
Elliott - False Cathedrals
La dramaturgie fait son entrée dans le rock, et prends le pas sur la bonhomie; vos tourments
trouvent ici leur exutoire ... laissez vous porter par l'ouverture apaisante de False Cathedrals :
"Voices".
Là où les guitares apparaissent telles des murmures, le chant est hypnotique :
il nous tiraille entre "Shallow like your breath" qui mêle tragédie et sérénité, et/ou "Lipstick Stigmata" qui nous berce entre le radieux et le dépressif.
Au fur et à mesure de notre avancée, cet album se fait de plus en plus déchirant. Rarement une telle noirceur aura été si subtilement abordée, pour preuve le morceau "Calm Americans" qui présente un piano engagé, véritable hommage à Radiohead.
Plus qu'un album, Elliott a su donner vie à un chef-d'oeuvre renfermant une solitude non dévoilée. Il n'y a que seul que l'on peut réellement apprécier le popisant "Drive on to me", ou le jeu de batterie rageant de "Speed of film".
Plongez vous dans l'obscurité, munis d'un casque, et vous ressentirez pleinement l'aura de False Cathedrals; "Blessed by your own ghost" vous met à nu, vous obligeant à revivre ces profondes nuits de mélancolie.
La théâtralité atteint son paroxysme avec ce second opus qui ravivera ces plaies que votre coeur tente désespérément de panser.