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Version complète : Les Films De Barjo
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VaZKeizH
Le site denofgeek a publié un classement des 50 meilleurs trips de film. Je n'ai pas encore étudié ça bien en détails mais il y en a pas mal qui donnent envie de voir le film en tout cas.
yoda_superstar
Ah ben j'ai vu quasiment tous les films du top 10, par contre dans les 40 autres il m'en manque plein !!
VaZKeizH
Ah, dans le top 10 il me manque Altered State. Performance je l'ai vu une fois sur Arté mais énorme galère pour le chopper sinon.
Grumö
j'ai enfin vu Barton Fink hier soir... bien trippant également !

dommage que The Big Lebowski soit pas premier du classement...
j'ai vu Rosemary's Baby il y a fort longtemps, je me rappelle pas du tout du côté "trip"
SlayHunter
Le classement de denofgeek.com m'a rappelé que les spots anti-drogues ont leur dose de séquences barjo (Reefer Madness surtout, c'est assez surprenant quand on sait qu'il date de la moitié des années trente).
VaZKeizH
CITATION(Grumö @ 13.12.2008 - 13:27) *
j'ai vu Rosemary's Baby il y a fort longtemps, je me rappelle pas du tout du côté "trip"

Bah en fait on peut voir tout le film comme un trip de Polanski à lui tout seul.
C'est sur que dans le classement il n'y a que cette scène qui mérite de figurer, mais reste que tout le film est délicieusement irréel, avec les voisins tarés, Rosemary qui devient à moitié folle, la conspiration satanique autour d'elle, et tout ça dirigé de main de maître par monsieur Polanski.
Pour moi ce film marque vraiment son apogée, avec Le locataire.
Neocreed
bon je déterre le thread mais c'est pas grave. Alors les movie geek, faut qu'on parle, je dois mater quoi de Kenneth Anger? et de Derek Jarman?


merci bien
yoda_superstar
Comme ça là je dirais Scorpio Rising et Invocation Of My Demon Brother, mais ça fait un moment que je les ai pas vus, donc j'aurais du mal à faire une description poussée.

J'en ai vu d'autres mais ceux-là sont les plus marquants.

Ah et Derek Jarman, aucune idée.
VaZKeizH
Je profite actuellement de 2 semaines d'intercontrat pour être payé à rester chez moi et parfaire ma culture WTF :

House, 1977
Ça commence d'une façon outrageusement kitch, avec un groupe de lycéennes type club des 5, friends for life avec chacune leur particularité (l'élégante, la gourmande, la sportive, etc) qui se retrouvent à aller passer quelques jour dans la maison de la tante d'une d'entre elles. Les images floutées, les décors gravement cul-culs, les dialogues fleurs bleues sont risibles au possible et tellement dégoulinants de partout qu'on se doute bien que c'est volontaire.
Elles arrivent ensuite dans le domaine isolé, avec la tante gentille comme tout (mais le spectateur habitué à ce genre de joutes se doute bien qu'il se trame quelque chose de pas net), et le ton change : On rentre dans un film d'horreur, vague mélange du magicien d'Oz et de Jess Franco, avec des exécutions perpétrées dans le sang, servies par des effets spéciaux aussi cheaps qu’hilarants, dans une grande tradition de n'importe quoi japonais.
La dernière demi heure atteint son paroxysme de WTFisme débiloïde.
J'ai beaucoup aimé.
Trailer

Marquis, 1989
Non contents d'avoir traumatisés toute une jeunesse avec Téléchat, Roland Topor et Henri Xhonneux sont également responsables de ce méfait. Marquis raconte l'emprisonnement du Marquis de Sade à la Bastille, dans un mélange d'interprétations historiques assez libres sur le Marquis et la période pré révolution française, d'écrits du Marquis et de fiction, avec toujours ces masques atroces. Petit détail, Le sexe du Marquis est un personnage à part entière, avec qui il prend plaisir à discuter de choses et d'autres.
Sous ses aspects vaguement racoleur, Marquis est un film assez intelligent, dont l'intrigue se suit agréablement, avec un parti pris sur le fait que l'homme qui parlait librement de sexualité était au final le moins frustré de tous. Sans entrer dans de grandes considérations philosophiques, on a une introduction intéressante sur la personnalité et les idées du Marquis. Enfin, l'idée de personnifier sa bite donne une perspective sympa sur le conflit que connait l'Homme entre ses pulsions libidineuses et sa raison (Qui gouverne qui ? A chacun de donner sa réponse).
Pour l'anecdote, on notera que l'affiche de Taxidermie est un gros hommage à l'affiche de ce film.
Extrait

