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> Que lisez-vous actuellement ?, Oui, les metalorgiens lisent-ils ?
raikage
posté 14.07.2012 - 14:10
Message #4161


le jeune sage^^
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Je pense surtout que Mich faisait de l'humour.
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mich
posté 14.07.2012 - 14:44
Message #4162


Olen Jumala
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Ah mais c'était de la pure provocation de ma part, évidemment que le Nouveau Testament est tout autre chose.

Et je comptais parler du film de Pasolini, L'Evangile selon Saint-Matthieu, dans le topic approprié, donc, je vais me contenter de la version papier. Sur Judas, ce n'est pas que Jésus ordonne, mais par 3 fois, il annonce sa trahison, sa mort et sa résurrection. Dans l'Evangile de Matthieu, lors que la Cène, Jésus déclare aux disciples que l'un d'entre eux le trahira et tous vont dire, chacun leur tour "Surely it is not I, Lord?". Judas lui-même lui dit cela et Jésus lui répond "You have said it"

Le problème de ce passage et d'une bonne partie de la Bible c'est sa traduction. Dans le Nouveau Testament en anglais que j'ai lu ce sont les mots que j'ai retranscris. On peut donc en déduire, que Jésus ne sait pas qui va le trahir ou du mois, feint de le savoir. Dans une bible en français(que je possède) la traduction est radicalement différente:
- Judas: Est-ce moi, Seigneur?
- Jésus: Tu l'as dit.
Là c'est clair.

Mais outre ça, dans les 4 évangiles, il y a une prophétie du Christ qui revient à chaque fois lors de ce passage. Juste avant ce dialogue, Jésus annonce qu'il sera trahi et que ce sera par un disciple avec qui il aura partagé le pain. Seul Matthieu fait intervenir le dialogue que je relate plus haut. Les évangiles de Marc et Luc s'arrêtent que sur cette prohpétie. Celui de Jean est le plus accusateur en fait. Car juste parès cette prophétie, Jésus partage un pain et tend un but à Judas en disant: "Va et fais ce que tu as à faire".
Pour moi, que Jésus sache ou non qui va le trahir n'est pas important. Le fait qu'il sache sa trahison est suffisant et va dans la continuité de ses parapobles et de ses enseignements. D'ailleurs, même chez Matthieu ou Jean, bien que Jésus désigne Judas, il ne le juge pas, ne fait rien pour l'empêcher ou autre.

Quant √† la symbolique de la r√©surrection, je l'interpr√™te plus facilement comme une sorte d'√©veil, r√©alisation de soi(au sens bouddhiste) et repr√©sente l'homme lib√©r√© de ses d√©sirs et devient une totale conscience. Mais une symbolique de la rock star, je ne crois pas. Il ne meurt pas au somment de sa gloire, il meurt √† la fin de sa vie. Il ne tire aucune gloire de sa vie et de sa fin, donc y voir un quelconque √©go, je ne pense pas que ce soit le cas(et √ßa irait √† l'oppos√© de tous ses enseignements sur le d√©sir et le soi) Il faut bien comprendre le th√®me de la vision qui centrale dans le Nouveau Testament ou la Bible en g√©n√©ral. Ce n'est pas un super pouvoir, mais plus une certitude irr√©sistible qui consacre celui qui en a en proph√©te. La vision proph√©tique de J√©sus, Elie ou Jean-Baptiste ne 'explique pas et donne deux choix: on y croit ou on y croit pas. Ceux qui y croient, deviennent porteurs d'un message et s√®ment les bonnes graines(la parabole du semeur) ceux qui n'y croient pas deviennent des adversaires ou du moins des gens qui sont aveugl√©s par leur ignorance. (Judas illustre celui qui croit mais qui n'a pas totalement foi et reste attach√© aux possessions terrestres.) La vision n'est donc pas quelque chose d'√©go√Įste, mais symbolise ceux qui ont d√©j√† une foi totale et ils savent alors qu'ils sont √† la fois adul√©s et jalous√©s("nul n'est prohp√®te en son pays")

Et c'est Pierre qui a peur du Christ qui marche sur l'eau.

