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News metal / punk / hardcore / rock - L'agenda concert - Les chroniques

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Vempyre666
posté 03.03.2006 - 23:22
Message #1


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Bonjour tout le monde, me revoilà après un long moment de silence. Bon je vais être concret j'ai perdu mon ancien site de chroniques parce qu'il a été hacké et je souhaiterai me faire reprendre. Je m'adresse ici à Metalorgie parce que je ne vois pas beaucoup de chroniques black & death et c'est plutôt dans ce genre vers lequel les miennes se précipitent; alors voilà en bref une espèce d'annonce, je vous donne une chronique qui vous permettra de juger sur mes capacités en tant que chroniqueur pour ma motivation je vous assure une grosse moyenne de chroniques si vous me le permettez. Je ne sais pas si ce message va aboutir à quelque chose mais sinon recommandez moi des sites ou je ne sais quoi. Je vous remercie de votre attention

Voici la chronique de Nemesis Divina de Satyricon:

Nous savons les aptitudes originales de la musique extrême Norvégienne qui, depuis de nombreuses années, vogue dans une remise en questions des dogmes et des préceptes black metal pour finalement s’affranchir de cet esclavage et tenter de percer à travers une réelle personnalité et un goût de l’original prononcé (de ci à là : Ulver, Arcturus, Solefald, Emperor…). Au final la musique Norvégienne (en tout cas dans le metal mondain) n’est plus du tout ce qu’elle était et je suis étrangement las de m’en prendre à ces mythes, maîtres de la simplicité, créateurs d’un mouvement qui ont su si habilement donner une nouvelle âme au metal tout en apportant vague de stéréotypes.
Satyricon fait parti de cette vague de néo-poètes révolutionnaires.

C’est depuis leurs débuts que les jeunes ont brandi leur appartenance avec les racines encrées « black metal » tout en les reniant à l’extrême en pensant une musique un tant soit peu fine et très loin d’être religieuse. Car tout hérétique qu’il est, le black metal reste un art très religieux avec ses spécificités et ses lois, la musique n’est en quelques sortes qu’une prière, une chorale à cette tumulte de revendications. Et bien Satyricon est passé outre de cela, la musique n’a rien de religieuse, elle est d’ailleurs très païenne et dès le début le groupe n’a pas voulu s’affliger d’une image mi-satanique/mi-nazi qui aurait pu tacher l’emprunte, le message déversé par leur étoffe musicale. Le groupe a depuis le début tenté de faire, avec simplicité, une musique très ambitieuse et finalement très poussée. Une simplicité technique mais un charme qui naît d’un géni grandiose, la magie d’allier de pures mélodies qui s’entrechoquent avec les lames noires et empoisonnantes de l’acide black metal. Tout ça dans un art païen qui s’accapare de guitares acoustiques, de chants Norvégiens et de courts claviers imperceptibles mais très pertinents dans leurs apparitions.

Mais voilà Satyricon grandit. Satyr n’est plus cet adolescent sobre a qui la mélancolie procure une source d’inspiration inexplicable. On ne perçoit plus les touches maladroites qui faisaient le charme enfantin de Dark Medieval Times et The Shadowthrone et l’on sent maintenant dans le groupe un désir de se suffire, de ne plus planer dans des démences maladroites ou bien de finalement devenir adulte. Nemesis Divina est court, pure, intense. C’est toujours une vraie déclaration provenant des déchirures du cœur et de l’âme, c’est un disque sincère, malgré tout il est coupé court dans une justesse et un carré incroyable. Cela provient peut-être du fait que les titres sont plus courts (on ne dépasse pas les 6 minutes sur des titres comme Forhekset ou Du Som Hater Gud), et du fait qu’ils soient plus courts les titres sont plus intenses, plus violents.

