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Théodrik
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Colombes
Né(e) le Fév.-15-1992
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J'suis métalleux. Mais j'essaie d'écouter aussi du hard-rock, du rock, même de la pop ou de l'électro (mais j'écoute quand même majoritairement du métal)

Musicalment, j'aime les trucs qui vont vite : Power, Speed, Trash, Folk, Viking/Pagan, Death Métal. Plus du Heavy, et un peu de métalcore et de néo (mais seulement du bon et de temps en temps, hein ? xD)

Sinon, j'aime beaucoup l'h√©ro√Įc fantasy, la SF, les jeux de r√īles, tout √ßa... ^^
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Théodrik

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21 Jun 2012
En 2007, Linkin Park publiait ce qui allait bient√īt √™tre leur acte de divorce avec une bonne partie du public metalleux, Minutes To Midnight. On a pourtant tendance √† oublier que cet album dit "patchwork" - puisque n'ayant pas d'unit√© musicale propre - s'est plut√īt bien vendu. Et pour cause : quatre singles pass√©s √† la radio : What I've Done, Bleed It Out, Shadow Of The Day et Leave Out Of The Rest. Ce revirement musical est n√©anmoins rest√© au travers de la gorge de bons nombre de personnes du milieu. Personnellement, apr√®s avoir √©t√© un temps d√©concert√©, comme beaucoup, je m'√©tais r√©-√©cout√© Hybrid Theory et Meteora et m'√©tait rendu compte que, si c'√©tait bien du bon Neo Metal, √ßa n'√©tait pas si complexe et brillant que cela (apr√®s tout, √ßa n'√©tait que l'h√©ritage des Rage Against The Machine, avec un DJ et un chant Pop en plus...) et qu'il √©tait donc inutile de les fustiger ainsi. C'√©tait soft, assez easy-listening, m√©lodieux, parfois dr√īlement mi√®vre (Shadow Of The Day m'est toujours assez difficilement supportable, par exemple), √ßa ne cassait pas trois pattes √† un canard, mais √ßa s'√©coutait pas trop mal et c'√©tait l'essentiel. J'avais donc pris la mesure et m'√©tais dit que ce serait peut-√™tre ma passerelle pour le Pop-Rock, si un jour, il me prenait l'envie de m'y int√©resser.

Il y a bient√īt 2 ans, les Californiens r√©cidiv√®rent avec A Thousand Suns, qui fut encore une fois critiqu√© chez nous. Mais pas seulement. Beaucoup avaient, comme toujours, cri√© au commercial, √©tant donn√© que la bande √† Chester Bennington avait choisi un virage Electronica, en pleine p√©riode d'expansion de ce genre musical. Soit ! Je pense que rester dans le genre musical qui les avaient fait percer aurait √©t√© plus efficace commercialement, mais cette accusation se comprenait. D'autant que, m√™me moi, d'ordinaire d'une indulgence presque pathologique avec les artistes que j'aime, j'avais consid√©r√© la moiti√© des interludes comme dispensables (la deuxi√®me intro The Radiance, la ridiculement courte Empty Spaces et la reprise robotique du refrain de Burning In The Skies dans Fallout) Et si le remplacement de la batterie par une bo√ģte √† rythmes et l'absence de guitares pouvait s'av√©rer d√©routant, je n'avais pu que saluer le culot de cet album. Alors que la plupart des groupes d'Electro radiophoniques surench√©rissaient dans l'incitaion √† profiter de la vie, √† r√©pondre aux appels de la chair, de beaucoup boire, beaucoup fumer, et pas que des cigarettes, Linkin Park prenait le pari de s'approprier le style musical et de faire quelque chose de sensiblement diff√©rent. Faire un album triste, avec un chant froid, des paroles sur un sujet dur (la guerre, la bombe atomique), dans une nation qui a fait Hiroshima et Nagasaki, des gros mots dans le flow de Shinoda, pour une nation encore tr√®s puritaine et pourtant premi√®re exportatrice de porno (vive le r√™ve am√©ricain !) Cela avait donn√© des titres pol√©miques qui avaient le m√©rite de changer le rapport au groupe d'ordinaire cantonn√© aux probl√®mes √©motionnels, les balades √©taient jolies et reposantes (√† d√©faut d'√™tre r√©volutionnaires musicalement). On avait m√™me eu droit √† deux titres metalisants assez r√©ussis, avec Blackout et Wretches And Kings. Les critiques avaient pourtant √©t√© assez dures pour qu'il se vende moins bien que les autres albums. Ce qui est assez relatif pour Linkin Park, il faut bien l'admettre.

