Aide - Recherche - Membres - Calendrier
Version complète : Que lisez-vous actuellement ?
Forums Metalorgie > Cultures / Loisirs > Littérature, Bds, Manga, Comics, ...
Pages : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86
yoda_superstar
Underground New York Public Library

Des fois que ça donne des idées.. =)
Breyta
Motel Blues de Bill Bryson, une merveille comme tous ses autres livres !
Grey_Matter
Cosmopolis de Don Delillo.
Le film de Cronenberg m'a tellement hypnotisé que je me suis plongé dans l'oeuvre original dès le lendemain.
Fragone
CITATION(Breyta @ 24.06.2012 - 23:53) *
Motel Blues de Bill Bryson, une merveille comme tous ses autres livres !



Tu peux développer ?
Breyta
CITATION(Fragone @ 29.06.2012 - 12:29) *
Tu peux développer ?


Avec plaisir smile.gif
J'ai lu tous ces livres traduits en français (sauf Une histoire de tout ou presque), et j'ai adoré ! Beaucoup beaucoup d'humour, de belles descriptions de paysages dans Nos Voisins du dessous. Des chroniques très amusantes dans American Rigolos et dans Mon incroyable enfance dans l'Amérique des années 50 . Bref je vous les conseille smile.gif
Chorizo


Le Rêve du celte, Vargas Llosa.

Le dernier livre en date de Vargas Llosa narre l'histoire de Roger Casement, Irlandais aventurier, humaniste dénonciateur des ravages du colonialisme au Congo et en Amazonie et farouche défenseur de la cause nationaliste irlandaise au début du XXe siècle.

A travers le parcours de ce personnage complexe, à la fois attachant et inconscient, c'est un portrait très peu flatteur qui est donné de l'exploitation des colonies, une désillusion énorme pour qui pensait, comme à l'époque, que l'Occident allait apporter un mieux-être aux êtres de ces territoires. Un coup de fouet pour Casement, qui démarre son voyage avec les images de Morton Stanley en tête pour finir au coeur des ténèbres, et qui développera peu à peu les thèses nationalistes pour l'indépendance de l'Irlande qui le mèneront à sa perte. Le livre est un témoignage passionnant de la vie des colonies et du combat d'un homme pour faire cesser ces atrocités; la partie irlandaise, pourtant fondamentale dans sa montée en puissance, laisse un peu sur sa fin dans les 50 dernières pages mais les cas de conscience posés par Casement rendent l'ensemble terriblement humain.



Suite(s) impériale(s), B.E Ellis.

La suite de son premier roman, Moins que zéro, où l'on retrouve les personnages principaux passés la quarantaine dans un LA décrépi, puant le sexe et la drogue. Ce n'est pas son meilleur, amha, mais l'ambiance qui se dégage fait froid dans le dos - la paranoia de Clay, le narrateur fantôme, grimpe sournoisement et asphyxie le lecteur dans un final halluciné (rêvé?). Le bouquin se lit très vite, pas sûr qu'il en reste grand chose à terme mais c'est une bonne compilation de l'oeuvre d'Ellis.
Grey_Matter
Dostoievski

"Les nuits blanches"

L'histoire d'une jeune homme solitaire de 26 ans, naif et romantique qui va rencontrer un soir dans Petersbourg une femme éffondrée dont il va tomber éperdument fou amoureux. Elle, abbatue par un chagrin d'amour va se laisser emporter par la folie du jeune homme. S'en suit un amour qui n'est pas vécu de la même manière et les illusions que cela entraine.
Euka
Petit passage en bouquinerie :

- Manhattan Transfer de Dos Santos
Il dresse un tableau de Manhattan durant le premier quart du xxe siècle, en suivant des individus d'origine complètement différentes, dont les vies s'entrecroisent : l'avocat et politicien George Baldwin, la danseuse Ellen Thatcher, le journaliste Jimmy Herf, le marin Congo Jake, etc.
Je n'avais lu que La Grosse Galette de lui, il y a 4 ans. Pris sur un coup de tête, sans réfléchir (en même temps, à 3 euros...).

- Berlin Alexanderplatz de Alfred Döblin
Il relate le parcours de Franz Biberkopf, délinquant à peine sorti de prison, dans le monde de la pègre dont il réalise qu'il lui est impossible de sortir. Un sondage de 2002, effectué auprès de cent écrivains du monde entier, l'a placé parmi les cent meilleurs livres de l'histoire.
Pareil, coup de coeur sur le quatrième de couverture.
mich
Tiens ton deuxième achat me rappelle que je dois toujours voir la version filmée de Rainer Werner Fassbinder en 14 épisodes(même si j'ai pas lu le roman)

Pour coller au sujet:

J'ai terminé le tome 1 du Fléau de Stephen King. Comme toujours avec cet auteur(et ce genre en général) on dévore plus qu'on ne lit et la sison estivale se prête parfaitement(enfin pour moi) pour engloutir ces pavés. Le Fleau est à la croisée des genres, dystopique par son thème, fantastique par ses personnages, aventure par son déroulement. La construction du roman est dynamique avec plusieurs histoires qui vont au fur et à mesure se rejoindre et une narration en forme de "breaking news" relatant des faits complètement extérieurs à l'intrigue mais servant le thème central. Pour l'histoire en gros: virus-99,4% de la pop mondiale qui meurt(rien que ça)-des survivants qui érrent-des rêves avec une mama noir-des rêves avec un monsieurqu'onsentqu'ilestvilain en noir-une caravane du viol.


Et puisque j'avais pas le tome 2, j'ai lu la bible, enfin le nouveau testament. Torture-prostituée-trahison-intrigue-argent sale-secret professionnel-seul contre tous, la recette parfaite d'un blockbuster à succés.
Persona
c'est quand même un poil plus profond que ça le Nouveau Testament.. Enfin, j'ai pas lu un seul épitre et j'avais pas terminé, quoiqu'un peu bien entamé, les Actes des Apôtres, en tout cas je trouve ça un peu dommage de réduire ça à la barbarie, et surtout à la manière sensationnaliste, creuse et finallement démago de propreté dans le fond qui caractérise la plupart des blockbusters, et même tout le paysage audio-visuel occidental (américain notamment, qui croit encore à la guerre propre, etc..). C'est l'époque et la nature humaine qui veut ça, y a aucune marque de violence dans l'écriture, dans le style en lui-même. Et si la violence est parfois très crue (contrairement auxdits blocbusters justement) c'est toujours la sagesse et l'amour (snif) qui dominent le récit, dont on peut parfois même tirer une morale plus fine que la bonne pensée toute pure apparente. Je trouve par-là quelque chose de très poétique dans ces écrits, si on les lis comme des fables elles sont vraiment enrichissantes et loin de l'image abrutissante qu'on aime à se faire des écrits religieux (c'est probablement vrai pour les textes d'autres religions d'ailleurs). Bon après je suppose que tu disais ça pour plaisanter, je tiens pas forcément à te/me prendre le choux sur la question hein, évidemment que c'est pas Pierce Jackson. mais je trouve encore une fois dommage (parce que c'est pas la première fois que je lis/entends ça) de rabaisser ces trucs-là à la connerie actuelle, complaisante et creuse, bêtement trash ou odieusement propre, qui n'a rien n'à voir.


par ailleurs,je peux pas m'empêcher de ressortir cette théorie qui me trotte en tête depuis quelques temps (décidémment) :

