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jalabert
Pour certains films désormais difficilement trouvables, ce site peut parfois etre une bonne substitution:
http://lesintrouvables.blogspot.com/p/tous...lms-010311.html

VaZKeizH
Vivent les backgrounds vintage 90ies !

Il est très bien ce site, j'étais tombé dessus pour chopper Les Diables (que je conseille fortement d'ailleurs, mais je ne sais plus si c'est bien ce site qui propose la version uncut). Je vois qu'il y a Tarnation aussi, parfait. Plein de trucs que je ne connais pas dans la liste, ça sent le movie-geeking intensif.
Neocreed
Y'a quoi de vraiment bien a chopper dans cette liste ?
VaZKeizH
J'avais pas eu le courage de faire une passe sur toute la liste, ta question m'a motivé à le faire. C'est difficile de répondre, il y a plein de trucs inconnus. J'imagine que ça tape beaucoup dans le film de genre, l'horreur (It! The Terror From Beyond Space, L'Attaque de la Femme de 50 Pieds), la série >= B ou le nanard culte (il y a Eaux Sauvages par exemple, dont la version française est un monument). Je vois aussi des grands classiques, genre Les Rapaces, ultra culte de 1924. Bref, ça a l'air de toucher à tout.

Tu peux peut être t'intéresser à :

La Maman et la Putain, de Jean Eustache, dont aucun film n'est encore sorti en DVD.

Gummo, de Harmony Korine. Genre de film pseudo-docu sur des laissés pour compte dans une ville dévastée. Un goût bizarre mais étrangement attirant.

Viva la Muerte, de Fernando Arrabal. Drame intérieur chez un enfant espagnol sous Franco, persuadé que sa mère a dénoncé son père, avec des passages dans son esprit tourmenté. J'ai beaucoup aimé mais je peux concevoir que ça ne plaise pas, et c'est un peu violent par moments.

Les Diables, de Ken Russel. Inspiré de l'histoire vraie de l’Abbé Urbain Grandier qui refusait de persécuter les protestants et provoqua l'ire de Richelieu. Joli récit sous fond de sorcellerie, assez éprouvant, surtout les passages censurés.

Sinon, moins sur que ça te plaise :

Le Meilleur des Mondes Possibles, de Lindsay Anderson. 2ème volet d'une trilogie débutée par If (palme d'or en 68 quand même), avec un Malcolm McDowell au top. Assez strange, très 60ies, aventure assez linéaire avec des situations bien barrées (limite débiles parfois). Apparemment le 3ème (Britania Hospital) est encore plus foufou. On notera qu'il n'est pas si introuvable que ça au fait, vu que je l'ai acheté sur Amazon UK.

House. Genre de film d'horreur pour enfants à la sauce japonaise, tourné dans les années 70 et qui s'autoparodie sans cesse. Un charme fou, avec des effets spéciaux cheaps et un casting ridiculement croustillant. Là aussi je l'ai choppé en DVD, donc pas très introuvable non plus.

Marquis, de Xavier Xhonneux et Monsieur Roland Topor. Le Marquis de Sade emprisonné qui discute avec son sexe, par l'équipe de Téléchat. Pas si traumatisant et plutôt futé au final.

Et pour ceux qui ont le courage, Vase de Noces est un film expérimental sans paroles avec un mec qui fornique avec son seul amour, une truie, puis tue sa progéniture.

Dans ce qui me tente, j'ai vu en vrac :

The American Astronaut
Tusk (un Jodorowsy que je n'ai pas vu !)
Tarnation
Hic (thriller avec un porc en personnage central, par le réalisteur de Taxidermie)
Themroc (genre de film contestataire français des années 70, où les personnages communiquent en grognant ou dans des langages inventés)
Histoire de Melody Nelson (j'imagine que c'est l'histoire du disque, je connaissais pas l'existence de ce film)
Visitor Q (un Takashi Miike qui vaut apparemment le détour)
Le Baron de Crac (qu'on m'a conseillé sur Sens Critique à la suite de ma fièvre des films tchecoslovaques des années 60)
Salome (j'ai cru que c'était celui de Carmelo Bene dont je n'ai vu qu'une moitié et qui est vraiment WTF, mais c'est de Ken Russel, ça peut être intéressant)
200 Motels (comédie musicale de Frank Zappa)

Sinon il y a T'aime, de Patrick Sebastien, qui a été massacré par la critique. Serait-ce un genre de Le Jour et le Nuit ?


