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Chichi
Je vous dirais ça d'ici quelques jours ! (en ce moment j'ai pas trop de temps pour lire, mais j'essaye d'en trouver le plus possible !)
Earth)))
CITATION(Turtle @ 19.07.2010 - 12:09) *
@ Earth: Les Fleurs du Mal est un livre sans fin, d'une profondeur et d'une puissance rare.
Fait part de tes impressions et demande conseil si tu aimes la poésie. wink.gif


tien, on me conseillerais quoi ?
auteurs à tendance misogyne (baudelaire est déjà pas mal dans le genre héhé)
de la poesie bien sombre, des trucs modernes, du romantisme etc...
Turtle
Si tu es très en mode Baudelaire (qui est unique en son genre, annonçons le d'emblée),
tu finiras nécessairement par aller vers les grands classiques (qui ne sont pas usurpés).

Tu trouveras chez De Nerval (Les Filles du Feu qui sont de la prose ou les Chimères, tout ce qui fait de lui,
l'Homme qui s'est pendu à une grille de la rue de la Ville Lanterne (fantasmagorie, errance, démence, appels aux mythologie, aux rêves, aux souvenirs, aux malédictions ) ;
chez Verlaine (Poèmes saturniens, Fêtes galantes, Romance sans parole, Jadis et naguère),
cette sensibilité hypertrophiée qui le mènera nécessairement à la perdition (ne lis pas les derniers qui sont religieux et ennuyeux) ;
chez Rimbaud, le génie fulgurant, l'hybris, le défi aux Dieux (Une saison en enfer est je pense la plus grande oeuvre poétique jamais écrite) et son lot de misanthropie et de misogynie (bizarre que tu recherches ça, mais si tu en veux, lis "Les réparties de Nina" )...

Tristan Corbière et ses Amours Jaunes te plairont aussi je pense avec ce regard grinçant - il y met tant d'ironie amère ! -, désespéré et pourtant exubérant sur sa vie et ses amours. L'héritier de Villon ?

Et si tu veux du plus sombre encore,
fais toi les Chants de Maldoror de Lautréamont - souvent cité ici -et regarde du côté de Georg Trakl, un poète autrichien que j'avais trouvé par hasard - mort très jeune - et qui concentre dans ses poèmes toutes les figures et les sentiments de l'artiste maudit, qui erre entre le néant et les ruines.

(Si ça te/vous botte, je pourrais développer également sur Artaud, Byron, Pouchkine, Pichette, Musset, Nietzsche, Celan qui, dans le grand écart des siècles, ont également tous écrit, mais de manière très différentes, sur les thèmes que tu recherches).
VaZKeizH
Raah ouais Les Chimères de Nerval putain, Artemis est à se damner.
älva
Tiens oui justement je commence à m'intéresser à Byron, t'as des pistes pour commencer Turtle?

Même demande pour Yeats au passage. Je pense que je serais plus branché par ses débuts mais faut voir. Si quelqu'un s'y connait...
VaZKeizH
Je n'ai qu'un recueil de Yeats et il s'appelle Derniers Poèmes haha, pas forcément ce que tu cherches donc. C'est magnifiquement enragé sinon, et je crois que c'est allé crescendo niveau violence des vers avec le temps, mais je ne connais pas assez l'oeuvre du bonhomme pour parler de ses débuts. Peut être qu'une tortue ou autre passant par là pourra t'en dire plus.
Turtle
@ Alva: A une époque où j'ai dévoré tout ce qui touchait de près ou de loin au courant romantique,
j'ai forcément été captivé par Byron (plus pour son côté aventurier qui meurt pour la cause grecque que pour son aspect pré-Oscar Wilde vis à vis de la société).

J'ai "parcouru" (comme dit Godard) Child Harold, son Dom Juan, beaucoup lu ses poèmes et me suit particulièrement arrêté sur Manfred, un "poème dramatique", qui mêle la tragédie et le fantastique (Manfred y dialogue avec "des esprits". Inspiration de Lewis ?).
Byron himself le qualifiait pour sa part de "sauvage, métaphysique et inexplicable".

Tu as une belle édition bilingue dans la collection "Ressouvenances".

On retrouve l'héritage de Shakespeare, de Goethe, de Marlowe, et tous les thèmes du romantisme le plus pur ("Il y a un pouvoir sur moi, qui me refuse/ Et qui me fait une fatalité de vivre.../Si je puis nommer vivre de porter en moi/ Cette stérilité de l'Esprit et puis d'être/ Le tombeau de ma propre Âme ; car j'ai cessé/ De justifier mes actes vis-à-vis de moi:/ C'est ainsi la dernière infirmité du mal.)...

Pour la petite histoire, l'amour incestueux entre Manfred et Astarté serait la projection de son propre amour avec sa sœur Augusta. Ca te pose le truc.

C'est ce que je préfère de lui et que je te conseille en terme d'œuvre en soi (à moins que tu veuilles aller direct au cœur de sa pensée/vie, dans ce cas, lis Child Harold).
Concernant la poésie, procures toi le Poèmes des éditions Allia. Là aussi, c'est bilingue. Le bouquin est fin, élégant et te montre pourquoi son auteur est probablement le plus grand poète anglais.

