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2 Sep 2011


*shels
Plains of the Purple Buffalo
Note: 18/20
Année: 2011

"Wake up! Breath"... ce sont ces quelques mots qui sont marqués autour du compact disk. Et en effet, réveille-toi et respire avec ce Plains of the Purple Buffalo, 2ème album du groupe *shels. Mais avant tout, reprenons depuis le début...

4 ans après le cataclysme qu'a laissé Sea of the Dying Dhow, chef d'oeuvre post-rockien de cette scène indé pour un premier opus, *shels, le projet de l'ex-leadeur de Mahumodo et le chanteur du nouveau groupe Ancients, remet le couvercle avec Plains of the Purple Buffalo. Tout droit tiré du roman The Neverending Story de Michael Ende, Plains of the Purple Buffalo se concentre davantage sur la maîtrise du chant de Mehdi Safa et sur une musique plus sereine, atmosphérique et moins brut comme on a pû l'entendre sur le premier full-length.

L'album commence par Journey to the Plains, implacable titre qui dès sa première écoute nous retourne complétement l'esprit, tiens tiens tiens, cela ne nous rappelle-t-il pas quelque chose ? Ne serait-ce donc pas la pièce maîtresse de l'album comme pour Sea of the Dying Dhow et son morceau épique The Conference of the Birds, délaissant les autres titres de l'album ? Eh bah non. Plains of the Purple Buffalo ne s'arrête pas à son premier morceau et nous réserve bien d'autres surprises.

En effet, notons le magnifique artwork qui est signé Jim Hollingworth, de plus Plains of the Purple Buffalo nous propose 17 minutes de plus que le précédant album, soit d'une durée généreuse d'1 heure et 17 minutes pour 13 morceaux. La tracklist étant toujours hétérogène, les morceaux passent de 1:59 à 9:04 sans problème, car oui c'est comme ça chez *shels, on aime la diversité. En terme de musique, cette diversité qu'on a connu avec Sea of the Dying Dhow, on la sent moins avec le dernier. Cependant on constate la place d'Arif Driessen et sa trompette (le responsable du cross-over de l'épique The Conference of the Birds) qui est mise plus en avant sur cet opus (Plains of the Purple Buffalo – Part 2, The Spirit Horse, et Waking notamment, l'intro de Leaving the Plains, et quelques apparitions sur Journey to the Plains, Vision Quest et Bastien's Angels) rendant la musique de *shels une musique plus particulière que précédemment, unique. Unique comme la voix de Mehdi Safa, explorant davantage sa maîtrise vocale sur les titres comme Butterflies (On Luci's Way), Plains of the Purple Buffalo – Part 2 , Vision Quest, et The Spirit Horse entre autre, tandis que le scream est aussi présent que sur le premier full-length (Journey to the Plains, Crown of Eagle Feathers, et légèrement sur Bastien's Angels mais en moindre mesure). On retrouve une fois de plus le fameux morceau Atoll déjà présent sur les anciennes productions, mais à chaque fois métamorphosé, ce nouvel Atoll aborde un aspect plus féérique, rejoignant l'ambiance de ce nouvel album (accompagné de Plains of the Purple Buffalo - Part 2, Butterflies (On Luci's Way)). On assiste également à de nouveaux morceaux hybrides, mélant calme, sérénité et colère grondante, telle que sur Searching For Zihuatanejo où la première partie ambiant se noie par les coups d'une batterie tumultueuse rejoint par les appels d'une voix desespérée, et sur Bastien's Angels (aux airs de The Killing Tent de Sea of the Dying Dhow) où la trompette et le simple crie perçant de Mehdi Safa contre-balance la sérénité de ce doux morceau. Des morceaux instrumentaux sont encore présents, on pense à Plains of the Purple Buffalo - Part 1, rappelant The White Umbrella intro, du précédant effort, avant d'amorçer le morceau à part entière. On pense encore à Atoll mais aussi à Waking. Même si l'album a perdu de son intensité on retrouve notamment et surtout Journey to the Plains, Crown of Eagle Feathers, Leaving the Plains, Plains of the Purple Buffalo - Part 2 et pourquoi pas même The Spirit Horse, ces morceaux qu'ont se rappelera sûrement le plus à la fin de l'album. *shels nous a réservé également des ballades, des ballades oniriques, peut-être même nostalgique ou mélancolique et très bien travaillées et arrangées, avec Vision Quest et Conqueror.
Aussi, n'oublions pas le premier single de cet album, Butterflies (On Luci's Way) une sorte d'ode aux sonorités symphoniques. Les 9 minutes composant ce titre phare du nouvel opus montre *shels sous une nouvelle facette, avec une mélodie accrocheuse où s'entre-mêle instruments et voix pour un tout, féérique.
Enfin, c'est sur Leaving the Plains que l'album se conclût, une sorte de Journey to the Plains-like qui en terme d'outro pour Plains of the Purple Buffalo est le morceau épique de fin.