Si ça tente quelqu'un de débloquer le jeu du screenshot, un gros indice est dissimulé dans ce post.
mich
A la liste de Vazkeizh, je rajoute:

Napoléon de Abel Gance. Film fleuve, ici c'est la version de 5h30, soit la version la plus complète.

T3T5U0
Nanook of the North de Robert Flaherty (1922)

Un (sinon le) tout premier film documentaire - quoiqu'empreint de beaucoup de fiction, on sera forcé d'y revenir, dépaignant le mode de vie d'une véritable famille Inuit, qui joue son propre rôle.

En dehors de toutes les questions très intéressantes que peu générer le film quant aux questions de vérité et de réalisme au cinéma ou aux multiples anecdotes croustillantes, choses pour lesquelles je me contenterai d'un humble lien wiki (la flemme), on à la un magnifique tableau de paysages du Grand Nord, en noir mais surtout en blanc, dans toute son intriguante beauté et sa froide splendeur. D'un point de vue narratif il est très simple puisqu'il ne cherche qu'à dresser le portrait type d'un bout de vie d'Inuits lambdas, et d'un point de vue documentaire il est relativement limité puisqu'il cherche surtout à faire frissoner l'occidental en manque de frissons et de grands espaces.

Probablement pas un monument du 7ème art, mais une pièce atypique et marquante qui n'a pas perdu (tout) de son charme malgré le temps et qui vaut le détour.

pour ceux qui ont la flemme de télécharger (ou d'acheter)
http://www.youtube.com/watch?v=bVbQVWkdcFk



Man With a Movie Camera de Dziga Vertov (1929)

film expérimental, qui se veut être une tentative de "créer un langage universel basé sur la séparation du cinéma avec le langage du théâtre et la littérature".

Un homme et sa caméra à l'assaut du monde, de sa lumière, de son mouvement, de sa matière, de la sa vie. Une orgie visuelle d'inventivité et de virtuosité, témoignant du pouvoir du cinéma à s'approprier le monde pour le concentrer et le faire éclater dans son propre langage, dans sa propre notion de réalité. Un film où tout le drame se situe non pas dans ce qui est représenté mais bien dans la représentation elle-même, qui se montre, se démontre, expérimente et impressionne. Un cousin peut-être un peu moins célèbre du sulfureux Chien Andalou, sortie tout au plus un an auparavant, auquel il préfère l'universalité et l'ivresse du mouvement de vie colelctif au chaos pulsionnel d'un esprit en plein songes - on sent l'esprit de l'Union Soviétique qui hante la totalité du film - mais réalise un tour de maître tout à fait comparable.

http://www.youtube.com/watch?v=d15-7XP7f4A...feature=related




enfin, j'ai repris le visionnage de(s) Histoire(s) du Cinéma de ce bon vieux Jean-Luc Godard

Une série de moyen-métrages expérimentaux produits entre 1988 et 1998, dont je n'ai vu pour l'instant que les deux premiers épisodes. Donc il est fort probable que j'en reparle un de ces quatre, si j'arrive jusqu'au bout.

Des images, des mots, des jeux de montage d'un peu tout ça, un dense patchwork mêlany un siècle de cinéma et autant de visions différentes du monde, avec la littérature, la peinture, la musique, l'Histoire, au rythme confus et dans la langue envoûtante de l'ami JLG. Du cinéma qui renvoie le cinéma à l'état de cinéma et qui, même si comme dans mon cas on a du mal à en tirer davantage que quelques répliques bien vues tant la forme est dense (Jamais de gros plan. La violence n'est pas une star), génère une impression de vertige intellectuel tout aussi remarquable que l'ivresse audio-visuelle qui l'accompagne.