Pour Yeats, je connais moins bien. Je n'ai lu que quelques poèmes dans des recueils généralistes donc je ne pourrais pas être plus pertinent que la moyenne. Ca ne m'a jamais tenté plus que ça. Pourquoi t'attire-t-il ?

@ VaZKeizH: "Artemis" est effectivement immense. J'habite à Montmartre, et sa mémoire hante pas mal les lieux. Aller lire les Chimères dans "L'Allée des brouillards", c'est assez priceless.
älva
CITATION(Turtle @ 20.07.2010 - 16:07) *
Pour Yeats, je connais moins bien. Je n'ai lu que quelques poèmes dans des recueils généralistes donc je ne pourrais pas être plus pertinent que la moyenne. Ca ne m'a jamais tenté plus que ça. Pourquoi t'attire-t-il ?

J'ai cru comprendre qu'il a beaucoup été influencé par le folklore irlandais à ses débuts, je serais curieux de voir ça en vers.

Merci beaucoup pour le topo sur Byron, ça donne envie!
Turtle
De rien, c'est avec plaisir. Tu me feras ton feed back quand tu auras lu ça.

Pour Yeats, oui j'ai la même idée de lui que toi, et c'est justement ce rapport aux mythes/folklore qui ne
m'attire pas du tout.

Autant chez De Nerval, ça ressemble à l'entrée dans la psyché d'un dément ou à une passerelle
vers un autre monde, mais chez Yeats, je sais pas, j'ai pas le truc. Mais je vais m'y replonger.
Il est fort possible que ce soit lié à une mauvaise appréhension de ma part.
vince-shi
Les meilleurs choses lues dernièrement :

Thomas Pynchon - V.

Une question qu'on pose souvent à propos de cet auteur : comment l'imagination d'un seul homme peut-elle être à l'origine de tout ça ? Comme je l'ai lu quelque part, Pynchon est un auteur qui prend TOUT comme sujet, rarement l'expression "livre monde" aura pris autant de sens qu'avec lui. Ses livres sont d'une densité folle et semblent complétement inépuisables.

Dans V., il s'agit de deux histoires en parallèle, celle de Benny Profane qui erre avec la "Tierce des paumés" à NY dans un esprit sexe drogue et rock'n'roll, et la quête parano de Herbert Stencil qui enquête à travers l'histoire pour découvrir ce qui se cache derrière l'initiale V. dont il est fait mention dans le journal de son père. S'agit-il de Victoria, ce personnage qui traverse les époques et les villes du monde, de la Vénus de Botticelli ? du mystérieux pays de Vheissu ? ... Pour tenter de rassembler des indices il va traverser la planète en même temps qu'une partie de l'histoire du XXe siècle, de NY à La Valette, en passant par l'Italie, la Namibie, le Caire, etc.

On retrouve déjà dans ce grand chaos les grands thèmes de Pynchon, la paranoïa, l'entropie, et l'on peut lire des pages sublimes sur le lent et inexorable écroulement notre civilisation et toute la drôlerie qui s'en dégage. Car le livre est aussi très, très drôle, lire Pynchon c'est un peu comme se balader hilare dans les ruines du siècle (mmmh). On comprend déjà dans ce roman de 1963, son premier, qu'il est un immense écrivain. Génial pour commencer avec cet auteur, avec le suivant, Vente à la criée du lot 49, qui est aussi son plus court (à peine 200 pages contre minimum 600 pour les autres).

Au passage je dirai que Pynchon est un équivalent littéraire à la musique des Residents, la comparaison me semble tout à fait juste.

Qui en a lu / voudrai en lire par ici ?

William T. Vollmann - Des putes pour Gloria

200 pages de la quête complétement hallucinée d'un type dans le Terderloin (les bas quartiers de San Francisco), qui se construit le fantasme d'une femme (Gloria) à partir de ce qu'il trouve chez les putes du coin, des cheveux, des souvenirs, etc. Le libre est aussi beau qu'il est court, et l'écriture est grandiose. Vollmann quoi, tout ce que fait ce mec est passionnant, essais comme romans.
Chichi
CITATION(Turtle @ 20.07.2010 - 14:16) *
(bizarre que tu recherches ça, mais si tu en veux, lis "Les réparties de Nina" )...


Ha que ce poeme a put me faire vibrer !!! " Et mon bureau ?"
La façon dont il fait l'eloge de la vie que les deux protagonistes auront si Nina décide de partir avec lui est tout simplement spectaculaire. Je suis pas sur de cerner le sens entier de ce poeme, vu que je ne l'ai jamais étudié, juste lus et relus, mais je trouve vraiment que c'est une des plus belles oeuvres de Raimbaud.
Earth)))
CITATION(Turtle @ 20.07.2010 - 14:16) *
et son lot de misanthropie et de misogynie (bizarre que tu recherches ça, mais si tu en veux, lis "Les réparties de Nina" )...


