Cubic Space Division






1. Red shift
2. Higher state
3. Bohemian grove
4. Per se
5. Camber
6. X-axis
7. A plane without surface
8. Silhouette
9. Bear the tide

Retour sur un album méconnu de l’année 2003 : l’éponyme des anglais de Cubic Space Division. Tout droit sorti de l’écurie Undergroove Records, Cubic Space Division s’inscrit dans la droite lignée de cette école du métal anglais du début des années 2000 regroupant Earthtone9, Twin Zero, Stoopy ou encore The Miramar Disaster et qui, entre autres caractéristiques, est reconnaissable par ce son de batterie très propre, très carré.

L’album s’ouvre avec Red shift et sa très séduisante entrée en matière, alternance entre gros riff et guitare plus légère. Cette alternance se poursuit ensuite par le décalage entre les back vocals très aériens et la voix de tête ou plutôt le hurlement de tête. Le morceau s’articule autour d’une large et réussie plage instrumentale. Higher state, second titre tout en puissance de cet album permet à CBC de lâcher les chevaux et tranche ainsi avec Red Shift, donnant le ton de cet album tout en variété.

Au fil des titres CBC développe tantôt des titres courts et rageurs (Higher state, Per se) tantôt des titres faussement mélodiques dans leur entame (Camber). Mais le talent de CBC ne s’exprime définitivement à plein que sur des titres plus longs, flirtant avec les 7-8 minutes. Ainsi, Bohemian grove, étonne par sa variété musicale. Lent dans ses premières minutes, le titre monte lentement en puissance puis surprend par un changement de rythme dans les dernières minutes. Silhouette séduit par son côté groovy dû à une présence plus marquée de la ligne de basse. L’album se clôture par un Bear the tide qui, tout en puissance dans ses deux premières minutes, laisse se développer dans le final et pendant plus de cinq minutes un riff plus aérien, accalmie après le chaos.

La véritable force de CBC réside indubitablement dans deux éléments : la variété musicale et rythmique ainsi que la qualité mélodique. Aucun des neuf titres composant ce premier album ne s’avère monolithique. La quasi-omniprésence d’alternances passages violents / passages étant ainsi un élément clé de la réussite de cet album. La qualité des mélodies et d’une manière plus générale du passage en voix claire est la seconde force de cet album. Relativement bien présentes, les mélodies ne lassent pas et surtout évitent tous les écueils de la scène métalcore (à laquelle le groupe n’appartient en rien) qui par leur prévisibilité et leur stéréotypie en vinrent à gâcher l’écoute de nombreux albums.

Bien que le groupe se définisse comme étant la rencontre entre Will Haven, Earthtone9, Isis et Tool (oui, rien que ça !) je trouve difficile de trouver de réelles analogiques avec d’autres groupes bien connus, ce qui est d’ordinaire bien pratique pour construire une chronique et faire comprendre le son d’un groupe. Cependant je ne peux que vous encourager à aller faire un petit tour sur leur myspace.