Differentes Chroniques de notre MCD
La Horde Noire :
Ce jeune groupe à la mode de Caen balance là son 1er MCD très rapidement après une démo (2008). De l'aveu même du groupe, la 1ere démo était perfectible, notamment du point de vue de la production. Ici la production n'est pas dégueu, surtout pour de l'autoproduction, même si dans ma caisse ça sonnait comme si un mauvais encodage avait été fait. En fait sur une bonne chaine ça sonne beaucoup mieux, même si les basses sont trop poussées en avant...peu importe, c'est pas le plus important dans la démo. Ça donne même un côté raw bien agressif et rentre dedans, son qui convient donc parfaitement au style. Le gratteux revendique des influences allant du thrash old school au revival en passant par tout le spectre du thrash moderne. Dans leur cas, on ne peut pas dire qu'ils soient franchement dans un style ou un autre. C'est pas old school, mais pas moderne non plus. Disons que leur thrash est bourrin et rentre dedans sans donner dans le mélodique, basé sur la rythmique carrée et rapide, ponctuée ici et là par quelques solii qui parfois manquent hélas de fluidité. Pas de mélodie donc, mais une paire de riffs à te démembrer le fion comme dans Bloody slicer ou l'excellent et très nerveux Hell's gate. La voix quant à elle est dans un registre core qui en rebutera certainement plus d'un, mais qui sera la seule touche thrashcore du groupe. Quelques fortes redondances dans certains titres au fil des écoutes, mais y'a des idées à mettre à profit et vu certains riffs décochés, on peut espérer par la suite des titres qui défoncent tout.
Dr J. - 6/10
ZONE X’PRESS METAL MAG
Kraken? Bien sûr que je connais c’est une pieuvre géante légendaire qui attire les bateaux dans les abîmes.
Ah non un peu plus et j’oubliais qu’on parlait musique ici, oui donc Kraken c’est aussi le nom d’un certain nombre de groupes de metal dont un résidant à Caen (dans le port?).
D’ailleurs je connaissais déjà assez bien ce groupe avant de recevoir leur EP “Violence Is Truth Only Death Is Real…� à chroniquer.
Je m’explique j’ai tout d’abord connu le groupe via leur myspace alors qu’ils cherchaient un chanteur puis j’ai chroniqué leur première démo sortie en 2008 et les ai vu en mai dernier en concert aux côtés de Neo Nymphea et Lokurah.
Je n’aborde donc pas l’EP avec un regard neuf mais bien en tant que connaisseur, la production des cinq normands sera-t-elle à la hauteur de mes attentes?
Oui! Et non..
Je m’explique comme pour la démo on retrouve un thrash/death véloce et méchamment accrocheur, d’ailleurs les quatre titres de la démo ont été intégré dans la tracklist composée d’une introduction et de sept morceaux, comme pour la démo on sent de la passion mais malheureusement comme pour la démo on a encore le droit à quelques faiblesses.
Après une introduction constituée de sonorités plus ou moins méconnaissables et de ce qui semble être une cérémonie patriotique du genre soviétique, la machine de guerre est lancée et bien qu’un peu rouillée elle tire sept ogives à l’efficacité destructrice certes mais tout de même inégale.
On aurait dû leur dire aux gars de Kraken que les tanks que l’on trouve sur les plages du débarquement ne sont plus tout jeune!
Bref… ça commence bien et fort, les riffs font leur travail et mitraillent à tout va, peu importe si de jeunes et innocentes personnes se prennent des balles perdues, c’est la guerre! Et puis c’est bien connu le metal s’écoute fort donc les voisins peuvent en profiter.
Donc les riffs ils ne sont pas ce qu’il y a de plus technique mais on s’en fout mon général ils ont du percutant.
Le chant? Ah mon général on m’avait dit de vous que vous étiez un bon leader et je confirme, pas de faiblesse dans votre voix quand vous donnez vos ordres, pas de répit face à l’ennemi, une hargne qui révèle votre passion pour la guerre, vous êtes nés pour tuer! Qu’est-ce que j’aimerai pas être dans l’autre camp! Vitesse, force et voix abîmée par l’abus de cigare, l’étoffe d’un vrai général.
Par contre l’artillerie lourde… j’avais pourtant été clair, ne choisir que les meilleurs obus et toujours viser du mieux possible alors comment se fait il qu’il y en ait qui ratent leur cible?!
Premièrement c’est trop mécanique, un peu plus de fluidité aurait été louable…
En clair une batterie électrique c’est pas toujours génial car un peu trop brouillon pendant les blasts et en plus de ça il y a des coups de grosse caisse qui sont en décalé avec le reste de la musique, c’est un manque de précision minime mais s’en est un quand même.
Au niveau du son donc c’est moyen, une production studio serait meilleure mais bon ce n’est pas non plus horrible juste quelques passages un peu brouillon et à côté de cela on a le droit à de bonnes idées, des parties de basse qui se dégagent subtilement de l’ensemble et quelques effets sur le chant qui sont bien salutaire (voir “Bloody Slicer� vers les 2 minutes).
Malgré pas mal de points positifs je ne peux m’empêcher d’émettre quelques critiques, on a quelques approximations au niveau de la batterie, un son pas toujours nickel mais également quelques plans trop proche qui risquent de faire perdre du mordant à l’EP.