Bon, j'ai pas approfondi certaines idées, mais je le ferai s'il y a besoin.
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yoda_superstar
posté 14.07.2012 - 23:39
Message #4163


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Pour pas mal de gnostiques, ces gros rebelles du christianisme des Ier et IIème siècles, il est évident que c'est Jésus qui demande (plus ou moins explicitement, selon les sources) à Judas de le vendre. Je pourrais retrouver les références si ça intéresse des gens, mais Onfray par exemple aborde le sujet quand il s'attaque aux Carpocrate, Epiphane et toute cette joyeuse bande.

Tetsuo, je te conseille la nouvelle La Secte des Trente de Borges, juste comme ça.. =)
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VaZKeizH
posté 16.07.2012 - 10:57
Message #4164


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Dans le cin√©ma plus mainstream, cf La Derni√®re Tentation du Christ de Scorsese, et probablement √©galement le roman √©ponyme de Nikos Kazantzakis, o√Ļ est all√®grement reprise cette th√©orie du Jesus demandant √† un Judas √©plor√© de le trahir.

Ce message a été modifié par VaZKeizH - 16.07.2012 - 10:58.
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Persona
posté 17.07.2012 - 15:22
Message #4165


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je prends bonne note de vos conseils - notamment Borges, comme j'en ai entendu un peu parl√© au moins je saurais par o√Ļ commencer


apr√®s pour r√©pondre √† Mich, c'est vrai que le c√īt√© "√©go de rock star" colle pas du tout au coeur de l'oeuvre et pour le coup c'est moi qui ai tendance √† vulgariser la chose. A ceci pr√®s que par gloire du Christ - qui est une expression utilis√©e dans beaucoup d'√©crits chr√©tiens, notamment l'oeuvre en question il me semble - j'entendais pas forc√©ment la gloire de son √©go, mais plut√īt celle de ses id√©aux pour lesquels il a fait de sa mort un sacrifice. Le don de soi √©tant justement une valeur fondamentale de sa doctrine. S'il √©tait mort en vieillard √† la t√™te d'une clique de gens plus ou moins vieux √ßa aurait pas eu la m√™me force symbolique et on aurait m√™me pu douter de la sinc√©rit√© de sa foi. je pense. Ca me rassure √† la vue des r√©f√©rences sus-cit√©s de voir que cette id√©e de Jesus calculant sa fausse trahison ne soit pas une id√©e d√©lirante ou le fruit d'une lecture totalement tordue.

ceci dit puisque tu parles de bouddhisme, y a quoi à lire pour comprendre leur pensée ? Je m'y suis un peu intéressé quelques fois et ça m'a eu l'air d'une densité folle, et comme c'est très éloigné de ma culture ça m'effraie un peu. J'ai pas non plus entendu parler d'un "livre sacré" central, comme la Bible ou le Coran ou la Torah, donc je serai ravi d'avoir de vos lumières



Sinon je viens de terminer la Divine Com√©die (ouf). Au d√©but du Paradis j'ai trouv√© que √ßa perdait de sa po√©sie en cela que je la trouvait surtout dans ses descriptions d'images, qui semblaient avoir du sens mais aussi beaucoup de force (paradoxalement j'ai trouv√© pas mal d'√©rotisme dans certains passages des Enfers). Beaucoup de discussions sur la doctrine chr√©tienne et de descriptifs scientifiques, qui pour un inculte en la th√©ologie ou en astrologie m√©di√©vale laisse un peu de marbre. Mais en fin de compte, ce qui est int√©ressant, c'est que l'auteur, au fur et √† mesure qu'il √©volue dans cette ascension vers la lumi√®re supr√™me, a conscience qu'il arrive aux limites de sa po√©sie. Les lumi√®res abstraites qui ont remplac√© les images pleines de d√©tails deviennent trop √©blouissantes pour sa vue, beaucoup de passages sont pass√©s sous silence car d√©crits comme trop intense en connaissance, en √©motion ou en sensation pour pouvoir √™tre rendus par de la po√©sie. L'artiste lui-m√™me s'avoue d√©pass√© par ses sens, sa m√©moire, par son m√©dium et par l'exp√©rience du monde qu'il pr√©tend avoir fait, ou plut√īt qu'il retranscrit sous forme de r√©cit tout √† fait m√©taphorique, non par pur mensonge pour appuyer sa propagande chr√©tienne, mais pour rendre √† la po√©sie √† la fois force et humilit√© en y c√©l√©brant la beaut√© de la lumi√®re et les joies de l'amour et de l'intellect, dont toute la beaut√© r√©side peut-√™tre justement dans leurs limites. Il y a d'ailleurs un passage dans la fin du dernier Chant o√Ļ il dit, et l'annotation confirme cette lecture : "Je crois bien que je vis la forme universelle de ce nŇďud, car en disant cela je sens en moi s'√©largir la jouissance." En bref, la seule certitude pour Dante, malgr√© toute l'√©loge faite de l'intellect et de la connaissance, c'est que toutes ces choses ne s'appuie que sur un ressenti tr√®s physique du monde, et sur un mot (apr√®s c'est peut-√™tre la traduction qui induit en erreur, aussi) qui pourrait avoir des connotations toutes contraires √† l'√©thique chr√©tienne...