En fait je crois que je me risquerais pas plus loin dans le compte-rendu de cette oeuvre dont j'ai encore regardé même pas le quart, et je lâcherai lâchement un lien qui pourra toujours aviver la curiosité ou la réflexion chez d'éventuels intéressés (site extrêmement riche que je conseille à ceux qui connaissent pas, au passage) http://www.cineclubdecaen.com/realisat/god...resducinema.htm
Craipo
The Undeserved (2004)

Film à l'ambiance très "Sundance", capté par hasard mais finalement sans surprise sur Sundance Channel.
Classique dans les thèmes abordés, pas nécessairement révolutionnaire dans le fond comme dans la forme (l'image est belle mais assez crue, les procédés narratifs n'ont rien de fou...) mais au final The Undeserved sait prendre le monde dans son petit jeu.

The Undeserved c'est: un vernis qui craque, une jeunesse paumée dans le trou du cul du Vermont, le fossé béant avec des parents et aînés eux même un peu largués qui se débattent en vain pour maîtriser, souvent avec les meilleures intentions des situations qu'ils ne maîtrisent pas et maintenir un semblant de ce que l'on appelle normalité. C'est aussi les pétages de plombs, les échecs, quelques personnages typiques mais bien utilisés, les rencontres anodines qui changent tout et un rythme lent finalement assez à l'image de ce que l'on veut nous montrer de Bellows Falls. Un bled médiocre où l'intrigue avance dans une synergie entre présent décousu fait de vies éclatées et flash backs selon des points de vue multiples.
Les codes sont là, omniprésents mais le trait n'est jamais véritablement forcé et la narration est assez fine et épurée pour donner envie de la suivre là où elle voudra bien nous embarquer toujours quelque part entre loose généralisée et véritables moments de tension.

Un film qui ne se raconte pas donc, juste un film que se suit tranquillement sans que l'on n'ait envie de le lacher. Trois fois rien donc mais c'est déjà l'essentiel.

http://www.theundeserved.com/

@Tetuso: En parlant de Nanook of the North ça me refait penser que le Nanook de Sumner McKane est justement pensé comme une bande son à ce documentaire.
http://www.metalorgie.com/groupe/Sumner-McKane
Neocreed
@Tetuso: En parlant de Man with a Movie Camera ça me refait penser que le Man with a Movie Camera sur le Substrata² de Biosphere est justement pensé comme une bande son à ce film.
T3T5U0
he he effectivement ça a l'air bien bon vos trucs, je prends bonne note, merci !


sinon, à l'instant

Die Freudlose Glasse (la rue sans joie) de Georg Wilhelm Pabst (1925)

Le portrait en 9 actes d'une Vienne déjà peu reluisant, partagée entre une rue miséreuse et une bourgeoisie débauchée, que les folles illusions du capitalisme vont rapidement entraîner dans une spirale de pulsions de sexe et de mort, avec toutes les vertus qu'on lui connait - individualisme, matérialisme, insatiable cupidité, etc. poussant inexorablement les êtres au déchirement, à la chute, faisant (presque) définitivement basculer cette société fragile et déjà sur les nerfs dans une effusion de sang et de feu où beaucoup y perdront, la vie ou bien la tête.

Bon alors dit comme ça peut paraître un peu déjà vu, certes, mais replacé dans son contexte historique, on peut se dire que ça avait plus de poids tant vis-à-vis de la société de l'époque que de ce qui se faisait au cinéma. D'un point de vue artistique, la sobriété de la mise en scène, suffisamment inventive pour surprendre régulièrement sans pour autant primer sur le récit, est renforcée par un montage dur et efficace, qui parvient garder le spectateur en haleine durant ces 2h20 d'intrigues qui s'entre-croisent, sans jamais que la chose paraisse pour autant confuse, aboutissant dans un acte final (les 20 dernières minutes environ) mémorable. A priori pas le plus grand film que j'ai vu de cette époque, mais un qui se défend tout de même très bien, ça mériterait que j'aille voir plus loin dans la filmo du monsieur.

Avec en plus cette coloration morbide (le vers de la rue, brrr) et cette instrumentation moderne proche de la musique expérimentale, qui rend l'atmosphère encore plus lourde, encore plus sombre et encore plus envoutante à la fois - c'est super. Enfin ça ça dépend des versions, évidemment, mais celle que j 'ai choppé est vraiment bonne.
mich
Merci pour cet avis, j'ai ce film en réserve suite à des lectures sur le cinéma allemand(ciblant la période expressionniste et l'époque de Rép de Weimar). Si je me trompe pas, ce film s'insère dans le mouvement de la nouvelle objectivité et va de devenir une référence pour le cinéma allemand de cette période, avec ce regard cru sur la réalité et une approche singulière de montrer, laisser voir.

