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> Que lisez-vous actuellement ?, Oui, les metalorgiens lisent-ils ?
Persona
posté 01.03.2012 - 01:59
Message #4121


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non, désolé mais au passage je te remercie pour tes conseils sur Sade



récemment j'ai finit :


ouvrage tr√®s int√©ressant qui tente d'expliquer au moyen de la ph√©nomnologie existentielle (que j'aurais un peu de mal √† expliquer, j'avoue) le long cheminement de la psychose, en particulier la schizophr√©nie. De la dissociation fondamentale entre le moi du sujet et son corps qui constitue la base de l'√©tat schizo√Įde, jusqu'au d√©clenchement et √† l'aboutissement de la schizophr√©nie, Ronald Laing cherche √† d√©m√™ler les complexes noeuds de la maladie et parvient, si je puis dire, √† retrouver l'√™tre humain "normal" qui s'y trouve perdu. Il en ressort une th√©orie que j'aurais un peu de mal √† r√©sumer ici, mais aussi une poignet de concepts permettant de mieux cerner les rapprots ambigu√ęs entre le moi, qu'il soit sain ou pas, avec son environnement, son corps, la m√®re,...

L'auteur va puiser aussi bien dans des ouvrages de psychiatrie, de philosophie ou m√™me de litt√©rature (tel que Kafka, Blake, Shakespear, ce qui est pas forc√©ment tr√®s courant pour ce genre de domaine) et bien s√Ľr dans sa propre exp√©rience, pour clarifier et enrichir sa pens√©e tout en s'appliquant √† la traduire dans le langage le plus simple possible, rendant ainsi la compr√©hension remarquablement accessible au n√©ophyte. En ressort une oeuvre profonde, simple, parfois po√©tique et √©galement tr√®s humaine, probablement le meilleur livre que j'ai pu livre sur la question m√™me s'il n'offre pas non plus un regard tr√®s complet de la maladie, mettant volontairement de c√īt√© les autres facteurs pouvant pr√©cipiter certains √©v√®nements (anomalies neurologiques, drogues, etc.)



et également,


Plus précisément, un recueil de nombreux petits essais de Huxley, s'ouvrant sur ce fameux texte qui donne son nom au bouquin. A partir d'un trip à la mescaline qu'il relate avec finesse et un certain humour, l'auteur nous livre une réflexion pertinente sur la perception (forcément), l'art, la religion, le rapport à la réalité, les drogues, la société, toutes ces choses-là mêlées en quelques pages qui donnent une sérieuse impression d'avoir fait un pas mental en avant. D'autant plus intéressant que c'est très facile à lire.

J'ai particuli√®rement aim√© le passage sur les draperies, qui n'arr√™te pas de me travailler depuis... Au passage, il semble que j'ai eu une bonne intuition car il donne √©galement une description tr√®s juste et pour le coup vraiment po√©tique de la schizophr√©nie, "ce fl√©au bien caract√©ristique du 20eme si√®cle". Quant aux autres essais je les laisse un peu de c√īt√©, peut-√™tre que je piocherais de temps en temps car ils sont courts, int√©ressants, mais ne m'int√©ressent pas forc√©ment autant que le principal.

Là j'ai le Moi-Peau de Didier Anzieux que j'aimerais bien attaquer, mais ça a l'air assez hardcore...

Ce message a été modifié par T3T5U0 - 01.03.2012 - 02:01.
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yoda_superstar
posté 01.03.2012 - 20:01
Message #4122


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Les nouvelles de ce recueil d'Huxley sont, j'ai trouv√© aussi, d'un int√©r√™t in√©gal. J'ai bien aim√© les th√©ories de Sheldon sur les temp√©raments, les anecdotes sur les tao√Įstes (ou les bouddhistes zen, je les confonds souvent) sont pas mal aussi. Apr√®s il y a les essais de pr√©chi-pr√©cha ou qui affirment trop vivement √† mon go√Ľt (ou de mani√®re trop d√©finitive plut√īt) l'orientation religieuse d'Huxley ; cependant, il y a quelques bonnes choses √† piocher dedans (je pense au(x) paragraphe(s) qui concernent la pri√®re et son r√īle vis-√†-vis de Dieu).

