Take_No_Prisoners
20.03.2008 - 00:13
Christine Boutin est une truie.
Respects aux animaux
Gaou-Guinou
20.03.2008 - 01:18
elle aurait fait un beau couple avec le toxic avenger
Farfadeath
20.03.2008 - 08:20
CITATION(nicobass @ 20.03.2008 - 00:12)

Yep , plus grand chose à dire si ce n'est qu'elle aura été courageuse.
Dommage que ses derniers instants aient été entachés de la classe de christine boutin.
Qu'est-ce quel a encore sortie cette vieille conne réac?
RIP aussi sinon.
nicobass
20.03.2008 - 11:03
Ca:"Mais pourquoi ne peut-elle plus vivre? Parce qu'elle dit qu'elle souffre mais il y a les médicaments qui peuvent empêcher cette souffrance, parce qu'elle est difforme mais la dignité d'une personne va au-delà de l'esthétique de cette personne."
stench
20.03.2008 - 12:11
CITATION(nicobass @ 20.03.2008 - 11:03)

elle est difforme mais la dignité d'une personne va au-delà de l'esthétique de cette personne."
Elle sait bien de quoi elle parle cette connasse...
Farfadeath
20.03.2008 - 12:14
Faudrait vraiment lui coudre les lèvres a celle là sans dec...
...toutes les lèvres même par précaution.
yoda_superstar
20.03.2008 - 12:16
Celles du bas c'est sans doute déjà fait, cul-bénit comme elle est.. (enfin ça c'est un bon prétexte quand on est trop moche pour se faire tringler)
Neocreed > ahaha ces blagues sont vraiment immondes , géniales quoi ^^
Turtle
20.03.2008 - 13:16
Ce qu'il faut souligner avant tout c'est l'incroyable altruisme/vision collective dont elle aura fait preuve à la fin de sa vie.
Car, elle s'est elle-même "auto-instrumentalisée" afin de bouger les consciences et pousser les pouvoirs publics
à revoir une loi qui ne repose quasi que sur des arguments religieux (la vie est un don de Dieu, on ne peut décider d'y mettre fin),
je pense qu'elle avait conscience de l'impact de sa "monstruosité", et malgré la douleur,
malgré l'atteinte que ça pouvait porter à sa dignité, elle a fait venir les médias,
sachant qu'elle ne faisait pas ça pour elle, mais pour ceux qui suivrait.
C'est fort quand même.
PS: L'enchainement de Noecreed était assez barge oé !! ^^
Take_No_Prisoners
20.03.2008 - 13:27
Je prpopose qu'on manifeste en faveur de l'euthanasie de Christine Boutin.
On fait une réunion et on en discute ?
Gaou-Guinou
20.03.2008 - 13:32
CITATION(Turtle @ 20.03.2008 - 13:16)

Ce qu'il faut souligner avant tout c'est l'incroyable altruisme/vision collective dont elle aura fait preuve à la fin de sa vie.
Car, elle s'est elle-même "auto-instrumentalisée" afin de bouger les consciences et pousser les pouvoirs publics
à revoir une loi qui ne repose quasi que sur des arguments religieux (la vie est un don de Dieu, on ne peut décider d'y mettre fin),
je pense qu'elle avait conscience de l'impact de sa "monstruosité", et malgré la douleur,
malgré l'atteinte que ça pouvait porter à sa dignité, elle a fait venir les médias,
sachant qu'elle ne faisait pas ça pour elle, mais pour ceux qui suivrait.
C'est fort quand même.
PS: L'enchainement de Noecreed était assez barge oé !! ^^
Ca changera strictement quedal, d'ailleurs le "débat" sur l'euthanasie n'a jamais été aussi pauvre que cette fois-ci.
Et bon, si l'euthanasie reste illégale c'est surtout pour éviter des dérives possibles, pas tellement pour des raisons religieuses.
Apres Boutin remplit son role dans l'équipe sarkozy: rassurer la droite conservatrice catho bien-pensante.
Farfadeath
20.03.2008 - 13:32
Je suis pas non plus convaincu qu'elle est fait ça pour le bien commun dans un premier temps. Je crois qu'elle l'a fait pour des raisons personnelles qui se comprennent amplement... qu'après ça fasse avancer le débat sur l'euthanasie en France c'est sans doute très bien mais ce serait peut être bien vu de pas instrumentaliser la douleur d'une femme dans un but socio/politique. Ni d'en faire une martyr morte pour la cause. A la différence des humbert, qui par la force des choses ont beaucoup médiatiser leur combat, je crois que la volonté de cette femme était surtout de pouvoir mourir tranquillement et dignement. J'ai pas vu de déclaration fracassante de sa part au sujet de l'euthanasie en générale dans les médias (j'ai peut être rater des trucs ceci dit), j'ai juste vu une femme fatigué, très malade, qui demandait de l'aide dans la plus grande dignité.