En y réfléchissant ça me fait presque tiquer qu'on considère Judas comme un traître. ca peut paraître con, mais il me semble - je m'en suis rendu compte en revoyant le film de Pasolini, adaptation très fidèle à l'oeuvre originale, même si ça vaudrait le coup de revérifier pour être sûr - que c'est quand même Jesus qui ordonne, sous forme de prophétie, que l'un d'eux le trahira ; et je sais même plus s'il désigne pas Judas d'avance (durant la cène) juste avant qu'il ne quitte la bande pour aller s'exécuter. Judas n'est pas un infâme trâitre dans l'âme, puisque de regret (donc d'amour) il court se suicider après l'avoir vendu. Quant à Jesus, il en tire la gloire d'être un martyr, qu'il n'aurait pas eu s'il avait vécu tranquilement dans son coin. Ca peut paraître un peu farfellu, mais ça me paraît tenir debout. Jesus VOULAIT être vendu car il savait que sa mort (publique, au sommet d'une collien qui plus est) lui confèrerait une aura unique, qu'une vie plus longue mais finallemetn secrète et charnelel ne lui aurait pas apporté. Mort au sommet de sa gloire, il y reste pour toujours - un peu comme on dit d'un enfant mort jeune qu'il le sera éternellement, ou comme beaucoup d'artistes ont signé leur réputation légendaire d'une mort mystérieuse, voire héroïque - et c'est peut-être ça que symbolise la résurrection. Plus que sa chair, c'est sa mémoire qui demeure éternelle. Et Judas, dont on piétine encore le cadavre dans le langage courant, n'est qu'un brave innocent sacrifié, au contraire non par sa chair mais par sa réputation. A aucun moment il ne paraît vraiment antipathique, il semble même juste un peu à la masse (c'est lui si je me trompe pas qui prend peur en voyant Jesus marcher sur l'eau).


bon ça me saoul je vais jouer à Skyrim
raikage
Je pense surtout que Mich faisait de l'humour.
mich
Ah mais c'était de la pure provocation de ma part, évidemment que le Nouveau Testament est tout autre chose.

Et je comptais parler du film de Pasolini, L'Evangile selon Saint-Matthieu, dans le topic approprié, donc, je vais me contenter de la version papier. Sur Judas, ce n'est pas que Jésus ordonne, mais par 3 fois, il annonce sa trahison, sa mort et sa résurrection. Dans l'Evangile de Matthieu, lors que la Cène, Jésus déclare aux disciples que l'un d'entre eux le trahira et tous vont dire, chacun leur tour "Surely it is not I, Lord?". Judas lui-même lui dit cela et Jésus lui répond "You have said it"

Le problème de ce passage et d'une bonne partie de la Bible c'est sa traduction. Dans le Nouveau Testament en anglais que j'ai lu ce sont les mots que j'ai retranscris. On peut donc en déduire, que Jésus ne sait pas qui va le trahir ou du mois, feint de le savoir. Dans une bible en français(que je possède) la traduction est radicalement différente:
- Judas: Est-ce moi, Seigneur?
- Jésus: Tu l'as dit.
Là c'est clair.

Mais outre ça, dans les 4 évangiles, il y a une prophétie du Christ qui revient à chaque fois lors de ce passage. Juste avant ce dialogue, Jésus annonce qu'il sera trahi et que ce sera par un disciple avec qui il aura partagé le pain. Seul Matthieu fait intervenir le dialogue que je relate plus haut. Les évangiles de Marc et Luc s'arrêtent que sur cette prohpétie. Celui de Jean est le plus accusateur en fait. Car juste parès cette prophétie, Jésus partage un pain et tend un but à Judas en disant: "Va et fais ce que tu as à faire".
Pour moi, que Jésus sache ou non qui va le trahir n'est pas important. Le fait qu'il sache sa trahison est suffisant et va dans la continuité de ses parapobles et de ses enseignements. D'ailleurs, même chez Matthieu ou Jean, bien que Jésus désigne Judas, il ne le juge pas, ne fait rien pour l'empêcher ou autre.

Quant à la symbolique de la résurrection, je l'interprête plus facilement comme une sorte d'éveil, réalisation de soi(au sens bouddhiste) et représente l'homme libéré de ses désirs et devient une totale conscience. Mais une symbolique de la rock star, je ne crois pas. Il ne meurt pas au somment de sa gloire, il meurt à la fin de sa vie. Il ne tire aucune gloire de sa vie et de sa fin, donc y voir un quelconque égo, je ne pense pas que ce soit le cas(et ça irait à l'opposé de tous ses enseignements sur le désir et le soi) Il faut bien comprendre le thème de la vision qui centrale dans le Nouveau Testament ou la Bible en général. Ce n'est pas un super pouvoir, mais plus une certitude irrésistible qui consacre celui qui en a en prophéte. La vision prophétique de Jésus, Elie ou Jean-Baptiste ne 'explique pas et donne deux choix: on y croit ou on y croit pas. Ceux qui y croient, deviennent porteurs d'un message et sèment les bonnes graines(la parabole du semeur) ceux qui n'y croient pas deviennent des adversaires ou du moins des gens qui sont aveuglés par leur ignorance. (Judas illustre celui qui croit mais qui n'a pas totalement foi et reste attaché aux possessions terrestres.) La vision n'est donc pas quelque chose d'égoïste, mais symbolise ceux qui ont déjà une foi totale et ils savent alors qu'ils sont à la fois adulés et jalousés("nul n'est prohpète en son pays")

Et c'est Pierre qui a peur du Christ qui marche sur l'eau.

Bon, j'ai pas approfondi certaines idées, mais je le ferai s'il y a besoin.
yoda_superstar
Pour pas mal de gnostiques, ces gros rebelles du christianisme des Ier et IIème siècles, il est évident que c'est Jésus qui demande (plus ou moins explicitement, selon les sources) à Judas de le vendre. Je pourrais retrouver les références si ça intéresse des gens, mais Onfray par exemple aborde le sujet quand il s'attaque aux Carpocrate, Epiphane et toute cette joyeuse bande.

Tetsuo, je te conseille la nouvelle La Secte des Trente de Borges, juste comme ça.. =)
VaZKeizH
Dans le cinéma plus mainstream, cf La Dernière Tentation du Christ de Scorsese, et probablement également le roman éponyme de Nikos Kazantzakis, où est allègrement reprise cette théorie du Jesus demandant à un Judas éploré de le trahir.
Persona
je prends bonne note de vos conseils - notamment Borges, comme j'en ai entendu un peu parlé au moins je saurais par où commencer


après pour répondre à Mich, c'est vrai que le côté "égo de rock star" colle pas du tout au coeur de l'oeuvre et pour le coup c'est moi qui ai tendance à vulgariser la chose. A ceci près que par gloire du Christ - qui est une expression utilisée dans beaucoup d'écrits chrétiens, notamment l'oeuvre en question il me semble - j'entendais pas forcément la gloire de son égo, mais plutôt celle de ses idéaux pour lesquels il a fait de sa mort un sacrifice. Le don de soi étant justement une valeur fondamentale de sa doctrine. S'il était mort en vieillard à la tête d'une clique de gens plus ou moins vieux ça aurait pas eu la même force symbolique et on aurait même pu douter de la sincérité de sa foi. je pense. Ca me rassure à la vue des références sus-cités de voir que cette idée de Jesus calculant sa fausse trahison ne soit pas une idée délirante ou le fruit d'une lecture totalement tordue.

ceci dit puisque tu parles de bouddhisme, y a quoi à lire pour comprendre leur pensée ? Je m'y suis un peu intéressé quelques fois et ça m'a eu l'air d'une densité folle, et comme c'est très éloigné de ma culture ça m'effraie un peu. J'ai pas non plus entendu parler d'un "livre sacré" central, comme la Bible ou le Coran ou la Torah, donc je serai ravi d'avoir de vos lumières