Et il y a évidemment les Portes en elles-mêmes (ce qui me fait penser que je n'ai toujours pas lu de William Blake, entre Huxley et Current 93, ça fait pas mal de mes références qui s'en réclament), expérience des plus intéressantes, que j'ai pensé à faire moi-même et au regard de mes expériences similaires passées. Seulement, les conditions qui doivent être rassemblées (pour le faire correctement en tout cas) rendent le projet difficile.
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Persona
posté 01.03.2012 - 20:13
Message #4123


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ha, ben si jamais t'as l'occasion de pouvoir essayer fais-moi signe, ça m'intéresse aussi beaucoup. Principalement pour les effets décrits comme communs à la schizophrénie, mais que.


la même pour Blake d'ailleurs, j'ai pas arrêté de lire son nom ces derniers jours, ses "Ecrits Prophétiques" ont l'air très intéressant (mais foutrement denses), je pense m'y attaquer un de ces quatre.
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Radioshack
posté 03.03.2012 - 19:23
Message #4124


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J'ai fini la trilogie des Fourmis de Bernard Werber, je vais attaquer l'Arbre des Possibles, mais comme ma copine l'a d√©vor√© et que je sens qu'il va me plair autant √† elle qu'√† moi, je pense que je vais le finir en pas longtemps (en plus qu'il n'est pas bieh gros). j'aimerai donc conna√ģtre vos coups de coeur Werber, ceux qui vous ont le plus marqu√©, et que vous pouvez peut-√™tre me conseiller !
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yoda_superstar
posté 04.03.2012 - 00:09
Message #4125


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J'aimais beaucoup Werber quand j'√©tais au coll√®ge/lyc√©e et √† l'√©poque la dilogie Le P√®re de Nos P√®res / L'Ultime Secret m'avait bien plu, les deux bouquins prenant des allures de polar un peu scientifique avec des m√©thodes de r√©solution d'√©nigme et une construction de l'intrigue plut√īt originales. Et j'ai lu plusieurs fois (mais √ßa s'y pr√™te) Le Livre du Voyage, genre de parcours initiatique personnel (pas de l'auteur, mais du lecteur pour le coup) qui m'avait fait son petit effet ; apr√®s √ßa se lit rapidement dans tous les cas donc pourquoi pas, mais je ne suis pas s√Ľr qu'il soit d'un int√©r√™t grandiose une fois pass√©e l'adolescence. Les Thanatonautes est vraiment bien aussi, mais la suite de la s√©rie se g√Ęte un peu : c'est encore bien avec L'Empire des Anges, mais √ßa bascule dans le n'importe quoi insupportable avec la trilogie des dieux (que je n'ai m√™me pas termin√©e du coup). L'Arbre des Possibles est bien dans la forme mais tr√®s in√©gal dans le fond, √ßa se lit bien tout de m√™me. Le Papillon des Etoiles (le dernier que j'ai lu de Werber) est une v√©ritable daube.
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Radioshack
posté 06.03.2012 - 11:34
Message #4126


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j'ai pris un train de retard avec la littérature, j'm'y lance vraiment que depuis maintenant, enfin l'an dernier (merci les Fourmis) mais bon, j'assume sa littérature pour un public d'ado essentiellement. J'ai eu le même ressenti que toi pour la trilogie des Fourmis, le 3ème opus (La Révolution des Fourmis) est jste du n'importe quoi du début à la fin, mais comme on est absorbé par l'intrigue depuis le début j'l'ai lu assez vite et eu le temps de l'apprécier quand même. Mais c'est pas le bouqin que je recommande vivement.
Le Papillon des étoiles a l'air pas mal pourtant, il me tente bien mais j'ai pas spécialement envie d'être déçus.
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Achille
posté 06.03.2012 - 16:29
Message #4127


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De Werber j'ai lu la trilogie des Fourmis (y compris L'encyclopédie du savoir relatif et absolu) et les Thanathonautes

Pour les Fourmis, je dirais que ça va decrescendo. Le premier m'a fasciné, le deuxième m'a plu mais m'a par moments agacé, et le dernier est une grosse daube.
Pourquoi? parce que dès que Werber quitte un peu son credo scientifique/enquête et essaye de donner un peu de réalisme dans ses personnages, c'est juste pas crédible, en particulier cette bande d'ados hippies de la révolution des fourmis. Ca sonne complètement faux, j'ai pas le livre sous les yeux, mais nombre de formulations, de dialogues, ont quelque chose de forcé. Un délire hippie écoeurant qui vient pourrir l'intrigue coté fourmis qui est de A à Z, dans cette trilogie, addictive et originale.

Les Thanathonautes, j'ai beaucoup aimé, malgré là aussi quelques agacements à cause du style de l'auteur, toutefois du peu que j'ai lu de lui c'est ce que j'ai préféré.
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Sugarbread
posté 08.03.2012 - 16:00
Message #4128


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Je vais commencer celui ci. Pour ceux qui ont lu la trilogie du mal et pas celui ci, et bien qu'il ne fasse pas partie de la trilogie (bah oui sinon ca serait une quadrilogie ^^) il raconte l'histoire de la disparition de Brady le mari d' Annabel personnage principal des deux derniers tome de la trilogie du mal.