Pour conclure ce deuxième effort, le seul aspect négatif est que cet album manque cruellement d'énergie de la part de la batterie qui n'est pas assez mis en avant, de plus qu'on peut lui trouver un petit côté grandiloquent après plusieurs écoutes. Peut-être est-ce dû à la durée de l'album, celui-ci s'étendant sur plus d'1 bonne heure ? Ce qui est sûr c'est qu'on est pas déçus de cet opus, produit par le label indépendant de Mehdi Safa, Shelsmusic, et qu'il figure bel et bien dans le Top 2011 des meilleurs productions de cette année.

A écouter : Journey to the Plains, Vision Quest, Butterflies (On Luci's Way), Plains of the Purple Buffalo - Part 2 et Crown of Eagle Feathers mais en priorité, tout.

tracklist:

01 - Journey To The Plains
02 - Plains Of The Purple Buffalo - Part 1
03 - Plains Of The Purple Buffalo - Part 2
04 - Searching For Zihuatanejo
05 - Vision Quest
06 - Atoll
07 - Butterflies (On Luci's Way)
08 - Crown Of Eagle Feathers
09 - Bastien's Angels
10 - Conqueror
11 - The Spirit Horse
12 - Waking
13 - Leaving The Plains

les lyrics: http://www.shelsmusic.com/label/plains.php
19 Jul 2010

Brother/Ghost
Black Ice
Note: 16/20
Année: 2010
A Ecouter: et détendu


“We've been drinking the water you've been poisoning. We drank ourselves half to death, but now we're listening?"
Ainsi est l'hymne que chantent les choeurs sinistres de Brother/Ghost depuis leurs sombres glaciers, qu'ils baptisent eux-mêmes; Black Ice.

Ces Texans exploitent différents styles pour en dégager, par ce premier full-lenght, un post-rock aux frontières de l'ambient, avec une touche de down-tempo et de metalgaze, tout ceci formant une atmosphère semblable à l'alchimie de Gregor Samsa et Blueneck. On retrouve dans ces 24 minutes joliment illustrées par Mehdi (lors de la réédition) une ambiance froide, et profonde (marquée principalement par des textes glauques et mornes (Waal, Baby Sharks Pt. One) ou d'autre comme Baby Sharks Pt. Two, touché par la nature et son devenir).