sinon j'ai aussi attaqu√© en parall√®le les Fleurs du Mal de l'ami Baudelaire. Ca se boit par gorg√©es franches et fortes comme un bon alcool, qui enivre et br√Ľle dans le m√™me √©lan, par ses ar√īmes, son go√Ľt et ses effets. Chaque vers est une f√™te des sens, chaque mot est authentique, et les obsessions de l'auteur raisonnent avec la m√™me force que les portes ouvertes par ses po√®mes. N√©anmoins, malgr√© la f√™te faite au m√©lange ambig√ľe des passions les plus suaves avec les plus malsaines, on remarque avec joie que l'auteur nous fait par avec la m√™me sinc√©rit√© √† fleur de peau de son amour pour la lumi√®re, du soleil, de la mer, qui tranche avec toute l'aura morbide, s√©duisante au d√©but mais un peu saoulante au bout d'un moment, qui plane sur le livre et son auteur. C'est d'autant plus sensible dans la deuxi√®me partie du recueil, "Tableaux Parisiens", l√† o√Ļ j'en suis.



je pense aussi m'attaquer à de la littérature plus moderne, ça me fera du bien. J'hésite entre Voyage au bout de la Nuit, Note-Dame des Fleurs et Crash, ou Sade. J'verrai.

Ce message a été modifié par T3T5U0 - 17.07.2012 - 15:23.
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DeathJustice
posté 21.09.2012 - 19:44
Message #4166


Catin de l'Enfer
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Je me suis lancée dans les games of throne de george R.R. Martin, tout aussi bon que la série mais j'en suis qu'au tome 3 j'en dis pas plus...
Sinon bouquiné cette année : la saga du Livre Sans Nom d'Anonyme, du lourd !
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Achille
posté 23.09.2012 - 15:05
Message #4167


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En parlant du Tr√īne de Fer, autant le 3 √©tait magistral, autant le 4 est SUPER CHIANT. Je suis super d√©√ßu. J'avance pas du coup (et j'ai pas le temps d'ailleurs)

Ce message a été modifié par Achille - 23.09.2012 - 15:05.
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Euka
posté 23.09.2012 - 15:06
Message #4168


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CITATION(Achille @ 23.09.2012 - 16:05) *
En parlant du Tr√īne de Fer, autant le 3 √©tait magistral, autant le 4 est SUPER CHIANT. Je suis super d√©√ßu. J'avance pas du coup (et j'ai pas le temps d'ailleurs)

Je suis pas le seul à penser ca alors smile.gif
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DeathJustice
posté 23.09.2012 - 23:36
Message #4169


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je finis le 3 l√†, il me reste 5 chapitres, mais j'irais pas jusqu'a dire qu'il est "magistral" ... pour le tome 4 je verrais, sinon j'ai achet√© le pr√©lude au tr√īne de fer ("le chevalier errant" et "l'√©p√©e lige") je le lirais pour faire une pause entre le tome 4 et le tome 5 ^^
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Gauvain
posté 02.10.2012 - 17:18
Message #4170


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Une partie de mes lectures des deux derniers mois (et oui sans emploi j'ai un peu le temps) :
Si quelqu'un veut quelques infos ce sera avec plaisir