Ce message a été modifié par Alsvartr - 08.03.2012 - 16:00.
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yoda_superstar
posté 16.03.2012 - 18:45
Message #4129


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Notes de Chevet de Sei Sh√īnagon

Sei Sh√īnagon √©tait une dame de la cour dans le Japon du XI√®me si√®cle qui a marqu√© -√† l'instar de sa contemporaine Murasaki Shikibu, une autre femme, auteur du Dit du Genji- la litt√©rature japonaise classique. L√† o√Ļ le Dit est un monogatari, un r√©cit biographique s'√©talant sur plusieurs ann√©es, les Notes de Chevet sont un ensemble de consid√©rations sur lesquelles le temps n'a pas d'emprise, sinon √† travers les diff√©rentes saisons de l'ann√©e et les f√™tes qui les caract√©risent. L'oeuvre se pr√©sente sous la forme d'une liste de listes entrecoup√©es d'anecdotes autobiographiques √† la Cour Imp√©riale. L'int√©r√™t r√©side de fait essentiellement dans les listes qui s'√©chappent du simple r√©cit anecdotique (dans tous les sens du terme), pour des sujets aussi vari√©s que "choses qui font battre le coeur", "choses d√©go√Ľtantes" ou plus implement "ponts" ou "lacs", o√Ļ l'auteur propose une s√©lection de ses pr√©f√©rences, non sans une pointe d'humour et de pr√©ciosit√©. Ce sont ainsi les choses √©ph√©m√®res et d'apparence futile qui sont c√©l√©br√©es, de la m√™me mani√®re que l'est la contemplation dans la tradition litt√©raire japonaise.




Opium pour Ovide de Yoko Tawada

Pr√©sent√©e comme inscrite dans la tradition des Notes de Chevet, cette oeuvre m'a fortement attir√©e, ainsi que par son titre plein de promesses. En fait de Notes, il n'en est rien, le r√©cit √©tant plus biographique qu'auto- (r√©cit √† la troisi√®me personne essentiellement, mais pas que certes), et la gravit√© de certains sujets est de mise, loin des r√©flexions na√Įves de Sei Sh√īnagon. Opium pour Ovide est finalement une oeuvre fort complexe, √† commencer par le contexte d'√©criture vis-√†-vis de l'auteur : Yoko Tawada est une Japonaise d'une cinquantaine d'ann√©es vivant √† Hamburg depuis plusieurs d√©cennies, le livre a donc √©t√© √©crit en allemand, choses d√©j√† peu commune. A cela s'ajoute la forme du r√©cit d√©coup√© en 22 histoires courtes d√©crivant la vie de 22 femmes allemandes dont la jeunesse est d√©j√† assez √©loign√©e, femmes dont les noms renvoient √† la mythologie gr√©co-romaine et notamment aux M√©tamorphoses. Les destins de ces femmes vont se croiser √† mesure que l'on en d√©couvre de nouvelles, le seul point commun √©tant l'oeil objectif de "je", la narratrice non-identifi√©e. Les vies d√©crites sont toutes sombres, complexes et complex√©es, parfois alt√©r√©es par les neuroleptiques ou l'hyst√©rie ; le style est du coup assez tordu, parfois difficile √† suivre. Malgr√© tout certains passages ne manquent pas de faire rire, soit par leur absurdit√© ou par la r√©flexion in√©dite qu'ils apportent sur les langues √©trang√®res, le bouddhisme ou le communisme.




Amuleto de Roberto Bola√Īo

Un des romans courts de Bola√Īo, plus long que ses nouvelles mais bien plus bref que les pav√©s que sont 2666 et Les D√©tectives Sauvages. Ici, le livre appelle a √™tre lu d'une traite, afin de favoriser l'effet de spirale atemporelle qui le caract√©rise : en 1968, une jeune femme uruguayenne s'enferme dans les toilettes du quatri√®me √©tage de la facult√© de lettres de Mexico afin d'√©chapper √† une rafle des forces de l'ordre. Pendant les treize jours et nuits de sa captivit√© auto-inflig√©e, Auxilio (c'est son nom) va se souvenir du pass√© mais aussi entrevoir le futur de ses ann√©es √† Mexico, √† moins que ce soit le futur qui dans son quotidien renvoie syst√©matiquement √† l'√©v√®nement traumatisant. Ainsi se m√™lent pass√©, pr√©sent et avenir, r√™ve et r√©alit√©, offrant au passage des visions fugaces de la vie de Bola√Īo et plus g√©nralement de la vie po√©tique et politique sud-am√©ricaine dans les ann√©es '70.