Sinon je viens de terminer la Divine Comédie (ouf). Au début du Paradis j'ai trouvé que ça perdait de sa poésie en cela que je la trouvait surtout dans ses descriptions d'images, qui semblaient avoir du sens mais aussi beaucoup de force (paradoxalement j'ai trouvé pas mal d'érotisme dans certains passages des Enfers). Beaucoup de discussions sur la doctrine chrétienne et de descriptifs scientifiques, qui pour un inculte en la théologie ou en astrologie médiévale laisse un peu de marbre. Mais en fin de compte, ce qui est intéressant, c'est que l'auteur, au fur et à mesure qu'il évolue dans cette ascension vers la lumière suprême, a conscience qu'il arrive aux limites de sa poésie. Les lumières abstraites qui ont remplacé les images pleines de détails deviennent trop éblouissantes pour sa vue, beaucoup de passages sont passés sous silence car décrits comme trop intense en connaissance, en émotion ou en sensation pour pouvoir être rendus par de la poésie. L'artiste lui-même s'avoue dépassé par ses sens, sa mémoire, par son médium et par l'expérience du monde qu'il prétend avoir fait, ou plutôt qu'il retranscrit sous forme de récit tout à fait métaphorique, non par pur mensonge pour appuyer sa propagande chrétienne, mais pour rendre à la poésie à la fois force et humilité en y célébrant la beauté de la lumière et les joies de l'amour et de l'intellect, dont toute la beauté réside peut-être justement dans leurs limites. Il y a d'ailleurs un passage dans la fin du dernier Chant où il dit, et l'annotation confirme cette lecture : "Je crois bien que je vis la forme universelle de ce nœud, car en disant cela je sens en moi s'élargir la jouissance." En bref, la seule certitude pour Dante, malgré toute l'éloge faite de l'intellect et de la connaissance, c'est que toutes ces choses ne s'appuie que sur un ressenti très physique du monde, et sur un mot (après c'est peut-être la traduction qui induit en erreur, aussi) qui pourrait avoir des connotations toutes contraires à l'éthique chrétienne...



sinon j'ai aussi attaqué en parallèle les Fleurs du Mal de l'ami Baudelaire. Ca se boit par gorgées franches et fortes comme un bon alcool, qui enivre et brûle dans le même élan, par ses arômes, son goût et ses effets. Chaque vers est une fête des sens, chaque mot est authentique, et les obsessions de l'auteur raisonnent avec la même force que les portes ouvertes par ses poèmes. Néanmoins, malgré la fête faite au mélange ambigüe des passions les plus suaves avec les plus malsaines, on remarque avec joie que l'auteur nous fait par avec la même sincérité à fleur de peau de son amour pour la lumière, du soleil, de la mer, qui tranche avec toute l'aura morbide, séduisante au début mais un peu saoulante au bout d'un moment, qui plane sur le livre et son auteur. C'est d'autant plus sensible dans la deuxième partie du recueil, "Tableaux Parisiens", là où j'en suis.



je pense aussi m'attaquer à de la littérature plus moderne, ça me fera du bien. J'hésite entre Voyage au bout de la Nuit, Note-Dame des Fleurs et Crash, ou Sade. J'verrai.
DeathJustice
Je me suis lancée dans les games of throne de george R.R. Martin, tout aussi bon que la série mais j'en suis qu'au tome 3 j'en dis pas plus...
Sinon bouquiné cette année : la saga du Livre Sans Nom d'Anonyme, du lourd !
Achille
En parlant du Trône de Fer, autant le 3 était magistral, autant le 4 est SUPER CHIANT. Je suis super déçu. J'avance pas du coup (et j'ai pas le temps d'ailleurs)
Euka
CITATION(Achille @ 23.09.2012 - 16:05) *
En parlant du Trône de Fer, autant le 3 était magistral, autant le 4 est SUPER CHIANT. Je suis super déçu. J'avance pas du coup (et j'ai pas le temps d'ailleurs)

Je suis pas le seul à penser ca alors smile.gif
DeathJustice
je finis le 3 là, il me reste 5 chapitres, mais j'irais pas jusqu'a dire qu'il est "magistral" ... pour le tome 4 je verrais, sinon j'ai acheté le prélude au trône de fer ("le chevalier errant" et "l'épée lige") je le lirais pour faire une pause entre le tome 4 et le tome 5 ^^
Gauvain
Une partie de mes lectures des deux derniers mois (et oui sans emploi j'ai un peu le temps) :
Si quelqu'un veut quelques infos ce sera avec plaisir

Thomas Mofolo - L'homme qui marchait vers le soleil levant
Thomas Mofolo - Chaka. Une épopée bantoue
Ernesto Sabato - Le tunnel
LC Tyler - Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage
Salman Rushdie - Est Ouest
Jack Schaefer - L'hommes des vallées perdues
Jorge Luis Borges - L'aleph
Ferdynand Ossendowski - Bêtes, Hommes et Dieux. À travers la Mongolie interdite 1920-1921
Ferdynand Ossendowski - De la Présidence à la Prison
Ferdynand Ossendowski - Asie fantôme. À travers la Sibérie sauvage
Joseph Conrad - Au coeur des ténèbres
Umberto Eco - Baudolino
Umberto Eco - L'île du jour d'avant
Charles Bukowski - Pulp
William Henry Hudson - Terre pourpe
Simon Leys - Les Naufragés du Batavia
Robert Margerit - L'Île des perroquets
Francisco Coloane - Cap Horn
Francisco Coloane - Antartida
Luis Sepúlveda - Le Monde du bout du monde
Juan Marsé - Térésa l'après-midi
Julio Cortázar - Cronopes et Fameux
Antonio Ungar - Les oreilles du loup
Richard Grant - Un gringo dans la Sierra Madre
Mathias Enard - Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants
Juan Filloy - Op Oloop
Richard Adams - Les Garennes de Watership Down

Persona
ha ben ça me fait penser que je voulais le lire Au Coeur des Ténèbres. T'en a pensé quoi ? jusque-là j'en ai entendu des avis assez mitigés à vrai dire

ptain quand j'arriverai à lire autant je m'éclaterai, pourtant c'est pas non plus le boulot ni les films qui prennent tellement de temps en ce moment..


sinon là je lis Crime et Châtiment et j'adore franchement, je pensais pas l'avancer aussi vite. Je me demande si un de ces quatre je ferais pas un petit topo sur Leopold von Sacher-Masoch, dont j'ai pu me délécter de la Vénus à la Fourrure et d'autres romans/nouvelles du même accabit, parce que ça m'a pas mal marqué. Mais là j'ai la flemme en fait.
Gauvain
Je suis mitigé aussi je dois dire.
Si il y a quelque chose qui m'a marqué dans ce livre, c'est l'atmosphère lourde et oppressante. Le bouquin n'est pas très long mais il est dense, le récit se met lentement en place mais il faut faire un effort pour rentrer dedans (chose que je n'ai pas complètement réussi a faire).
Je suppose que tu sais que ce livre à inspiré le film Apocalypse Now, en gros le cheminement de l'histoire est le même mais l'époque et le lieu sont différents (et forcément le contexte environnant également (mais si si c'est clairement inspiré du livre ^^)). Mais c'est justement ce cheminement qui est important.
D'ailleurs j'ai la version du livre avec le dvd du film. Le fait de regarder le film après avoir lu le bouquin ça c'était particulièrement intéressant j'ai trouvé (et je ne doute pas que ça puisse également être intéressant pour toi).
Bref, si ca te tente de lire le livre, vu qu'il n'est pas très long je le conseille quand même malgré un avis mitigé comme je le disais au départ. L'ajout du dvd ou du moins de regarder le film après est clairement non négligeable (et puis c'est pas très cher, possibilité de le trouver à 6 euros et 12 avec dvd version longue)
Persona
oui, je l'ai commandé à pas cher sur Priceminister juste après avoir posté.. Effectivement, j'y pensais parce que j'ai vu le film assez récemment, donc je l'ai pas mal en mémoire et que c'est typiquement le genre de truc que j'aime (l'idée d'un voyage allégorique dans l'esprit humain, toussa). A l'occasion ça pourra quand même êtrei ntéressant de le revoir, je l'ai tjr sur mon DDE


du coup ça confirme tout ce que je pensais savoir sur la question, mais au moins je risque pas d'avoir de mauvaises surprises ; du coup merci
Assatur
J'ai souvent lu que les livres de Zeev Sternhell valaient bien mieux que l'emploi minable qu'en fait BHL dans L'idéologie française (trouvé pour un euro dans une librairie itinérante). Sauf qu'il en a produit un paquet et que les thèmes qui m'intéressent semblent ressassés dans presque tous les opus. Bref, je ne sais que piocher.
mich
Roberto Bolaño: Nocturne du Chili

