Je profite d'avoir du temps et rien d'autre de bien intéressant à faire pour poser une question à la cantonade qui me trotte dans la tête depuis un moment. je précise que j'ai jamais rien lu ni entendu sur le sujet qui puisse vraiment m'éclairer, et que j'avais un peu la flemme de me documenter sur le sujet, donc j'ai aucune idée de ce qui a pu être dit et débattu sur la question.
Question qui est: Comme ce fait-il que la musique, du simple son, nous fasse ressentir des émotions, et qui plus est, souvent plus intensément qu'avec une histoire (quelque soit le support) ou des images (là encore tout support confondu) mettant en scène des situations généralement plus concrètes, avec des personnages doués de sentiments, qui peuvent donc nous transmettre leur, ou des émotions?
J'ai une petite idée sur la question, qui est assez tordue mais que j'aime bien, parce qu'elle me convainc et me plaît. Je pense que la musique, contrairement aux exemples sus-cités, ne représente pas les émotions, ni ne les met en scène, mais les recréé (ou les "matérialise" si on veut) carrément. En fait, je me demande si les compositions et les sons en eux-même ne rappellent pas des "situations types" auxquelles sont intrinsèquement liées des émotions.
par exemple, un brutal death lourd, rapide, et chaud en riffs et blasts assez simples et rentre-dedans (sans parler des hurlement, c'est humain et spontané donc naturellement communicatif) va nous cette impression qu'on a d'être possédé par une machine de guerre quand on est énervé; ou au contraire, des riffs sanglotant, allongés et pas mal répétitifs d'un BM dépressif façon Melencolia Estatica va plutôt éveiller en nous la sensation d'entre des pleurs, peut-être nos propres pleures.
Ce qui du coup fait appel et donc dépend de notre vécu personnel (notre "conditionnement culturel" inclus, tant pour les musiques qui nous on marqués ou bercées que pour l'influence de l'opinion de notre entourage sur notre vision des choses), de notre sensibilité, notre tempérament, ce genre de choses inscrites voire enfouies au fond de nous. C'est ce qui ferait, également, que la musique nous touche généralement plus directement que les autres domaines artistiques, mais que nos goûts sont généralement plus étroits, ou du moins plus durs à élargir. En fin ce compte, des adjectifs qui peuvent paraître un peu trop imagés ou pédants (chaud, sombre, sanglotant, lumineux, cottoneux, monstueux, sensuel, énervé, fatigué, bovin, etc..) toucheraient un point plus profond qu'il n'y paraît, puisqu'il s'agirait des "situations types" ou sensations un peu maladroitement nommées plus haut.
Bon, bien sûr, c'est qu'une hypothèse, qui va peut-être vous paraître mal ou pas assez développé, mais toujours est-il que j'affirme rien, je suppose. Maintenant j'ai plus rien à dire, j'attends vos réponses