L'Homme du Bord Extérieur de Rodrigo Fresán

"√Ä mon humble avis, Laurence d'Arabie est le paradigme de l'homme du bord ext√©rieur. Le bord ext√©rieur, c'est cet endroit impr√©cis o√Ļ il n'y de place que pour un seul homme. Ce n'est pas un c√īt√©, ce n'est pas l'autre, ce n'est pas telle id√©ologie, ni telle autre. C'est tout simplement, le bord ext√©rieur. Et choisir son bord ext√©rieur, c'est choisir la plus euphorisante des solitudes. Tout √† coup, tous les nŇďuds peuvent se d√©faire, et toutes les serrures c√®dent sous la pouss√©e irr√©sistible d'aventuriers solitaires brandissant leur propre drapeau. C'est mon grand-p√®re Baptiste. C'est Corto Maltese. C'est moi, Lucas Chevieux, chef du commando G√©n√©ral Cabrera, √† l'heure actuelle en train de remplir √† Paris, France, la plus secr√®te des missions..." Recueil de nouvelles autour de "ces hommes" qui n'est en r√©alit√© pas tant un recueil qu'un roman √† part enti√®re scind√© en une dizaine d'histoires, plus ou moins autobiographiques, plus ou mois fantaisistes, mais toujours avec un ton tr√®s familier sans pour autant √™tre trop l√©ger ou creux ; un peu la gouaille du bandit po√®te...
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mich
posté 18.03.2012 - 00:39
Message #4130


Olen Jumala
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Récentes acquisitions qui vont être vite avalées:

Jorge Luis Borges: Le livre des êtres imaginaires
Jorge Luis Borges: L'or des tigres(poèmes)






Allen Ginsberg: Howl
Allen Ginsberg: Kaddish
Les deux en bilingues






Le dictionnaire du Pire



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yoda_superstar
posté 18.03.2012 - 13:10
Message #4131


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J'avais lu cette édition de Kaddish qui contient (outre Kaddish à proprement parler, évidemment) des poèmes bien sympa dont j'ai oublié le titre. Quid de l'édition de Howl, il y a d'autres poèmes aussi?

Et le dictionnaire du pire c'est quoi?

Ce message a été modifié par yoda_superstar - 18.03.2012 - 13:11.
Raison de l'édition : poil au doigt
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mich
posté 18.03.2012 - 13:46
Message #4132


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Oui cette édition de Howl contient d'autres poèmes, voici la liste:

- A supermarket in California
- Transcription of Organ Music
- Sunflower Sutra
- America
- In the Baggage Room at Greyhound
- Psalm III
- An Asphodel
- The Green Automobile
- Song
- Wild Orphan
- In Back of the Real

Et le dictionnaire du Pire tourne en dérision des termes, des expressions de notre vocabulaire pour tenter de donner une vision absurde de notre époque.
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Persona
posté 23.03.2012 - 19:03
Message #4133


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Récemment j'ai commencé à lire la Divine Comédie de Dante.


Je crois que je commence √† saisir l'origine du mot "dantesque".j'en suis qu'aux premiers chants et les paysages travers√©s, aussi bien que les personnages invoqu√©s sont assez impressionnants, ils m'ont m√™me coll√© quelques impressions d'horreur √† certains moment. La plume de Dante, en esp√©rant que la traduction lui fasse honneur, est d'une richesse qui d√©passe la simple ma√ģtrise de la langue mais qui sent le v√©cu et la sensibilit√©, qui rend le r√©cit encore plus fort. A vrai dire, je pensais pas pouvoir vibrer devant un po√®me m√©di√©val ni devant une description des Enfers, mais l√† y a quelque chose de fort.

Ceci dit j'avoue que je lis très lentement, j'ai toujours eu du mal avec les écrits en vers même si une fois en jambe j'y trouve un certain plaisir ; et d'autre part, comme j'ai une culture médiocre en terme d'Histoire/mythologie Antique ou médiévale, je suis sans arrêt en train de switcher du texte aux très nombreuses notifications en fin de pavé ce qui rend la lecture assez difficile, donc quasiment impossible à saisir entre les lignes excepté lorsque les traducteurs eux-même en offre une pour un vers.

Et vu la taille du bouquin, ça me prendra T R E S longtemps. Mais j'aime.