Violence, un mot qui caricaturerait facilement Nemesis Divina, surtout avec des titres comme [u]Du Som Hater Gud[/i] qui sifflote, fredonnant un air froid et grésillant, respirant le black metal à pleine haleine soufflant son souffle putride et glacial. Il est vrai que les titres paraissent avoir abandonné leurs penchants atmosphériques et calmes d’autrefois, les titres s’enchaînent avec des tempos endiablés, Frost accélère les blast beat à chaque seconde et semble ne jamais s’arrêter. Pourtant la mélodie ne s’en va pas pour autant et on se prélasse à être touché par des moments d’une violence aigue mais bercés par de folles mélodies (par exemple le riff froid et prenant par excellence de Mother North). Il faut aussi avouer que tout moment atmosphérique n’a pas été abandonné pour autant et que quelques nettes apparitions seront faire ressurgir en vous ces démons purificateurs (il suffit de laisser transpercé par les guitares claires de Dawn of a New Age ou les pianos hautins de Du Som Hater Gud).

Et oui Satyricon a grandi, pour le malheur des uns ou pour le bonheur des autres mais on ne peut sans nul doute affirmer que le combo a mûri. Une aura très professionnelle se dégage de l’ambiance de ce disque avec notamment plus de justesse dans la maîtrise des instruments (il était temps que certains leads apparaissent comme sur les guitares folkloriques qui concluent Forhekset). Certes, il n’y a plus le charme rudimentaire et j’aurai tendance, moi aussi, à éprouver une certaine nostalgie, ceci-dit on se laisse facilement séduire par la violence, certes formatée, mais ô combien parfaite de Nemesis Divina.

Note : 4.5/6

Morceaux qui déchirent :
-The Dawn of a New Age
-Mother North
-Du Som Hater Gud
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Chain
posté 03.03.2006 - 23:31
Message #2


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Nan mais hé ho tu viens empiéter sur mes plates-bandes p'tit salaud tongue.gif !!

On a des chroniqueurs d'extrême maintenant pas besoin de toi sale true rebelz qu'aime pas le premier Deicide tongue.gif

^^ Sinon tu sais déjà le bien que je pense de tes kros, après on va voir avec les autres membres.
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Jokito
posté 04.03.2006 - 00:08
Message #3


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Elle a une bonne gueule cette chronique, on sent déjà qu'il ya des angles d'attaques (une sorte de plan), ce qui est appréciable. En plus la chro est aérée, chose agréable pour l'oeil.
En revanche il y a pas mal de maladresses : "malgré tout il est coupé court dans une justesse et un carré incroyable. Cela provient peut-être du fait que les titres sont plus courts (on ne dépasse pas les 6 minutes sur des titres comme Forhekset ou Du Som Hater Gud), et du fait qu’ils soient plus courts", le 1er paragraphe qui est une sorte de redite de l'intro (pourtant il y a de l'idée mais une synthèse des 2 aurait été plus efficace), l'impression de rentrer véritablement dans l'album qu'au bout du 3e paragraphe, quelques fautes deci delà et des tournures un peu lourdes.
Ensuite sur le fond : parler du charme enfantin de Dark Medieval Times et The Shadowthrone blink.gif c'est un peu fort de café ! Peut être que tu t'es mal exprimé et que tu voulais parler de maturité accrue? Ensuite tu évoques une sorte de rupture avec cet album, comme s'il y a avait un "avant" et un "après" Nemesis Divina. J'ai toujours vu pour ma part Satyricon comme le jumeau de Sépultura en terme de démarche, c'est à dire une évolution perpétuelle d'album en album, mais s'enchainant avec pertinence. Mais pour le cas de Satyricon, j'aurais vu plus la rupture avec Rebel Extravaganza. Puis tu parles de "violence formatée" dans ta conclusion, il serait bon de préciser un peu plus le contexte car Nemesis Divina c'est pas du trve black certes, mais c'est pas Dimmu Borgir non plus.
En revanche ton avant dernier paragraphe vise assez juste sur le contenu substanciel du disque je trouve.
Quant à intégrer la team bah c'est Bact' qui prend la décision. Maintenant il y a quand même Manu et Nostro qui touchent leur bille en BM, comme Angel O aussi par ailleurs, et Jay en Death.