Qu’on soit clair c’est thrash on ne demande donc pas nécessairement une grande variété, qui plus est ça me plait mais je suis conscient que certains puissent trouver un petit peu de lassitude à l’écoute de ce cd malgré sa courte durée (26 minutes).
Et pour finir d’enfoncer le clou j’ai bien peur que malgré sa relative qualité la musique de Kraken révèle bien plus son potentiel en live que sur cd. Espérons que leur prochaine sortie me contredise et prouve qu’ils peuvent faire mieux.
Ps: Une célèbre ritournelle de Slayer s’est dissimulée au seins de ce cd, la trouverez vous?
NOTE: 6/10
Chroniqueur: Kévin
Pavillon 666
Note : 5/10
KRAKEN nous arrive tout droit de la région de Caen. Le quintet officie dans un style mêlant thrash et hardcore depuis 2007. Cette autoproduction est la seconde du groupe après une démo datant de 2008. Ces sept nouveaux titres devraient constituer une carte d’identité de visite pour le groupe à la recherche de concerts.
Autoproduction et donc enregistrement à la maison, c’est de plus en plus monnaie courante pour les groupes actuels. Comprenons le fait que les jeunes groupes aient besoin de se faire connaître afin de démarcher les concerts et que bien souvent, dans la précipitation, certains résultats sont loin d’être représentatifs et donner ainsi au groupe une image positive de leur musique. La production de cet E.P. est loin d’être satisfaisante. Si on finit par s’habituer au son des guitares, la batterie et en particulier le son de la china sont tout bonnement insupportables. C’est aussi énervant qu’un réveil matin que l’on aurait oublier d’arrêter un jour de vacance. Je serais beaucoup plus indulgent avec un groupe qui ferait du black metal. Le son pour un groupe de thrash se doit impérativement d’être impeccable surtout aujourd’hui, à l’heure où tout le monde se met au home studio. La concurrence est rude et il faut mettre les bouchées doubles. Le second défaut majeur de cet E.P. est la mise en place parfois flottante de certains riffs.
Quel dommage que ce groupe se soit ainsi précipité dans un enregistrement. Les idées du combo sont loin d’être mauvaises. Le chant typé hardcore est intéressant. Ses idées sont bonnes, son timbre et sa puissance aussi. Les compositions aussi possèdent de bonnes qualités au niveau de l’écriture. Les riffs sont intéressant et cette galette pourrait s’écouter avec plaisir dans de meilleures conditions. Malheureusement, c’est difficile de ne pas relever les défauts majeurs et nuisent à la qualité.
Ainsi, après une introduction sonore apocalyptique, le groupe démarre sur un « Black Future » très hardcore voir à la limite de l’indus avant l’arrivée de la voix. Les riffs mélangent mélodies et rythmiques basées sur des accords. On trouve beaucoup de changements à l’intérieur des morceaux. « Bloody Slicer » mélange rapidité et lourdeur avec une voix qui permet de bonnes transitions. Un solo est même présent sur ce titre qui montre une certaine technique de la part des guitaristes. Dommage que par ailleurs ils ne soient pas toujours très en place. Les titres s’enchaînent et se ressemblent tout de même un peu. Il est parfois difficile de voir le changement, entre « Black Future » et « Agressiv Attack » notamment.
Considérons donc ce cd comme une seconde initiative du groupe. Espérons que KRAKEN se trouvera des concerts, économisera de l’argent et se trouvera un vrai studio d’enregistrement. Il y a des qualités indéniables sur cet E.P. qui doivent être mises en valeur au plus vite si le combo veut aller plus loin. A bonne entendeur…
French Metal
Définition de "autoproduction" : élément conçu et financé par l'auteur lui-même.
Il est toujours très difficile de juger une autoproduction car de multiples pensées nous traversent lors de l’écoute, il y a celles plutôt flatteuses : "Wow ! Quel son ! Quelles idées ingénieuses ! T’imagines avec une prod’ digne de ce nom ?", et celles malheureusement beaucoup plus (trop ?) critiques : "Y’a de l’idée mais on comprend rien. Un travail bâclé. Son horrible…". C’est entre ces deux catégories que se situe notre album du jour, celui du jeune groupe Caennais KraKen intitulé "Violence Is Truth, Only Death Is Real". De très bonnes idées qui sonnent assez matures à l’écoute, de bons plan de guitares, une voix bien dans le cadre avec des textes rentre-dedans, une bonne hargne et une justesse élégante malheureusement gâchée par une batterie électronique (faute de moyens sans aucun doute, on retombe dans les difficultés de l’autoprod) , une batterie qui n’est surtout pas dans le temps au niveau de la grosse caisse ! Et c’est là que le bas blesse : les rares moments où l’on distingue le son électro de la grosse caisse, ce n’est pas dans le temps et il en ressort un manque de rigueur lors de l’enregistrement. Dommage, car pour le reste et en ce qui concerne l’artwork et les vidéos des prestations du groupe c’est plutôt flatteur. KraKen un groupe de live ? Sans aucun doute. Mais c’est leur prestation CD que je chronique aujourd’hui et j’espère qu’ils vont très vite trouver les moyens de corriger le tir car il y a du potentiel.
9/20
Sev3n