Du coup, pour pas trop glander je donne quelques coups d'oeil √† un autre bouquin qui m'a cout√© la peau des roustons mais que je n'ai pas pu me r√©signer √† ne pas acheter tellement son immense bouille verd√Ętre me faisait bander. Et qui, accessoirement, est tr√®s int√©ressant pour qui aime Cronenberg ou voudrait se mettre lui-m√™me au cin√©ma par des voix underground (c'est donc parfait pour moi).



retrospection et analyse int√©grale - enfin de St√©r√©o √† eXistenz, puisque le livre a √©t√© √©dit√© en 2000 - de la carri√®re de Cronenberg, avec l'int√©resser lui-m√™me. On discute un peu de sa vie, pas forc√©ment des plus originales, de son √©pop√©e en tant que cin√©aste underground sortie de l'Universit√© et jet√© aux ordures du porno par bon nombre de critiques et politiques jusqu'√† sa cons√©cration en tant que cin√©aste majeur de son √©poque. On parle aussi du Canada, forc√©ment, et l'on se rend compte que Cronenberg a une place d'autant plus importante qu'il a v√©ritablement perc√© une br√®che dans le cocon puritain et l'industrie tr√®s s√©v√®re - la censure √©tant par exemple une affaire d'Etat pouvant conduire en prison, ce qui peu para√ģtre assez dingue. Et enfin, le plus important, on diss√®que son Oeuvre √† grand coup de r√©f√©rences litt√©raires - Burroughs en premi√®re ligne - voire philosophiques, extirpant de leur tra√ģtre √©piderme horrifique ou sci-fi toute la port√©e sociale, politique, ou philosophique. Ca serait parfait si je me bougeait un peu le cul pour reprendre la lecture du Moi-Peau, mais je vais laisser le projet dans un √©tat larvaire pendant encore un moment parce qu'intellectuellement je me sens pas d'attaque.

On est donc vraiment face au cin√©aste "de la chair", voire "gore", qu'on a souvent d√©crit avec fascination, haine, enthousiasme, mais rarement indiff√©rence, juste avant son virement plus r√©cent vers un cin√©ma qu'on aurait trop vite-fait de qualifier de "plus mature" simplement parce que moins trash - car √ßa serait √† mon sens odieusement m√©prisant pour des films comme le g√©nial Videodrome, ou m√™me Crash - avec le magnifique drame psychologique (psychiatrique ?) Spider dont on ne parle d√©cid√©ment que trop rarement, ou un s√©duisant film noir d'Eastern Promises dont au contraire le succ√®s me para√ģt un peu pouss√©. Je me ferais une id√©e plus avancer de la chose, en revoyant ses oeuvres sur les mois qui viennent, que j'ai en fait b√™tement aval√© durant de longues soir√©es de no-life un pas tr√®s mature durant les ann√©es pass√©es sans trop comprendre ce que je regardait. En tout cas pour le moment ce que j'ai lu et tr√®s croustillant et riche en enseignements.

Ce message a été modifié par T3T5U0 - 23.03.2012 - 19:06.
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Radioshack
posté 07.04.2012 - 23:44
Message #4134


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Fall Of Efrafa m'a bien intrigué, j'vais me faire donc Les Garennes de Watership Down de Richard Adams



Cessant d'√™tre les Jeannot de notre enfance et le gibier des Raboliot, voici que les lapins deviennent pour la premi√®re fois les h√©ros d'une √©pop√©e. Ce r√©cit a la simplicit√© des grands mythes. Comme eux, il est tiss√© de symboles : le sang vers√©, l'herbe rase et l'herbe haute. l'oiseau noir et l'oiseau blanc, le grand chien qui vous pourchasse et qui vous sauve sans le savoir, l'eau qui noie ou qui vous porte, la " grande eau " que les lapins n'ont jamais vue et dont ils r√™vent, et enfin ces innombrables petites fleurs des champs, avec lesquelles ils entretiennent une amiti√© complice et gourmande, incarnations fugaces du temps qui passe et de la Mort, leur √©ternelle compagne. Fable ? Ňíuvre de moraliste ? Livre de sagesse ? Richard Adams a simplement racont√© une histoire - mais en lui pr√™tant une telle fra√ģcheur, une telle po√©sie et tant de myst√©rieux √©chos que nous croyons reconna√ģtre une odyss√©e venue du fond des si√®cles. A nous de l'interpr√©ter √† notre fa√ßon, ou mieux de la lire avec des yeux d'enfant.
Biographie de l'auteur



C'est pour distraire ses filles Julia et Rosamonde que Richard Adants commença à leur raconter ces aventures extraordinaires de lapins avant de se décider à les rédiger : Le succès de Watership Down fut prodigieux 70 semaines en tête de liste des best-sellers du Sunday Times, plus d'un million d'exemplaires en livre de poche.


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ridu
posté 10.04.2012 - 13:54
Message #4135


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En ce moment je lis L'homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kenedy après avoir dévoré Piège Nuptial. Complétement absorbant cet homme qui voulait vivre sa vie, complétement en phase avec mon état d'esprit et mon questionnement du moment. J'aime bien le style de Douglas, j'y vois certaines similarités avec Easton Ellis dans sa façon de décrire les gens, leur tenue vestimentaire.
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VaZKeizH
posté 11.04.2012 - 23:00
Message #4136


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CITATION(yoda_superstar @ 16.03.2012 - 19:45) *

J'ai cru que c'était un truc sur Radiohead au début haha.

