L'album démarre sur Clenching the fists of dissent, avec le cri lointain de Robb Flynn, intro qui n'est pas sans rappeler celle du génial Imperium, première chanson de l'album précédent : Through the ashes of empires. Et à l'instar de cette dernière, il s'agit du calme avant la tempête. En effet, s'ensuit ce riff ravageur, riff "Metallicesque", donc grandiose! Autrement dit, Machine Head nous l'affirme : il est bel et bien resté un groupe de thrash! Et cet album promet rien qu'à entendre les premières secondes.
Quelques soli déposés par-ci et par-là permettent à l'auditeur de rester accroché à cette épique composition du haut de ses 10min34!. Nous avons également droit à un break accrocheur où un public chante en coeur "Fight!". Puis, la reprise de l'intro nous remet dans l'ambiance calme de ce titre.
De bons riffs, une voix énorme et puissante, une batterie au plus haut de sa forme...Bref, du Machine Head comme on l'a toujour aimé!
Le groupe enchaine ensuite avec Beautiful Mourning, avec son intro courte mais efficace, faisant très vite place à double pédale rapide et intense, le tout agrémenté d'un "Fuck you are!!" sortant tout droit des tripes du chanteur. Ici, l'alternance entre voix claire et passages plus gueulés sont très bien maîtrisés, mais on pourrait toutefois reprocher quelques passages répétitifs et un solo quelque peu basique même s'il n'en demeure pas moins très maitrisé. Disons donc que cette piste sert à entretenir nos oreilles de bons gros décibels.
Arrive alors Aesthetics of hate, chanson écrite en hommage à Dimebag Darrell, le guitariste de Pantera qui s'est fait assassiné le 8 décembre 2004 lors d'un concert de Damageplan. Des riffs ravageurs exprimant toute la violence et la révolte que le groupe , tout comme les fans de Pantera, éprouvent vis-à-vis de cet acte. Nous avons aussi droit à un solo de toute beauté permettant à la chanson de se terminer en une apothéose monumentale tout comme le fut la carrière de ce bon vieux Dimebag (RIP), avant d'enchainer avec un final lent et douloureux de sonorités rageuses.
Quatrième piste de l'album, Now I lay thee down avait été publiée en avant-première dans certains magazines tel que Rock Hard et je dois dire qu'elle ne m'avais pas réellement convaincu. Malgrès une bonne rythmique et certains riffs toujours aussi ravageurs, il lui manque un brin de puissance. Petit bémol positif : le chant clair très bien placé lors des refrains qui rattrape ainsi le niveau moyen de la chanson. On sent malgrès tout que les membres y mettent toutes leurs tripes et leur énergie! Un morceau qui aurait eut plus sa place uniquement lors des concerts comme le fut Seasons wither, lors de la tournée précèdente.
Ensuite, l'album enchaine avec Slanderous. Pas de surprise : prenez une base de riffs rageurs, un chant thrash puissant, ajoutez-y de la double pédale et des soli juste là où il faut, agrémenté de passages lourds pouvant virer au Moshpart, et vous obtenez une très bonne recette de thrash à la sauce Machine Head. Rien a redire, le talent est bien là.
Place alors au chef-d'oeuvre de cet album : Halo. On pourrait qualifier ce titre de thrash mélodique tellement l'alternance entre couplets énervés et refrains mélodieux très poussés (pour du Machine Head) est bien maitrisée! A noter également cette envolée de soli dévastateurs ainsi qu'une batterie parfaitement introduite et ce, particulièrement lors des refrains et du solo. En effet, Dave McClain martyrise littéralement ses grosses caisses lors de certains passages à la double pédale. Il n'y à pas de doutes : le groupe fait dans la perfection sur ce morceau qui, je l'espère, en ravira plus d'un. De plus, Robb Flynn nous confirme son talent à passer du chant clair au chant plus profond et brut qui caractèrise si bien Machine Head. S'ensuit alors un final génial qui est, hélas, cassé par les touts derniers riffs non dénués de puissance.
Après cette énorme claque, Wolves est à l'image de son titre, un très bon exemple de la recette Machine Head. Nous obtenons donc une très bonne composition de thrash et nous pouvoins deja imaginer les loups attaquant la proie solitaire. A noter les très bons passages de guitares de Phil Demmel (ou est-ce robb Flynn?) décidèment très soliste sur cet album. Et après ce morceau, si vous ne vous en étiez toujours pas rendu compte, on peut réaliser que le groupe ne fait décidèment pas dans la dentelle et nous propose un metal magistral et puissant!
Enfin, viens A farewell to arms qui va cloturer l'album. tout comme la première piste, celle-ci démarre dans le calme tendanciellement déprimant mais non dénuée de beauté. Précisons ici quelques détails textuels (chose rare sur ce blog, je vous l'accorde) avec ce titre révélateur du positionnement du groupe vis-à-vis de leur pays si chaleureusement gouverné par la force! ( "A farewell to arms = Un adieu aux armes" pour les non linguistes tels que moi
Pour ceux qui possèdent l'édition limitée, vous pouvez délectez vos oreilles de l'excellente reprise deMetallica : Battery. Rien à redire, du bon thrash old school, composé par des légendes vivante et interprété avec brio par un groupe énorme!
Et nous venons de nous prendre une énorme baffe en pleine tronche! Car si certains dirons que Machine Head s'est éloigné de ses origines avec The burning red et Supercharger (ce qui est totalement faux car ces 2 albums sont des chef-d'oeuvres du metal, marquant la fusion entre Thrash et Neo parfaitement maitrisé!), aujourd'hui ceux-là serons bien obligé d'admettre que Machine Head est bel et bien de retour et près à prendre le statut de Grand du thrash comme le fut (et le sont toujours pour certains!) Metallica, Anthrax et Slayer en leur temps. Ainsi, The blackening est, tout comme fut Master of puppets le meilleur album de Metallica, le plus beau bijoux de Machine Head et est aussi, toujours comme Master of puppets!, un des albums piliers du thrash aujourd'hui. Cet album est un véritable référence ! Procurez le vous si ce n'est deja fait!
Note : 8.5/10