J'ai beau aimer les femmes plus n'importe quel autre, je n'en reste pas moin un fieffé misogyne haha
c'est ma contradiction.

en tout cas merci turtle
Chichi
En fait nan rien
Chorizo
Le bourg de Stépantchikovo et sa population, Dostoievski

Oeuvre "mineure" de Dostoievski, certes, mais qui préfigure ses futurs chefs d'oeuvre. Ecrit à son retour de bagne, Le Bourg de Stépantchikovo..., ce Tartuffe russe, joue la farce sans concession, dans ses situations et dans sa galerie de personnages hauts en couleurs, tous plus ridicules les uns que les autres, jusqu'à l'excès. Mené tambour battant, le rythme est celui d'un homme libre, qui a besoin de se laisser écrire, après tant d'années de frustration.

CITATION
Le personnage principal Sergey Aleksandrovich quitte Saint Pétersbourg lorsque son oncle, le colonel Yegor Ilich Rostanev l'invite à rejoindre sa propriété. Il découvre qu'un charlatan, Foma Fomich Opiskin, a escroqué bon nombre de nobles en leur faisant croire en son honnêteté alors qu'il est agressif, égoïste et rancunier.

Plunk
CITATION(vince-shi @ 20.07.2010 - 17:54) *
l'entropie

Un jour, faudra qu'on m'explique ce que ça veut dire, ça. mellow.gif



Bon, tant que je suis aux US, il faudrait que je me chope des grands classiques de la littérature anglophone. C'est pas forcément un grand classique, mais le V. de Pynchon m'intéresse uniquement à cause de l'album Vheissu de Thrice. happy.gif Je suis vraiment pas un grand lecteur, je lis presque pas, en fait (faudra que je change ça), mais j'ai souvent envie de lire des bouquins auxquels mes groupes préférés font référence dans leur musique.
vince-shi
Si si, V. est ce qu'on peut appeler un classique, il est même souvent étudié à l'école outre-atlantique (si on peut dire que c'est comme ça qu'on reconnait un "classique" haha). Pynchon est reconnu là-bas comme l'un des 10 écrivains américains les plus importants du XXème siècle, à l'aise, même si on en parle trop peu chez nous. C'est du même tonneau que Faulkner, Steinbeck, Kerouac, Salinger, Dos Passos et compagnie). En général, c'est L'arc-en-ciel de la gravité qui est considéré comme son chef d'œuvre.

Et l'entropie c'est à la base une notion scientifique (de thermodynamique), en gros c'est la tendance qu'à tout système énergétique clos à s'épuiser. C'est un phénomène généralisé et irréversible que tu peux étendre à absolument tout dans l'univers : tout s'use et fini par s'arrêter. Pense à une étoile qui s'éteint lentement, pense à l'érosion, à l'usure de n'importe quoi, des civilisations, de la vie elle-même qui finit inéluctablement par la mort.
Turtle
@ Earth: Faudra que tu nous développes ça un jour !

@ Chocho: Je l'ai pas lu celui là. Il est bien ? Parce que globalement, tous les "petits" de Dosto que j'ai lu (Le Bourgeois de Paris, le Petit Héros, le Joueur...) - excepté Les Carnets du sous-sol - sont quand même bien en dessous de ses œuvres magistrales. Comme s'il avait besoin d'espace pour répandre l'étendue de son génie.

@ Chichi: Le sens de ce poème réside dans cette rupture brutale entre les rêveries/aspirations/élans du poète et la réponse lacunaire/matérialiste de cette Nina. De là tu en déduis, soit qu'elle est idiote soit qu'elle est à côté de la plaque.
Derrière ce poème, tu peux donc y voir la déception amoureuse, le décalage poète/monde, la misogynie, l'explication du "choix"
de l'homosexualité plutôt que l'hétérosexualité, une blessure d'adolescence etc... C'est vaste.

@ Vince: J'ai rien lu de Pynchon. Et si tu dis vrai, c'est étrange qu'il n'est pas la notoriété des autres que tu cites.
Comment tu l'expliques ?
Et sinon, le "genre", c'est plutôt SF, Polar ? Ou errance humaine à l'américaine ?
Et sinon, niveau style tu le rapproches de qui ?
vince-shi
Il n'y a que chez nous que Pynchon n'a pas beaucoup de renommée. Et encore si tu fais une petite recherche sur internet tu verras que ce n'est pas forcement vrai puisqu'il y a une abondante critique. Dès que tu fais la recherche en anglais c'est encore autre chose, ne serait-ce que par exemple le Wiki consacré entièrement à l'œuvre de l'auteur, dans lequel chacun de ses livres bénéficie d'un lexique, et de tonnes d'infos bien utile face à l'érudition de ses bouquins (il faut le lire pour le croire). Aux Etats-Unis Pynchon bénéficie dune renommée importante, ses livres sont constamment édités dans les collections "classiques" e font l'objet d'une critique universitaire considérable.

