IPB
News metal / punk / hardcore / rock - L'agenda concert - Les chroniques

Bienvenue invité ( Connexion | Inscription )

 
Reply to this topicStart new topic
> Report Aerosmith et Motley CrĂĽe, Houston, Texas, Très gros report ...
Pierrot_n
posté 25.11.2006 - 16:59
Message #1


Musicien
**

Groupe : Membres
Messages : 142
Inscrit : 20.03.05 - 18:20
Membre n° 3619




Aerosmith and Motley CrĂĽe, Cynthia Woods Mitchell Pavilion, Houston, Texas

Première partie : BLABLATERIES DIVERSES ET VARIEES

8 ans … cela fait 8 ans qu’Aerosmith n’a pas pose les pieds en Europe. Et comme en 1998 je n’avais pas pu aller les voire ( j’avais acheté mon billet en sachant que je ne pourrais pas y aller au cas ou et je l’avais déchiré et jeté la mort dans l’âme le soir du concert ) c’était une véritable frustration pour moi de ne jamais avoir vu sur scène l’un des deux groupes principaux avec lequel j’ai grandi, l’autre étant AC/DC. Voire Aerosmith était un donc un rêve, et voire un grand groupe US chez lui, devant son public, une fois dans ma vie en était un autre que je ne pensais pas se voire réaliser. Et quand ce n’est pas une mais deux légendes du Hard Rock US qui sont sur l’affiche, que cela tombe à une période ou je peux, aussi bien financièrement qu’en terme de planning, réaliser mon rêve, alors forcement cela devient plus que tentant de franchir le pas et de s’organiser un aller-retour au pays de l’oncle Sam. Au vu de ma motivation et de mon envie à organiser ce voyage mon épouse me l’a offert pour mon anniversaire, avec le concours de toute ma famille.

Donc me voilà parti le samedi matin direction la gare du nord ou je devais récupérer ma compagne de voyage, une fan d’Aero Belge rencontrée sur le net. Nous devions normalement être 3 du voyage mais l’un de mes deux accompagnateurs a lâché le projet en cours en route pour des raisons financières. Hop ½ heure plus tard nous voilà arrivés à Roissy, d’ou nous décollons pour une dizaine d’heures de vol direction Houston. J’ai choisi Houston car c’est l’une des destinations ou l’on peut aller pour pas trop cher, et en vol direct. L’idéal aurait été New York, mais c’était l’une des premières dates de la tournée et c’était pour moi trop court à organiser. A l’aéroport de Houston c’est donc le grand débarquement en force des fans d’Aero européens francophones, le temps de passer l’immigration ( c’est long et pas simple quand on tombe sur un « cow-boy » ) et nous récupérons une voiture de location, nous nous rendons à l’hôtel ( franchement classe pour le prix ) et comme dans ce sens le décalage horaire nous est favorable nous avons le temps de nous promener la fin d’aprem et la soirée dans la périphérie de Houston, de faire un peut de shopping et de manger la spécialité locale : un Big Mac au Mc Do. Le lendemain matin après un petit dej pas top direction le Reliant Stadium ou nous nous enfilons un match de Foot US de la ligue NFL, les Houston Texans contre les Bills de Buffalo, pour ce qui est pour moi plus qu’une sympathique mise en bouche à l’exceptionnelle soirée que je vais vivre.

