En attendant le 3e épisode, j'vous propose un peu de lecture intéressante
L'autre jour on parlait de la fin de Lost, et de la fameuse blague habituelle comme quoi les scénaristes eux mêmes ne connaitraient pas l'issue de ce bordel
Sur le forum de Lost un mec a élaboré une théorie particulièrement originale: la série n'aurait PAS de solution. j'en dis pas plus, lisez si vous avez un peu de temps devant vous^^
CITATION
Je voudrais vous faire part d'une théorie mentionnée dans le livre The Myth of LOST. L'auteur, Marc Oromaner, la met de côté, car il pense que les scénaristes n'oseraient pas faire quelque chose comme ça.
C'est une théorie un peu particulière parce qu'elle sort du cadre de la série et implique le spectateur.
Comme cela a souvent été dit, le titre de la série peut s'appliquer aussi bien aux personnages qu'aux spectateurs (et maintenant plus que jamais nous sommes un peu « perdus » face à ce qui se passe dans la série). L'auteur émet l'hypothèse que le but de la série est justement de perdre le spectateur (sans le perdre en tant qu'audience ^^).
Qu'est-ce que nous a montré la série en fait?
Des ours polaires tropicaux, des chiffres maudits, un monstre de fumée, un ordinateur qui sauve le monde, des fantômes, des apparitions, un pied géant à quatre orteils, des voyages dans le temps, une île qui disparaît, une roue téléportatrice ... Plus ça va, moins ça va. Plus on avance dans le show, plus il devient improbable et demande du temps à y consacrer, des efforts intellectuels et certaines concessions pour être suivi. Tout cela pendant 6 ans, sans savoir si au final la fin nous satisfera.
Darlton nous demande donc de consacrer 6 ans d'attention et d'efforts pour quelque chose qui nous décevra peut-être. Le truc alors, serait de ne pas tout miser sur le final, mais sur le processus d'investigation, sur le plaisir que nous avons à essayer de recoller les morceaux pour arriver à quelque chose de cohérent. Comme dans la plupart des histoires initiatiques, cette vision focalise plus sur le chemin à parcourir que sur la destination à atteindre. Nous apprenons et progressons avec chaque pièce du puzzle que nous réussissons à placer. Une fois terminé, le puzzle reflètera le chemin que nous avons parcouru, et même si nous n'aimons pas l'image ainsi créée, nous n'oublierons jamais les efforts et le plaisir que nous avons eu pour en arriver là.
Quel meilleur moyen pour obtenir cet effet que de n'avoir au final aucun résultat? Imaginez le puzzle le plus difficile du monde, celui que tout le monde serait très fier de terminer. Comment le voyez-vous? Est-ce celui qui fourmille de petits détails permettant d'identifier précisément la place de chaque pièce ou est-ce celui dont toutes les pièces sont blanches et qui privilégie la forme au fond?
Ainsi, alors que le spectateur croit regarder un show traitant (entre autre) d'expérimentations et manipulations psychologiques (le Swan, la Pearl, les magouilles de Ben ...) en réalité c'est lui qui est au coeur d'une expérience.
La fin de la série, après un dernier événement totalement improbable, verrait les membres du cast quitter leur personnage (et pourquoi pas revêtir des blouses Dharma) et expliquer au spectateur qu'il fait partie intégrante de l'expérience depuis le début. Que depuis le début, il regarde une série qui passe par tous les styles, qui n'a ni queue ni tête, qu'il ne comprend pas et qui au final n'a pas de solution. Malgré cela il a continué à regarder le show, s'est passionné pour cette histoire sans queue ni tête. L'expérience porterait sur cet intérêt massif pour une histoire quasi-incompréhensible et les moyens utilisés par les scénaristes pour entretenir cet intérêt. Une étude sur le conditionnement en quelque sorte.
Ceci trouve un écho particulier dans l'épisode 5x02 lorsque Hurley raconte à sa mère ce qui s'est passé sur l'ile. On a tous sourit à ce moment. L'histoire est incroyable, la façon dont il la raccourcit n'arrange rien, Hurley a fait deux séjours en hôpital psychiatrique et a eu un ami imaginaire, il est poursuivit pour meurtre et n'est donc pas dans un état très serein... Tout est réunit pour qu'elle lui rie au nez et le renvoie à Santa Rosa. Pourtant, laissant de côté toutes ces considérations rationnelles, elle y croit. Elle n'y comprend rien mais elle y croit ... Elle y croit sans doute parce que c'est son fils, qu'elle l'a élevé pendant des années et parce qu'elle a confiance en lui. Nous serions donc tous des mamans de Hurley, nous avons vu LOST pendant plusieurs saisons et dès le début c'était génial, avec des aventures interactives, et tout se recoupait et tout était lié... Alors quand la série commence à raconter des trucs un peu bizarre, presque sans queue ni tête, on continue à y croire parce que c'est une série géniale, notre série. Donc on y croit, on n'y comprend rien mais on y croit.
Pour créer quand même une certaine distance avec le spectateur pour qu'il ne se sente pas agressé, le final pourrait montrer quelques faux spectateurs devant leur télé, se rendant compte qu'ils ont été filmés et étudiés. Chacun interpréterait alors la fin de la façon qui le dérange le moins: est-on toujours dans l'histoire ou a-t-on débordé sur la réalité? Est-ce moi qui ait fait partie de l'expérience ou ces spectateurs fictif?
Bien sûr cela est assez risqué, et il vaut mieux pour ABC ne pas perdre le pari de conserver un maximum de spectateurs devant une histoire incompréhensible. Néanmoins, une telle chose n'a jamais été faite (à ma connaissance) et ne pourra être faite qu'une fois. Cette fin qui fait irruption dans la réalité ferait de LOST une série définitivement mythique.
Voilà, je ne m'attends pas à faire l'unanimité avec cette « théorie » et je suis désolé si à travers son explication je n'ai pas réussi à retenir quelques avis personnels déjà plusieurs fois exposés. Je voudrais savoir ce que vous penseriez d'une telle fin? Vous sentiriez-vous trahis, piégés? Ou crieriez-vous au génie?
Lien original ici:
http://www.lost-forum.fr/il-n-y-a-pas-de-solution-t3511.htmlThéorie très polémique avec un dénouement ultra original, certes frustrant et affreux pour le téléspectateur