Autre chose : tout ce que l'on connait de Pynchon c'est deux ou trois photos de l'époque ou il était dans la marine. Et deu trois détails de sa jeunesse, il est encore plus discret que Salinger l'était (tu auras plus de détails sur sa page Wikipédia si besoin est).

L'autre raison pour laquelle on parle moins de Pynchon est que mis à part Vente à la criee du lot 49, ses livres sont extrêmement longs et difficiles a lire, très érudits, et souvent la narration ne suit pas de ligne directe, elle est éclatée, les personnages apparaissent et disparaissent, les digressions sont constantes, les métaphores scientifiques sont complexes, etc.

Dans un très beau texte, Elfriede Jelinek (écrivain allemande, notamment de La pianiste, reproduit a l'écran par Haneke) disait que L'arc-en-ciel de la gravité était le plus beau livre jamais écrit. Elle disait aussi que Pynchon pouvait être comparé à un nombre impressionnant d'écrivains, elle cite Joyce, Burroughs, Kafka, Nabokov, T. S. Elliot, Balzac, Melville et d'autres que je n'ai plus en tête.

Quant au genre, la question est difficile. Ce n'est pas vraiment de la littérature de genre même si ça en emprunte parfois quelques ficelles, au roman historique par exemple, à la science fiction si on veut (j'ai lu quelque part que l'on pouvait considérer L'arc-en-ciel de la gravité comme l'ancien testament du cyber-punk, le Neuromancien étant le nouveau testament). Contre-jour, son dernier roman traduit en français, pastiche parfois le western et le roman d'aventure. L'œuvre de Pynchon a une ambition vraiment totalisante. (à suivre je suis sur mon téléphone lol.

Si tu as du temps je te conseille vraiment Vente à la criée du lot 49 qui n'est pas du tout son meilleur livre mais qui est tout de même très puissant, terrible dans son fond, et qui donne un bon aperçu de l'œuvre du monsieur. Je serai ravi d'en parler plus en profondeur avec toi. Vraiment ca le mérite.
Turtle
Tu fais chier. Mais vraiment.

Quand je pense à tout ce que j'avais prévu de lire prochainement - que je devais lire -,
tu me rajoutes un Monsieur Parpaing (car oui vu comment tu donnes envie, je vais être obligé de m'y plonger et pourtant ça a pas l'air de se lire en une soirée).

Bref, la semaine prochaine, je vais acheter 2,3 de ses bouquins. C'est décidé. Tu es un salaud Vince.
Qu'est-ce que je leur dis moi à Guerre et Paix, L'Idiot, L'Homme sans qualité et La Chartreuse de Parme ?
vince-shi
Aaaah tu pouvais pas me faire plus plaisir !

J'en dis pas plus parce que j'étais déjà à fond, juste qu'il faut faire attention aux traductions. Celles des deux derniers, Mason & Dixon et Contre-jour sont parfaites, mais voilà les pavés quoi, surtout Contre-jour qui en poche fait 1500 pages. Je l'ai commencé il y a un mois et j'en suis à la page 400 seulement, j'ai déjà l'impression d'avoir lu 10 livres question densité. Et le plus fou c'est que c'est de l'émerveillement constant, et le style est éblouissant.

Par contre la traduction de L'arc-en-ciel de la Gravité date des années 80 je crois, elle est souvent citée comme exemple type de traduction de merde (toujours mieux qui de rien comprendre en anglais cela dit haha). Les autres sont coolos.

Pour finir, une très belle critique de Vente à la criée du lot 49 : http://livres.fluctuat.net/thomas-pynchon/...as-pynchon.html

Et le Pynchon wiki : http://gravitys-rainbow.pynchonwiki.com/wi...title=Main_Page
Chorizo
J'ai Contre-jour, qui m'attend sur une étagère. Je vois le pavé, il me sourit sournoisement. Un jour, je m'y attaquerai également.

Mais puisqu'on parle pavé, Mantra de Rodrigo Fresan m'a littéralement retourné la tête ces derniers jours. Kaléidoscope littéraire, déconstruction du roman, effacement des repères, ce livre est une mine, à l'écriture fine et précise dans un grand bordel digne de la ville de Mexico, dont il est question dans ce livre. Comment parler du DF? Par l'annihilation du temps et de l'espace, par de multiples références qui finissent par se parodier, par un roman orgiaque. Bouffe et vomis-le.

CODE
Il est possible que Mexico soit une tumeur géographique. Ce qui est sûr et certain, c'est que cette ville ne cesse de grandir. Comment faire tenir tout Mexico dans un livre ? C'est ce que je me suis proposé de faire dans ce roman démontable qu'est Mantra. Je trouvais intéressant qu'un livre sur une ville aussi gigantesque qu'un pays puisse correspondre à la forme et à l'esprit qui l'avait inspiré. De là la monstruosité de Mantra, qui est presque une aberration littéraire où les narrateurs se transforment en d'autres narrateurs (le roman commence sur le récit d'une tumeur cérébrale et se poursuit dans la bouche d'un mort français qui raconte ce qui se passe dans un inframonde précolombien; il se conclut entre les dents et la langue d'une sorte de momie-robot qui cherche son père dans les ruines futures d'un District Fédéral apocalyptique où le temps est circulaire et où les morts relatent l'histoire)...
J'irai même plus loin : je crois que Mexico est franchement une autre planète où culture terrienne et culture extraterrestre s'entrechoquent. [...] C'est un grand cut-up, un crack-up, un up-up en soi, un tremblement de terre permanent."