Quant au reste de la filmographie de Pabst, il y a Die Büchse der Pandora(dit Loulou) et Geheimnisse einer Seele(Les mystères du âme) que j'ai souvent croisé aux côtés de la rue sans joie. Reste que Pabst fait partie de mes prochaines approches, je ferai un retour le moment venu.
T3T5U0
ça me dit vaguement quelque chose la "nouvelle objectivité" je suis pas très calé quant aux mouvements du cinéma, si t'as un lien sous le coude ça m'intéresse (si tant est que t'as vu ça sur internet)
Gothilde
CITATION(T3T5U0 @ 11.01.2012 - 17:08) *
ça me dit vaguement quelque chose la "nouvelle objectivité" je suis pas très calé quant aux mouvements du cinéma, si t'as un lien sous le coude ça m'intéresse (si tant est que t'as vu ça sur internet)





A l'instant, Blow Up de Michelangelo Antonioni (1966)

Malgré les tons colorés et animal, on y retrouve les grandes lignes qui constituaient la trilogie de l'auteur : l'errance de l'homme, entre amour et mort. Comme un animal, qui n'a que son flaire et son outils - artistique ou génital, s'il y a une différence - pour trouver l'objet de sa recherche. En l'occurrence, cet homme qui je trouve à un sale petit air de Genesis P-Orridge et que l'on suit durant tout le film, ce jeune photographe las des jolies poules qui caquètent dans son fief et qui pensait avoir dérobé quelques moments d'amours folles sur la pelouse d'un parc, se retrouve à courir après une mystérieuse - mais tellement plus excitante ! - affaire de meurtre. Passant par une série d'autres choses futiles qui ne portent au final qu'à ces deux mêmes choses, sexe et mort, qui sont autant d'occasions pour Antonioni d'user à merveille de ses talents de poète.

Et puis, finalement, après une longue et excitante poursuite, l'objet de la recherche s'évanouit.

Et l'on se rend compte, à l'issue d'une scène finale magistrale, qu'il ne s'agissait nullement de capturer avec son appareil quoi que ce soit de Vrai que le monde offre, mais au contraire, qu'il ne s'agit que de bien vouloir projeter ses désirs sur le monde et de donner tant qu'on peut de son énergie mentale pour avoir la possibilité de voir ou d'entendre cette balle rebondir sur cette vaste pelouse verte, lisse, vide - et jouer à ce sport absurde, malgré l'absence manifeste d'un absolue, comme cette troupe de jeunes mîmes surexcités dont l'air fantomatique et enfantin exhale l'essence même de la vie, et qui en tout logique clôturent le film qu'ils ont ouvert dans une partie sans fin.


maintenant je comprends pourquoi il a la réputation d'être un des meilleurs films d'Antonioni, c'est vraiment un exemple de subtilité et de profondeur.




EDIT : merde. évidemment non c'est pas Gothilde qui écrit ça, c'est l'autre là avec son pseudo tape à l'oeil qui fout que ça d'à peu près productif de sa vie, et qui a oublié de changer de compte.
Sickness
Tree Of Life, hum ... photographie splendide, réalisation très très bonne (même si irritante par moment), histoire touchante, beaucoup de non-dits, très intéressant ... mais je pense que je suis partiellement passé à côté du film ; un seul visionnage ne m'aura pas suffit ...

Sherlock Holmes, re-visionnage du film avant de m'injecter prochainement le deuxième opus au cinéma. toujours aussi bon à voir selon moi.

Robin Hood, vraiment pas mal mais si un tantinet longuet. idéal pour un dimanche soir ! (:
Sickness
Super 8 un peu déçu quand même, dans le style j'avais préféré Cloverfield, c'est dire ! un peu trop de bons sentiments quand même ...
Thor ... hum ... ha ha ?
Sans identité, un film d'action pas si mal, qui accroche quand même un peu et qui passe bien le dimanche soir avant de replonger dans le train-train de la semaine.
appleminis
We need to talk about Kevin.

