CITATION(Bob Dylan)
- Vous jouez quel genre de musique ?
- Folk-music
- Et c'est quoi, la folk-music ?
Je le lui ai appris. Des chansons qu'on tient toujours de quelqu'un. (...)
Bob Dylan. Chroniques. Volume 1.
3 disques de la mouvance folk qui ont beaucoup compté pour moi :
Leonard Cohen - Songs from a room

Fort d'un premier album très réussi et d'un tube planétaire avec
Suzanne, Léonard Cohen, poète reconverti dans la chanson, revient en 1969 avec
Songs from a room.
Guitare simple, accompagnements discrets, ambiance sombre, et chansons toujours très agréables à écouter. Les mélodies font mouche à chaque coup, et le disque s'écoute dans n'importe quelle situation avec beaucoup de plaisir. Le chanteur s'essaie à la langue de Molière sur
The partisan, puis réussi à suspendre le temps sur
Seems so long ago, Nancy. La suite de sa carrière sera également souvent réussie, parsemée de perles comme
The future et de séjours dans les monastères bouddhistes.
Tom Waits - Closing time

Premier disque d'un jeune homme qui allait devenir l'un des plus grands. Tom Waits a alors 24 ans mais pourtant ces chansons font déjà preuve d'une maturité hors du commun. Absolument tout est beau, d'une mélancolie qui sort d'on ne sais où, avec un piano parfait et une voix brisée qui prend aux tripes.
La musique peut sembler un peu différente de ce qu'il fera par la suite mais le génie et l'interprétation sont les mêmes, Tom Waits se révèle au monde de la musique avec ce disque et fait comprendre à des milliers de musiciens que désormais ils devront vivre dans son ombre.
Neil Young - Rust never speeps

Fatigué d'émerveiller l'Amérique depuis 10 ans, Neil Young sent se terminer les seventies et tient à montrer qu'il est toujours dans le coup. Rust never sleeps est enregistré en public, avec les applaudissements effacés entre les pistes. Pendant les 5 premières chansons, derrière sa guitare, Neil Young fait ce qu'il sait si bien faire : Des chansons folk aux superbes mélodies et avec sa voix sublime.
My, my, hey, hey, qui deviendra un classique, est une ode à Johnny Rotten,
Thrasher est une des plus jolies chansons qu'il ai pu écrire et
Pocahontas suffit à justifier le culte porté aux bonhomme.
Pour la suite du disque, on branche les guitares et on lance un prélude au Grunge sur lequel Kurt Cobain se jettera avidement plusieurs années plus tard. Mais c'est une autre histoire.