Voilà, maintenant que j'ai pu décrire brièvement les dernières créations du groupe avec un son de cloche un peu différent que celui qu'on trouve à la sortie de tout concert quand un ami a la bonne idée de sortir un magasine (c'est pas vieux, c'était au début du mois, après la performance d'Eths au Bataclan !), passons à ce qui nous intéresse, à savoir ce nouvel album Living Things, qui ne sortira que le 26 en France, mais dont l'écoute en streaming nous a été accordée pendant quelques jours. C'est bon de constater que les maisons de disques commencent enfin à se rendre compte que cette pratique, quand elle est encadrée, encourage la découverte et donc l'achat de musique. En ce qui concerne la pochette, je la trouve assez vilaine. Mais en y réfléchissant sérieusement, elle ne l'est pas plus que celles des autres albums du groupe. Mais quand est-il de la musique ?

Tout d'abord, forc√©s de constater que l'exp√©rimentation continue. Cette fois dans les pas de Korn et de son Path Of Totality, les LP font dans ce qu'on pourrait appeler du Dubstep Metal. Oui, j'ai bien dit Metal ! Le groupe nous avait pr√©venus que cet album, dans sa sp√©cificit√©, serait un retour aux sources. Il est vrai que les guitares et la batterie manquent toujours un peu, mais r√©-entendre les hurlements de Chester confine √† la nostalgie pour tout √™tre qui a aim√© Linkin Park dans sa jeunesse, m√™me en √©tant plus ou moins pass√© √† autre chose. Toutes les pistes ne sont pourtant pas concern√©es, √† la mani√®re des deux derniers albums. Et c'est la que le bas blesse un chou√Įa , car sur celles qui le sont, toutes ne sont pas exceptionnelles. Lost In The Echo, la premi√®re de l'album, avec son son √©voquant un accouplement avec Skrillex, passe sans le moindre probl√®me et est sans le moindre doute l'une des meilleures du skeud, notamment par son alternance du chant clair et cri√©, et gr√Ęce √† son refrain accrocheur. H√©las Lies, Greed, Misery ou Victimised, en plus d'√™tre bien trop courtes, sont relativement faibles par rapport √† un Blackout ou un Wretches And Kings, pour comparer ce qui est comparable. On aurait tendance √† croire qu'elles ont √©t√© plac√©es l√† pour retenir les quelques metalleux qui seraient rest√©s l√† par miracle (C'est gentil de penser √† moi, les gars !) Ils peuvent tenter tous les styles qu'ils veulent, arr√™ter les guitares et les batteries, faire de l'Electronica tribal, du Dubstep ou monter sur sc√®ne en tricycle, la recette d'un bon titre de Linkin Park restera une alternance de chant, et un bon flow de Shinoda.

Un Mike qui se d√©fend assez bien sur l'album, notamment sur Skin To Bone, o√Ļ il est √† l'honneur. En revanche, grosse d√©ception sur le d√©but d'Until It Breaks ! Le flow qui perdure pr√®s de la moiti√© de la piste ressemble √©norm√©ment √† celui de When They Come For Me, de l'album pr√©c√©dant. On est presque √©tonn√© de ne pas entendre le motherfuc*er √† la fin tant c'est flagrant. J'veux bien √™tre indulgent avec une chanson qui m'en rappelle une autre sur quelques secondes, mais l√†, √ßa sent trop la photocopieuse. Tinfoil, la chanson instrumentale qui rappelle Cure Of The Itch ou Session, est aussi malheureusement trop courte. On touche d'ailleurs l√† √† une autre faiblesse de l'album : sa dur√©e qui exc√®de √† peine 30 minutes. Nous savons que Linkin Park a toujours voulu faire des compositions courtes pour leur donner un c√īt√© frontal, mais m√™me A Thousand Suns avec ses interludes durait plus longtemps. Sans doute devons-nous ces petits accidents aux d√©lais tr√®s courts qui s√©pare Living Things de ce dernier.

Heureusement, nous avons fait le tour des petits d√©fauts. Le reste de l'album est plut√īt bon. Ce n'est pas transcendant, c'est vrai, mais disons plut√īt que c'est du bon Linkin Park. (√ßa d√©tend quoi...) Outre Lost In The Echo et Skin To Bone dont j'ai d√©j√† parl√© en bien, on pourrait amplement citer le premier single Burn It Down, qui a donn√© naissance √† un clip et qui passe en ce moment √† la radio. On se prend √©galement √† fredonner de temps √† autres les semi-ballades I'll Be Gone et Castle Of Glass qui sont plut√īt de bonnes surprises et qui restent assez vite en t√™te, chose tr√®s positive, si, comme moi, vous aimez chanter. On trouvera peut-√™tre que cet avantage manque un peu √† In My Remains, qui paye son positionnement entre deux tubes, mais surtout √† Roads Untravelled, dont je n'arrive toujours pas √† me souvenir. C'est frustrant car je sais qu'elle m'avait plu... L'album se conclue avec Powerless, tout aussi jolie et surtout dont l'immersion est plus efficace.