Un court roman écrit d'une traite sans chapitres et paragraphes où Bolaño dresse un constat simple et incisif sur la littérature et le monde à travers un prêtre qui revient sur sa vie. Il revient sur les illusions de la jeunesse, les doutes de l'adulte et l'amer sentence de la vieillesse rongée par de vieux démons, pour balayer en une phrase toutes les futilités et garder l'essentiel.
103e


Ca m'a bien plu, bien organisé avec des démonstrations très logiques et très efficaces, mais sur le fond c'est assez déprimant (aucune liberté d'action, des caractères figés, une morale au pied du mur...). Du coup, moi qui n'suis pas très éclairé niveau philo, je ne sais pas trop quoi lire en réponse à ce qu'a produit Schopenhauer, des idées?
yoda_superstar
Nietzsche a décrit la doctrine de Schopenhauer comme étant un nihilisme de nature incomplète (disons qu'il le prend en exemple lorsqu'il explique ce type de nihilisme), alors qu'il prône lui-même un nihilisme "extatique" à travers la volonté de puissance. Côté ouvrage je sais pas trop, il en parle dans Ainsi Parlait Zarathoustra et me semble-t-il dans Le Gai Savoir.

C'est dans les grandes lignes hein, Nietzsche est souvent difficile à comprendre et interpréter, et ses notions ne renvoient généralement pas à la première signification qu'on imagine. De plus, ses concepts font rarement l'objet d'un livre à part entière, ils sont plutôt disséminés dans l'oeuvre et correspondent à une véritable mystique.
Persona
récemment je me suis lu Crash ! de James G Ballard


Ayant à la base beaucoup apprécié le film pour son atmosphère nocturne, sale et sexy, ainsi que pour la manière dont il m'a fpas mal fait réfléchir sur la nature de la relation entre l'homme et l'automobile justement à l'époque où j'ai commencé à prendre des cours de conduite et à aimer ça (alors qu'avant j'appréhendais pas mal de prendre le volant), ben j'ai voulu voire ce que donnait le livre. Et je dois bien dire que j'ai été déçu ; pas par le bouquin, mais par le film, qui a mon avis n'a pas réussi à transcrire l'énergie de l'oeuvre originale.

Pour résumer le récit, ça se passe dans des années 70s à Londre qui pourraient bien être n'importe quelle décénnie depuis et dans n'importe quelle grande ville (j'entends par là que le contexte spacio-temporelle n'est pas déterminant dans le sens de l'oeuvre), et c'est l'histoire, racontée à la première personne, d'un type aux moeurs libertines qui à la suite d'un accident de voiture se trouve entrainer dans la quête folle d'un savant charismatique et atypique mais également fétichiste et manipulateur, Vaughan, menant à ses propres frais et à celui de ses cobayes subtilement enrôlées une sorte d'experience sexuel visant à pousser à bout le potentiel érotique de l'accident de voiture.

La première et véritable force du livre repose dans ce qui - à mon avis, pour avoir pas mal épluché quand même sa filmo - est la faiblesse de Cronenberg : son style. Car, s'il a bien suivit dans l'essentiel les nombreuses voix empreintées par Ballard pour explorer les nombreuses facette de son sujet (d'exrpérimentation) - à savoir, on le rappelle au cas où, explorer le potentiel érotique de l'accident automobile, le cinéaste n'en a finalement fait que des idées un peu choc venant relever, de-ci de-là, un récit volontairement monotone. Chez l'écrivain, on assiste, du début à la fin, à de véritables attentats poétiques, explorant de fond en comble et étalant d'une plume voluptueuse (un terme à prendre en tout son sens) où le fantasme rayonne plus que le réel lui-même et où le réel se pare d'une aura de mystère propre au rêve, toute la beauté et l'horreur que renferment les corps aussi bien de l'homme que de la machine, dans un geste digne de quelque chirurgien artiste dont la vitalité folle et l'extrême précision nous étonnent moins par le talent qu'ils renferment qu'ils ne nous troublent par la manière dont, malgré ces périlleux élans de désinvoltures envers toute forme de pudeur et même de désir, il parvient à rester aussi concentré sur son objectif, prouvant par-là que son oeuvre folle n'est guidée par aucune autre ambition que celle du génie, cherchant à apporter à tous ce qu'il est le seul à sentir - preuve en est de ces instants de grâce où la pornographie perverse trouve son apothéose dans des éclats métaphysiques, laissant une impression semblable à celle d'un trip hallucinogène dont on souffre que les mots qu'ils nous inspirent ne vibrent pas autant que notre pensée l'a fait à ce moment-là, à tel point que tout ça nous paraît juste fou, tout étant évident, pace qu'on a bel et bien vécu ce voyage dans une autre réalité.

Vous laissant le soin de tempérer un peu la probable grandiloquence de cette longue phrase un peu lourdingue comme je les aime - on a peut-être pas forcément non plus affaire à un chef-d'oeuvre de littérature - j'attirerais l'attention sur l'autre aspect intéressant du bouquin, qui repose en partie sur cette qualité renversante du style. En effet, le récit à ça de particulier qu'il est globalement très plas, évoluant selon la logique prédéfinie d'une boucle, partant d'une fin sous forme de flash-back pour revenir de manière chronologique à cette fin totalement attendue. Dépouillant son récit de toute tension narrative en désamorçant d'emblée son intrigue, la seul chose qui différencie Ballard d'un pornographe est ici son ambition de secouer notre intellect, et non de stimuler notre corps ; par ce choix risqué, il nous force à nous plonger davantage au présent. Le présent éclatant du verbe, le présent insaisissable des images et des sensations qu'il injecte dans notre crâne, témoignant d'une richesse d'imagination propre au pervers où à l'auteur de science-fiction. Crash ! est ainsi une sorte de fresque de pornographie expérimentale à but sociologique, voire philosophique - on notera que Baudrillard lui a destiné tout un chapitre dans son Simulacre et Simulation, que j'ai pas encore lu mais que j'ai sous la main.