Pitch : Eva a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin. La communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire.

J'ai été prise aux tripes par ce film. Tilda Swinton et Ezra Miller livrent une très belle interprétation de la relation mère/fils, qui est un sujet rarement abordé au cinéma, à mon sens. Peut-être est-ce un film qui fait davantage réagir les femmes car il nous ramène à notre relation à la maternité : comment réagir face à un enfant "différent" et surtout, vais-je aimer mon enfant, en dépit de tout ce qu'il peut arriver ?

Les scènes sont fines et ciselées, on se laisse porter par cette lente descente aux enfers dont on connaît la fin mais, on espère toujours au fond, que le pire n'arrivera pas.

C'est un très beau film, qui m'a mise assez mal, même plusieurs heures après son visionnage.
yoda_superstar
Ezra Miller est toujours impeccable dans ses interprétations, même si on le cantonne systématiquement au rôle de l'ado tordu et/ou complexé (dans lequel il excelle, certes), que ce soit ici, dans Afterschool (sorte de Benny's Video années 2000), dans City Island (même si son rôle est secondaire et plus léger) ou même dans le tout récent Another Happy Day où il représente tout à la fois le déséquilibre mental et la voie de la raison, reflet des autres membres de sa famille.
Pentacle
Je suis content de voir de bons retours sur ce film. Je ne l'ai pas encore vu, mais j'avais beaucoup aimé le roman.
goathead
Je voulais aller le voir à sa sortie et je l'ai loupé mais du coup là ça relance mon envie!
Neocreed
Je confirme il est très bon ce film mais j'ai pas trop aimé que dès le début du film on montre le gosse directement comme un enfant-diable.
appleminis
CITATION(Neocreed @ 06.02.2012 - 19:33) *
Je confirme il est très bon ce film mais j'ai pas trop aimé que dès le début du film on montre le gosse directement comme un enfant-diable.


Tu as raison sur ce point mais je trouve que c'est assez atténué avec la suite du film et les réactions de la mère par la suite.
JeetoziX
Grosse claque prise dernièrement avec la péloche Kill List, petite perle british réalisé pour moins d'un million de dollars, qui fait penser à du Polanski meet Friedkin meet Shane Meadows. (avec une ptite pincé de Lynch et Tarantino en arrière fond, mais léger) - Je dis ça pour imager car ce film possède bien sa propre personnalité.

Je peux pas vraiment en parler sans rien spoiler alors je vais me contenter de vous dire de le voir (c'est pas la fermeture de megaupload qui vous en empêchera whistling.gif) vierge de toute info
Sickness
Home, de Yann Arthus Bertrand ... comme à chaque fois avec ce type de documentaire, je me prends une bonne claque. qui plus est, les images prises du ciel sont simplement splendide et même avec ce rythme lent on retse suspendu aux commentaires dissipé tout le long du "film".

Swimming Pool, de François Ozon. j'ai beaucoup aimé, là aussi un rythme très très lent (surtout durant la première partie), mais on se retrouve vite immergé dans cette histoire avec deux actrices tout simplement sublimes dans leur rôle.
Neocreed
Leaving Las Vegas à l'instant... j'ai failli ne pas verser de larme.
T3T5U0
Puisqu'on en reparlait récemment je me suis mis à re-mater des films de Tarkovski, et là je ressors de Stalker, en pleine ébullition métaphysique, mystique, ou tout ce que peut inspirer un film de l'auteur.

va y avoir du spoiler, alors pour pas chier un pavé ou un bloc tout noir, aussi modeste soit-il, je préfère d'avance de pas lire ceux qui veulent à tout prix se garder le plaisir d'ôter le voile de mystère de cette oeuvre en apparence dense, et pourtant si simple, si profonde, comme une bonne partie des films de Tarkovski.



En fait, jusque-là, je m'étais toujours réveillé de ces 2H30 de film en ayant bêtement cru assister à une espèce de long poème nihiliste, requiem de la Foi sur fond prophétique de campagne Russe dévastée par les excès technologiques malades, 7 ans avant Tchernobyl (qui au passage, j'avais appris ça par hasard, est aussi le nom Russe donné à la météorite Absinthe dans l'Apocalypse selon St-Jean, qui rend les eaux acides et stériles ou un truc comme ça..)

