Leur second album "Punk Rock Rythm & Blues" sort ce mois-ci aux zétazunis et ça va faire du bruit !
Contexte :
Six ans après avoir adopté définitivement le nom des « Rois De Rien », le combo déjanté de Boston sort son second album intitulé Punk Rock Rythm & Blues, et tout est déjà dit ! Après avoir crapahuté de label en label c’est finalement en Allemagne que le groupe sort cette galette de 14 morceaux composée pour moitié de reprises de standards rockabilly des années 50 à 80. C’est presque 6 mois plus tard, en mars 2006 que leurs compatriotes découvrent l’album grâce à un deal avec Sailor’s Grave records (qui distribue aussi Mad Sin, U.S Bombs…).
Chronique :
Huit musiciens sur scène, salle de bistro enfumée, chemises noires et bretelles, ces amerloques vous invitent à une demie heure pile poil de skanking pouet-pouet endiablé, dégingandé et alcoolisé : une musique festive et remuante qui transpire d’en dessous les bras et sent les Boston suburbs à plein nez.
Le groupe brandit comme un pedigree la liste des bars dont il s’est fait viré, le contrebassiste joue debout sur son instrument, le chanteur postillonne avec ardeur des paroles qui donnent envie de se rincer le gosier à la bière tiède, les pompes cirées frappent le plancher, bérets vissés, zicos tatoués et rasés de près, cheveux plaqués ; bref toute une imagerie qui va de paire avec ce genre de musique estampillée « psycho-quelque chose » ou « machin-billy », mais avec ici un truc en moins : le ridicule et l’odeur de vieillot.
The Kings Of Nuthin’ sont parfaitement crédibles dans cet exercice et respirent la sincérité. Excellents musiciens, ils se réapproprient, en y ajoutant une sensibilité punk, un son hérité clairement du rythm & blues des années 50. Entre Bill Haley pour la paternité revendiquée, Dropkick Murphy’s pour le cousinage dans l’esprit et Demented Are Go pour la famille musicale, on prend un plaisir que je pensais, pour ma part, difficilement possible, à écouter ce genre de musique.
On en trouvera toujours pour dire qu’ils n’aiment pas la contrebasse, ou les cuivres, ou la voix du chanteur, aussi grasse que ses cheveux gominés, mais personne ne pourra nier l’exceptionnel entrain communicatif que diffuse le groupe à travers ces 14 pistes cuivrées toutes plus tripantes les unes que les autres. Mention spéciale à certaines comme « If I Were You », « Women And Cadillacs », « Quick Fix »…
En ces temps de galvaudage permanent de la musique dite rock, et sans jouer les vieux cons passéistes, il fait finalement très bon se rappeler que toute la musique qui s’est faite par la suite vient de là, elle vient du (punk rock rythm &...) blues !
Punkachu ! from PunkFiction