Je pars de cette remarque pour revenir au problème de l'adaptation cinématographique, me permettant quelques spoilers et interprétations personnelles, mais à vrai dire je pense pas que ça gâche le plaisir qu'on puisse éprouver (autant avec le livre qu'avec le film). D'avance, excusez-moi si je suis bavard, au risque de parler tout seul, ça fait longtemps que j'ai pas écrit de la sorte et à force ça me travaille. DONC. Outre la relative (relative, parce que si on le compare à celui du livre) platitude du style, il y a cette modification au niveau de la narration, et même de la fin et du début, qui change pas mal le propos de l'oeuvre je trouve. Chez Ballard, Vaughan meurt d'office dans un enfer dont on peine à comprendre le sens tant il est montrer sous un jour cru, et ça se termine simplement sur cette même séquence, où tous les personnages du livre encore en vie, ainsi qu'une foule de badeaux, se réunissent autour des restes du rêveur qui les a entraîner dans cet espèce de cauchemar éveillé et leur a appris à redécouvrir leur corps en aimant les possibilités constructives de la destruction, et le potentiel de jouissance de la mort (en gros). On a presque l'impression que l'auteur nous dit : voilà, à présent, si vous suivez toujours, c'est que ce qui vous a paru si horrible au début du livre, à présent, vous êtes d'accord que c'est beau. Cronenberg, se concentre avant tout sur le couple de James et Catherine, ouvrant le récit sur leurs ébats en compagnies d'amants anonymes, pour finalement les rassembler dans un accident presque mortel, imitant la démarche (l'enseignement ?) de Vaughan. grosso modo, on a le même propos sur cette idée de réapprentissage (de l'amour) par les gouffres. Mais j'avoue que j'ai mis longtemps (en fait je viens de le réaliser) à comprendre où Cronenberg voulait vraiment en venir, et j'ai toujours l'impression qu'il y a là-dedans une sorte de refus à trouver réellement beau le crash, qui trahit un peu l'oeuvre originale. Je sais pas si c'est moi qui pinaille, mais y a pas mal de trucs qui à mon avis apauvrissent un peu l'oeuvreLe premier défaut notoire étant que le mystère qui entoure le personnage de Vaughan, si séduisant et attachant malgré son côté repoussant, est totalement mis à la trappe et que pendant tout le film celui-ci passe avant tout pour un dangereux pervers qui cherche à tuer ses compagnons - alors que dans le livre, il cherche plutôt à les entraîner dans son fantasme à lui, leur laissant le choix de s'y plier ou non. La disparition de la figure obsédante d'Elysabeth Taylor est probablement pour bcp dans cette perte, car au final Vaughan semble ne plus rien chercher d'autre que la mort, alors que dans le livre il poursuit autre chose, un idéal, la mort de la personne aimée (ou rêvée) mêlée à la sienne, et peut-être au monde entier. Certes, il y a cet aspect pathétique du ratage de son projet, puisque l'actrice s'en tire saine et sauve, mais dans l'atmosphère apaisée et belle de cette admiration que tout le monde semble porter à la dépouille de Vaughan, il y a cette idée que peut-être, la seule chose qu'il recherchait était de mourir avec son rêve, qu'il s'agissait uniquement de son propre corps et de ses fantasmes, et non de celui de cette femme qui durant tout le livre n'est finalement qu'une figure sans personnalité, une personnification du rêve, forcément, une idole pop et star de cinéma. D'ailleurs, ça colle avec tous les autres aspects que Cronenberg a complètement rayé de son film, qui étendent l'automobile à toutes les technologies modernes permettant de transcender la réalité - le cinéma, la photographie, les drogues douces et dures,... Bon, je vous laisse avec ce pavé que j'ai pas trop le temps de relire, en espérant qu ça ai du sens et que j'ai rien oublié.
yoda_superstar


Comme son nom l'indique.

J'ai vu le documentaire Schwarze Sonne qui y a beaucoup pioché pour la documentation, en tout cas un ouvrage solide et a priori de référence.
raikage
Ami métalorgien, tu t'intéresse à l'histoire de la musique et tu ne sais pas quoi commander à la saint valentin ?
Pas de problème, j'ai la réponse. Je viens de commencer un bouquin qui pourrait en intéresser plus d'un :
Une histoire du rock assez géniale qui s'étire jusque 2010
Des articles de qualité, beaucoup de noms et surtout avec beaucoup de genres (Grunge, Krautrock, Reggae, Hip Hop, etc...)
Alors bien sûr, si l'on cherche à se renseigner sur un style particulier, il vaut mieux oublier.
Mais cette encyclopédie peut être un très beau cadeau.
LatinoPunk
Messieurs-dames, bien le bonjour,

Hervé Kempf - L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie Constat de la concentration du pouvoir entre les mains d'un groupe réduit de personnes, question de savoir si nous sommes réellement en démocratie ou non (chacun son avis mais la question mérite d'être posée et la réponse de Kempf est aussi troublante que convaincante).

Jean Ziegler - Destruction massive Comprendre pourquoi, bien que la terre pourrait largement nourrir tous les humains qui la peuplent en l'état actuel des choses, près de 25000 personnes meurent chaque jour de sous nutrition, et comprendre qu'il n'y a pas de fatalité et que la résignation n'est pas acceptable.

Noam Chomsky - Comprendre le pouvoir Lien Ou Chomsky, entre autres, rejette la célèbre "théorie du complot", tout en expliquant mieux ce à quoi nous avons affaire.

Les 3 se lisent rapidement, et on cette capacité à vous donner envie de vous bouger le cul pour faire avancer les choses, même au cours de lectures larvaires agrémentées de petit plus cannabinoïdes.

Mike Horn - Latitude zéro Histoire vraie. Bon le gars se dit en gros, voila je me place au niveau de l'équateur, en partant du Gabon, et j'avance droit devant moi. Quand y a de l'eau, ben je navigue, quand ça monte, ben je grimpe, quand ça bloque... ben on verra sur place, et advienne que pourra.

Et mon coup de coeur (relecture actuelle après une lecture initiale il y a un an) Normand Baillargeaon - Petit cours d'autodéfense intellectuellePrésentation des différentes techniques de ces chers journaleux, commerciaux, militaires, et autres tocards pour nous faire passer des vessies pour des lanternes (ainsi que des perches que nous mêmes leur tendons consciemment ou non pour le faire). Très agréable à lire, hautement instructif tout en étant très accessible, marrant parfois, devrait être au programme de l'éducation nationale actuelle! Un bouquin addictif!

Et pis sinon, Fight Club, de Chuck Palahniuk (le bouquin est encore plus taré que le film), et je me remets dans Lovecraft, toujours aussi bonnard (sauf que par rapport à mes premières lectures Lovecraftiennes il y a 15 ans, et vu qu'aujourd'hui les scenaristes de films savent plus quoi inventer à un point que ça en devient caricatural, je me dis: merde mais qu'est ce qu'ils attendent pour balancer des adaptations cinématographiques de qualité de la mythologie du maître???).
Persona
CITATION(LatinoPunk @ 18.02.2013 - 10:57) *
Ps: Suis pas sur que mes liens fonctionnent (faux débutant dans les forums métalorgiaques), quelqu'un pourra t'il me le faire savoir si ça déconne (et éventuellement me dire comment procéder?).

euh oui effectivement ils déconnent un peu, enfin sauf si c'était dans ton intention de mettre la page d'accueil du forum en lien =)

c'est tout simple : tu copie l'adresse du lien, tu surligne la partie du texte que tu veux sélectionner, pis tu clique sur la petite icône "insérer un lien", pis tu colle l'adresse que t'a copié et tu fais OK. Je suppose que t'as juste dû pas copier la bonne adresse vu que ça a quand même linké la page d'accueil..




sinon Noam Chomsky j'avais vu que son documentaire "la fabrique de l'opinion en démocratie" (ou un titre du genre) sur Dailymotion et ça m'avait bien plus. Il a l'air d'avoir des réflexions intéressantes, et ce genre de sujet me parle beaucoup - t'as sûrement déjà lu Propaganda de Edward Bernays ? moi c'est un des bouquins qui a le plus forgé ma vision actuelle de la société, et pas vraiment en bien malheureusement. je retiens - ainsi que les deux autres bouquins cités plus haut d'ailleurs.
LatinoPunk
CITATION(Persona @ 23.02.2013 - 18:25) *
euh oui effectivement ils déconnent un peu, enfin sauf si c'était dans ton intention de mettre la page d'accueil du forum en lien =)

c'est tout simple : tu copie l'adresse du lien, tu surligne la partie du texte que tu veux sélectionner, pis tu clique sur la petite icône "insérer un lien", pis tu colle l'adresse que t'a copié et tu fais OK. Je suppose que t'as juste dû pas copier la bonne adresse vu que ça a quand même linké la page d'accueil..
sinon Noam Chomsky j'avais vu que son documentaire "la fabrique de l'opinion en démocratie" (ou un titre du genre) sur Dailymotion et ça m'avait bien plus. Il a l'air d'avoir des réflexions intéressantes, et ce genre de sujet me parle beaucoup - t'as sûrement déjà lu Propaganda de Edward Bernays ? moi c'est un des bouquins qui a le plus forgé ma vision actuelle de la société, et pas vraiment en bien malheureusement. je retiens - ainsi que les deux autres bouquins cités plus haut d'ailleurs.


