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Que ceux qui ne connaissent pas ce groupe soient maudit sur plusieurs générations. En effet si y’a bien deux jeunes groupes français de l’année passée à connaitre c’est Hypno5e et Hangman’s Chair. Ces derniers tapent dans un courant assez à la mode ces temps-ci , la grande famille heavy des stoner, sludge , southern metal et compagnies, bref , tous les types qui s’agenouillent devant les alcooliques de Louisiane, Down et Crowbar en tête ou les dieux du heavy , j’ai nommé Black Sabbath. Un genre qu’en France, on a du mal à appréhender. Les feu marseillais de Partners In Crime ou Super Timor ont plutôt réussi, mais qui eux seraient plutôt du côté maladif et malsain d’Eyehategod. Les Parisiens d’Hangman’s Chair s’y étaient déjà essayé avec leur ancien groupe Es La Guérilla qui souffrait d’un chant plus Oï ! qu’autre chose et assez mal maitrisé. Mais alors là, …The Addicts, c’est limite parfait comme album. Déjà rien que les artworks de tueur signés Juül annoncent la couleur : une plongée sombre dans un univers de misère « Working Class » où les seules lucioles venant éclairer les esprits esseulés se nomment la fée verte, Jack Daniels , Marijuana ou opium, torturant plus ces âmes déjà tourmentées qu’elles ne leur apportent de réconfort. « Sad But Drunk », « Dancing Under The Noose » , « I’m Proud To Destroy Myself » , toutes les paroles sont du même tonneau ( de whisky ), avec une lenteur doom de rigueur et lourdeur exigée, brisées par quelques rythmes saccadés et des Soli furieusement groovy comme nos amis savent le faire ( à ce propos je vous conseille d’écouter celui qui introduit « The Getaway » sur le split avec Eibon, disponible sur myspace, histoire de vous décrasser les oreilles ). Groovy c’est le mot, le son de ce groupe est épais, goutu comme une Guiness à tel point qu’on pourrait le prendre à pleine mains pour l’engloutir. Musicalement, on est quelque part entre Black Sabbath , Lynyrd Skynyrd , Crowbar, Pantera et Alice In Chains – pour le chant, c’est pareil, moins LS et Crowbar, Keo oscillant entre Layne Staley, Phil Anselmo et Ozzy Osbourne - , un composé de rock’n’roll saturé et distordu d’une lenteur pachydermique, c’est bon comme une bouffé de cannabis arrosée d’alcool ! Mais c’est pas tout. Au milieu de tout ce foutu fatras enivré, on déniche deux interludes ( « Neurotic Disorder » 1&2 ), l’un acoustique , l’autre se contentant d’un son de basse distendu, tous deux agrémentés de samples de films sur lesquels …The Addicts n’aurait pas dépareillé comme bande son ( Easy Riders, The Portait Of Dorian Gray…), et on trouve même une belle balade acoustique agréablement dépressive ( « The Snow Is Back In Town » ), petite bouffé d’air avant l’ultra oppressive « White Fits Me Well », impressionnante composition alliant une lourdeur à toute épreuve à une rythmique chaloupé, comme un navire prit en pleine tempête où chaque coup de cymbale est vague s’écrasant sur le pont et les solis, le vent cinglant les visages. En somme, Tristesse, dépréssion , ironie et cynisme devant le malheur et la mort mènent la barque de ce premier album qui est une pure réussite, un beau coup dont on espère qu’il ne sera pas mal transformé pour leur prochain. A noter que tout ce petit monde vient du monde du HxC, deux d’entre eux officiant d’ailleurs chez Arkangel. Mais vu les quantités de bière et de whisky ingurgité en concert par les bonhommes, ils sont sûrement pas Straith Edge. Reach the bottom , say yes to fucking dope !