Un poème sur la Foi, c'est effectivement ce dont il s'agit. La Foi, la Vérité, ce grand mystère existentiel supposément retenu dans la Chambre et qui se trouve être en fin de compte non pas le grotesque puits à voeux tant rêvé par ces hommes obsédés par leurs bas instincts, mais la Chambre elle-même ; cette foi si irrationnelle, que le Professeur tente d'infiltrer en espérant pouvoir décourager la folie des hommes en y plaçant quelques explosifs, cette foi illusoire sans objet face à laquelle l'Ecrivain découvre avec horreur le vide sans fond que cachait cette prétendue vérité qu'il se vantait de creuser de par son art et dans laquelle au lieu d'inspiration il n'a trouvé avec horreur et indignation que le reflet de sa propre naïveté, et enfin, cette foi vitale à laquelle le malheureux désespéré Stalker avoue en sanglot s'être si longtemps raccroché comme ultime recours contre ce vide annihilateur qui le tire à lui, en n'ayant trouvé d'autre moyen que de cultiver une vaste supercherie dans le terreau si fertile de la naïveté et l'ignorance des autres hommes. Et alors, lorsque ces trois hommes, ces trois têtes pensantes de la civilisation (l'artiste, le scientifique et le religieux) s'écroulent au beau milieu de cette Chambre alors défaite de ses chimère qui en faisait l'intérêt, la caméra lentement se détache et finit par elle même se placer dans ce pitoyable tableau de la condition humaine : ce cadre rectangulaire, cette porte ouverte sur l'inanité qui constitue le cadre non moins pathétique et vain que les trois personnages écroulés en son centre, autrement dit, l'Art (ici le Cinéma bien sûr) lui-même qui rend les armes face à l'évidence. Ainsi, tout n'est que Spectacle, tout n'est que Foi, et tel le Silence ce château de carte sur lequel repose la condition de l'Homme s'effondre, et ne laisse d'autre possibilité que d'admirer l'artificialité de la pluie qui vient remplir cet espace vide jusque-là imperceptible entre le spectateur et la caméra pour donner l'illusion d'une nature vivante - procédé qu'on remarque dans pas mal d'autres films de Tarkovski, qui s'est peut-être rendu compte que ça ne marchait pas et a voulu l'avouer avec humilité et il faut le dire, avec style.




Mais voilà qu'arrive le mot de la fin, la clef de voûte de l'oeuvre. Ouistiti, la fille dite "mutante" du Stalker, qui à ce moment-là du film n'est plus qu'une ruine en larme pathétiquement soutenue par les deux seules piliers sur lesquels un homme peut se bâtir un équilibre, sa femme à l'amour pieux et ce mystérieux chien qui le suit des profondeurs de la Zone - on pourrait disserter longtemps sur ce chien mais je m'éloigne déjà trop de mon sujet. Cette fille, donc, ce rejeton de la foi démente de son père et de la chaleur inconditionnelle de sa mère, l'incarnation mêlée d'amour charnelle et de foi divine, qui trouve effectivement dans cette description le statue de mutante. Elle, qui n'a pas de jambe mais qui a des pouvoirs télékinésiques, qui ne parle pas mais regarde au-delà de la caméra et daigne à peine poser sur elle l'oeil désinvoltement détaché et pensif de l'être qui sait, de l'être qui sent ce regard dont jusque là tous les autres personnages adultes perdus dans leur vie en bout de course ont manqué, pouvoirs télékinésiques qui en comparaison place les miracles légendaires du père au niveau le plus bas de l'imaginaire religieux. C'est là que tout l'espoir prend vie, c'est là, ou plutôt là-bas qu'est véritablement tourné le regard visionnaire de Tarkovski : ces pouvoirs fantastiques de l'esprit engendrés par - je le répète - la fusion de l'amour charnel et de la foi profonde en la Nature, là où se joue le fabuleux érotisme entre l'homme et les forces qui l'entourent et l'habitent. Non pas l'Art, vain encadrure de la porte qui sépare les homems du néan et les enferme dans leur fatalité minable et meurt avec eux, mais bien au-delà, quelque chose qui n'a pas de nom, et qu'on se passera sagement de citer pour éviter qu'il ne meurt à son tour pour rejoindre le vide existentiel des vieux adultes au bois sec et dur (référence à un monolgue du film), un pouvoir qui assurément fait toute la beauté de l'homme, toute sa force, et qui se retrouve sublimé dans le cinéma de Tarkovski.