vince-shi
En parlant de Fresan, tu as déjà lu du Roberto Bolano ? J'ai fini Le gaucho insupportable et Les détectives sauvages très récemment et j'ai vraiment adoré, surtout le deuxième. J'ai prévu de lire 2666, mais c'est encore un mastodonte qui va devoir attendre.
Chorizo
La même pour 2666, ahah. Je n'ai rien lu de Bolaño, jusqu'à présent mais je compte bien réparer cela.

Je me demande d'ailleurs si on s'est pas fournis à la même adresse wink.gif
vince-shi
Ah, bien vu mais je n'avais pas vu cette liste. Pourtant il y a beaucoup de mes références (Pynchon, Vollmann, Bolano), et aussi nombre de livres que j'ai prévu de lire (Gass, Denis Johnson, Mathias Enard, Rodrigo Fresan, Richard Powers).

Mais ouais Les détectives sauvages tu devrais aimer. C'est une énorme roman polyphonique dont les personnages errent dans le D.F., en Espagne, en Afrique. L'ambiance peut rappeler Kerouac mais le style et l'ambition sont complétement différents.

Sinon l'une de mes références sur internet c'est ça : http://www.fricfracclub.com/spip/
appleminis
Est-ce que quelques uns d'entre vous sauraient me conseiller des livres consacrés à l'histoire du Cambodge ?! Je m'intéresse à ce pays en ce moment et je voulais vos lumières. Je cherche des livres parlant en général de l'histoire du Cambodge, mais aussi des plus précis sur la période Pol Pot (en fait j'aimerais d'abord lire des livres généraux, pour bien comprendre le pays, et après aller plus précisément sur une période). Vous avez des idées ?
Chorizo
CITATION(vince-shi @ 26.07.2010 - 10:14) *
Mais ouais Les détectives sauvages tu devrais aimer. C'est une énorme roman polyphonique dont les personnages errent dans le D.F., en Espagne, en Afrique. L'ambiance peut rappeler Kerouac mais le style et l'ambition sont complétement différents.


N'en dis pas plus, je prends !

CITATION(vince-shi @ 26.07.2010 - 10:14) *
Sinon l'une de mes références sur internet c'est ça : http://www.fricfracclub.com/spip/

Comment ça s'utilise, cette bête-là?
vince-shi
Cool !

Sinon cette bête là s'utilise un peu comme n'importe quel autre site haha sauf que là ça parle de bouquins. Il y a régulièrement des critiques sur l'actualité (ou pas), des interviews et des essais plus ou moins intéressants. En tout cas je me reconnais bien dans leurs goûts (toi aussi surement).

Une interview de Fresan par exemple : http://www.fricfracclub.com/spip/spip.php?article268

Et une critique des Détectives sauvages (au pif) : http://www.fricfracclub.com/spip/spip.php?article249
Neocreed
Bon la je suis en train de lire Sur la route de Kerouac mais le poche que j'ai est une traduction de Jacques Houbard (1976) et je la trouve plutot médiocre. Je suis pas capable de le lire en anglais donc connaissez-vous une traduction meilleure de ce livre?
vince-shi
Gallimard vient tout juste de le rééditer avec une nouvelle traduction et les vrais noms des personnages conformément à la volonté de l'auteur.
Chorizo
Moins que zéro, Ellis.

Vais pas refaire un paragraphe sur Ellis, abondamment commenté en ces pages, quelques mois et années plus tôt. Ceci dit, je n'avais jamais lu son premier roman. Chose faite, amusant de voir que son écriture - comme le narrateur - conserve une certaine forme de pudeur, qui s'évanouira totalement par la suite. Les scènes d'ennui et de désœuvrement se suivent et se ressemblent et l'on finit par terminer le livre assez apathique et blasé, après un ultime sursaut de malaise. Ce qui touche au but, non?

La lenteur, Kundera.

Essai enchâssé dans un roman, qui se découpe en 3 histoires/fables entremêlées. Kundera flâne, pourtant, laisse traîner son écriture. La lenteur ou comment l'homme peut retrouver son bonheur, en sortant du temps et en se concentrant sur les lentes voluptés des sens. La vitesse, au contraire, permet à l'homme d'oublier, de se perdre, et le transforme en personnage grotesque, gesticulant vainement. Un livre léger à lire dans le métro, où le temps passera tout seul.
DEJuMe
QUOTE(Neocreed @ 28.07.2010 - 10:31) *
Bon la je suis en train de lire Sur la route de Kerouac mais le poche que j'ai est une traduction de Jacques Houbard (1976) et je la trouve plutot médiocre. Je suis pas capable de le lire en anglais donc connaissez-vous une traduction meilleure de ce livre?

