Hier soir, j'ai vu "L'Acte Inconnu" en live sur Arte. Bien contente d'avoir pu voir une pièce du Festival d'Avignon (et ouais, cette année je vais tout rater
Malheureusement, j'ai raté la première demi-heure de la pièce, mais ça ne m'a pas empêché de l'apprécier quand même! Une bonne grosse dose d'humour et du grand n'importe quoi dans un décor plutôt joli (c'est peu dire) ... et y'avait même des chansons drôles ^^. J'aurai vraiment bien voulu être dans le public et dans la cour d'honneur du palais des Papes (lieu où avait lieu la pièce).
Pour en savoir + sur la pièce
Une critique trouvée sur Evene.fr
CITATION
Une longue ligne rouge, sorte de tapis d'honneur, traverse le plateau dans sa longueur. Composée au sol d'un réseau de formes triangulaires noires et blanches, la scénographie est complétée par deux structures pyramidales. D'apparence élancées, elles sont respectivement posées à cour et à jardin, servant aux entrées et sorties parfaitement réglées des acteurs. Cette scénographie proposée par Philipe Marioge est une véritable grammaire de l'espace scénique, répondant aux codes qui régissent la langue avec laquelle jouent les personnages de l'Acte inconnu : Raymond de la Matière, le Bonhomme Nihil, la Dame de Pique... Ils déboulent, décrivent et décryptent leur univers. 13 comédiens, complices et absolument impeccables, soutiennent la langue exigeante et inventive de Novarina. Celle-ci cohabite harmonieusement avec le Palais des Papes dont l'utilisation ponctuelle de fenêtres ou de la loggia permet de jouer sur la diffusion de la voix et des mots. Quand Novarina s'empare du discours politique, "sauvez les restes", "la même chose autrement", le public adhère avec ferveur. La langue vit et vibre comme dans cette affirmation en la croyance de la résurrection scandée par deux fois dans un puissant "mort à la mort !" par Raymond de la Matière (Dominique Pinon). Dans ce spectacle à la construction exigeante, la structure de l'interrogation métaphysique sur la mort apparaît pourtant confuse par l'ensemble des pistes qui la traversent. Tout en affirmant la présence du religieux, Novarina la questionne en proposant "Vide" comme anagramme de "Dieu", et lui mêlant aussi la hantise du spectre. Faisant alors allusion au Yorick d''Hamlet', ou rendant hommage par la présence d'une marionnette géante au comédien Daniel Znyk disparu l'an dernier. Empreint de lyrisme poétique, cet ode à la vie questionne langue et religion dans leur double rapport : celui du lien et de la contrainte qu'elles exercent sur l'homme.
