- Max Cavalera (guitare, chant)
- Andreas Kisser (guitare)
- Paulo Jr. (basse)
- Igor Cavalera (batterie)
Sepultura - Schizophrenia (1987)

Track-list
1. Intro
2. From The Past Comes The Storms
3. To The Wall
4. Escape To The Void
5. Inquisition Symphony
6. Screams Behind The Shadows
7. Septic Schizo
8. The Abyss
9. R.i.p. (rest In Pain)
10. Troops Of Doom (bonus Track)
1987 est une année importante pour SEPULTURA : c’est cette année qu’est entré en son sein le fameux guitariste Andreas Kisser (toujours fidèle au poste de nos jours), et cet album montre qu’à l’époque il se débrouillait déjà sacrément bien (disons qu’il était plus démonstratif que maintenant, style pratiqué oblige), nous offrant des soli de pure qualité, purement dans le style du disque (disque de non moins bonne qualité !). Mais ce n’est pas tout, car il participe aussi grandement à la composition, qui se révèle être beaucoup, mais alors beaucoup plus mature que sur le précédent disque, et à l’écriture des paroles.
Le groupe ne se contente pas de servir une recette unique. Au contraire, les changements de rythme bien sentis sont disséminés ci et là. Encore une fois, c’est Escape To The Void qui sert d’exemple. On passe du Thrash bien violent au mid tempo presque calme. Et ça passe bien ! C’est ça le meilleur dans l’affaire. Et puis il y a cet Inquisition Symphony. Une instrumentale. Intro aux claviers inquiétants, accompagnement par une guitare acoustique du plus bel effet et ensuite un riff qui dégage une atmosphère tout simplement incroyable. Rarement je n’aurais entendu un riff aussi chargé en émotion. Il représente à la quasi perfection le titre de la chanson. Assez mortuaire en plus. Par la suite le morceau retourne sur du Thrash plus classique, mais rien que cette première minute vaut la peine d’acheter la galette. A noter que la guitare acoustique refait son apparition un peu plus loin dans la chanson. Et cette guitare acoustique est même toute seule comme une grande pendant la minute vingt de The Abyss en donnant une musique très mélodique, mélancolique.Enfin au final , le groupe y a intégré une version de « Troops Of Doom », rejouée en 1990, qui figurait originellement sur « Morbid Visions », et je dois dire que ce titre est grandiose il n'y a aucun mot pour d'ecrire cette chanson tellement elle bien ficelée.
Un album qui se doit bien évidemment de figurer dans toute discothèque de thrasheur qui se respecte et de metalleux de tout bord qui apprécie les bonnes compo. Pour un deuxième album c’est en tout cas une sacrée réussite et Sepultura offre un Thrash de toute première qualité, bien véloce, bien hargneux comme il faut, supporté comme il se doit par des riffs fantastiques et une batterie qui cogne sec.
A écouter : Tout.
Note:18/20