Lis du Bukowski.
Neocreed
j'prefere beigbeder
Sickness
j'avais attaqué La déchirure (the killing fields), roman historique sur la vie de Sydney Schanberg au Cambodge entre 1972 et 1979: prenant et très intense. j'ai enchaîné sur le recueil de nouvelle d'Anne-Lise Grobéty: La fiancée d'hiver.
Persona
question : est-ce que du Peter Sotos ça se trouve facilement en France ou est-ce que c'est pas la peine de continuer de chercher (en sachant que je peux pas commander sur l'Internet) ?


sinon je viens de finir Substance Mort de Philip K. Dick, considéré comme l'un de ses meilleurs je crois. Y a des thèmes très intéressants, en particulier sur l'identité, sur le Temps, et aussi bien sûr sur la drogue. On sent vraiment très bien le désespoir de PKD, sa peur du système qui apparaît comme terriblement dégueulasse et ironique, ainsi que son regard sombre mais lucide sur lui-même et sur les drogués (il a écrit ce bouquin en connaissance de cause). En ce qui concerne le thème de la drogue, c'est moins intéressant qu'un William S Burroughs, mais les questions posées sont intéressantes et ne sont d'ailleurs pas centrées sur la drogue, et j'aime particulièrement sa vision du monde moderne et ses personnages principaux, des loosers complètement hallucinés. D'un point de vue purement littéraire, même si j'ai du mal avec son style d'écriture y a qq idées vraiment géniales, comme des textes incrustés en plein récit, des poésies en Allemand ou des textes scientifiques.

Du coup j'hésite: je reprends la lecture de Ubik que j'avais pas trop accroché au début mais qui a l'air très pertinent sur la suite (comme Substance Mort quoi) ou les nouvelles d'Interzone de Burroughs, un peu gentillettes pour du WSB mais bien cool aussi. Ha une voix me dit aussi d'apprendre mon code mais je lui réponds d'aller se faire foutre.
älva
Tiens justement je viens de finir Immunité et autres mirages futurs, le recueil des premières nouvelles de Dick, écrites vers 52-53. Le style est encore un peu maladroit (il n'a que 25 ans) et les thèmes sont encore assez classiques quoiqu'on entrevoie déjà sont penchant ultra-pessimiste (les fins heureuses sont rares) et son obsession de la "réalité illusoire" (dans Reconstitution historique par exemple).

Il s'agit d'anticipations qui ont souvent lieu après une 3ème guerre mondiale dévastatrice dans un univers post-apocalyptiques. On retrouve aussi du voyage temporel, de la société tyrannique qui efface la notion d'individu, des robots trop évolués... Bref encore rien de vraiment exceptionnel (disons qu'à l'époque il est encore sain d'esprit, ça doit être lié) mais c'est très intéressant pour qui veut approfondir l'oeuvre du monsieur.
Blixa
l'été, c'est l'occasion de lire des bouquins sur les maths. Pas que je sois obnubilé par ça, mais j'aimerais pouvoir enrichir mes cours de considérations historiques, artistiques et philosophiques et ce ne sont pas mes cours de Fac qui vont m'y aider.
Du coup, je suis obligé de me former tout seul...

Denis Guedj - Les mathématiques expliquées à mes filles

je suis un peu tombé sur ce livre par hasard et l'ayant commencé par le passage sur le zéro, j'étais plutôt satisfait de l'avoir acheté. Malheureusement, hormis ce passage (que je devrais pouvoir utiliser en cours), c'est plutôt décevant: les idées se succèdent à un rythme effréné ce qui empêche tout approfondissement, j'ai l'impression d'avoir affaire à un zapping permanent...
Le niveau mathématiques n'est guère élevé et pour l'instant, hormis qq racines grecques de mots utilisés en maths, je n'ai pas appris grand chose... Ce livre ne va pas révolutionner mon enseignement
Persona
fini: Ubik, toujours de PKD

autant j'avais un peu de mal au début avec cet univers sci-fi très poussé, autant arrivé à un certain point ça devient complètement génial. On croit être embarqué dans une aventure, puis sans prévenir tout s'accélère, tout dévie, les idées géniales qui sentent bon le PKD nous viennent de tout les côté, chaque dénouement laisse place à une intrigue encore plus obscure, et ça ne s'arrête jamais. C'est immense. eXistenZ et Scanner puissance 10 trente ans avant leurs sorties, par ailleurs le pourquoi du comment m'a pas mal fait penser à Neuromancien (le gamin virtuel/en semi vie qui piège les gens et les contrôle avec ses propres projections mentales).

C'est moins sombre que Substance Mort, mais c'est clairement plus halluciné, plus mystique, beaucoup moins terre-à-terre au niveau des thèmes et des questionnements mais franchement intéressant. Je comprends pourquoi il est considéré comme l'un ou LE chef-d'oeuvre du mec.


du coup mnt je vais probablement continuer Capitale de la Douleur de Paul Eluard, effectivement c'est très proche de ce que je recherchais.