Le ton sonne généralement calme, ruisselant sur un lit de guitares et s'enveloppant du voile d'un synthétiseur, qui malgré sa faible présence, façonne un paysage paisible, typé Néerlandais, mais sinistre par les coups incessants de batterie. Une chorale vient se rallier à l'atmosphère de cette Glace Noire avant de pénétrer au cœur du voyage, une descente non en enfer, mais au centre de la terre, bâtie de cavernes et de rivières, faisant ainsi résonner ces voix par les galeries de glace, pour enfin nous emporter aux chants torturés des Brother/Ghost jusqu'à nous en noyer (Black Ice introduisant avec merveille la ruisselante Waal dont on se laisse baigner par un Glockenspiel). Depuis les echos des glaces les plus obscurs, d'autres choeurs entonnent leurs chants jusqu'à l'extase mélodique des instruments un temps soit peu frénétique (fade-out de Baby Sharks Pt. One avant la déferlante Pt. Two et ses tourments). Waal est la pièce maîtresse de cet album, l'ambiance qui s'en dégage nous submerge par ses flots enivrants de metalgaze qui nous amène petit à petit cette rivière qui laisse couler un post-rock intimiste (notamment grâce à l'utilisation du Glockenspiel). Le down-tempo qui se voit à un lent crescendo nous absorbe davantage dans leur climat, avec Touch Something and Say Dead qui sera alors mon épitaphe anglo-néérlandaise dans cette Glace Noire (puisque chanté dans ces 2 langues). L'ambiance triste interprétée sur la plupart des morceaux se complète avec les textes de l'acoustique Baby Sharks Pt. One qui se veut funèbre. Ce merveilleux album se clôt par la reprise de Black Ice (enchaînant avec perfection l'atmosphère de Baby Sharks Pt. Two) qui excède de très peu la minute, douce et mélancolique conclusion. Et bizarrement les minutes sont passées comme de simples secondes, alors on le remet pour apprécier une fois encore ce disque qui ne nous laisse pas indifférents.

Cette première production signée Shelsmusic arrive bel et bien à nous charmer par cette froide plénitude que leur climat émane, notamment grâce aux choeurs répétant incessament leur hymnes derrière une orchestration lugubre jusqu'aux cris desespérés en confusion avec les cymbales d'une batterie rageante. Et de par aussi leur rythme qui exahle une certaine lenteur, Brother/Ghost nous enchaînent davantage dans leur univers profond et intime à la fois. Ils nous livrent là avec Black Ice, malgré sa courte durée, leur sombre atmosphère qu'ils ont sû si bien sculpter dans la glace du Post-Rock.

Black Ice's Tracklist:

Black Ice 2:25 - Waal 6:01 - Touch Something and Say Dead 5:30 - Baby Sharks Pt. One 6:54 - Baby Skarks Pt. Two 2:25 - Black Ice Reprise 1:04

http://www.myspace.com/brotherghostband


(merci à Ark Age pour son impression sur Waal qui m'a bien servie)
20 Apr 2010

Laurentian's Atoll
Note: 16,5/20
Année: 2007
A écouter: attentivement

Après un succulent voyage à bord du Boutre Indien, nous revoilà parmi les îles coraliennes pour une escale tout aussi riche en musique. Laurentian's Atoll renferme cette musique que *shels sait si bien jouer, un post-rock progressif avec une touche de postcore et un temps soit peu de metal et d'emocore, un tout si bien assemblé qu'il n'en demeure pas moins une musique saisissante. Ces 8 titres, pour moins de 40 minutes, embarquent notre esprit afin de profiter d'un unique voyage, avec comme guide; *shels.

L'ouverture par Atoll d'un chant typé Indien ne dure qu'une vingtaine de secondes, ce même Atoll que l'on retrouve sur leur première production; Wingsfortheirsmiles. On retrouve encore d'antérieures compositions (avec l'EP Wingsfortheirsmiles) comme Fireflystarrs (Part 1 & 2), Wingsfortheirsmiles coupé de sa partie 1 et m, ces dernières font l'oeuvre d'un mélange post-rock/core typique *shelsien, mis à part pour les accords acoustiques de m, un post-rock enveloppée d'un voile d'une grande douceur. D'autres compositions déjà paru sur leur premier album Sea of the Dying Dhow ont quelques peu été modifié, comme par exemple l'émocore/metal Water qui se voit doublé en durée, avec une partie plus calme, une batterie qui bat inlassablement la mesure accompagnée de guitares et de la voix éthérée de Mehdi Safa, une full-version qui diversifie la musicalité de l'EP. On retient également la reprise acoustique de The White Umbrella (Sea of the Dying Dhow) avec Lights in the Laurentian, une atmosphère célèste nous brume alors l'esprit à l'écoute de ce titre divin. Les 2 dernières compositions quant à elles sont étonnantes pour le rythme qui ne cesse de prendre différente forme, à la fois acoustique jusqu'aux riffs électriques qui font vibrer nos membres. Ça le sera pour l'hybrid The Ghost Writer à la In Dead Palm Fields (Sea of the Dying Dhow) lorsque Mehdi Safa s'égosille sur les derniers accords répétitifs d'une guitare électrique rageante, un pur mélange de post-rock/core/metal pour seulement 5 petites minutes jamais assez longues. Enfin, on retrouvera le fade out d'In Dead Palm Fields pour l'introduction de City of the Swan et l'entrée en matière du postcore de *shels mi-morceau pour une fin acoustique comme ils savent jouer.