Ce message a été modifié par Jokito - 04.03.2006 - 00:16.
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Bacteries
posté 04.03.2006 - 10:43
Message #4


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Pas mieux que Jokito, disant que je ne dis jamais non a quelqu'un de motivé à condition que ces chros soient bien écrite et objectives.
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Chain
posté 04.03.2006 - 11:29
Message #5


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Moi j'suis pour l'intégrer s'true rebelz, pour info il a fait un paquet de chroniques pour Silence-Web, même si j'suis pas d'accord avec certaines (Deicide grrrrrrrr) il pourrait pas mal aider et accessoirement épauler bran sur les questions heavy/thrash, il touche pas mal sa bille non plus ^^.
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nostromo
posté 04.03.2006 - 11:40
Message #6


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okay mais il change d'avatar happy.gif
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Chain
posté 04.03.2006 - 11:41
Message #7


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faut qu'il change de pseudo aussi tongue.gif
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Vempyre666
posté 04.03.2006 - 12:14
Message #8


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Merci de vous sentir concernés wink.gif. Je vous en passe une autre pour définitivement faire votre choix ou m'envoyer chier tongue.gif.
Cette chronique date assez c'est celle de "Peace Sells... But Who's Buying" de Megadeth.

CITATION
Dans le genre metal speed étranglé avec de la sauce bien musclée aux riffs acides et roulement de double pédale indigestes, on avait notre compte dans les années 80 avec la profusion de groupes tels que Metallica et son punk Kill’em All ou Slayer qui avait fait pleuvoir la violence (ou le sang ?) sur Reign in Blood. Mais voilà ça n’est pas tout, dans ce gros compte il manquait un troisième lutin garni de bourrinisme et de nouveauté, il fallait un bouc émissaire, celui que le succès toucherait moins et celui qui serait dans la continuité vénéneuse des deux autres groupes. Puis tout à coup alors que l’on ne se doutait de rien, un rouquin entre dans le vide avec « Killing is My Business… And Business is Good » et puis là on se dit « Putain, ce mec me rappelle quelqu’un… ». En effet, qui ne se souvient pas de Dave Mustaine membre fondateur de Metallica et aussitôt viré du groupe pour ses dépendances et son comportement allant parfois à l’extrême. Le tyran faisait déjà ses griffes.

De Metallica et Dave Mustaine on a qu’un vague souvenir. On se souvient des nombreux soli de « Kill’em All » tirés de sa propre main et de quelques riffs bien acérés, mais rien de plus, Mustaine a vite fait d’être remplacé dans nos têtes par l’insipide Kirk Hammett, il faut dire que niveau soli Kirk en a claqué plus d’un.

Avec « Killing is My Business… and Business is Good » on a juste eu un avant goût un peu dégoûté de la musique de Megadeth. Cet album était bien trop speed et indécis, peu mature et ne voulant pas se démarquer de sa marque de fabrique Metallica à qui il en voulait trop. Alors voilà que le démon chevaucheur de corde se ramène un an plus tard avec un bien plus satisfaisant « Peace Sells… But Who’s Buying ? «  et là, la claque est énorme. Ca y est ! On l’a trouvé ce groupe manquant, cette autre perle rare qui manquait à la collection de la Bay Area.

Avec « Peace Sells… But Who’s Buying », Megadeth propose un son bien plus personnel se démarquant définitivement de Metallica. Bien moins gras que Slayer, et moins efficace que Metallica, Megadeth se démarquait en proposant une musique moins musclé mais bien plus speed. Il faut dire que le Mustaine s’y connaît dans son talent de composition et est prêt à tout pour rivaliser avec les deux autres monstres de l’époque. On reconnaît sa patte maudite qui pond des riffs à toutes épreuves ou break sur des soli rapides et tranchant (« Devil’s Island ») malheureusement Megadeth ne sera jamais que le groupe de Dave Mustaine même si là pour la part il est épaulé aux gratte par un Chris Poland bon gratteux, breakant avec efficacité (les nombreux soli de « Peace Sells ... ») mais avouons le que Mustaine a de quoi être bien plus adulé que le Chris, cent fois plus inspiré pour une rythmique implacable.