D'ailleurs Maldoror, j'ai vraiment du mal avec son style, bien que son Chant contient quelques passages assez savoureux.
Persona
Han là je suis en train de dévorer à moitié bleu Journal d'un Vieux Dégueulasse de Charles Bukowski

aaaah putain que c'est bon. Un vieux raté plein d'alcool et de vice qui crache tout ce qu'il a à dire (et putain dieux sait qu'il en a à dire) sans se foutre un instant de la Bôté du Verbe, alignant ses pensées sans aucun respect de la ponctuation ou dieux sait - encore une fois quelle connerie on a inventer pour se substituer au fond. il aligne au file de cours chapitres des évènements de sa vie et des histoires - j'imagine complètement inventées, genre celle du kid avec des ailes dans le dos qui se fini dans un bain de sang et de foutre, il me semble que c'est peu crédible - dans lesquelles il déverse dans un cynisme fataliste et une franchise absolue des visions parfaitement dégueulasses et pleines de sens, pertinentes et touchantes de dure lucidité. j'en suis pas très loin mais c'est facilement dans mes bouquins préférés avec le festin nu. d'ailleurs c'est assez marrant de voir jack Kerouac érigé en maître de la poésie moderne et W. Burroughs se faire trainer dans la boue hahah.

bon soir.
Pentacle


Le premier va me permettre d'approfondir Joy Division.
Le second ne m'a coûté que trois fois rien et ça avait l'air fun.
samizo kouhei


J'ai fini les 750 pages de ce tome inaugural (au prix de quelques heures de sommeil) et ça déménage quand même très fort(disparition prématurée de personnages importants, coupage dans le vif de certaines intrigues). Par contre, même sur HBO, je crois que tout ne pourra pas être adaptable. :-D
kanashibari
POuah je ne connais pas du tout, ça me donne trop envie, ça fait des années que j'ai arreté de lires tout les bouquins heroique/épique/fantastique ...

La je suis en train de finir "Le fait du Prince" et puis j'entame "Metaphysiques des tubes", tout deux d'Amélie Nothomb. Faut que je relise "Cosmétique de l'ennemi" aussi, le livre qui m'a fait aimer l'écrivaine. A part ça faut que je me remette au thriller de Tom Clancy aussi ...
binouze
Après avoir fini Perle de Chine d'Anchee Min


j'ai commencé et terminé un livre que j'ai eu pour mon anniversaire :




Maintenant, je ne sais pas si je dois continuer ma lecture de Kawabata, ou, alors commencer un des deux romans de Pearl Buck ou alors piocher dans mes nombreux autres livres... :s Que c'est compliqué !



Sinon Perle de Chine est un très bon livre (pour celui qui s'intéresse à l'histoire de la Chine et de ses habitants), et il m'a donné envie de lire ce que Pearl Buck a écrit. Pour The Reader, je n'ai pas été déçu, et demain je compte me regarder le film (que j'avais déjà vu lors de sa sortie au ciné), pour voir les différences apportées entre le livre & son adaptation au cinéma.
Plunk
Je viens de finir Le Bizarre incident du chien pendant la nuit, de Mark Haddon. Je l'ai lu en une journée, je crois pas que ça m'était déjà arrivé.

Le héros est un gamin autiste (ou quelque chose dans ce genre) de 15 ans, du genre à se réciter des nombres premiers pour se détendre, à ne pas supporter qu'on le touche ou à se dire que s'il voit trois voitures rouges d'affilée sur le trajet de l'école le matin, ce sera une bonne journée, mais s'il en voit trois jaunes d'affilée, ce sera une mauvaise journée.
Le chien de sa voisine a été assassiné (je sais pas si on peut utiliser ce verbe pour un chien mais bon...), et il enquête pour savoir qui est le tueur, comme dans Sherlock Holmes, qu'il adore. Ce qu'il va découvrir va compromettre le fragile équilibre de sa vie.


Forcément, si je l'ai lu en une journée, c'est que j'ai adoré. happy.gif Si vous voulez avoir une petite idée de ce qu'il se passe dans la tête de Sheldon Cooper, je pense que ce livre en donne une description assez proche. biggrin.gif L'auteur retranscrit très bien ce mode de pensée très particulier, focalisé sur les détails, très littéral... Un cerveau trop performant, en quelque sorte, et du coup il sature.
C'est aussi assez bouleversant de voir tous les dégâts que ce gamin fait autour de lui, à quel point il rend la vie de ses proches infernale, et tout ça sans qu'il ne s'en rende compte et bien sûr sans aucune intention de faire du mal.
Euka
Achat du soir, bonsoir :




Histoire de me remettre à niveau et de palier à la perte de mes cours d'IUT.
Cet ouvrage est une initiation à la psychologie sociale de la communication, dans laquelle théorie et méthodologie sont étroitement liées, garantissant une approche rigoureuse des situations de communication: la communication interindividuelle, l'écoute active, les méthodes d'entretien, la dynamique des communications dans les groupes, la conduite des réunions, les relations entre communication et influence sociale, conformisme, innovation, rôle des majorités et minorités.