Merci beaucoup pour la manip' amigo, en fait je partais sur des manip bien plus compliquées...pour rien. Voilà qui est rectifié.

Je ne connaissais pas ce livre de Bernays, mais il semble tout à fait intéressant. On dirait que sa vision est liée celle de Chomsky, notamment sur le thème de la théorie du complot à laquelle je faisais référence dans mon précédent post, il faut considérer que ce sont deux visions complémentaires, et non antagonistes.

La je me lance dans Une histoire de tout ou presque ouvrage de vulgarisation scientifique, ou "la physique/astronomie/évolution, etc pour les nuls", afin que le nul en sciences que je suis amorce une compréhension, même superficielle dans un premier temps, de concepts tels que la mécanique quantique, la théorie des cordes, les différentes théories de l'évolution, etc...
Assatur
Pourquoi faire mention dans ce cas précis de la "théorie du complot" dont nous assomment les médias en permanence ?

Bernays décrit en son nom propre les techniques de manipulation offertes par la communication, et en applaudit l'essor car elles permettent selon lui de diriger les masses par simples suggestions.

C'est très subtil et indéniablement anti-démocratique, mais cela n'a rien d'un complot.
LatinoPunk
Merci pour le recadrage, peut être (certainement même) me suis je mal exprimé:

Bernays (mais il faudrait certes que je lise intégralement l'ouvrage auquel fait référence notre camarade) est en fait un pionnier en matière de fabrication du consentement, et semble en fait lister et expliquer les outils des techniques de manipulation, et promouvoir cette méthodologie, un peu à la façon dont on pourrait qualifier l'économie: ni bonne ni mauvaise, dépend de l'utilisation que l'on en fait. Sachant que lui avait plutôt tendance à mettre en fait ces techniques à la disposition des élites, et favoriserait donc l’émergence de "gouvernements invisibles", ce qui par la suite à été décrié comme théorie du complot. Lui-même n'a donc pas pris parti au fight entre les pro et les anti théorie du complot, mais a jeté les bases qui ont mené à cette réflexion.

Chomsky, lui, a cette même méthodologie d'explication des techniques de manipulation (et a basé ses travaux sur l'ouvrage de Bernays semble t'il), et rejette la théorie du complot dans le sens ou un seul groupe, un "gouvernement invisible", n'existe pas, mais existent bien en revanche une multitude de petits, mais puissants groupes d’intérêts, formants des alliances ou se combattant même parfois, au gré de leurs intérêts du moment, et utilisant ces techniques de manipulation.

Enfin, existe l'approche plus récente, celle ci appuyant l'idée de la théorie du complot (le groupe Bilderberg en étant un exemple), et effectivement beaucoup relayée.

Subtil et antidémocratique comme tu dis, mais le genre d'infos que tout un chacun devrait connaître ne serait ce que pour prendre conscience des manipulations auxquelles nous sommes sujets (sans forcément rentrer dans "la théorie du complot", bien entendu). Sujet passionnant en tous cas.

Assatur
Les soutiens de la thèse d'un gouvernement invisible monolithique dont les oukases régenteraient le monde sont très rares à mon avis.

Ceux qui s'attachent à dénoncer le Bilderberg, la Trilatérale et cie comme des centres d'influence n'ont pas tort en général, car on imagine mal des conférences internationales de cet ampleur, où les débats sont secrets, avoir une influence nulle. L'erreur serait de ramasser toute la critique sur ces cénacles, en oubliant l'esprit de ces structures que les idées de Bernays ont façonné, qui participent d'un système plus vaste. Cela dit, d'un point de vue politique c'est assez payant, et il est rare qu'un forum de cet ordre puisse avoir lieu sans qu'une mobilisation de citoyens lui fasse bon accueil.
A mon avis il convient simplement de garder la tête froide et de ne pas prendre la partie pour le tout.

Finalement, ce que l'opuscule de Bernays a de plus gênant, c'est que l'auteur y dépose le brevet de ce qu'on appelle la propagande (au sens moderne), là où une certaine tendance Arte nous prie de croire que Goebbels, qui fut lecteur de Bernays, en serait le mauvais génie.

Quant à la conception élitiste qui sous-tend l'ouvrage, elle est commune à la plupart des grands esprits. Comme l'écrivait Voltaire : "un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne”. Bernays entend lutter contre ce qu'il perçoit comme un authentique danger : la démagogie politique et l'irruption des masses derrière les leviers du pouvoirs.

Pour ma part, je crois que l'obscénité que les grands médias ont atteint en termes de mensonge, ainsi que l'abaissement du cirque politicard en général, sont bien plus éloquent que la théorie initiale.

Néanmoins, pour les curieux, il me semble que l'essentiel est expliqué dans ce court documentaire : http://www.dailymotion.com/video/x9wv2w_ed...ws#.US3hUDczR5E
Persona
en fin de compte, la théorie du complot, aussi désespérée soit-elle, est plus une manière de se rassurer en donnant un sens à toute la multitude de signaux et d'informations que nous envoie cette société dont la plupart des gens (et en disant ça il va de soi que j'en fait partie) ont une vision très vague de son fonctionnement, et en sont plus ou moins conscient. On trouve des têtes de satan sur les étiquettes coca cola (j'invente pas), on fait des liens avec tous les triangles flanqués d'un oeil ou d'un truc semblable et on dit que c'est tout une manipulation du NWO, des petits-gris et que tous sont des suppôts du diable. Qu'on a pas vraiment de moyen de lutter, mais qu'on peut à peu près donner un visage au Mal et s'imaginer que c'est lui le seul coupable. C'est plus simple, et tellement apocalyptique que ça en devient beau.

A côté de ça, l'idée d'un truc un peu chaotique dont les protagonistes sont capables d'énormités sans noms qui est finalement bcp plus désespérante...
jayhope
Bon comme l'indique mon avatar, je suis plutôt fantasy ! Je n'ai pas le mérite d'avoir lu l'oeuvre de Tolkien mais j'ai lu pas mal de heroic fantasy.
Par contre je suis assez fier d'avoir pu lire l'épée de vérité dont j'ai lu toute la saga (en l'espace de 6 mois). Bref, la saga est génial contrairement à la série.
L'assassin royal de Robin Hobb est une oeuvre dont j'ai appprécié chaque instant.
Maintenant il y aussi le trone de fer. Cette saga me tient bien en haleine mais certains passages sont difficiles à lire puisque chacun a ses persos préférés.