Seconde partie : APRES TOUT CE TEMPS …

Une fois les texans abattus par un touchdown assassin des Bills à 9 secondes de la fin du match ( score final 21-24 ) direction le Cynthia Woods Mitchell Pavilion dans la périphérie de Houston. A 16h30 nous sommes attablés à une bar fort sympathique à proximité du lieu du concert, avec comme compagnons des fans US rencontrés au préalable sur le net et avec qui nous avions rendez-vous. Des fans genre « j’ai déjà vu Aerosmith 15 fois » vraiment sympas avec qui nous allons rester une bonne heure avant de nous rendre tranquillement à l’amphithéâtre ou se déroule le concert. Le Cynthia Woods Mitchell Pavilion est situé dans une ville appelée The Woodlands, à la périphérie de Houston. C’est un amphithéâtre en plein air de 17000 places, sold out pour l’occasion. Le prix des places plus que prohibitif et l’abondance de spectacles ne suffisant à priori pas à décourager les américains. Le site est superbe puisque cet amphi est planté au milieu d’un parc naturel boisé au bord d’un lac. Superbe mais aussi très frais et c’est avec amusement que je vois des spectateurs arriver au concert couvertures à la main. Coté public on voit de tout, des personnes très lookées ( surtout chez les fans de Motley ) aux familles en passant par quelques bikers. Pas mal de bombes aussi, normal me direz vous, au vu du public des groupes proposés. A 18h30 après avoir récupéré nos billets commandés au préalable sur Internet nous entrons et hop direction le merchandising ou je vais acheter 2 tee-shirts d’Aero, un de Motley Crüe et quelques bricoles diverses. Dans la zone merchandising un groupe local de Hard Rock joue devant le peu de monde qui s’y intéresse, personnellement je n’y ai pas prêté attention, au milieu des stands de boisson et de bouffe on a aussi un vendeur de couvertures … décidément …

Nous rejoignons tranquillement nos places et ça nous permet d’avoir une vision globale des lieus. C’est un pur amphi à l’américaine, en pleine air donc ou les places devant les mieux situées sont assises et numérotées, en hémicycle. Le sol est en pente ce qui donne un léger dégradé à l’ensemble. Une première zone de 2500 places étalées sur une trentaine de rangées est couverte par un chapiteau. Cette zone est surplombée par les zones handicapées et comprend aussi les boxs VIP. Derrière une large allée on trouve une seconde zone de 1900 places assises non couverte et plus loin démarre le « Lawn », butte de terre toujours en dégradée ou les places sont debout et non numérotées. Et qui s’étend sur le reste du site. La fosse est donc derrière et les places les plus chères sont les mieux placées. Les sièges sont repliables ce qui fait qu’en fonction du type de concert dans la première zone le public peut assister assis ou debout, et debout, du fait que l’on est sur une légère pente et non dans des gradins c’est beaucoup plus confortable qu’à Bercy par exemple. Pour ma part j’ai réservé des places dans la première zone, tant qu’a traverser l’Atlantique autant être le mieux situé possible, les 15 premiers rangs étant réservés en pré-ventes aux seuls fans d’Aero et Motley ( placés de plus en plus prêts en fonction de leurs anciennetés au fans clubs officiels ) et du fait qu’Aero mette en place dans l’axe de la scène une grande avancée qui condamne pas mal de sièges les places étaient très limitées. 5 minutes après la mise en vente des places j’ai obtenu 2 places au 30ème rang, légèrement décalées sur la droite de la scène. 30ème rang dans les configurations de salles françaises c’est assez loin mais la nous sommes à seulement une bonne vingtaine de mètres de la scène, approximativement à la hauteur de celle-ci, donc plus qu’idéalement placés. ¼ d’heure après leur mise en vente on ne trouvait déjà plus de places dans cette catégorie. La scène de Motley Crüe est en place. Dans un esprit d’enfer, la batterie de Tommy Lee est posée sur un socle sur lequel sont incrustés cranes et ossements. Une passerelle la surplombe avec 2 escaliers de part et d’autre. Sur cette passerelle des poteaux avec crames et symboles mortuaires. A chaque bout posés au sol 2 gros Cobras enroulés trônent tels des gardiens des lieus. 2 cages dont accrochées au plafond de la structure. J’avais vu Motley l’an passé aux Gods Of métal et si j’avais été ravi de leur prestation scénique j’étais quand même un peu frustré, le concert étant amputé d’une partie du décor, matériel et des pyros, visiblement incompatibles avec l’organisation du festival ( il en était de même pour les pyros de Maiden le lendemain ). La je vais voire ce groupe que j’ai appris à adorer surtout après les avoir vus dans les meilleures conditions, et même si il passe en premier il s’agit d’une véritable tournée de Co-Headliners, chacun des 2 groupes ayant 1 heure ½ sur scène. Bon la scène de Motley est prête, je suis prêt, ma grande soirée va enfin pouvoir commencer …

