleurs de craquer pour Le Manuscrit Inachevé dans pas trop longtemps. Mais peut-être le nouveau Grangé d'abord (et probablement quelques autres entre deux, j'aime bien varier les genres).
V.N.A.


La petite sortie surprise du mois de mai !
Sous couvert d'une opération pour l'UNICEF, Chattam nous gratifie d'un court roman centré sur le personnage d'Ambre et se déroulant avant la série Autre-Monde.
L'histoire a un feeling très King, où des événements étranges surviennent mais le vrai malaise prend ses racines dans la vie bien concrète. D'ailleurs, détail amusant, l'intrigue se déroule à Carson Mills, tout comme Que ta volonté soit faite... Carson Mills, le Castle Rock de Chattam ?
J'aime bien aussi cette fin très ouverte (mais bon, ayant lu Autre-Monde, je connais déjà la suite).
Bref, petite lecture très sympa, je commence à croire que le fantastique est devenu une très bonne piste à suivre pour l'auteur. Et ça tombe bien, il a justement annoncé un roman fantastique / terreur pour la fin d'année (et un thriller plus conventionnel dans la lignée de La conjuration primitive / La patience du diable / L'appel du néant pour l'année prochaine, là j'ai déjà moins hâte).



Tiens, je parlais récemment des séries à suivre un peu plus attentivement, en voilà un nouvel exemple. De bons bouquins dans l'ensemble, pas mal éloignés des clichés habituels de la Fantasy. Des héros très humains, et pas dans le sens "noble" du terme, guidés davantage par la vengeance ou toute autre considération prosaïque que par l'altruisme ou l'abnégation. La grande quête à accomplir coûte que coûte ? Pfft, les grands desseins sont bons pour les puissances supérieures (qui ne sont pas moins mesquines que tout un chacun), les enjeux ne sont définis qu'au fil des événements, davantage par réaction que par volonté profonde ou planification.
Dommage que certains passages soient un peu confus, que ce soit dans la description ou dans l'action. Mais de ce point de vue, j'ai aussi quelques doutes quant à la traduction. Des petites coquilles, admettons, mais quand on reste bloqué sur une phrase parce qu'on se demande ce que l'avancement de la journée vient y faire, et qu'après réflexion on se dit que l'avancement du voyage ou du trajet aurait beaucoup plus de sens dans le contexte, on commence à croire que c'est "journey" qui a mal été traduit ; mais d'un autre côté, est-ce que c'est vraiment possible d'être traducteur et de ne pas savoir éviter les faux-amis qu'on apprend au lycée ??? Je lis pas mal de bouquins traduits tout simplement parce que c'est plus simple de les trouver en français, mais y a des moments où je regrette de ne pas avoir cherché la V.O. (enfin, quand c'est de l'anglais, parce que pour le reste j'aurais un peu plus de mal...).



Les conséquences d'un ancien meurtre se mêlent à celles des événements de Mr. Mercedes... Sans avoir lu le résumé pour mieux garder la surprise, je m'attendais plus ou moins à une suite directe, mais en réalité on rencontre de nouveaux protagonistes, tandis que ceux du précédent bouquin n'apparaissent qu'assez tardivement, en seconds rôles.
Encore une fois, on prend plaisir à suivre l'intrigue tant du point de vue des "bons" que de celui du "mauvais" (même si je trouve ce dernier moins "attachant" que celui de Mr. Mercedes). Reste que je ne suis pas vraiment convaincu par le dénouement et la "morale" associée. Mais après tout, les dénouements ne sont pas toujours le point fort de King (le plaisir est dans le voyage, non dans la destination, ou un truc comme ça).
Bon, et si je veux rattraper mon retard king-ien, va falloir que j'accélère parce qu'à ce rythme il en sort autant que j'en lis...
V.N.A.