Mes prochaines lectures : Horn qui raconte l'histoire d'un jeune homme qui se réveille avec la gueule de bois et... des cornes sur le front ! (bientôt adapté au ciné)
Puis john carter from mars. Même si le film a connu un destin tragique, je l'ai trouvé plutôt bien et j'ai envie de découvrir l'univers. Alors je vais faire l'intégral ce qui remplacera la frustration de ne pas avoir la suite sur grand écran.

Je vais faire un petit break avec la fantasy pour me mettre à la SF !
LatinoPunk
Sinon, j'avais décroché de Werber depuis 8 ou 9 ans, par lassitude (et aussi du fait d'avoir découvert Poe à la même époque, qui joue clairement à un niveau supérieur!) et puis là le petit dernier Troisème humanité m'a bien scotché et m'a réconcilié avec Beber.

Je le recommande donc fortement à toute personne ayant apprécié l’œuvre de Werber pendant un moment avant de la mettre de coté, on y retrouve le meilleur de ce dont est capable l'auteur, sans ce qui me paraissait tourner à la niaiserie sur la fin de la trilogie des fourmis, avec une grosse connexion au problématiques mondiales actuelles (la question kurde, le nucléaire, la raréfaction des ressources naturelles, etc.) et des questions sur l'évolution, bon à la Werber hein, on ne part pas non plus dans des conjectures de ouf', mais toutefois qui méritent qu'on s'y intéresse.

Bref un bouquin agréable, instructif et qui se lit très facilement, du Werber old school quoi, mais qui part également totalement en vrille (dans le bon sens du terme) à certains moments.

D'ailleurs, j'en profite pour demander à mes gentils petits camarades metalorgiens: Connaissez vous d'autres auteurs dans ce genre fantastique/scientifique ou disons de la fiction ou l'on peut aussi apprendre pas mal de choses au long de la lecture, style qui pourrait aller (certains ne me pardonneront pas ce grand écart) de Werber justement, à Poe, en passant par Jorge Luis Borges?
älva
Si tu veux de l'érudition, du compact, tu peux essayer Umberto Eco. Ca va même d'ailleurs un peu trop loin parfois dans le sens ou le mec est pas modeste et que c'est une encyclopédie vivante, d'où un style qui peut être indigeste mais ça a le mérite d'être captivant et surtout ça donne envie de s'intéresser à d'autres choses.
Pynchon aussi je pense, mais je n'en ai pas encore lu. Certains t'en diront plus s'ils passent dans le coin.
VaZKeizH
Je n'arrive pas à déterminer si Werber a complètement perdu son inspiration et pété les plombs au cours de sa carrière, ou si ce sont mes goûts qui ont irrémédiablement changé. Très certainement un peu des deux. J'ai totalement décroché depuis sa trilogie des dieux dont j'avais refermé le 3ème tome presque avec dégoût, et je trouve que j'avais même été très complaisant d'aller jusque là.

Au-delà de ses thèmes ressassés à l’écœurement, je trouve ce mec sournois et manipulateur, présentant des démonstrations mathématiques complètement invalides ou des anecdotes inventées sur un mec mourant de froid dans un conteneur non réfrigéré (un exemple parmi d'autres) comme des vérités absolues pour égayer ses thèses, délirant sans recul sur ses visions personnelles de l'Histoire, ou réglant bassement ses comptes dans des mises en abîmes tout sauf subtiles. Peut-être tout cela passerait-il mieux s'il n'écrivait pas dans un style enfantin, si ses réflexions n'étaient pas finalement si superficielles ou s'il avait des goûts moins douteux, je ne sais pas.

Tout ça pour dire que je n'ai pas spécialement envie de lire son dernier roman.
ridu
CITATION(VaZKeizH @ 19.03.2013 - 15:26) *
Je n'arrive pas à déterminer si Werber a complètement perdu son inspiration et pété les plombs au cours de sa carrière, ou si ce sont mes goûts qui ont irrémédiablement changé. Très certainement un peu des deux. J'ai totalement décroché depuis sa trilogie des dieux dont j'avais refermé le 3ème tome presque avec dégoût, et je trouve que j'avais même été très complaisant d'aller jusque là.

Au-delà de ses thèmes ressassés à l’écœurement, je trouve ce mec sournois et manipulateur, présentant des démonstrations mathématiques complètement invalides ou des anecdotes inventées sur un mec mourant de froid dans un conteneur non réfrigéré (un exemple parmi d'autres) comme des vérités absolues pour égayer ses thèses, délirant sans recul sur ses visions personnelles de l'Histoire, ou réglant bassement ses comptes dans des mises en abîmes tout sauf subtiles. Peut-être tout cela passerait-il mieux s'il n'écrivait pas dans un style enfantin, si ses réflexions n'étaient pas finalement si superficielles ou s'il avait des goûts moins douteux, je ne sais pas.

Tout ça pour dire que je n'ai pas spécialement envie de lire son dernier roman.


J'ai tout à fait le même ressenti. Je mets ça sur le compte du fait qu'il est difficile de se renouveler et que ma perception des choses a évolué.

Sinon ce que j'ai lu d'Umberto est assez indigeste, pire que de lire une doc sur des expressions irrégulières. J'ai lu quelques bouquins et nouvelles dont le fameux Pendule de Foucault et je n'en ai rien retenu (et c'était assez pénible mais à ma décharge, pardonnez le fait que je ne suis pas un littéraire). C'était à l'époque où je lisais les livres de Dan Brown et, au risque d'en offusquer certains une nouvelle fois, j'avais trouvé ces lectures bien plus agréables que celles d'Umberto. Pourtant ces livres ont été décriés par beaucoup pour leurs théories fumeuses. Mais je m'en fous de savoir qui a tort ou a raison, si Brown est un escroc ou pas. L'intérêt que j'ai surtout trouvé à ses bouquins, est que leur approche, bien moins ésotérique, a suscité beaucoup plus de curiosité chez moi, des allers-retours furtifs entre internet et ses romans pour aller à la chasse à l'information, et ce, sans jamais perdre le rythme et le fil des histoires. Je me suis documenté sur pas mal de thèmes, pas pour chercher la vérité ni me forger une opinion - rien à branler, je suis ni pour ni contre bien au contraire, en matière d'expertise, je sais par expérience qu'on peut tourner autour du pot pendant des heures - mais juste pour gagner en visibilité sur des sujets, m'informer sur des évènements historiques, obtenir des points de vue... Alors que pour Le Pendule de Foucault, je trébuchais sur tout : le style, le vocabulaire, les anecdotes, impossible de lire sans m'interrompre à chaque page pour me documenter sur un mot, un thème (mais bon, je suis peut-être trop rigoureux), à tel point que la lecture en est devenue très fastidieuse et j'avais énormément de mal à y revenir. Je viens de relire la portée de son roman, et de me rendre compte qu'il y dénonce l'interprétation à outrance de l'histoire en fait. Mission pas franchement remplie vu que je n'en ai rien retenu alors que la portée du bouquin est pourtant assez en phase avec mon opinion. L'homme est érudit, grand bien lui fasse, mais il a clairement du mal à vulgariser. AMHA, ce bouquin n'est pas une référence en matière de lectures à "effet wikipedia".
mich
CITATION(ridu @ 19.03.2013 - 19:37) *
J'ai tout à fait le même ressenti. Je mets ça sur le compte du fait qu'il est difficile de se renouveler et que ma perception des choses a évolué.