Troisième partie : CRÜE CRUE CRUE CRUE CRUE CRUE

19h20, les lumières s’éteignent et démarre l’intro, tambours tribaux et percussions sur lesquelles se trémoussent 2 danseuses habillées de façon mortuaires. D’habitude il y en a trois mais ce soir 2 seulement seront de la partie. Des flammes s’allument sur les 2 cages suspendues et Vince Neil apparaît sur la passerelle, un lance flammes à la main … le ton est donné, ça va être très, très spectaculaire. Le groupe monte en scène et attaque Dr Feelgood, nous offrant par la même la première explosion d’artifices de la soirée. Le public traîne un peu et le premier hémicycle n’est pas rempli, une partie des gens venus plus pour Aero prenant place petit à petit pendant le set du Crüe. D’emblée le son est parfait, l’acoustique du lieu est vraiment top niveau. Plein air à l’abri du moindre souffle de vent les conditions sont vraiment optimums, et la balance semble faite avec le plus grand soin. Vince Neil est bien en voix ( même si il aura quand même quelques petits ratés dans la soirée ), Nikki Sixx tout de noir vétu arbore un maquillage très « Black Métalleu », Mike Mars se fond parfaitement dans le décor avec sa tête naturellement cadavérique et son chapeau haut de forme arborant une tête de mort, quand à Tommy Lee il est maquillé et torse nu, comme à son habitude, matraquant ses fûts avec sa frappe si spécifique. Dr Feelgood n’est que le premier des 13 classiques que le groupe va nous interpréter ce soir, et c’est un Shout at the Devil époustouflant qui va suivre. Sur le derrière de la scène les flammes seront omniprésentes, variants en tailles et emplacements au fil de la chanson. Les « Shout ! » repris en cœur par le public donnent lieu à des percées de feu d’au moins 4m de hauteur, et il en sort de partout. Le gabarit de ses flammes est souvent très impressionnant, Motley donne dans le grand, le très grand. Après en avoir pris plein les yeux on pense que cela va se clamer mais c’est une nouvelle explosion de feux d’artifices qui démarre Wild Side, le 3ème titre du set. La scène aura pendant tout le set un éclairage très sombre, transpercé sans cesse par des lights vifs et intenses. A certains moments ça en sera presque aveuglant et Wild Side sera le premier exemple du genre. Derrière et sur le coté sont disposés 3 écrans géants, un grand qui fait quasiment la longueur de la scène et 2 autre de part et d’autre. Ces écrans vont alterner animations, films et gros plans du concert et ce pendant toute la durée du set.

Après ces 3 titres enchaînés une première pause va permettre à Nikki Sixx de s’adresser au public, pendant les 2 cages suspendues au plafond descendes pour que s’y enferment nos deux danseuses, aidées par des roadies eux aussi habillés et masqués dans le style de la scène. Une fois refermées et remontées, les cages vont tournoyer au dessus de la scène pendant que le groupe nous jouera un Looks That Kill, pour ma part inattendue dans cette setlist plus courte que celle du Carnival Of Sins Tour et qui n’étaient pas jouée lors du premier set de la tournée, seule setlist complète que j’avais vu du Crüe. Le temps de faire descendre les belles qui se sont débattues dans leurs prisons pendant toute la chanson, le temps aussi pour le public, abasourdi par ce début de concert exceptionnel, d’entamer une série de « Crüe Crüe Crüe Crüe » et le groupe attaque Live Wire. C’est un peu plus conventionnel et la encore, coté effet le groupe surprend sur la partie lente lorsque des grosses quantités de fumées sous pression sortent des Cobras placés à chaque bout de la scène et recouvrent les premiers rangs du public, alors que les parties rapides sont une fois de plus servies par des lights aveuglants. Tommy Lee descend de sa batterie et fait asseoir la totalité du public, je penses que le groupe va attaquer Home Sweet Home mais non, c’est juste pour le plaisir de voire la foule, à son signal, ce lever d’un seul homme que Tommy est descendu de son piédestal. Finalement le groupe entame Same Old Situation, et il faudra attendre ce 6ème titre pour que cette scène de folie se calme un peu. Coté public ça s’est maintenant complètement rempli et au fur et à mesure que l’on avance l’ambiance monte d’un cran. Il faut dire que le Crüe ce n’est pas seulement un show, et même si Mike Mars est un peu en retrait au niveau personnalité, c’est 3 bêtes de scène que sont Tommy Lee à la frappe, Nikki Sixx à la basse et Vince Neil au chant. Et comme en plus ces classiques sont pour eux plus que rôdés, sur scène c’est vraiment du très, très lourd.