Thomas Mofolo - L'homme qui marchait vers le soleil levant
Thomas Mofolo - Chaka. Une épopée bantoue
Ernesto Sabato - Le tunnel
LC Tyler - √Čtrange suicide dans une Fiat rouge √† faible kilom√©trage
Salman Rushdie - Est Ouest
Jack Schaefer - L'hommes des vallées perdues
Jorge Luis Borges - L'aleph
Ferdynand Ossendowski - Bêtes, Hommes et Dieux. À travers la Mongolie interdite 1920-1921
Ferdynand Ossendowski - De la Présidence à la Prison
Ferdynand Ossendowski - Asie fant√īme. √Ä travers la Sib√©rie sauvage
Joseph Conrad - Au coeur des ténèbres
Umberto Eco - Baudolino
Umberto Eco - L'√ģle du jour d'avant
Charles Bukowski - Pulp
William Henry Hudson - Terre pourpe
Simon Leys - Les Naufragés du Batavia
Robert Margerit - L'Île des perroquets
Francisco Coloane - Cap Horn
Francisco Coloane - Antartida
Luis Sep√ļlveda - Le Monde du bout du monde
Juan Marsé - Térésa l'après-midi
Julio Cort√°zar - Cronopes et Fameux
Antonio Ungar - Les oreilles du loup
Richard Grant - Un gringo dans la Sierra Madre
Mathias Enard - Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants
Juan Filloy - Op Oloop
Richard Adams - Les Garennes de Watership Down

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Persona
posté 02.10.2012 - 19:12
Message #4171


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ha ben ça me fait penser que je voulais le lire Au Coeur des Ténèbres. T'en a pensé quoi ? jusque-là j'en ai entendu des avis assez mitigés à vrai dire

ptain quand j'arriverai à lire autant je m'éclaterai, pourtant c'est pas non plus le boulot ni les films qui prennent tellement de temps en ce moment..


sinon l√† je lis Crime et Ch√Ętiment et j'adore franchement, je pensais pas l'avancer aussi vite. Je me demande si un de ces quatre je ferais pas un petit topo sur Leopold von Sacher-Masoch, dont j'ai pu me d√©l√©cter de la V√©nus √† la Fourrure et d'autres romans/nouvelles du m√™me accabit, parce que √ßa m'a pas mal marqu√©. Mais l√† j'ai la flemme en fait.
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Gauvain
posté 02.10.2012 - 22:26
Message #4172


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Je suis mitigé aussi je dois dire.
Si il y a quelque chose qui m'a marqué dans ce livre, c'est l'atmosphère lourde et oppressante. Le bouquin n'est pas très long mais il est dense, le récit se met lentement en place mais il faut faire un effort pour rentrer dedans (chose que je n'ai pas complètement réussi a faire).
Je suppose que tu sais que ce livre à inspiré le film Apocalypse Now, en gros le cheminement de l'histoire est le même mais l'époque et le lieu sont différents (et forcément le contexte environnant également (mais si si c'est clairement inspiré du livre ^^)). Mais c'est justement ce cheminement qui est important.
D'ailleurs j'ai la version du livre avec le dvd du film. Le fait de regarder le film après avoir lu le bouquin ça c'était particulièrement intéressant j'ai trouvé (et je ne doute pas que ça puisse également être intéressant pour toi).
Bref, si ca te tente de lire le livre, vu qu'il n'est pas très long je le conseille quand même malgré un avis mitigé comme je le disais au départ. L'ajout du dvd ou du moins de regarder le film après est clairement non négligeable (et puis c'est pas très cher, possibilité de le trouver à 6 euros et 12 avec dvd version longue)
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Persona
posté 02.10.2012 - 22:38
Message #4173


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oui, je l'ai commandé à pas cher sur Priceminister juste après avoir posté.. Effectivement, j'y pensais parce que j'ai vu le film assez récemment, donc je l'ai pas mal en mémoire et que c'est typiquement le genre de truc que j'aime (l'idée d'un voyage allégorique dans l'esprit humain, toussa). A l'occasion ça pourra quand même êtrei ntéressant de le revoir, je l'ai tjr sur mon DDE


du coup ça confirme tout ce que je pensais savoir sur la question, mais au moins je risque pas d'avoir de mauvaises surprises ; du coup merci
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Assatur
posté 09.11.2012 - 19:25
Message #4174


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J'ai souvent lu que les livres de Zeev Sternhell valaient bien mieux que l'emploi minable qu'en fait BHL dans L'idéologie française (trouvé pour un euro dans une librairie itinérante). Sauf qu'il en a produit un paquet et que les thèmes qui m'intéressent semblent ressassés dans presque tous les opus. Bref, je ne sais que piocher.
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mich
posté 18.11.2012 - 01:22
Message #4175