Ce disque est la consécration d’un talent inopiné, de nombreuses épreuves, de tortures qui sait ? Mustaine le fait étrangement sentir sur certaines de ces chansons qui ont une allure bien mélancolique (la magnifique « Good Morning/Black Friday »), et le disque en lui-même, même si à allure heureuse se révèle être un recueil de plaintes et de désires inachevés que l’on perçoit dans l’humour cynique de ses paroles (« Peace Sells »).

On pourrait réserver à ce disque une place sur le panthéon du thrash, il s’avère être d’une créativité énorme et portera beaucoup sur l’influence de quelqu’un. Sûrement le disque le plus honnête de Mustaine & cie, alors que celui-ci ne se contentait pas de tout le temps se plaindre de Metallica ou de faire ses caprices de star hypocrite pour attirer l’attention des journaux et se faire une image de salaud parfait à travers les journaux.

Multitudes de riffs sont évoquant, on retrouve tout de même de la puissance (« Bad Omen », « The Conjuring » ou la ligne de basse si parfaite de « Peace Sells » composée par Mustaine lui-même. Malheureusement le plaisir s’achève bien trop rapidement (36 minutes de claque intensive). On a quand même le sourire aux lèvres quand on a écouté tous les titres sans répit et qu’on leur a tous trouvés quelque chose des soli infinis de « Wake Up Dead », à la ligne de chant de « Peace Sells », aux riffs puissants de « Bad Omen », ou à la fureur de « Devil’s Island » même jusqu’au côté bluesy de « I Ain’t Superstitious ».

Ce qui manque un peu à ce disque, c’est un peu de précision, de rigueur et de justesse mais au moins cela prouve que c’est un disque spontané (pour moi il manque la patte de Friedman qui claque beaucoup dans ses parties de solo que Poland, ou bien le jeu de batterie de Menza qui s’avère être bien plus varié. Mais bon que faire, on a la duo Mustaine/Effelson qui brille et un disque excellent, tout ce génie s’accumule sur « My Last Words » et ses lignes de chant, ses soli bien plus qu’efficaces (un final vraiment excellent). Vraiment un disque indispensable.

Note : 5/6

Morceaux qui déchirent:
-Peace Sells
-Good Morning/Black Friday
-My Last Words


Et en voilà une autre aussi celle de "Aspera Hiems Symphonia" d'Arctutrus:
CITATION
Alors que l’impatience m’étrangle à la prévision de la sortie de «Sideshow Symphonies » (le nouvel album d’Arcturus qui sortira le 20 septembre) et que je trépigne d’entendre le nouvel arôme proposé par ce groupe de génie, moi je vais me contenter de combler cette attente par une chronique peu révélatrice puisqu’il s’agit de celle de « Aspera Hiems Symfonia » sortie il y a dix ans de cela.

Court énoncé de ce qui emmena le groupe à sortir cet album ; alors que les enfants natifs du berceau black metal Norvégien (leur origine sera d’ailleurs toujours présente dans leur compo que ce soit par l’esprit un peu « viking » de celle-ci, notamment sur « To Thou Who Dwellest in the Night » et son break froid à la saveur Scandinave, ou dans l’emploie de leur langue natale assez souvent, comme par exemple sur « Raudt Og Svart » & « Du Nordavind ») s’étaient approprié le style true black metal à merveille sur leur première démo « My Angel », on les voit vers 1994 complètement refait avec un guitariste de génie (qui n’est personne d’autre que l’illustre Carl Tindemann, défendeur agressif du domaine néo-classique), un nouveau bassiste et un chanteur qui n’est pas non plus de moins respectés puisqu’il s’agit de l’excentrique Garm officiant aussi chez Ulver. Cette nouvelle équipe propose un son novateur avec un avant de goût de « Aspera Hiems Symfonia » représenté sur l’EP « Constellations ». Exit le black metal de goût puriste et bienvenue à un black metal qui est dans les premiers à proposer un changement. Arcturus est un de ces groupes qui comme Emperor, Enslaved, Satyricon ou Obtained Enslavement a su rapidement se débarrasser d’une étiquette black metal trop réductrice.