Tommy et Vince plaisantent pendant que Tommy s’installe au piano, la c’est le moment d’Home Sweet Home. Tommy attaque le premier couplet, uniquement chanté par le public, Vince se contentant de faire monter le chant. Tommy beugle dans son micro pour que les gens chantent plus fort ( c’est pas mal déjà ) et pendant ce temps un drap blanc tombe pendant du toit de la structure, et l’une des danseuses grimpe lentement comme sur une corde. Une fois le premier complet chanté par le public Tommy s’arrête, Vince reprend son micro et ils rattaquent ensemble le complet, sous les applaudissements d’une foule qui semble fortement apprécier les ballades ( j’en aurais la confirmation au set d’Aero ). Pendant que Motley interprète ce titre la danseuse va nous faire des acrobaties enroulée dans son drap, pour ma part j’ai trouvé ça un peu en décalage. Même sur ce titre la scène reste sombre dans l’esprit du reste. La fin de cette chanson lorsque Tommy retrouve le piano il sera accompagné par un tonnerre d’applaudissements et de cris, par une foule en délire. Pendant que la danseuse descend aussi lentement qu’elle était montée, son alter ego amène à Vince une guitare, tout en prenant des pose langoureuses et sexy, sa tenue en laissant apparaître plus qu’elle n’en cache. Elle en profite au passage pour allumer la foule qui semble apprécier et Vince par des caresses bien placées, le tout sur un petit Jam de Nikki et Tommy. C’est Don’t go Away Made qui débute, et qui par son lent démarrage et son rythme allant croissant est une transition toute trouvée entre la douceur de Home Sweet Home et le Hard Rock que Motley va nous servir ensuite.

Il y avait longtemps que je ne vous avais pas parlé de pyros ? il suffisait de le demander, et le court Louder Than Hell sera de nouveau propice à un « je t’en mets plein la tronche ». Les flammes identiques à celles de Shout at the Devil sont de nouveau omniprésentes derrières la scène, alternées à d’autres plus serrées et intenses, comme si elles étaient mises sont pression, et légèrement colorisées. Tommy descend de nouveau de sa batterie pour lancer à la foule une pluie de « Thank You » et introduit un Sick Love Long rondement interprété. Les cages et poteaux situés sur la passerelle s’enflamment, c’est Primal Scream qui démarre. La encore les flammes ( ça en deviendrait presque lassant … euh mais non je dis des conneries ) jaillissent de derrière, et la encore le gabarit de celles-ci … bref on s’approche de la fin et la c’est Vince Neil qui chauffe la foule, un bruit de Harley Davidson qui vrombit, tout le monde lève sa main droite et tourne la poignée, c’est Girls Girls Girls qui débute. Je pensais voire Neil débouler avec sa Harley comme il l’a souvent fait par le passé mais la scène semble un peu petite pour cela, on n’aura donc pas ce plaisir. Du haut de la passerelle nos deux danseuses attaquent un charmant rond de jambes et prennent leur temps pour descendre et se retrouver sur le devant de la scène, alternants les poses hyper sexy. Au niveau du public c’est largement le titre qui rencontrera la plus grosse ambiance ( mis à part le final ), et on en oublie qu’il commence à faire très frais au milieu des bois et des lacs, malgré le monde présent. Après ce moment relativement jouissif Mike Mars se lance dans un solo … disons … inaudible serai-ce le terme ?, seul au milieu d’un nuage de fumée et d’une lumière blafarde, comme son teint. Puis il lance l’intro du célèbre Voodoo Child de Jimmy Hendrix, accompagné à la frappe par le père Lee. Le set touche à sa fin, il ne reste plus que le final, et celui sera prendra forme sur Kickstart My Heart, ce qui est tout sauf une surprise. Je vous parle des pyros ? Bon la franchement c’est exceptionnel, ça pête de partout, les feux d’artifices, les jets d’étincelles, les flammes, c’est de la pure folie. Et dans le public aussi c’est de la folie. C’est sous les cris et les applaudissements que le Crüe termine son set, et la quand ils s’y mettent les ricains sont vraiment au dessus des autres. Il ne reste plus qu’a Nikky Sixx à fracasser sa basse, chaque coup porté étant accompagné par devinez quoi ? des flammes ou des feux d’artifices, et c’est fini, le Crüe sort de scène, et vient de nous livrer pendant 1h30 le set le plus impressionnant qu’il m’est été donné de voire, accoté duquel les pyros du set des Guns en juin dernier passeraient presque pour de la rigolade. Set impressionnant mais aussi parfait délivré par les 4 californiens, tant musicalement que scéniquement.