Bon... Ça se lit bien, c'est plutôt prenant, mais au final je reste assez mitigé.
Pour ce qui est de la "plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes" (c'est écrit en 4ème de couverture)... déjà, dur de passer après La promesse des ténèbres de Chattam, qui nous y faisait plonger bien plus viscéralement. Et puis, oui, effectivement, on démarre sur la mort d'une stripteaseuse et il est pendant un moment question de porno trash, mais globalement l'enquête reste assez conventionnelle.
Ensuite, le personnage de Corso (le protagoniste) me laisse assez perplexe, parce que je ne suis pas sûr de bien saisir où Grangé a voulu en venir avec lui. Est-ce qu'on est censé s'attacher à lui, un battant qui ne lâche rien, même (surtout) dans les coups durs ? Ou faut-il au contraire "s'indigner" de cet enquêteur qui marche constamment en dehors des clous, quitte à enchaîner les bourdes, mais qui s'en tire à bon compte parce que systématiquement couvert par sa hiérarchie ou ses subordonnés ? À la lecture, j'ai l'impression que la première solution est la bonne... sauf que le personnage n'est absolument pas attachant, il est antipathique et pas franchement intéressant, c'en est frustrant de voir que ceux qui l'entourent se contentent de dire "amen" pour tout et n'importe quoi. Quant à sa vie personnelle (et plus particulièrement son ex-femme), on se demande régulièrement si l'enquête va révéler un lien ou si c'est juste une fausse piste pour le lecteur (parce que bon, les problèmes concernant la garde de son fils, on s'en fout... quoique, au bout d'un moment, pour ça comme pour le reste, on commence à vouloir le voir échouer...).
D'un point de vue fiction pure, donc, je ne suis pas complètement emballé... Mais d'un autre côté, il y a un certain réalisme qui se dégage des situations les plus aberrantes et qui donne à réfléchir.
V.N.A.


Outre quelques autre recueils d'Howard chez le même éditeur, je n'avais lu que le premier tome (sur trois) de Conan, et... bon, c'est toujours intéressant à lire (bien qu'un peu inégal), mais ça a clairement vieilli, bien plus que ses nouvelles horrifiques par exemple.



Auteur inconnu au bataillon, livre de poche acheté cinquante centimes en brocante, le genre que je trimballe dans les transports sans craindre de l'abîmer... je n'en attendais pas grand-chose, mais finalement le bouquin est très sympa. Rien de bien extraordinaire du point de vue de l'intrigue (si ce n'est qu'elle se déroule en Écosse), mais les personnages sont attachants, avec des réparties parfois assez cinglantes (et parfois très drôles), on ne voit pas défiler les presque 600 pages. Seul petit regret, deux-trois trucs "personnels" auraient mérité une conclusion plutôt que de s'arrêter juste à la fin de l'enquête.



Après un premier cycle de trois tomes qui mettaient la série en place (une "mosaïque romanesque" dépeinte par divers auteurs, où le virus extra-terrestre "Wild Card" tue beaucoup de monde, transforme quelques rares personnes en as (ceux qui ont des super-pouvoirs), et d'autres en jokers (atteints de difformités plus ou moins prononcées, leur conférant parfois également des capacités, d'autres fois non)) tout en se concentrant sur les États-Unis, Aces Abroad se la joue internationale en suivant une délégation à travers le monde, donnant lieu à de multiples intrigues liées aux effets du virus dans différents pays, en gros la série prend de l'ampleur.
Puis Down & Dirty fait un peu office de "pendant ce temps au pays" avec les personnages qui ne font pas partie de la délégation (puis après le retour de celle-ci), poursuivant là où le tome III s'était arrêté.
Encore deux tomes et j'aurai rattrapé ce qui est sorti en France (et en V.O., ils sont déjà arrivés au tome 25 !)
V.N.A.


George R.R. Martin présente Wild Cards VI : Ace In The Hole / Wild Cards VII : Dead Man's Hand
Les auteurs s'amusent à varier la forme : alors que les tomes précédents étaient découpés en plus ou moins grosses parties, chacune suivant un personnage distinct, ici le récit s'effectue heure par heure sur une période de huit jours, passant rapidement d'un personnage à l'autre. Je n'ai que partiellement accroché à Ace in the hole, beaucoup trop axé sur les sujets politiques à mon goût, par contre j'ai beaucoup aimé Dead man's hand, beaucoup plus orienté thriller. Léger hic, les deux se déroulant exactement en même temps et s'entrecroisant par moments, après avoir lu le VI, il y a des éléments du VII qui ne sont plus des surprises... On pourrait les lire dans l'autre sens, mais ça reviendrait à inverser le problème. Il faudrait peut-être les lire en même temps, passant de l'un à l'autre en suivant l'ordre chronologique.



