Carach Angren, Lammendam
( http://img136.imageshack.us/img136/6919/51...v2lss500yw9.jpg )
Pour se faire une idée http://www.youtube.com/watch?v=BRSjosE_yII
Note: 16/20
Jeune trio Néerlandais, Carach Angren a sortit il y a peu son premier album, après n'avoir sortit que deux démos que je ne pourrais commenter puisque je ne les ai pas encore écouté. Mais qu'importe.
Les oiseaux chantent. Pas prudents foulant l'herbe. C'est alors qu'entrent en scène les violons pour nous jouer une petite intro digne d'un film fantastique, classe, horrifique, qui même sans procurer d'émotions a le mérite d'être bien éxécutée. On perd alors la jeune fille fuyant avec ardeur on-ne-sait quel espèce de délire cliché fantastique dans un court néant sonore. Enfin, la première chanson éclate, tapant directement dans le dur. Dés lors, le ton est donné: une prod soignée, un duo guitares/batteries proches d'Anorexia Nervosa, la violence épique en moins, le tout recouvert d'un véritable orcherstre de samples et d'un clavier aux sonorités symphoniques convaincantes. Sur ce flot valsant et grâcieux de décibels, un conteur à la voix de Shagrath viendra coller ses proses sur le hachement des fûts, tantôt hurlant, tantôt parlant, parfois chuchotant.
Bien entendu, le trio n'arrive ni à la violence guerrière des Norvégiens ni à l'intensité tragique des Français, le son manquant de tranchant, et ce malgré un évident talent d'écriture et de jeu qui ne laisse naître lassitude en l'auditeur à aucun moment de l'album. Si on devait comparé ces ambiances à une référence du Black Symphonique, qu'on les considère comme tel ou pas, le plus évident serait Cradle Of Filth, avec une prod et des compos penchant plus vers le Metal Symphonique que vers le BM, au service d'un univers prenant de littérature fantastique et de théâtralité. Lammendam, c'est du début à la fin un véritable univers clichesque limite risible rendu crédible et envoûtant tant le talent y est présent. C'est aussi vrai pour les artworks du livret que pour leur musique, modestes fresques romantiques, mystiques et sombres, dépeignant avec énergie la légende de la Dame Blanche. Le tout n'est pas original pour un sous, mais assez réussis pour mériter les applaudissements respectueux du public.
C'est donc un bon premier album que signa ici "Les Gouffres De Fer", nom tiré de l'oeuvre de Tolkien, avec un talent compensant le manque d'originalité, qui ne fait pas décollé mais qui se donne à fond.