CITATION(T3T5U0 @ 23.03.2012 - 20:03) *
Récemment j'ai commencé à lire la Divine Comédie de Dante.


Je crois que je commence √† saisir l'origine du mot "dantesque".j'en suis qu'aux premiers chants et les paysages travers√©s, aussi bien que les personnages invoqu√©s sont assez impressionnants, ils m'ont m√™me coll√© quelques impressions d'horreur √† certains moment. La plume de Dante, en esp√©rant que la traduction lui fasse honneur, est d'une richesse qui d√©passe la simple ma√ģtrise de la langue mais qui sent le v√©cu et la sensibilit√©, qui rend le r√©cit encore plus fort. A vrai dire, je pensais pas pouvoir vibrer devant un po√®me m√©di√©val ni devant une description des Enfers, mais l√† y a quelque chose de fort.

Ceci dit j'avoue que je lis très lentement, j'ai toujours eu du mal avec les écrits en vers même si une fois en jambe j'y trouve un certain plaisir ; et d'autre part, comme j'ai une culture médiocre en terme d'Histoire/mythologie Antique ou médiévale, je suis sans arrêt en train de switcher du texte aux très nombreuses notifications en fin de pavé ce qui rend la lecture assez difficile, donc quasiment impossible à saisir entre les lignes excepté lorsque les traducteurs eux-même en offre une pour un vers.

Et vu la taille du bouquin, ça me prendra T R E S longtemps. Mais j'aime.

Marrant, je suis en train de le terminer ; je dois √™tre arriv√© au 5√®me Ciel il me semble. Tu vas voir que le c√īt√© tr√®s descriptif des Enfers s'estompe petit √† petit et que √ßa devient de plus en plus m√©taphysique lors de la mont√©e du Purgatoire puis l'√©l√©vation vers Dieu. Au d√©but j'ai d√Ľ un peu m'accrocher pour comprendre o√Ļ il voulait vraiment en venir mais c'est vrai que les notes aident bien (j'ai la m√™me √©dition que toi, si c'est bien celle dont tu as mis la couverture), et c'est hyper int√©ressant, outre la volont√© de faire craindre l'Enfer et miroiter les Cieux, il y a un regard tr√®s critique sur les personnages historiques que croise Dante, √† quelque endroit que ce soit. Et puis ouais, c'est dantesque dans l'√©criture, il n'y a pas d'autre mot possible.

Essaie les Chants de Maldoror après si tu ne l'as déjà fait, le rapport n'est pas évident mais j'ai le sentiment que ça peut te plaire.
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posté 12.04.2012 - 17:41
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hehe, oui, l'ami Maldoror j'en suis √† la moiti√© je crois. Je m'√©tais arr√™t√© genre au quatri√®me chant, je crois que le dernier que j'avais lu c'√©tait au sujet des lamentations d'un cheveux que Dieu avait abandonn√© dans un couvent-bordel apr√®s s'√™tre tap√© une prostitu√©e ou une bonne sŇďur (ou les deux)... Effectivement c'est bien le genre de trucs que j'aime, o√Ļ l'esprit se livre √† un tel point d'incandescence que la rationalit√© des choses et la coh√©rence du monde en p√Ęti - m√™me si la r√©flexion qui en ressort, en l'occurrence sur la cruaut√© d'un homme qui finit par c√©der au d√©sespoir en devenant le supp√īt fanatique d'une noirceur vulgaire de ce monde qui le rend malade, au d√©triment de ce qui le rendait homme et bon (en gros), est tr√®s lucide. Par contre, la Divine Com√©die, c'est plus chaud.

Dans le même genre, j'ai toujours pas terminé le Capitale de la Douleur de Paul Eluard, d'ailleurs... C'est mon gros problème : je lis assez lentement, j'ai du mal à me concentrer sur un seul bouquin et j'ai vite-fait de trouver un truc qui m'intéresse plus (ou dont je ressens davantage le besoin) et finis vite par perdre le fil de ce que je lisais. je pense que je vais ré-attaquer Isidore Ducasse, ça sera au moins ça de fait.

Du coup, merci pour la relance, je croule sous les tentatives inachevées de lecture et les récits vierges de mes yeux... et effectivement on a la même édition




sinon, puisque j'y suis, j'ai lu (d'une traite, pour une fois, parce qu'il est tout petit et simple à lire) l'autobiographie d'Isabelle Caro - principalement connue pour avoir posée devant l'objectif de Oliviero Toscani dans une campagne contre l'anorexie et à par la suite surtout fait parler d'elle pour ça.