Raymond E. Feist - Le Conclave des Ombres
De la fantasy où un jeune homme voit son peuple massacré et vise à le venger, en se retrouvant au centre d'intrigues liées à la magie et à l'avenir du monde (rien que ça). Les trois tomes du Conclave des ombres ici regroupés sont plutôt deux tomes et un spin-off, puisque l'histoire principale couvre les deux premiers, tandis que le troisième change complètement de protagoniste et sert surtout à mettre en place des éléments pour le cycle suivant... Et c'est un peu le problème. Autant ça reste mesuré dans les deux premiers volets, autant dans le troisième, à partir d'un moment ça devient blindé de références aux cycles précédents de l'auteur (qui se déroulent tous dans le même monde, suivent un certain fil conducteur et gardent certains personnages en commun) avec la fin qui n'est qu'un énorme "à suivre"... sauf que je n'ai pas lu grand-chose de l'auteur, et je n'ai pas la suite à disposition, donc j'ai apprécié la lecture (je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un must non plus, même si je sais que Feist est considéré comme un des grands du genre, mais ça se lit bien) mais je reste un peu sur ma faim.
Euka
Paul Watzalwick - Comment réussir à échouer



Dans cet ouvrage, pendant de son célèbre Faites vous-même votre malheur, Paul Watzlawick tente de comprendre et d'approfondir les recettes qui mènent infailliblement à l'échec. Pour réussir à échouer, il suffit de trouver à chaque problème l'ultrasolution, c'est-à-dire " une solution qui se débarrasse non seulement du problème, mais de tout le reste ".
Bon, ca se lit vite, cela fait suite à un autre bouquin que j'ai lu sur l'école de Palo Alto (lien)

Prochaine étape :

Albert Camus - Conférences et discours: (1936-1958)


V.N.A.


"Je m'appelle Dick Lapelouse et je suis tueur à gages pour les gens de peu. Ça signifie que pour éliminer les nuisibles des pauvres, j'applique des tarifs largement en deçà de ceux pratiqués pour les nantis."
Roman sympa mais moins déjanté qu'on pourrait l'espérer, qui débute comme une succession d'épisodes dans la vie professionnelle de ce Monsieur Lapelouse, avant que ça ne dérape sur le côté personnel et qu'un véritable fil rouge se mette en place. Pas indispensable, mais ça se lit bien.



Donc... C'est un auteur de thrillers qui écrit le roman d'un auteur de thrillers fictif, ledit roman ayant pour protagoniste une auteure de thrillers dont le dernier livre parle d'un auteur de thrillers, qui... Bref. En fait l'intrigue se déroule au second niveau (l'héroïne étant l'auteure), et le livre est prenant, on n'en attend pas moins de Thilliez. La fin, par contre, est décevante. Sauf que c'est là qu'on revient à la première strate puisque presque tout est censé être de l'auteur fictif susmentionné, à l'exception, justement, de la fin, écrite par son fils après son décès (pas de spoil, c'est dit dès la préface). Et au vu de ce qui est expliqué, j'ai envie de croire qu'il y a autre chose à comprendre, que la fin telle qu'elle est présentée n'est pas forcément la vraie fin. (Ce que je n'ai pas envie de croire, c'est que tout ça ne soit qu'une astuce pour justifier un dénouement décevant.) Maintenant, est-ce que c'est suffisant pour que je m'y replonge à la recherche d'éventuels indices ? Pas dans un avenir proche en tout cas, j'ai bien trop d'autres livres en attente. Un jour, peut-être.



Si on retient essentiellement les romans de King, ce n'est pas un hasard. Comme dans tous ses recueils de nouvelles, il y en a quelques unes vraiment bien, quelques autres sans intérêt, et le plus gros quelque part entre les deux, loin d'être mauvaises mais pas transcendantes.
mascara
Je n'ai pas encore rattrapé Rêver, et donc pas lu non plus Le manuscrit inachevé...
Je finirai par le lire tôt au tard, j'alterne mon rattrapage de retard entre Chattam et Thilliez...
Côté Chattam, il me reste encore à lire Le Requiem des abysses (mais je n'avais pas super adhéré à Léviatemps..., peut-être pour ça que je n'ai toujours pas lu Le Requiem...), Le Coma des mortels, L'Appel du néant et Le Signal.
Vais peut-être me remettre à Chattam du coup pour le prochain rattrapage smile.gif
V.N.A.
Du Chattam pour moi aussi, justement :