Gaou-Guinou
20.03.2008 - 13:34
+1 oui, je serais pas aussi optimiste que Turtle en donnant un aura trop grand à cette nana
Farfadeath
20.03.2008 - 13:37
Aprés c'est possible qu'elle est aussi eu la volonté de faire cause commune hein je dit pas le contraire, juste qu'elle l'a pas forcément affiché non plus et que prêter des intentions a des morts c'est au mieux très incertain au pire un peu dégueulasse (je dit pas ça pour toi Turtle hein, j'ai juste peur de l'ampleur que pourrait prendre ton raisonnement).
Turtle
20.03.2008 - 14:03
L'euthanasie dans les hôpitaux se pratiquent tous les jours,
j'en parlais encore hier avec des médecins,
elle aurait pu obtenir la réalisation de son vœux en souterrain,
amha y avait donc quelque chose d'autre derrière.
Après, je ne lui attribue pas "d'aura", vu ce qu'elle a simplement fait
c'est se "montrer". Je ne lui discerne pas non plus "un message particulier",
simplement le fait d'avoir remis au goût du jour un sujet que beaucoup
aiment à enfouir.
Quant à GG qui dit que ça n'a rien fait avancer,
Nadine Moreno vient de faire une intw sur France 2 et a clairement montré
une position d'ouverture et de volonté que le gouvernement puis le législateur
se prononce sur la question.
Donc si, ya un commencement de mouvement.
Gaou-Guinou
20.03.2008 - 14:22
bien sur que ca se pratique mais de maniere illegale est déguisée...c'est un peu comme si les mecs du crif disaient "faudrait legaliser le shit vu que plein de gens fument tout les jours"
'fin bref, ce débat recurrent partout me sur-saoule pas mal
Quoi qu'il en soit, pour l'instant on en est toujours au même point.
Je pense qu'il faudrait faire en sorte de rendre légal l'euthanasie passive, plutôt que l'active. cela permettrait, dans un premier temps, de faire accepter à l'opinion publique, qu'il est envisageable de stopper un traitement dans le but de raccourcir la vie. Car tout le débat est là: accepter et reconnaitre que des personnes, suite à une maladie ou un accident, veulent écourter leur vie à cause de multiples conséquences. Il faut pas se leurrer: si rien ne bouge, c'est parce que la majorité des français ne veulent pas reconnaitre l'utilité de l'euthanasie. sur ce topic, plus ou moins tout-le-monde a accepté le choix de Sebire, mais, de manière générale, l'opinion reste enfermé dans une vision influencée par la religion.
nicobass
20.03.2008 - 17:38
Ma démarche serait plus de dire que chacun fait ce qu'il veut tant que ça ne nuit pas aux autres, l'euthanasie, si elle est demandée , par une personne, consentie par la famille et justifiée par une incurabilité connue, ne devrait pas rencontrer d'obstacle,religieux ou non.
Concernant, la religion, il faut tout de même penser que même les croyants, pratiquants, sont des humains, et devraient pouvoir concevoir le souhait des gens , surtout si il ne leur enlève rien.
Pour moi tous les arguments religieux si ce n'est de la stupidité, relèvent de l'extrémisme , au lieu d'afficher un air choqué, il serait bon de faire preuve de compassion envers cette dame, et ça tout le monde n'en est pas capable.
SlayHunter
20.03.2008 - 20:42
C'est con je pensais suivre l'affaire plus longtemps voir si ça pouvait légèrement faire changer ces lois de culs-bénits sur l'euthanasie... Mission Failed.
RIP.
Attend quelques jours. apparemment, le gouvernement voudrait faire évoluer la loi. wait and see
Moloch
20.03.2008 - 20:50
Faudra m'expliquer le rapport entre religion et refus de l'euthanasie. La France, ça fait un moment qu'elle n'est plus majoritairement religieuse, et même si pas mal de personnes restent pratiquantes, elles le sont dans des formes "épurées" : les "réac" dont vous parlez sont loin de représenter la majorité. A mon avis, ce sont juste les mentalités qui bloquent pour le moment, rien de plus. La mort tient une place prédominante à notre époque, revêt un caractère presque "sacré" même (aucun lien avec le religion, c'est un fait il me semble), pas étonnant que les opinions divergent.