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Roberto Bola√Īo: Nocturne du Chili

Un court roman √©crit d'une traite sans chapitres et paragraphes o√Ļ Bola√Īo dresse un constat simple et incisif sur la litt√©rature et le monde √† travers un pr√™tre qui revient sur sa vie. Il revient sur les illusions de la jeunesse, les doutes de l'adulte et l'amer sentence de la vieillesse rong√©e par de vieux d√©mons, pour balayer en une phrase toutes les futilit√©s et garder l'essentiel.
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103e
posté 05.12.2012 - 19:41
Message #4176


Roadie
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Ca m'a bien plu, bien organisé avec des démonstrations très logiques et très efficaces, mais sur le fond c'est assez déprimant (aucune liberté d'action, des caractères figés, une morale au pied du mur...). Du coup, moi qui n'suis pas très éclairé niveau philo, je ne sais pas trop quoi lire en réponse à ce qu'a produit Schopenhauer, des idées?

Ce message a été modifié par 103e - 05.12.2012 - 19:42.
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yoda_superstar
posté 05.12.2012 - 20:25
Message #4177


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Nietzsche a d√©crit la doctrine de Schopenhauer comme √©tant un nihilisme de nature incompl√®te (disons qu'il le prend en exemple lorsqu'il explique ce type de nihilisme), alors qu'il pr√īne lui-m√™me un nihilisme "extatique" √† travers la volont√© de puissance. C√īt√© ouvrage je sais pas trop, il en parle dans Ainsi Parlait Zarathoustra et me semble-t-il dans Le Gai Savoir.

C'est dans les grandes lignes hein, Nietzsche est souvent difficile √† comprendre et interpr√©ter, et ses notions ne renvoient g√©n√©ralement pas √† la premi√®re signification qu'on imagine. De plus, ses concepts font rarement l'objet d'un livre √† part enti√®re, ils sont plut√īt diss√©min√©s dans l'oeuvre et correspondent √† une v√©ritable mystique.
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Persona
posté 18.12.2012 - 16:00
Message #4178


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récemment je me suis lu Crash ! de James G Ballard


Ayant √† la base beaucoup appr√©ci√© le film pour son atmosph√®re nocturne, sale et sexy, ainsi que pour la mani√®re dont il m'a fpas mal fait r√©fl√©chir sur la nature de la relation entre l'homme et l'automobile justement √† l'√©poque o√Ļ j'ai commenc√© √† prendre des cours de conduite et √† aimer √ßa (alors qu'avant j'appr√©hendais pas mal de prendre le volant), ben j'ai voulu voire ce que donnait le livre. Et je dois bien dire que j'ai √©t√© d√©√ßu ; pas par le bouquin, mais par le film, qui a mon avis n'a pas r√©ussi √† transcrire l'√©nergie de l'oeuvre originale.

Pour r√©sumer le r√©cit, √ßa se passe dans des ann√©es 70s √† Londre qui pourraient bien √™tre n'importe quelle d√©c√©nnie depuis et dans n'importe quelle grande ville (j'entends par l√† que le contexte spacio-temporelle n'est pas d√©terminant dans le sens de l'oeuvre), et c'est l'histoire, racont√©e √† la premi√®re personne, d'un type aux moeurs libertines qui √† la suite d'un accident de voiture se trouve entrainer dans la qu√™te folle d'un savant charismatique et atypique mais √©galement f√©tichiste et manipulateur, Vaughan, menant √† ses propres frais et √† celui de ses cobayes subtilement enr√īl√©es une sorte d'experience sexuel visant √† pousser √† bout le potentiel √©rotique de l'accident de voiture.