La Coquille et le Clergyman, 1927
Un an avant Un Chien Andalou, ce film de Germaine Dulac serait le tout premier film surréaliste jamais tourné. L'Histoire raconte que sa première au Studio des Ursulines a provoqué un scandale mené par des surréalistes peu inspirés pour l'occasion, parmi lesquels André Breton et Louis Aragon.
Avec le recul et près d'un siècle d'expérimentations cinématographiques de tous poils, le film n'en reste pas moins subversif, une angoisse latente résidant dans ces images souvent inexplicablement dérangeantes. L'intrigue, si toutefois on peut utiliser ce terme ici, est assez indescriptible, mais on n'en est pas moins attiré par ce qui se passe à l'écran et tout se suit naturellement, même sans en comprendre le sens.
Le film est intégralement disponible sur les sites habituels de streaming et ne dure que 30 minutes qui valent franchement le coût.
ridu
CITATION(VaZKeizH @ 09.05.2011 - 12:03) *
Je profite actuellement de 2 semaines d'intercontrat pour être payé à rester chez moi et parfaire ma culture WTF :

House, 1977
Ça commence d'une façon outrageusement kitch, avec un groupe de lycéennes type club des 5, friends for life avec chacune leur particularité (l'élégante, la gourmande, la sportive, etc) qui se retrouvent à aller passer quelques jour dans la maison de la tante d'une d'entre elles. Les images floutées, les décors gravement cul-culs, les dialogues fleurs bleues sont risibles au possible et tellement dégoulinants de partout qu'on se doute bien que c'est volontaire.
Elles arrivent ensuite dans le domaine isolé, avec la tante gentille comme tout (mais le spectateur habitué à ce genre de joutes se doute bien qu'il se trame quelque chose de pas net), et le ton change : On rentre dans un film d'horreur, vague mélange du magicien d'Oz et de Jess Franco, avec des exécutions perpétrées dans le sang, servies par des effets spéciaux aussi cheaps qu’hilarants, dans une grande tradition de n'importe quoi japonais.
La dernière demi heure atteint son paroxysme de WTFisme débiloïde.
J'ai beaucoup aimé.
Trailer


'tain c'est bien cool de pouvoir rester en interco chez toi. Dans ma boîte, on te force à venir et à pointer de 9h à 17h, c'est n'imp.

House, c'est mon premier film d'horreur, j'avais même pas 10 ans il a laissé des traces dans mon imagination pendant quelques temps ahah. A l'époque, ma chambre était à côté du grenier et je flippais grave d'y croiser un monstre, ça me ferait tripper de le remettre en perspective aujourd'hui happy.gif J'ai souvenir de trucs bien débiles ouais, un monstre dans le placard, une main qui finit dans les chiottes, des couteaux qui volent...
Sickness
QUOTE(VaZKeizH @ 09.05.2011 - 12:03) *
House, 1977
Ça commence d'une façon outrageusement kitch, avec un groupe de lycéennes type club des 5, friends for life avec chacune leur particularité (l'élégante, la gourmande, la sportive, etc) qui se retrouvent à aller passer quelques jour dans la maison de la tante d'une d'entre elles. Les images floutées, les décors gravement cul-culs, les dialogues fleurs bleues sont risibles au possible et tellement dégoulinants de partout qu'on se doute bien que c'est volontaire.
Elles arrivent ensuite dans le domaine isolé, avec la tante gentille comme tout (mais le spectateur habitué à ce genre de joutes se doute bien qu'il se trame quelque chose de pas net), et le ton change : On rentre dans un film d'horreur, vague mélange du magicien d'Oz et de Jess Franco, avec des exécutions perpétrées dans le sang, servies par des effets spéciaux aussi cheaps qu’hilarants, dans une grande tradition de n'importe quoi japonais.
La dernière demi heure atteint son paroxysme de WTFisme débiloïde.
J'ai beaucoup aimé.
Trailer

ooohhh ! ohmy.gif

je me souviens d'avoir vu des extraits notamment une scène avec un chat et une lampe je crois ... faut que je me procure ce chef d’œuvre !
sfeltan
Dans les films un peu barges:

Dupontel:
- Bernie: Quand il quitte l'orphelinat, Bernie Noël est âgé de trente ans. Il n'a qu'un seul but : connaître ses origines. Commence alors un parcours semé d'embûches pour ce garçon névrosé et déconnecté du monde réel qui va semer le désordre partout où il passera. (source allocine).
Un film vraiment bonard, qqs scenes cultes (la scene ou il est dans le magasin d'electromenager, la scene de l'oiseau, scene entre le pere et la mere

- Enferme dehors: Un SDF trouve un uniforme de flic et le met pour manger dans les cantines de police... (source allocine).
Encore un film bien barre avec Dupontel ou il est question de misere sociale et des derives de notre societe. Vraiment bien

Autre:
- Gregoire Moulin contre l'humanite: Né un vendredi 13 à la clinique Franz Kafka, orphelin quelques heures après sa naissance suite à une regrettable dispute avec ses parents, boxé à l'âge de dix ans par une fillette dont il était éperdument amoureux, élevé par une grand-mère acariâtre et un oncle alcoolique, Grégoire Moulin a pris un mauvais départ. A plus de 35 ans, il mène une sinistre existence en province : il vit toujours chez sa grand-mère, est célibataire de longue date et remplit les modestes fonctions d'employé dans une compagnie d'assurances. Par un dimanche de mai, il décide de monter à Paris. Et le cauchemar commence. (Source allocine)
Bref, un film qui part dans tous les sens, poetique, drole, qui tient en haleine et on espere juste ne pas devenir le looser que le protagniste incarne.


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