Cependant, Screeching Weasel est à mon sens l'un des plus grand noms évoluant dans cette classe musicale. Il était donc normal de leur consacrer une chronique, même modeste.
Modeste, comme leurs compos ?
Blasphème !
Television city dream, sorti en 1998 sur Fat Wreck Chords (10 ans déjà), est surement le meilleur exemple à suivre pour chaque groupe qui cherche à faire ses classes.
Je vais essayer de sortir sans trop de dégats du problème que je viens de me poser. Cette chronique n'a pas pour but d'expliquer le mouvement "pop punk" qui marqua profondément les années 90. Pour faire aussi bref que possible, Screeching Weasel est l'un de ces groupes qui sera définitivement raccroché à cette période.
L'album Television city dream, comprend 15 chansons expédiées en 27min32 chrono en main.
Celui-ci commence par des morceaux très speed avec "Count to three" et "Speed of mutation" qui s'enchaine sans reprise de souffle. On y trouve des perles du genre comme "Dummy Up", "Identity Crisis", "The first day of winter" et l'excellent "Breaking Point".
Le groupe de Chicago délivre ce qu'il sait faire de mieux, abreuvant cette galette de choeurs géniaux et de refrains qui vous colle au crâne pendant des jours.
Il est difficile de trop s'attarder sur Television city dream, peut-être parce que celui-ci est déjà en train de se terminer au moment où j'écrit ces lignes... et peut-être aussi parce que finalement la pop punk est répétitive. Mais pourquoi vouloir changer une recette qui marche ? (enfin, qui a marché... les tendances actuelles sont un peu plus gueulardes)
Mon choix s'est porté sur Television city dream par pur sentimentalisme matériel. C'est en effet par lui que j'ai découvert Screeching Weasel.
Je ne saurais que conseiller à tous les curieux n'ayant pas encore plongé là-dedans d'écouter Television city dream. Sa prendra moins d'une demi heure et vous en sortirez la tête pleine de bonnes choses.