La premi√®re et v√©ritable force du livre repose dans ce qui - √† mon avis, pour avoir pas mal √©pluch√© quand m√™me sa filmo - est la faiblesse de Cronenberg : son style. Car, s'il a bien suivit dans l'essentiel les nombreuses voix empreint√©es par Ballard pour explorer les nombreuses facette de son sujet (d'exrp√©rimentation) - √† savoir, on le rappelle au cas o√Ļ, explorer le potentiel √©rotique de l'accident automobile, le cin√©aste n'en a finalement fait que des id√©es un peu choc venant relever, de-ci de-l√†, un r√©cit volontairement monotone. Chez l'√©crivain, on assiste, du d√©but √† la fin, √† de v√©ritables attentats po√©tiques, explorant de fond en comble et √©talant d'une plume voluptueuse (un terme √† prendre en tout son sens) o√Ļ le fantasme rayonne plus que le r√©el lui-m√™me et o√Ļ le r√©el se pare d'une aura de myst√®re propre au r√™ve, toute la beaut√© et l'horreur que renferment les corps aussi bien de l'homme que de la machine, dans un geste digne de quelque chirurgien artiste dont la vitalit√© folle et l'extr√™me pr√©cision nous √©tonnent moins par le talent qu'ils renferment qu'ils ne nous troublent par la mani√®re dont, malgr√© ces p√©rilleux √©lans de d√©sinvoltures envers toute forme de pudeur et m√™me de d√©sir, il parvient √† rester aussi concentr√© sur son objectif, prouvant par-l√† que son oeuvre folle n'est guid√©e par aucune autre ambition que celle du g√©nie, cherchant √† apporter √† tous ce qu'il est le seul √† sentir - preuve en est de ces instants de gr√Ęce o√Ļ la pornographie perverse trouve son apoth√©ose dans des √©clats m√©taphysiques, laissant une impression semblable √† celle d'un trip hallucinog√®ne dont on souffre que les mots qu'ils nous inspirent ne vibrent pas autant que notre pens√©e l'a fait √† ce moment-l√†, √† tel point que tout √ßa nous para√ģt juste fou, tout √©tant √©vident, pace qu'on a bel et bien v√©cu ce voyage dans une autre r√©alit√©.

Vous laissant le soin de temp√©rer un peu la probable grandiloquence de cette longue phrase un peu lourdingue comme je les aime - on a peut-√™tre pas forc√©ment non plus affaire √† un chef-d'oeuvre de litt√©rature - j'attirerais l'attention sur l'autre aspect int√©ressant du bouquin, qui repose en partie sur cette qualit√© renversante du style. En effet, le r√©cit √† √ßa de particulier qu'il est globalement tr√®s plas, √©voluant selon la logique pr√©d√©finie d'une boucle, partant d'une fin sous forme de flash-back pour revenir de mani√®re chronologique √† cette fin totalement attendue. D√©pouillant son r√©cit de toute tension narrative en d√©samor√ßant d'embl√©e son intrigue, la seul chose qui diff√©rencie Ballard d'un pornographe est ici son ambition de secouer notre intellect, et non de stimuler notre corps ; par ce choix risqu√©, il nous force √† nous plonger davantage au pr√©sent. Le pr√©sent √©clatant du verbe, le pr√©sent insaisissable des images et des sensations qu'il injecte dans notre cr√Ęne, t√©moignant d'une richesse d'imagination propre au pervers o√Ļ √† l'auteur de science-fiction. Crash ! est ainsi une sorte de fresque de pornographie exp√©rimentale √† but sociologique, voire philosophique - on notera que Baudrillard lui a destin√© tout un chapitre dans son Simulacre et Simulation, que j'ai pas encore lu mais que j'ai sous la main.