« Aspera Hiems Symfonia »… On ne peut pas dire que ce soit du black symphonique, bien que l’esprit y résigne. Mais non, c’est plus théâtral, démentiel, atmosphérique. Pour trouver un terme qui définirait à peu près le son d’Arcturus on pourrait dire Black Metal Atmosphérique avant-gardiste. Mais avant de proposer un son bien propre à eux et très personnel, Arcturus a pondu « Aspera Hiems Symfonia » et c’est un magnifique mélange des deux. On y retrouve toute la haine du black metal sur des riffs répétitifs, lents et une voix criarde mais l’ambiance est loin d’être froide, elle est théâtral comme je l’ai dit (les parties de claviers de « Whence and Whiter Goest the Wind » ne sont là que pour confirmer) alors se mêlent à ce poison des claviers sublimes (« Fall of Man ») et démentiels (« Whence and Whiter Goest the Wind »), l’apparition des qualités du chant claire de Garm (quel prestation sur « Wintry Grey » !) et de nombreux ponts atmosphériques où s’en vont gaiement solo de guitares et parties de claviers presque celtiques.

Certes cet album dévoile une phase indécise d’Arcturus, car ce groupe décidera plus tard de presque effacer l’ambiance black metal de ses compos alors que celle-ci est toujours belle et bien présente sur ce disque. Mais elle est loin de nuire à son atmosphère générale, bien au contraire elle lui propose un plus qu’on ne retrouvera jamais sur aucun autre disque d’Arcturus.  Alors profitez-en, délectez-vous de la voix criarde de Garm car c’est la dernière fois.
Ce disque est aussi probablement plus simpliste que les autres puisqu’il mise ses espérances sur l’ambiance alors les chansons paraissent parfois longues et répétitives (« Whence and Whiter Goest the Wind ») mais généralement il y a à chaque fois un truc imparable tellement sublime comme ce break final sur « Raudt Og Svart » qui en fait une beauté de tristesse inégalable apportée par les chœurs de Garm presque vampiriques sur des violons sobres et une double pédale de Hellhammer bien efficace. Magnifique.

Les pièces se jouent plus sur une efficacité mélodique bien saisissante (mais pas simpliste) que sur des délires d’expérimentations comme il le sera de mise plus tard. Ainsi nous retrouverons des pièces de grâce infinies comme « Fall of Man » qui use de claviers sublimes qui sonnent comme l’éclat d’étoiles de neige et d’un solo tout aussi chargé d’émotion pâle et pure comme une divine robe de neige. Aussi cet album aura la qualité d’être le plus abordable d’Arcturus, et encore les premières écoutes sonnent plates et mornes il faut être saisi par l’ambiance intimiste du disque mais sa qualité première provient bien entendu de son côté extrême. Et sur cela je félicite Hellhammer et Steinar Sverd Johnsen qui font un travail de beumeu excellent, l’un par son jeu original et puissant (c’est inexplicable la profondeur que peut donner une batterie à certains morceaux) et de par ses ambiances sombres apportées par orgues et violons.

De manière concrète et subjective Arcturus n’était pas encore arrivé à maturité pour pondre un disque totalement intimiste mais l’œuvre est magnifique et je pense que n’importe quel groupe donnerait toute son âme pour avoir une si haute maturité que je critique bien injustement.
Laissez-vous donc emporter par ce vent de magie ,surnaturel, identifiable par exemple sur « Du Nordavind » (une attraction irrésistible vous dis-je). En espérant qu’Arcturus refasse souvent ce genre d’erreurs dans le futur…

Morceaux qui déchirent :
-Raudt Og Svart
-Du Nordavind
-Fall of Man
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nostromo
posté 04.03.2006 - 12:19
Message #9


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Y'a de la matière en tout cas, loquace comme garçon laugh.gif
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Bacteries
posté 04.03.2006 - 13:43
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Moi je dis pourquoi pas, on améliorant peut être un peu le style des chroniques ça passerait bien je pense.
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