
Tracklist :
1. I Just Got This Symphony Goin'
2. Act One, Scene One
3. F.C.R.P.E.M.I.X.
4. "You Got a Death Wish, Johnny Truant?"
5. Mouths Like Sidewinder Missiles
6. Hol[ ]y Tape...
7. Laces Out, Dan!
8. We Better Learn to Hotwire a Uterus
9. Whacko Jacko Steals the Elephan Man's Bones
10. Tom Waits
11. Macaulay McCulkin
Après un premier album éponyme plus que prometteur (surtout lorsque l’on sait qu’il a été enregistré en une seule prise, durant 5 jours, et que les bougres n’avaient alors pas atteint les 17 printemps !), The Fall of Troy revient avec Doppelgänger, second effort confirmant l’énorme potentiel du jeune trio.
I Just Got This Symphony Goin’ ouvre les hostilités avec son riff d’intro tout en tapping qui déferle sur les tympans comme une légère cascade, avant de se transformer en déluge sonore avec rage et urgence. Les trois compères alternent chant clair et chant hurlé, riffs électriques et arpèges clairs, rythmes effrénés et beats saccadés avec une aisance déconcertante. Vient ensuite le tubesque (mais sûrement pas mauvais) F.C.P.R.E.M.I.X. et son refrain aigre-doux aux envolées lyriques imparables. Un morceau diablement efficace, et probablement le plus accessible de la galette, qui contraste parfaitement avec la lourdeur et la brutalité de Laces Out, Dan!, et son refrain quasiment Convergien. Tout au long de l’album, Thomas exploite son (immense) talent en nous gratifiant de quelques solos bien sentis (Mouths Like Sidewinder’s Missiles, We Better Learn To Hotwire A Uterus).
Emmené par le chanteur/guitariste surdoué, le groupe distille un emocore complexe et travaillé, aux influences perceptibles mais toujours parfaitement digérées. Ainsi, une partie de chant clair portée par un arpège psychédélique que ne renierait pas The Mars Volta peut déboucher sur un riff « hachoir » dans la plus pure tradition d’un Botch, et être suivi par un plan rythmique déstructuré et des cris haut perchés à la Blood Brothers, le tout avec une maîtrise et une cohérence sans égal. Whacko Jacko Steals The Elephant Man’s Bones, véritable condensé de tout ce que le combo sait faire de mieux, en est la meilleure démonstration. La galette s’achève sur Macaulay McCulkin, titre qui s’ouvre sur un arpège mélancolique initiant une montée en puissance et une explosion de rage à l’apogée du morceau, et se clôturant sur des sons de guitare expérimentaux, après un second accès de fureur dévastatrice.
The Fall of Troy frappe donc un grand coup avec ce Doppelgänger qui laisse augurer du meilleur pour l’avenir de ses petits jeunes qui transpirent littéralement le talent. Certes, cette chronique ne tarie vraiment pas d’éloges à leur égard, mais pondre un album de cette trempe à seulement 19 piges, ça impose le respect.
Note : 17/20
A écouter : F.C.P.R.E.M.I.X., Laces Out, Dan!, Whacko Jacko..., Macaulay McCulkin (et puis tout le reste hein)