Je pars de cette remarque pour revenir au probl√®me de l'adaptation cin√©matographique, me permettant quelques spoilers et interpr√©tations personnelles, mais √† vrai dire je pense pas que √ßa g√Ęche le plaisir qu'on puisse √©prouver (autant avec le livre qu'avec le film). D'avance, excusez-moi si je suis bavard, au risque de parler tout seul, √ßa fait longtemps que j'ai pas √©crit de la sorte et √† force √ßa me travaille. DONC. Outre la relative (relative, parce que si on le compare √† celui du livre) platitude du style, il y a cette modification au niveau de la narration, et m√™me de la fin et du d√©but, qui change pas mal le propos de l'oeuvre je trouve. Chez Ballard, Vaughan meurt d'office dans un enfer dont on peine √† comprendre le sens tant il est montrer sous un jour cru, et √ßa se termine simplement sur cette m√™me s√©quence, o√Ļ tous les personnages du livre encore en vie, ainsi qu'une foule de badeaux, se r√©unissent autour des restes du r√™veur qui les a entra√ģner dans cet esp√®ce de cauchemar √©veill√© et leur a appris √† red√©couvrir leur corps en aimant les possibilit√©s constructives de la destruction, et le potentiel de jouissance de la mort (en gros). On a presque l'impression que l'auteur nous dit : voil√†, √† pr√©sent, si vous suivez toujours, c'est que ce qui vous a paru si horrible au d√©but du livre, √† pr√©sent, vous √™tes d'accord que c'est beau. Cronenberg, se concentre avant tout sur le couple de James et Catherine, ouvrant le r√©cit sur leurs √©bats en compagnies d'amants anonymes, pour finalement les rassembler dans un accident presque mortel, imitant la d√©marche (l'enseignement ?) de Vaughan. grosso modo, on a le m√™me propos sur cette id√©e de r√©apprentissage (de l'amour) par les gouffres. Mais j'avoue que j'ai mis longtemps (en fait je viens de le r√©aliser) √† comprendre o√Ļ Cronenberg voulait vraiment en venir, et j'ai toujours l'impression qu'il y a l√†-dedans une sorte de refus √† trouver r√©ellement beau le crash, qui trahit un peu l'oeuvre originale. Je sais pas si c'est moi qui pinaille, mais y a pas mal de trucs qui √† mon avis apauvrissent un peu l'oeuvreLe premier d√©faut notoire √©tant que le myst√®re qui entoure le personnage de Vaughan, si s√©duisant et attachant malgr√© son c√īt√© repoussant, est totalement mis √† la trappe et que pendant tout le film celui-ci passe avant tout pour un dangereux pervers qui cherche √† tuer ses compagnons - alors que dans le livre, il cherche plut√īt √† les entra√ģner dans son fantasme √† lui, leur laissant le choix de s'y plier ou non. La disparition de la figure obs√©dante d'Elysabeth Taylor est probablement pour bcp dans cette perte, car au final Vaughan semble ne plus rien chercher d'autre que la mort, alors que dans le livre il poursuit autre chose, un id√©al, la mort de la personne aim√©e (ou r√™v√©e) m√™l√©e √† la sienne, et peut-√™tre au monde entier. Certes, il y a cet aspect path√©tique du ratage de son projet, puisque l'actrice s'en tire saine et sauve, mais dans l'atmosph√®re apais√©e et belle de cette admiration que tout le monde semble porter √† la d√©pouille de Vaughan, il y a cette id√©e que peut-√™tre, la seule chose qu'il recherchait √©tait de mourir avec son r√™ve, qu'il s'agissait uniquement de son propre corps et de ses fantasmes, et non de celui de cette femme qui durant tout le livre n'est finalement qu'une figure sans personnalit√©, une personnification du r√™ve, forc√©ment, une idole pop et star de cin√©ma. D'ailleurs, √ßa colle avec tous les autres aspects que Cronenberg a compl√®tement ray√© de son film, qui √©tendent l'automobile √† toutes les technologies modernes permettant de transcender la r√©alit√© - le cin√©ma, la photographie, les drogues douces et dures,... Bon, je vous laisse avec ce pav√© que j'ai pas trop le temps de relire, en esp√©rant qu √ßa ai du sens et que j'ai rien oubli√©.

Ce message a été modifié par T3T5U0 - 18.12.2012 - 16:16.
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yoda_superstar
posté 05.02.2013 - 18:34
Message #4179


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Comme son nom l'indique.

J'ai vu le documentaire Schwarze Sonne qui y a beaucoup pioché pour la documentation, en tout cas un ouvrage solide et a priori de référence.

Ce message a été modifié par yoda_superstar - 05.02.2013 - 18:36.
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raikage
posté 11.02.2013 - 19:21
Message #4180


le jeune sage^^
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Ami métalorgien, tu t'intéresse à l'histoire de la musique et tu ne sais pas quoi commander à la saint valentin ?
Pas de problème, j'ai la réponse. Je viens de commencer un bouquin qui pourrait en intéresser plus d'un :
Une histoire du rock assez géniale qui s'étire jusque 2010
Des articles de qualité, beaucoup de noms et surtout avec beaucoup de genres (Grunge, Krautrock, Reggae, Hip Hop, etc...)
Alors bien s√Ľr, si l'on cherche √† se renseigner sur un style particulier, il vaut mieux oublier.
Mais cette encyclopédie peut être un très beau cadeau.
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