Une approche int√©ressante de la maladie, car l'accent est mis sur le fait que l'anorexique n'est pas, comme on a vite-fait de le dire, une fashion victime int√©griste de ce culte de la minceur dans lequel on baigne, mais une personne qui ne trouve par en elle la force de s'affirmer pour elle-m√™me et trouve en le je√Ľne une mani√®re de s'affirmer tout en disparaissant. C'est un paradoxe mortel proche de ce qu'on trouve dans l'√©tude psychanalytique des schizophr√©nies (je commence √† conna√ģtre un peu), d√Ľ √† une trop forte emprise de la m√®re sur l'enfant (et un trop grand attachement de celui-ci) qui en quelque sorte cherche √† faire de l'enfant son oeuvre - pour reprendre au mot la m√®re de feu la jeune femme, au d√©triment de l'√©go de son enfant. Une privation de libido qui condamne √† une culpabilit√© profonde et pousse √† l'autodestruction (ou pire). En l'occurrence, les relations difficiles - parce que justement aussi fusionnelles que secr√®tement hostiles - entre Isabelle et sa m√®re, d√©pressive, y est d√©crite de mani√®re tr√®s int√©ressante, avec sinc√©rit√©, lucidit√© et un certain soucis de l'objectivit√©.

Ce message a été modifié par T3T5U0 - 12.04.2012 - 17:44.
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posté 14.04.2012 - 14:37
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Tetsuo > j'ai remarqué que tu lisais pas mal d'ouvrages traitant du mal-être, psychologique ou psychosomatique, notamment sur la schizophrénie, il y a une raison particulière à ça? je tiens pas à être indiscret ou quoi, si c'est pour des raisons personnelles, mais ça m'intrigue.


Bon qu'ai-je lu récemment :



Troisi√®me Reich de Roberto Bola√Īo

Udo, un jeune allemand, part en cong√©s en Espagne accompagn√© de sa copine sur les lieux de ses vacances d'enfance. Il fera l√†-bas la connaissance d'autres Allemands, ainsi que de personnages locaux assez myst√©rieux. Udo est aussi accessoirement le champion d'Allemagne d'un jeu de plateau bas√© sur la seconde guerre mondiale, jeu dont le spectre va peser de plus en plus au cours de son s√©jour. Troisi√®me Reich est un des premiers √©crits de Bola√Īo, en 1989, mais publi√© bien plus tard. On retrouve les sujets peu communs des autres √©crits de l'auteur, surtout dans l'association des concepts. Le livre est d'une taille peu commune chez l'auteur, plus calibr√© roman que Amuleto ou Monsieur Pain, et bien plus court que ses deux pav√©s ; on peut imaginer qu'il s'agit d'un roman court un peu bavard, dans la mesure o√Ļ la r√©p√©tition des situations et des descriptions est de mise, ou alors d'un pav√© manquant d'id√©e, atteignant tout juste les 400 pages. Dans les deux cas, et malgr√© les qualit√©s du r√©cit et de la narration, on sent une l√©g√®re par rapport au reste de la bibliographie de Bola√Īo.




Enquêtes de Jorge Luis Borges

Longtemps que je n'avais pas lu du Borges, mais une chose est certaine, c'est que ça fait du bien et, une fois de plus, ouvre des horizons. Il s'agit ici d'un recueil de critiques et analyses de littératures très diverses (fiction, poésie, écrit religieux, philosophie), dans un style très détendu et clair, respirant la passion pour l'exercice littéraire. La beauté d'un tel ouvrage est la multitude de références qu'il évoque, et l'envie qu'il donne de lire un maximum des auteurs abordés. D'ailleurs la suite de mes lectures est dans ce sens.




The Innocence Of Father Brown de G.K. Chesterton

Borges présente Chesterton comme l'auteur qui a le premier et le mieux su faire cohabiter les deux types d'écrits d'Edgar Allan Poe -le roman policier et la nouvelle fantastique. Chacune des nouvelles part d'une longue description des évènements, les mystères (multiples) s'accumulant et laissant les interprétations aller dans les directions les plus mystiques. C'est paradoxalement Father Brown, un prêtre catholique marginal dans l'Angleterre anglicane du début du XXème siècle, qui fera systématiquement montre du plus de discernement cartésien et résoudra le problème, souvent dans les dernières lignes. Au-delà du style policier et du contexte historico-géographique qui peuvent rappeler A.C. Doyle, la prose de Chesterton est un régal, utilisant des tournures métaphoriques très créatives basées sur un vocabulaire riche (et obligeant parfois à mettre son nez dans un dico), et faisant également preuve de beaucoup d'humour, malgré le cadre assez sombre de certaines affaires.