Living Things est donc en ce qui me concerne un album agréable. Il ne sera certainement pas mon album de l'année, mais il répond à ce que j'attends d'un album en général, et d'un Linkin Park en particulier. Il sera peut-être apprécié, sans doute critiqué pour sa nouvelle orientation musicale ou pour son retour à des thèmes abordés plus "classiques" pour le groupe. Et si aller vers ces "routes inexplorées" constituait la vraie identité des Californiens ?

Note 11/20. A écouter : Lost In The Echo, Burn It Down, Castle Of Glass.
8 Jun 2011


Voilà ce que je pense du nouvel album d'Alestorm : c'est ma première chronique : je vous la soumets smile.gif


Apr√®s un Black Sails At Midnight des plus tonitruants pour le bonheur des fans de Power M√©tal adeptes de f√™tes folkies, les joyeux lurons reprennent leur mer, mousseuse comme un verre de bi√®re, pour un nouvel album intitul√© Back Through Time, √† l'artwork des plus travaill√©s (et avec le rat mascotte de l'√©quipage qui fait du surf avec une corne pleine de vinasse... d√©lirant !) Certains fans frissonnent peut-√™tre en lisant ces premi√®res lignes, pensant que ce n'est que le calme avant la temp√™te, que je vais entra√ģner le groupe dans un tourbillon de critiques n√©gatives avant de les envoyer au plus profond des mers de l'oubli. (Enfin, remarque, peut-√™tre pas, vu qu'√† ce stade, ils ont s√Ľrement vu la bonne note que je leur ai attribu√© !) Et en tant que fan d'Alestorm, j'ai le plaisir de dire que ce jour maudit n'est pas pour aujourd'hui. Mais examinons la composition et la structure de cet album plus en d√©tail...

Que les choses soient claires, cet album, tout comme d'ailleurs, son prédécesseur, ne lance pas de révolutions majeures. Il reste tout de même clairement appréciable, pour quiconque aime le genre évidement, et il l'est d'autant plus que, pour beaucoup, il paraissait invraisemblable que le groupe puisse continuer dans sa veine, sans se répéter ou plagier les autres groupes de Folk Métal, genre qui a, chacun le sait, explosé ces dernières années. Même si la structure des morceaux demeure parfois la même, avec ses synthés remplaçant trompettes, cornemuses, accordéon, soutenues par l'éternelle guitare rythmique au son lourd, il est réconfortant de constater qu'Alestorm peut continuer à faire du neuf avec du vieux, sans que cela ne se remarque trop. C'est le cas du titre éponyme, de bonne facture, qui ouvre l'album, mais aussi de The Sunk'n Norwegian, qui dépote franchement, et de la piste Swashbuckled, en hommage, bien entendu, à leur grand frère trashy de la piraterie.

D'autres titres, ont misé sur la simplicité des mélodies, comme les simplissimes mais diablement efficaces Shipwrecked et Rum qui se retiennent très facilement et qui peuvent même vous envahir le cerveau sans que vous puissiez vous en la retirer pour vous concentrer cinq minutes... L'album voit aussi la sortie de Buckfast Powersmash qui, sans copier tout-à-fait Death Before The Mast et Black Sails At Midnight dont elle est l'héritière, apporte l'exultation par son rythme endiablé.

Un changement notable et non n√©gligeable au niveau structurel est l'emploi plus marqu√© des fl√Ľtes et des choeurs, l√† o√Ļ, sur l'album pr√©c√©dent, la trompette dominait all√®grement. Cela se ressent notamment sur la chanson √† boire Midget Saw, qui para√ģt un peu chaotique aux premi√®res √©coutes, mais dont on s'accoutume vite, sur le "Pirate Gospell" tr√®s rafra√ģchissant que constitue Barrett's Privateers et sur la perle Scraping The Barrel, une ballade moins dramatique mais plus m√©lancolique que son a√ģn√©e To The End Of Our Days, parue sur l'album pr√©c√©dent.

Enfin, passons outre son Rumpelkombo (de seulement 6 secondes) franchement inutile, pour se concentrer sur l'O.V.N.I. tr√®s √©trange qui cloture l'album : Death Throes Of The Terrorsquid. Cet titre est long, √† l'image de son nom (7 minutes 46, de loin la composition la plus √©tendue du groupe √† ce jour), et se pla√ģt √† d√©router l'auditeur avec une musique presque symphonique qui aurait pu faire le fond sonore pour la sc√®ne de temp√™te du film Master & Commander ou de Pirates des Cara√Įbes (il fallait bien que j'en parle √† un moment o√Ļ un autre !) On se croirait dans un gallion au coeur de la tourmente. Du grand art !

Je suis donc très satisfait de cet album et j'espère que ce groupe continuera d'être aussi inspiré longtemps.

Note 15/20



Voilà, merci de me la poster, ou si des choses ne vous conviennent pas, de m'aider à les rectifier.

Merci d'avance smile.gif
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