Album: Chemins de Souffrances
Artiste: Belenos
Genre: Brutal Dark Pagan Metal (selon l'auteur lui-même)
Note: 17/20
Tracklist:
1-Oraison Funèbre
2-Le Déchirement
3-Funeste et Hivernal
4-Le Domaine des Songes
5-Barras Du
6-War Kent An Ankou
7-L'Enfer Froid
8-Hoz-Veil
Pochette sur la page de Sprit of Metal parce que j'ai pas envie de me faire chier à scanner le truc et à patoger avec Imageshack pendant trois quarts d'heure:
http://www.spirit-of-metal.com/album-group...rance-l-fr.html
(d'ailleurs ils semblent d'accord avec ma note)
On s’enferme avec son poste, on éteint la lumière, et on fout la toute dernière galette de Belenos, divisée en deux chapitres que je décrirais séparément.
Dés la première minute, l’ambiance envoûtante de ces chemins de souffrance vous entraîne en solitaire à travers cette obscure forêt, sous le crépuscules de tristes pensées, jusqu’à atteindre un point de non-retour sous un froid de pleine lune. C’est là l’image la plus parlante pour exprimer ce que j’ai ressentit à l’écoute de cet album. Tout d’abord viendront de sombres riffs acoustiques qui, bien qu’en première ligne du morceau, viendront compléter à merveille la lourdeur du duo rythme guitare/batterie et les riffs torturés de la lead guitare durant le reste de l’album. De même pour le chant, qui alternera hurlements black/death et parties claires, avec une voix profonde et grave, à l’instar des parties acoustiques.
Au long des quatre premiers titres de cette « Allégorie d’une Souffrance », le voyage oscille entre passages d’une pesante lourdeur et passages plus péchus aux accents mélancoliques de longues méditations plus ou moins glauques, sans partir dans les grandes émotions. La conclusion de « Domaine Des Songes », qui scelle cette première partie, se fait sur les derniers soupirs des guitares saturés mourantes en un crescendo inversé dont le nom exact m’est inconnu parce que je suis nul en musique et en termes techniques. Grand blanc. Peu à peu, après s’être effondré de fatigue au pied d’un arbre, on se réveille au son d’une meute de loups qui hurlent, avant que les guitares ne réapparaissent comme elles avaient disparue. Un des quelques samples de l’album, qui introduiront honorablement bien certains morceaux, comme le sifflement du vent ou encore un bruit de grille métallique grinçante qui vient casse ma métaphore de la forêt sans pour autant changer le sentiment général.
S’annonce alors le cinquième titre, ouvrant le pas sur « Les Chemins de la Mort », dans une optique plus sombre et agressive mais à partir des mêmes bases instrumentales - Lorsque s’élèvent de grands coups de vents, pour reprendre le premier vers du texte, qui illustre parfaitement bien cette gifle soudaine de double pédale et de riffs plus durs que ce à quoi on avait eu droit dans les morceaux précédents. Après ce « Barras Du » relativement violent, de bien tristes horizons musicaux vous ouvrent les bras, avec « War Kent An Ankou » et un « Enfer Froid » où riffs et mélodies dépressives, embrassant des rythmiques plus lourdes qu’auparavant, transformeront la mélancolie du premier chapitre en de véritables pensées suicidaires, le poignet livide aux teinte du clair de lune illuminant cette lame que vous tenez si serré dans votre main. Parsemés tel de petites clairières illuminés dans une forêt impénétrables, de courts passages atmosphériques de guitare acoustique drapé de synthétiseur et accompagnée de ce chant presque grégorien viendront calmer les émotions, pour que celles-ci vous reprennent de plus belle, jusqu’à que les chairs se meurent doucement sur les chemins de souffrance, vers le Youdig dont l’odeur trahis l’humide profondeur.
Un grondement de tonnerre. Au petit matin, une douce pluie de synthétiseur ambiant vient servir de linceul au corps gisant par terre, pourrissant au rythme lent de la batterie et des guitares saturés qui ont repris un peu de leurs couleurs.
Ainsi s’achève les « Chemins De Souffrances », bien mieux réussis que la pochette de l’album, le contraire aurait été regrettable.
PS: Aucune idée de la signification des titres en Breton...