RĂ©capitulatif de la Setlist :

Dr Feelgood
Shout at the Devil
Wild Side
Looks That Kill
Live Wire
Same Old Situation
Home Sweet Home
Don’t go Away Made
Louder than Hell
Sick Love Song
Primal Scream
Girls Girls Girls
Mike Mars Guitar Solo – Voodoo Child Intro
Kickstart My Heart

Quatrième partie : ENFIN NOUS Y VOILA

Bon le temps de me remettre de mes émotions ( et ça n’est pas si simple ), et c’est la scène d’Aerosmith qui se prépare. Le démontage de celle de Motley, le remontage de certains nouveaux éléments, le temps de tendre un rideau blanc qui occulte toute vision, de se refaire une petite balance, et il se passe ¾ d’heure avant que les lumières du Cynthia Woods Pavilion s’éteignent de nouveau. ¾ d’heure interminables, même accoté des 8 ans d’attente infructueuse que ce groupe viennent jouer dans nos contrées. Je ne tiens pas en place, incapable de me rassoire après le set de Motley, et à 21h30 le moment tant attendu arrive enfin …
Les lumières s’éteignent et sur le rideau est projeté un petit film, qui retrace en images la carrière d’Aerosmith sur fond musical. Cette sympathique introduction se termine, le rideau tombe … et pan un Toys In The Attic dans la tronche, enchaîné par un et pan un Walkin’ The Dog dans la tronche, enchaîné par un et pan un Eat The Rich dans la tronche, enchaîné par un et pan un Cryin’ dans la tronche … La scène est beaucoup plus profonde que celle de Motley, en grande partie encombrée par le matériel pyros, la passerelle utilisée pour le Crüe est encore présente et a été reculée jusqu'au fond de la scène. une grande avancée est en place qui va jusqu’au cœur de la première zone de gradins, coté lights c’est magnifique. Au contraire du show sombre de Motley la scène d’Aerosmith est somptueusement et généreusement éclairée, comme pour mieux mettre en valeur ce diamant de chanteur qu’est Steven Tyler. Les pyros ont fait place à des éclairages lasers eux aussi de toute beauté. Dès les premières notes de Toys In The Attic le son est extrêmement clair, de ce coté la c’est absolument parfait. Dans le public qui avait complètement pris place l’ambiance est à son comble. L’apparition de Steven Tyler déchaîne les américains qui répondent archi présent. Bien sur comme pour le Crüe tout le monde est debout, de l’extinction des lumières à la fin du set, et pour ma part j’ai gardé la même place que pour le set précédent. En effet derrière nous il y avait une des rares places qui restera libre toute la soirée. Et comme c’est la dernière rangée de notre zone avant la partie surélevée handicapés, qu’il n’y a la aucun handicapé mais uniquement des spectateurs aussi debout, être au dernier rang permet de monter sur sa chaise et donc d'être à une hauteur ( la même que la scène ) idéale sans aucune gêne. Après Eat The Rich Steven Tyler tombe la veste ce qui enflamme un peu plus le public. Si j’avais été impressionné par les prestations scéniques de chanteurs comme Axl Rose ou Bruce Dickinson, je dois dire que Tyler est largement au dessus. Ce mec a tout, la voix, le look, le sex-appeal, l’occupation de la scène, le charisme, avec en plus ce grain de folie si caractéristique qui en fait vraiment un génie de la scène. A ses cotés Joe Perry ets magnifique et très en forme, et le triangle formé par Joey Kramer derrière les fûts, Brad Whitford à la seconde guitare et David Hull à la basse ( en remplacement de Tom Hamilton ) sont parfaits. Je trouves d’ailleurs un peu dommage que Whitford soit mis en retrait alors que c’est quand même un membre important du groupe et qu’il ne se contente pas d’assurer la rythmique.