Quelqu'un sait ce que celui-ci vaut ?
SP64
CITATION(Rick Astley @ 09.09.2010 - 22:41) *
Histoire de me remettre à niveau et de palier à la perte de mes cours d'IUT.
Cet ouvrage est une initiation à la psychologie sociale de la communication, dans laquelle théorie et méthodologie sont étroitement liées, garantissant une approche rigoureuse des situations de communication: la communication interindividuelle, l'écoute active, les méthodes d'entretien, la dynamique des communications dans les groupes, la conduite des réunions, les relations entre communication et influence sociale, conformisme, innovation, rôle des majorités et minorités.
Quelqu'un sait ce que celui-ci vaut ?

Mon dieu, de la psychologie... ^^




Je me remet à la lecture cette année, et je vais commencer par terminer ce livre que
j'avais à peine débuter il y a un moment maintenant.

The Last Pope est une intrigue politico-religieuse autour du Vatican avec lutte de pouvoir et autres magouilles, ça m'avait semblé assez sympa comme synopsis.
Euka
J'ai bouffé 2 ans de com' en IUT. Et là, je peux enfin m'en servir au taff. Et manque de pot, j'ai oublié 95% des choses, donc je dois me remettre dedans wink.gif
Kilmü
CITATION(vince-shi @ 28.07.2010 - 11:13) *
Gallimard vient tout juste de le rééditer avec une nouvelle traduction et les vrais noms des personnages conformément à la volonté de l'auteur.

Tiens j'étais passé à côté de ça. Bonne nouvelle.


Et je ne savais pas où poster ma demande: je cherche de livre De Mémoire Indienne de Tahca Ushte et Richard Erdoes.
Impossible de mettre la main dessus à un prix décent... même en occaz.
Swampbear
Je lis le H.S. des Inrockuptibles sur la littérature américaine,
Puis le H.S. de Beaux Arts sur la BD américaine,
Et aussi Top Secret 51 (j'aime les O.V.N.I).
Persona
haha ça a l'air sympa Top Secret 51 !



là j'ai repris la lecture de Lettres du Yage de William S. Burroughs; bouquin épistolaire réédité moult fois (donc on a là le fruit d'un long travail de recherches) composé à partir des lettres que Burroughs envoyait à son pote Ginsberg durant son voyage au Mexique (après avoir été désintoxiqué, donc pas de cavales follement lamentables à la Junky), à la recherche de cette fameuse drogue amazonienne, le yage (prononcer ya-hé) également connue sous le nom d'ayahuasca, et de ses prétendues propriétés télépathiques. Parce que depuis que j'ai vu le docu de Kounen et la conférence de Narby, ce truc m'obsède. Alors quand c'est l'auteur du Festin Nu qui en parle, c'est doublement gagno.


pour le moment j'en suis à peine à la moitié, mais je prends bien mon pied. Dans la première partie, Burroughs nous fait part de sa vision crue et lucide d'une Amérique du Nord décadente, corrompue et étouffantes, avec quelques anecdotes immondes mais assez savoureuses de noirceurs sous sa plume tranchante. Pour le moment j'ai pas encore beaucoup lu sur l'ayahuasca, mais c'est intéressant de voir que ce qu'il en dit est pas super cohérent avec ce que j'ai vu sur le net.

Par contre, je sais pas du tout ce que vient foutre cette parenthèse délirante sur l'arrivée au pouvoir de Roosevelt, on dirait un extrait du Festin Nu qui se serait égaré; c'est vraiment kiffant mais je pige pas ce que ça fait là.


à suivre, mais va falloir que je me bouge le cul, parce que non seulement la lecture c'est pas mon truc (sauf quand je suis un peu bourré) mais en plus j'ai l'Odyssée a lire pour le lycée.


edit: la fin c'est du délire total, l'expérience du rituel au yagé est vraiment intéressante et finalement colle avec ce que j'avais vu/lu/entendu ailleurs, et les derniers mots écrits par Ginsberg et Burroughs sont géniaux, de la poésie en cut-up avec citations de Hassan-i-Sabbath, gros win.
mich
@ turtle(voir le topic des écoutes pour avoir le début de la conversation): Sur l'Internationale Situationniste, pour l'instant j'ai lu que des docs internet. Il en va de même pour les grandes figures du mouvement(merci wiki). Concernant l'oeuvre de Debord, j'ai lu une première fois la société du spectacle, sans connaissance de l'auteur/IS. Je n'ai pas compris grand-chose mais, en allant du côté du cinéma et en m'intéressant plus sérieusement au sujet, j'ai repris la lecture de la Société du Spectacle. Sinon, j'ai commencé la lecture de la revue de l'Interntionale Lettriste, Potlach. Disponible gratuitement sur le web. Je te cacherais pas que le cinéma a bcp joué dans l'intérêt que je porte à Debord/IS/IL.
Donc, je commence, doucement, à m'intéresser au sujet. Si tu as des conseils de lectures d'auteurs situationnistes ou ayant étudié le mouvement, je suis preneur.
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