Sinon ce que j'ai lu d'Umberto est assez indigeste, pire que de lire une doc sur des expressions irrégulières. J'ai lu quelques bouquins et nouvelles dont le fameux Pendule de Foucault et je n'en ai rien retenu (et c'était assez pénible mais à ma décharge, pardonnez le fait que je ne suis pas un littéraire). C'était à l'époque où je lisais les livres de Dan Brown et, au risque d'en offusquer certains une nouvelle fois, j'avais trouvé ces lectures bien plus agréables que celles d'Umberto. Pourtant ces livres ont été décriés par beaucoup pour leurs théories fumeuses. Mais je m'en fous de savoir qui a tort ou a raison, si Brown est un escroc ou pas. L'intérêt que j'ai surtout trouvé à ses bouquins, est que leur approche, bien moins ésotérique, a suscité beaucoup plus de curiosité chez moi, des allers-retours furtifs entre internet et ses romans pour aller à la chasse à l'information, et ce, sans jamais perdre le rythme et le fil des histoires. Je me suis documenté sur pas mal de thèmes, pas pour chercher la vérité ni me forger une opinion - rien à branler, je suis ni pour ni contre bien au contraire, en matière d'expertise, je sais par expérience qu'on peut tourner autour du pot pendant des heures - mais juste pour gagner en visibilité sur des sujets, m'informer sur des évènements historiques, obtenir des points de vue... Alors que pour Le Pendule de Foucault, je trébuchais sur tout : le style, le vocabulaire, les anecdotes, impossible de lire sans m'interrompre à chaque page pour me documenter sur un mot, un thème (mais bon, je suis peut-être trop rigoureux), à tel point que la lecture en est devenue très fastidieuse et j'avais énormément de mal à y revenir. Je viens de relire la portée de son roman, et de me rendre compte qu'il y dénonce l'interprétation à outrance de l'histoire en fait. Mission pas franchement remplie vu que je n'en ai rien retenu alors que la portée du bouquin est pourtant assez en phase avec mon opinion. L'homme est érudit, grand bien lui fasse, mais il a clairement du mal à vulgariser. AMHA, ce bouquin n'est pas une référence en matière de lectures à "effet wikipedia".


ça s'appelle apprendre shuriken.gif
ridu
Je me suis demandé si j'allais répondre à ton intervention pertinente mais je vais faire comme-ci elle l'était. Je ne suis pas un gros lecteur, alors lire se doit avant tout d'être un divertissement, débarrassé d'écueils rédhibitoires. Par ailleurs, je ne pense pas être le seul à considérer qu'en matière d'apprentissage, pour bien faire passer un message, il faut être capable de vulgariser, faire preuve de pédagogie, ce qu'en aucun cas Le Pendule de Foucault ne réussit à faire, ça marche dans les 2 sens, à l'apprenti de faire l'effort de comprendre, et à l'enseignant de faire l'effort d'être compris. Ce n'est pas pour jeter la pierre à ce cher phase_inducer (qui d'ailleurs fait bien remarquer que Eco n'est pas facile d'accès) mais je ressors un vieux dossier des placards, quand on m'avait ici-même recommandé le Pendule de Foucault plutôt que les "mauvais" romans de Dan Brown. Proposer ce bouquin comme roman "d'apprentissage", et renier les autres, c'est comme démarrer l'informatique par les expressions régulières, c'est une fausse bonne recommandation. Passer de Werber à Eco, la marche est (très) haute. Au passage, vous aurez d'ailleurs rectifié par vous-même, je voulais parler d'expressions régulières et non irrégulières, bien entendu (quoi qu'elles ont un potentiel pour l'être).
älva
Faudrait que je lise d'autres oeuvres du monsieur pour confirmer mais dans Le Pendule de Foucault on se rend quand même assez vite compte que le but est de caricaturer, donc on pourrait se dire que l'effet fouillis de la dernière partie du bouquin est voulu. Après je suis d'accord que la lecture en est moins agréable (alors que j'avais dévoré les 100 premières pages comme rarement) et qu'on a l'agaçante impression que l'auteur trouve un malin plaisir à paumer son lecteur. Ceci dit contrairement à toi j'ai apprécié la profusion des références, cet aspect exigeant. Ce doit être un domaine passionnant à étudier pour peu qu'on sache prendre du recul pour en retirer quelque chose, et non pas se laisser absorber comme les personnages justement.

A propos de Eco et Brown, un petit extrait d'une interview d'Eco paru dans le Times qui je pense montre bien pourquoi comparer les deux auteurs est un peu bancal :
CITATION
I am wondering if you read Dan Brown’s “Da Vinci Code,” which some critics see as the pop version of your “Name of the Rose.”
I was obliged to read it because everybody was asking me about it. My answer is that Dan Brown is one of the characters in my novel, “Foucault’s Pendulum,” which is about people who start believing in occult stuff.
ridu
Hum, avec cette citation, tu fais l'amalgame que j'évoquais sur ce forum, quand on me renvoyait dans les cordes lorsque je disais que les bouquins de Brown pouvait avoir une portée enrichissante. J'ai peut-être du mal à m'exprimer et à me faire comprendre.

Deuxième tentative.

Je ne cherchais pas à comparer la rigueur et l'honnêteté intellectuelle des auteurs, mon idée était simplement de dire que Eco ne m'avait pas incité à fournir les efforts nécessaires pour dépasser l'austérité, l'hermétisme (peut-être bien voulu) de son bouquin, et de dépasser le contexte du livre, de ne pas fermer les yeux sur des notions qui me dépassaient, contrairement à Brown. J'ai fait l'effort au début, mais c'était trop pénible sur la longueur. Toutes les 2 pages pour caricaturer, je butais soit sur le vocabulaire, soit sur le style, soit sur les références, ma lecture était trop hachée, définitivement pas divertissante, j'ai trop souvent eu l'impression de lire un dico. Au passage, je ne pense pourtant pas avoir un degré d'exigence en-dessous de la moyenne, je pense même l'être un poil trop.

En lisant les bouquins de Brown, mon objectif n'était pas de valider quelque théorie du complot que ce soit, de rentrer dans son jeu. Je les ai lus tout d'abord pour me faire une idée puis y ai vu une opportunité de m'informer de façon divertissante. Les lectures de ses bouquins ont su susciter mon intérêt, des questions, tout en restant fluide et rythmée. J'ai fait des découvertes sur des évènements, des sites, des gens, je me suis tapé l'histoire de tous les sites majeurs de Rome, renseigné sur les Illuminati, l'antimatière, Leonard de Vinci, une vraie visite de musée romancée !

Mais bon, Brown semble visiblement jouir d'une image qu'il n'est pas bon de cautionner et il semble être de bon ton de dire qu'on ne peut rien tirer de ses livres...
Assatur
C'est marrant que ce soit justement sur Umberto Eco que tombe le reproche de l'élitisme austère anti-fun, quand on sait que c'est probablement le premier mercanti des lettres à avoir osé envisager la réécriture un de ses bouquins, Le nom de la rose, avec moins de description, d'expressions latines etc.

http://www.telerama.fr/livre/umberto-eco-v...ernet,71386.php

Cela a tellement fait hurler les snobinards germanopratins qu'il a du renoncer au projet.
ridu
Bah c'est visiblement quelqu'un d'intelligent qui sait se remettre en cause, je n'en ai jamais douté. Dommage qu'il n'ait pas pu aller au bout de son projet.
Assatur
Non, ça ce n'est pas de l'intelligence, c'est de l'habileté marketing.
Assatur
Ou alors : Eco est intelligent dans la mesure où il a compris qu'un certain nombre de ridurands voulaient consommer de la culture sans se sortir les doigts du cul et décide en conséquence de les flatter avec la seule force du ciseau.

Etant donné qu'il ne me parait pas avoir le talent d'un auteur majeur, on ne peut que l'appuyer.
Ceci est une version "bas débit" de notre forum. Pour voir la version complète avec plus d'informations, la mise en page et les images, veuillez cliquer ici.
Invision Power Board © 2001-2019 Invision Power Services, Inc.
CommunitySEO 1.2.3 © 2019  IPB SEO Module