Démarre donc Cryin’ sur laquelle le public va se déchaîner. Comme je vous l’ai dit pour Motley les ricains aiment les ballades et si la tournée est une vraie double affiche pour les personnes présentent à Houston ce soir c’est clairement Aerosmith qui est le headliner. Le groupe enchaîne dans la douceur sur What It Takes avant de nous balancer 2 titres de son album de reprises Honckin’ On Bobo, un Baby Please Don’t Go très envolé et alléchant et un Stop Messin Around sur lequel Steven Tyler laissera sa place au chant à Joe Perry. Deux titres sur lesquels Tyler va nous jouer de son instrument préféré, l’harmonia, avec virtuosité, surtout sur Stop Messin’ Around ou après s’être tranquillement adossé à la grosse caisse de Joey Kramer pendant que son pote Perry chantait, il va nous servir un magnifique solo d’harmonica. Après Stop Messin’ Around Perry et Tyler vont tranquillement s’assoir sur le devant de la rampe, au milieu du public, et Joe Perry va démarrer Seasons of Wither à la guitare acoustique. Un Seasons of Wither sublimé par les spotlights et les lasers, pendant que la foule est arrosée de neige artificielle sortant du haut de la scène. C’est vrai que cela fait quelques ballades ( 4 en tout ) mais c’est vraiment un moment magique du concert, et on se laisse d’autant plus facilement embarquer que l’enchaînement se fait sur le merveilleux Dream On, alors que encore une fois dans l’assistance tout le monde chante et l’ambiance est vraiment énorme. Le groupe repart dans le plus Rock en jouant Devil’s Got a New Disguise, la chanson inédite titre du dernier best off. Bon soyons clair, si à l’époque de l’enregistrement de Get a Grip elle avait été jugée trop dispensable pour être sur l’album c’est qu’il y a une raison, et c’est vrai que je lui aurait préférée un Mama Kin par exemple, mais on ne peut pas reprocher au groupe de défendre sa dernière galette, et en plus je crois que c’est la première fois qu’elle était jouée en live et elle passe plutôt bien. Le public quand à lui réagira quand même peut sur ce titre. Le groupe laisse alors à David Hull l’occasion de faire ses preuves et de s’imposer comme le bassiste de la tournée. Un solo assez technique et plaisant même si je ne suis pas fan de ce genre d’exercices, trouvant toujours que les solos sur cet instrument rendent moyen. En tout cas le bassiste duJoe Pery’s Project s’en sort très bien, et sans remplacer dans le cœur des gens le bassiste historique du groupe Tom Hamilton il remporte la un joli succès de la part du public.

Va démarrer alors ce qui sera pour moi le plus grand moment du concert. Dès le premier coup de grosse caisse que balance Joey Kramer je comprends … ma chanson préférée d’Aerosmith, Livin’ on the Edge, va être jouée ce soir !! Ce concert à Houston c’est la 28ème date de la tournée, et à ma connaissance cette chanson n’avait été interprétée qu’une seule fois sur cette tournée, autant vous dire que je n’avais pas beaucoup d’espoirs de l’entendre ce soir !! Alors quand elle démarre, je ne vous dis pas dans quel état d’excitation je suis !!! La setlist des concerts d’Aero sur cette tournée a été très variable, le groupes a tellement de bombes que quand il faut sortir 13 ou 1 titres pour un set d’1h1/2 c’est assez facile pour eux. Alors certains pourront penser que d’autres dates étaient peut être meilleures ( à vrai dire j’en sais trop rien ) mais rien que pour avoir entendu cette chanson ce soir, je suis absolument ravi de mon choix pour Houston !!!