Laurentian's Atoll est un EP réussit dans l'ensemble, qui nous fera attendre l'album Plains of the Purpe Buffalo, *shels marque une fois de plus de sa patte un Post-Rock/Core qui finiera toujours par nous étonner.

Laurentian's Atoll's Tracklist

Atoll 0:22
Water (Full-Version) 6:34
The Ghost Writer 5:20
City of the Swan 7:03
Lights in the Laurentian 4:48
Fireflystarrs (Lauretian's) 7:58
Wingsfortheirsmiles (Laurentian's) 4:52
m (Laurentian's) 2:00
19 Apr 2010
Alors voilà, racontez d'où vient le nom de votre pseudo, une histoire particulière, le nom de votre super héro...
mais d'où QUE DIABLE ?! ;p
19 Apr 2010
*shels née des cendres de Mahumodo en 2003 par son ex-leader Mehdi Safa, le groupe est vite rejoint par des membres d'Eden Maine et Fireapple Red. Ils entament donc un EP qui parraîtera sur le label indépendant Shelsmusic de Mehdi Safa.


WINGSFORTHEIRSMILES
Note: 15/20
Année: 2004
Ecouter: les 17 minutes sans coupures

En 2004 sort Wingsfortheirsmiles, première production de *Shels, 6 titres variant de 22 secondes à 5 minutes pour un tout durant 17:15. Avec comme sonorité un Post-Rock progressif qui peut être tout aussi Cor(e)rosif, ce mélange est si subtilement bien joué qu'il fera de *shels, une musique propre à lui.
On a donc au menu un post-rock paisible, acoustique et même instrumental (m, Wingsfortheirsmiles Part 1) pendant qu'un chant d'une très courte durée introduit l'album (Atoll).
Wingsfortheirsmiles Part 2 quant à lui laisse resentir cette nostalgie que nous procurait Mahumodo avec sa ballade postcore si bien nommée April's. En effet, entre les cris de Mehdi Safa le Post-Hardcore fait vibrer ses guitares électriques parmi le rythme saccadé du titre. Mais la mélodie nous rappelera sans hésitation cette April's que Mahumodo nous chantait avec ce fade-out instrumental bien typique du morceau.
Le Postcore restera bien discret sur cet EP sauf parmi Fireflystarrs Part 1 & 2. des compositions similaires à Wingsfortheirsmiles, seulement bien plus agressives.

Une première production qui ne devrait pas déplaire aux fans de Mahumodo, une réussite qui ne fera que s'accentuer au fil des années et atteindre son apothéose en 2007 avec Sea of the Dying Dhow. Qu'adviendra-t-il du groupe lors de la sortie de Plains of the Purple Buffalo prévue pour début 2011 ?
Pour l'instant Wingsfortheirsmiles donnent à nos sourirs des ailes et c'est le plus important.

Wingsfortheirsmiles's Tracklist (17:15) :

Atoll 0:22
Fireflystarrs (Part 1) 2:50
Fireflystarrs (Part 2) 5:08
Wingsfortheirsmiles (Part 1) 1:48
Wingsfortheirsmiles (Part 2) 5:00
m 1:59
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