Après L'Appel du Néant qui m'a déçu, c'est un oui pour Le Signal. Le livre semble dopé au King (on pense entre autre à Ça, à Simetierre, à Needful Things) tout en gardant la patte Chattam, avec quelques petites références à Lovecraft, et ça marche très bien, beaucoup mieux que Le 5ème Règne. Si l'auteur se décide à développer davantage ses aspirations fantastique/horreur, je ne vais pas m'en plaindre.
Euka


Plutot cool, même si le style d'écriture est parfois assez déroutant. Je connaissais pas l'autrice, pris sur un coup de tête dans un salon du livre.
Après la Révolution, l’île de Montréal est assiégée — ses ponts bloqués par l’armée fédérale. Partout dans les rues se déchirent les partisans de l’ancien monde libéral et ceux qui aspirent à une société anarchiste, transformant le paysage urbain en un champ de ruines festif où survivent des communautés humaines en pleine recomposition. Au cœur de ce chaos, Nikki Chanson bosse dans un vidéo-club. Paumée mais pleine de talents cachés, elle partage son temps entre la refourgue de mauvais films aux mauvaises personnes, les enquêtes sur des faits divers sordides et les soirées film en compagnie de Kim, coureuse de bois virtuels. Mais entre ses hallucinations en VHS et ses rêves de forêts détruites, le quotidien de Nikki menace de s’engouffrer dans une conspiration meurtrière à laquelle elle ne pourra échapper que grâce au soutien de sa copine et d’une marionnette d’un show pour enfants qui n’est autre qu’un chien mort.
mascara
Tu parles d'une autrice, mais c'est écrit par un mec qui s'appelle David Calvo, non ?
Euka
Qui a changé de genre depuis wink.gif
V.N.A.


Terry Goodkind - Les Chroniques de Nicci tome I : La Maîtresse de la Mort / tome II : Le Linceul de l’Éternité
Après quinze tomes et deux préquelles de L'épée de vérité, c'est apparemment loin d'être fini. On reprend deux personnages secondaires de la série et on en fait les nouveaux protagonistes (bientôt rejoints par un troisième larron), partis explorer des contrées inconnues, et surtout, sauver le monde ! À ce propos, l'élément déclencheur paraît un peu catapulté quand on y pense (c'est vraiment aussi bête que "Je ne sais pas encore pourquoi mais vous allez devoir vous rendre dans ce lieu inconnu et sauver le monde, sinon tout ce qui s'est passé durant plusieurs milliers de pages n'aura servi à rien" sans plus d'explications), alors que sachant qu'ils partaient de toute façon en exploration, le hasard et éventuellement quelques indices / témoignages récoltés en chemin auraient beaucoup mieux fait l'affaire. Quelques petits passages qui font hausser les sourcils aussi (parce qu'il est parfaitement logique que l'héroïne, dans une situation similaire à une autre situation rencontrée dans le passé, commence par faire exactement ce qui ne marchait pas alors, et s'étonne que ça ne marche pas maintenant...). À part ça, la plume de Goodkind fait toujours effet, et c'est un plaisir de se replonger dans ce monde après la fin de la série principale. Oh, et après le deuxième livre, il reste largement assez de menaces pour tenir encore quelques tomes.



Sebastian Fitzek - Thérapie (dans le recueil Thérapie / Tu ne te souviendras pas / Le briseur d'âmes)
Y a des livres comme ça, je ne sais pas pourquoi je les ai, je n'ai même pas vraiment envie de les lire quand je pense à tous les autres bouquins qui m'attendent, mais puisqu'ils sont là depuis un sacré moment, ils me font un peu pitié perdus là sur l'étagère et je finis quand même par les lire... Concernant Thérapie (pas encore lu les deux autres romans regroupés avec), c'était plutôt une agréable surprise, l'intrigue est suffisamment prenante pour qu'on ait envie d'avancer, au vu des événements a priori dissonants et des thèmes abordés on envisage un certain retournement de situation déjà vu mais efficace... Et puis il y a la vraie explication, qui gâche tout le reste.
Niveau thrillers lus récemment, entre le dernier Thilliez (concernant la fin telle qu'elle est présentée, mais j'ai toujours envie de croire qu'il y a autre chose) et celui-là, on touche au top du top des révélations finales à éviter absolument (énormes spoilers, mais en gros : "Haha, il y avait en fait un jumeau maléfique caché" et "Mais tout ça n'était qu'un rêve, la réalité est en fait beaucoup plus simple").
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