Derrière ces 5 minutes de jouissance totale c’est Sweet Emotion qui démarre. Plus on avance dans le concert et plus Tyler semble déjanté. Il occupe la totalité de la scène, court sur la rampe, fait des allers-retours incessants sur l’avancée au cœur du public, joue avec son célèbre pied de micro, et sa voix ne baisse pas en intensité. On compère Perry aussi semble vraiment s’éclater, et l’entente qu’ils montrent sur scène, également avec les autres membres, fait plaisir à voire. L’osmose est complète avec un public qui leur mange littéralement dans la main, et Sweet Emotion sera, à ce moment du concert, le titre qui sera le plus plébiscité. La encore les lights sont somptueux, et c’est à la fin de ce titre que Joe Perry va nous servir un bijou de solo, tant techniquement, visuellement et qu’a l’écoute. Le voilà seul planté au milieu de scène, à alterner guitare avec un genre de harpe électrique, harpe dont les cordes scintillent alors que Perry est pratiquement invisible dans la fumée, entourée par un faisceau de lasers ! C’est somptueux !! Alors que tout le monde est scotché le groupe termine sur Draw The Line, salue la foule et quitte la scène.

Passe alors sur les écrans géants une animation représentant un diable au volant d’une Cadillac défoncée, et roulant sur la route 666. Il tourne sans cesse le bouton de son auto-radio, et chaque titre sur lequel il s’arrête est bien entendu un classique d’Aéro. Citons pêle mèle Mama Kin, Love In An Elevator, Eat The Rich, Dude ( Looks Like a Lady ) ou encore Sweet Emotion … Lorsqu’il aperçoit la sortie Houston, le diable sort … et Aero remonte sur scène, Perry a enfilé une chemise rouge et a en main sa guitare aux couleurs des USA, c’est Walk This Way !! Cette chanson va superbement clôturer ce concert, Tyler sort le grand jeu, et coté lasers c’est aussi le grand jeu. Le public et déchaîné et ovationne pendant tout le titre le groupe comme il se doit. C’est fini, Tyler présente ses camarades, insistant plus particulièrement sur Davil Hull et sur le claviériste qui les a accompagnés dans l’ombre, puis Joe « Fuckin’ » Perry ( dixit Tyler ) prend le micro pour nous présenter Steven « magic » Tyler ( dixit moi ) avant que le groupe quitte définitivement la scène. Cette fois ci c’est fini, les lumières se rallument sur une musique de fin. Pour ma part j’attends que la plupart des gens quittent les lieux, voulant profiter jusqu’au derniers instants du moment magique que je viens de vivre.

RĂ©capitulatif de la Setlist :

Toys In The Attic
Walkin' The Dog
Eat The Rich
Cryin'
What It Takes
Baby Please Don't Go
Stop Messin' Around
Seasons Of Wither
Dream On
Devil's Got A New Disguise
David Hull Bass Solo
Livin’ On The Edge
Sweet Emotion
Joe Perry Guitar Solo
Draw The Line

Walk This Way

Cinquième partie : C’EST DEJA FINI …

Bah voilà c’est fini. Nous retournons au Sam’s Boat ou nous étions passés l’après midi, manger un morceau au milieu de fans d’Aerosmith et Crüe qui se sont retrouvés la. La musique du fond étant largement axe sur ces 2 groupes. Puis retour à l’hôtel pour une bonne nuit de repos avant le lendemain de se faire une petite ballade au milieu des buildings du centre de Houston, et de manger au Hard-Rock café un menu « Joe Perry » ( ça ne s’invente pas ) qui est par le plus grand des hasards le seul artiste à avoir un menu à son nom ici. Une espèce de crêpe épaisse au poulet avec des légumes, le tout très épicé. Le temps de me faire photographier devant le perfecto de Mr Cooper et d’acheter un tee-shirt, et me voilà direction aéroport ou je décolles fin d’après midi. Le vol retour se passera très bien, et mardi midi après l’atterrissage dur retour à la réalité. 6 jours que le concert est terminé et je planes encore, ne parlant que de ça, n’arrivant pas à ranger les affaires que j’ai ramené, n’arrivant pas à faire tourner autre chose que de l’Aero ou du Motley et n’arrivant même pas à me motiver pour le concert de Maiden mardi prochain. Après mon concert de Renaud en 1986, mon premier d’AC/DC en 1996 je viens de vivre le 3ème concert qui restera gravé comme le meilleur de ce que j’ai vécu. Les années se terminant en 6 sont décidément pour moi des millésimes …

Ce message a été modifié par Pierrot_n - 25.11.2006 - 17:00.
Go to the top of the page
 
+Quote Post

Reply to this topicStart new topic

 



Version bas débit Nous sommes le : 19.08.17 - 13:59


Page top
TeamSpeak Servers · Globat Web Hosting