Craipo
20.03.2008 - 21:02
d'ailleurs ça me sidère toujours autant qu'un ministre d'un état laïque (dont il est un des représantants donc) invoque tranquillement la religion au moment de s'exprimer sur un sujet (n'importe lequel, mais encore plus celui ci!)
@ schnee: C'est bien ce que je veux dire. les mentalités sont encore "bloquées".
Quand tu évoques le caractère sacré de la mort, d'ou crois-tu qu'il provienne(ce caractère)?
Sans être pratiquant, la religiosité autour de concepts tel que la mort ou la vie, est très présente. Entend les gens parler de l'euthanasie: si réellment la religiosité de la mort était absente, les gens criraient-ils"la vie est sacrée"?
voilà le problème. la religion est officiellement rangée du domaine du privé, mais tout cet aura de croyances, superstitions et cette religiosité est fortement ancrée dans notre société.
Moloch
20.03.2008 - 21:07
Dans ce cas on peut difficilement mettre en cause la religion en tant que telle, mais plutôt l'emprise qu'elle continue d'exercer sur les gens inconsciemment. Ca corrobore mes dires en quelque sorte
SlayHunter
20.03.2008 - 21:14
CITATION(Craipo @ 20.03.2008 - 21:02)

d'ailleurs ça me sidère toujours autant qu'un ministre d'un état laïque (dont il est un des représantants donc) invoque tranquillement la religion au moment de s'exprimer sur un sujet (n'importe lequel, mais encore plus celui ci!)
+1
Prise de risque zéro de la part des ministres dans ces moments là, c'est totalement hypocrite.
Turtle
20.03.2008 - 21:28
Non mais Schnee, le propre des terreaux religieux, c'est d'avoir fait pousser une grande
partie de nos racines idéologiques de manière insididueuse,
ce qui fait qu'aujourd'hui, certaines personnes sont laïques, mais ont ce truc
en eux dont ils ne parviennent pas à se détacher,
qui a attrait au sacré de la vie, au tabou de la mort, aux gênes qu'évoque le suicide (le suicide
a longtemps été puni pénalement, en reflet de sa désapprobation par les religions),
et tant qu'il ne feront pas un inventaire complet de leurs influences et de leur source de pensée,
ils ne pourront évoluer.
Nietzsche résume parfaitement ça quand après avoir dit "Dieu est mort",
il ajoute "mais jusqu'où sommes nous encore pieux"?
IL faut arriver à distinguer les religieux, qui sont tolérants et qui souhaitent la légalisatin de l'euthanasie, et les réac (comme dit schnee) qui sont en réalité laic, mais avec cette religiosité.
Les critiques courantes contre la légalisation de l'euthanasie révèle plus un sentiment refoulé de religion, plutôt qu'un fanatisme exacerbé.
Moloch
20.03.2008 - 21:57
Oui, mais ces personnes ne sont pas pratiquantes ! Cela fait partie de notre culture, de nos mœurs... sans qu'on le veuille/sache. Ce sont aujourd'hui des déterminismes, on ne peut aller à leur encontre. Ce qui appartenait au cadre religieux autrefois fait de nos jours partie intégrante de notre vie, et comme la place et les principes de la religion ont bien évolué depuis cette époque je ne pense pas qu'on puisse considérer que celle-ci ait au sens strict du terme un rôle dans la vie des gens de nos jours.
La culture européenne est fondée sur des valeurs religieuses ; est-ce pour autant qu'aujourd'hui, dans un état se voulant laïc, on se doit de remettre en cause ces principes ? Ce serait remettre en cause notre propre culture selon moi. Parce qu'en partant de là, on pourrait aussi supprimer le congé du dimanche, les jours fériés...
PS : désolé si c'est un peu fouillis... j'ai un peu de mal à retranscrire mes idées pour le coup.
Farfadeath
20.03.2008 - 22:18
Si tu touches au dimanche et au jours fériés je t'euthanasie direct cash!
Nan mais.
Et sinon ya pas que la culture européenne qui est fondée sur des valeurs religieuses, pour allez plus loin on pourrait même dire que chaque culture a ses croyances et que dans beaucoup de cas les croyances sont l'origine même de certaine culture. Mais c'est difficile d'effacer des siècles de doctrines chrétienne d'un coup de baguette magique... Après pour l'euthanasie, l'avortement et la génétique ya aussi des valeurs morales humaines qui se mêlent au débat, ce qui ne fait que le rendre plus complexe.
C'est quand même un sujet vraiment délicat l'euthanasie.