Histoires Désobligeantes de Léon Bloy

Auteur dont le nom est connu √©videmment, mais que je n'aurais jamais pens√© √† lire si je n'avais pas lu Borges (encore lui). Le lire apr√®s Chesterton n'est pas franchement incongru tant les points communs ressortent de la lecture cons√©cutive des deux √©crivains. Les Histoires D√©sobligeantes, en plus de pr√©senter le m√™me format de nouvelles (plus courtes que celles de Chesterton cela dit), l'action se situe environ √† la m√™me p√©riode, √† ce tournant fin de si√®cle (/d√©but du suivant, fatalement). Et c'est √©galement dans l'√©criture qu'on retrouve √©galement des points communs, dans le go√Ľt partag√© des histoires sombres -certaines de L√©on Bloy le sont particuli√®rement- et dans le ton humoristique limite moqueur qui est donn√© √† chaque fois. Le vocabulaire de Bloy est √©galement tr√®s riche et prend des formes d√©licieuses et complexes mais pas prise de t√™te, si bien qu'on imagine tr√®s bien l'auteur se marrer en les √©crivant (on se marre pas mal aussi). Le ton global qu'il en ressort est particuli√®rement cynique et fataliste, voire parfois √©litiste. Et c'est malheureusement cette caract√©ristique, plus quelques allusions antis√©mites assez symptomatique de l'√©poque, qui ont valu √† L√©on Bloy d'√™tre catalogu√© parmi les auteurs r√©actionnaires de droite. Quel dommage.
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posté 14.04.2012 - 21:34
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CITATION(yoda_superstar @ 14.04.2012 - 15:37) *
Tetsuo > j'ai remarqué que tu lisais pas mal d'ouvrages traitant du mal-être, psychologique ou psychosomatique, notamment sur la schizophrénie, il y a une raison particulière à ça? je tiens pas à être indiscret ou quoi, si c'est pour des raisons personnelles, mais ça m'intrigue.

oui, c'est parce que j'écris des scénarios de films que j'aimerais réaliser. Notamment, donc, sur la schizophrénie, l'anorexie/l'automutilation, le transgendérisme... C'est à la fois un travail de recherche, par soucis de fidélité par rapport au sujet parce qu'il me semble que quand on parle de ces sujets-là on touche à l'image des gens que ça concerne (y a qu'à voir comment les schizophrènes se plaignent de l'image de fou dangereux véhiculées par les médias, c'est limite aussi lourd que la maladie et les traitements médicamenteux) et à la fois un travail personnel qui me permet de comprendre beaucoup de choses concernant mon vécu (pour pas faire de mystère, depuis mes années lycée (encore toutes fraiches) je me suis beaucoup automutilé, j'ai beaucoup bu (par déprime), avec en sus qq tendances anorexiques et un gros penchant pour le travestissement et le sadomasochisme... voualàcédi). Par extension, ça m'ouvre énormément de pistes quant à la connaissance de l'être humain et m'a considérablement aidé à comprendre les gens, qui plus est à vivre avec eux (y compris ma propre famille). Comme disait Freud, si je me trompe pas, les malades mentaux ont à nous apprendre des choses dont on aurait jamais eu idée sans eux. Ceci dit j'ai toujours pas lu ni de Freud, ni de Jung, de Klein, Deleuze ou autre.. ça viendra.

D'ailleurs, la Divine Comédie, Maldoror et le bouquin dont je vais parler dans la foulée, c'est aussi pour m'aider à écrire un court-métrage que j'aimerais réaliser dans l'année qui vient. Comme je l'ai déjà dit je suis pas du tout lecteur, c'est presque uniquement pour mes projets de cinéma que je lis. En fait, entre les films que je vois et que je critique, ceux que j'écris et pour lesquels je me force à lire, je passe quasiment ma vie que dans le cinéma..


donc, là j'ai attaqué (pour m'aérer l'esprit, parce que Isidore Ducasse quand il s'y met il est dur à lire)


Intéressant petit ouvrage sur Jackson Pollock, étude parallèle et synthétique de sa vie et de son oeuvre. Pas forcément le plus exhaustif qui puisse être, mais ça me semble suffisant pour se faire une idée assez claire de l'artiste et de l'homme. En tout cas, c'est une bonne introduction. Faudra que je vois le film de Ed Harris sur sa vie, c'est vraiment un bonhomme intéressant ce JP, en fait je crois que c'est plus le personnage et les analyses de son travail que ses oeuvres elles-mêmes qui m'intéressent.

Ce message a été modifié par T3T5U0 - 14.04.2012 - 21:35.
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posté 15.04.2012 - 11:12
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Ce que tu dis me fait penser à un truc : tu as vu le court-métrage d'animation Les Dents du Singe? C'est réalisé par René Laloux (le réalisateur de La Planète Sauvage et Gandahar, entre autres), sur un scénario écrit par les patients d'une clinique psychiatrique, en 1960. Ca pourrait t'intéresser si tu ne l'as pas déjà vu.
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