Je sais même pas quel avis porter dessus...
yoda_superstar
20.03.2008 - 22:28
L'euthanasie concerne directement les valeurs religieuses en effet, comme l'on dit pas mal ici, mais je voulais souligner que le tabou autour de la mort n'a pas grand chose de religieux, c'est une valeur qui est plus liée à la société moderne, celle du beau, du paraître, etc.
Parce-que si on regarde moins d'un siècle en arrière, la mort était chose plus courante qu'actuellement et il n'était pas rare que l'on reste au chevet du mort pendant plusieurs jours/semaines, qu'on l'accompagne et qu'on en parle librement. Aujourd'hui quand qqn meurt, on le cache, on ne l'accepte pas parce-que qu'on a tendance à nous faire penser qu'il faut rester jeune, beau, fringant et immortel sous peine de ne pas être "accepté"..
Moloch
20.03.2008 - 22:37
Ce n'est pas mon ressenti. Mais c'est selon moi tout de même lié aux valeurs de la société contemporaine : de nos jours, l'individu a une place beaucoup plus importance qu'au début du siècle. Ce n'est plus le groupe qui compte, mais bien chaque personne avec des goûts, des personnalités, un caractère qui diffèrent.
Alors forcément, quand quelqu'un disparaît du circuit, ça se ressent d'autant plus. D'où une certaine "prégnance" de la mort aujourd'hui.
yoda_superstar
20.03.2008 - 22:44
Ben on est d'accord, non? =)
Moloch
20.03.2008 - 23:07
Ce que tu dis est assez différent, après en extrapolant peut-être que ça se rejoint... enfin c'est pas tellement grave.
Grum Lee
21.03.2008 - 15:43
nous voilà encore bien avancé. Merci grum, quand même pour ces deux billets.
L'euthanasie passive est donc légale en france, mais, maintenant, on s'interroge sur quels soins sont vitaux et d'autre de confort(voir le deuxième billet de grum)
Le débat ne change que d'épaule, dans le fond, c'est toujours la même situation.
Je rebondis sur le post de Yoda: effectivement, la présence de la mort dans les siècles précédents, était quotidienne. cela se comprend par le fait que nationalement, la france était plus souvent en guerre. ensuite, la médecine, n'a connue qu'un progrés significatif qu'à partir du XIXe, donc la population subissait la mort plus souvent. pour exemple: au XVIe siècle, une famille avait en moyenne 8 enfants: sur ces 8, 2 arrivaient à 25 ans.
Actuellement, les progés médicaux, soins corporels, notion de bien-être, ont envahi notre quotidien et l'acceptation de la mort, ne serait-ce qu'en image, est de plus en plus difficile.
C'est une première constatation: les us et coutumes contemporains ont écarté la mort.
Deuxième constatation: même si je défend une certaine idée d'une religiosité conservée, la présence religieuse est atténuée. mais elle reste lièe, inéxorablement à l'idée de la mort. Difficile de séparer mort et religion. Déjà, parce que, dès l'officialisation du christianisme comme religion d'Etat, IIIe/IVe siècle de notre ére sous l'Empire romain, la religion occidentale a utilisée la mort comme un véhicule de diffusion des dogmes: une des ancres les plus significatives: les cimetières ruraux.
Ensuite, l'euthanasie, dans sa pratique est assimilable(ôter de votre esprit le cadre médical) à l'acte volontaire de donner la mort(ref au premier billet de grum), et tout le monde sait que donner la mort est punie dans la religion.
Voilà pourquoi, il faudrait se concentrer que sur le cadre législatif de l'euthanasie, seulement, comme vous le voyez, la frontière entre religion et mort est quasi inéxistante.
Schnee: tu dis que l'individu est plus présent dans la société qu'avant. en réalité, actuellement, l'individu est mit en avant dans le cadre d'un groupe(social ou non), mais l'individu, seul, n'est pas plus mit en avant qu'avant. les grecs avaient la polis et l'assemblée comme estrade à la reconnaissance. les romains: le cursus honorum(la carrière politique) et la légion. au moyen-âge: la guerre était vraiment la seule activité ou la reconnaissance individuelle était la plus mise en avant.
PAr rapport à notre société, ce qui a changé, ce n'est pas la place de l'individu, mais les modalités d'accés à la reconnaissance envers un groupe. Tu retrouves ceci partout: jamais tu es noté que par rapport à toi, mais par rapport à un groupe: le classement révéle ta position envers ce groupe. En réalité, les sociétés n'ont jamais réellement séparé groupe et individu.