(bon là mon ordi commence sérieusement à surchauffer, tant pis si les images passent mal où si y a des erreurs de relectures)
Achille
Vu The Social Network hier

Grosso modo 2h d'ennui profond dry.gif dès le début j'ai pas accroché, dès la première scène, incroyablement pénible, le personnage de Mark Zuckerberg m'est paru chiant et sans véritable intêret. En fait, ce film est juste totalement anecdotique. Le vide, et le vide qui donne envie de gerber.

Et parce que souvent, les autres le disent mieux que nous, voilà un mec sur sens critique qui résume parfaitement ce que j'en pense:


CITATION
Aucun rêve, aucune créativité, du cerveau cartésien en marche pour l'ultime arrivisme. L'un nique tout le monde, l'autre pense finances, un autre programmation et les trois derniers compétition et attaque en justice. Un vrai condensé de matérialisme brut, tout ce que j'exècre chez les autres.


(lien)


Grosse déception.
T3T5U0
je viens de mater Enter the Void, d'un sale chauve même pas français


Un film qui porte effectivement très bien son titre. J'ai rarement vu un film aussi creux, plat, sans fond du début à la fin, et qui pourtant parvienne à maintenir dans un certain état d'attention à peu près constante. Dans un sens, on peut dire que c'est là qu'est toute son honnêté et qu'on aurait difficilement mieux parler de ce dont il parle : un monde technologique sans foi ni but qui passe son temps à oublier le vide qui hante son existence à grand coup de paradis artificiels et à stimuler ses pulsions jusqu'à les vider de leur intérêt. Le vide - du film comme de son sujet - est d'autant plus palable qu'on essaie constamment de le cacher, qu'on tourne en rond, et qu'au final même si ça ne mène à rien, on reste.

A mon avis, c'est un film intéressant, non pas pour ce qu'il arrive vaguement à créer, mais plus pour ce qu'il rate et qu'il est à ma connaissance le premier à essayer. Lorsqu'il essaie de pousser la proximité entre le spectateur et le personnage principal à son paroxysme, tentant de nous faire partager jusqu'au moindre clignement d'oeil, notamment dans les passages en vue subjective, il ne parvient en fait qu'à déshumaniser ses personnages comme j'ai rarement vu. Même pas des acteurs qui sonnent faux, mais des corps qui semblent totalement superficiels qui n'ont aucune véritable présence, aucun affect, en particulier le héros lui-même qui - davantage encore quand il est en vie que lorsqu'il est mort, n'est qu'une présence fantômatique sans le moindre poil de cul de personnalité, un simple wagon de train fantôme. Et, magie paradoxale du cinéma, plus on s'éloigne de lui, plus on observe sa vie avec le détachement corporel du voyage astral, plus on arrive à s'y attacher et à "rentrer" non pas dans le vide, mais dans sa vie.

D'ordinaire, un personnage aussi creux, qui n'a ni gueule, ni look, ni rien de particulier, est une sorte de feuille vierge sur laquelle le spectateur peut s'identifier - ce qui en fait renvoie plus au monde du jeux-vidéo que du cinéma, ce qui colle parfaitement avec l'impression d'assister à une cinématique de FPS que laissent les séquences en vue subjective. Mais ici, il n'y a ni identification ni quoi que ce soit, seule la caméra semble avoir une véritable présence matérielle tant le monde autour de nous paraît artificiel, faux, dénué d'humanité. On pourrait effectivement dire, tout simplement, que c'était le but escompté - mais alors à ce moment-là, quel intérêt de créer un background propre au héros et de l'explorer pendant à peu près 2 heures ?...

C'est donc à la surface de l'écran même que le vide se fait sentir, et non dans l'espèce de vague histoire de sexe et de violence qu'il essaie maladroitement de nous raconter, qui aboutit à une mort dont on a que foutre puisqu'à aucun moment on a eu l'impression de la vie. Un film qui fait le portrait de lui-même et de rien d'autre, qui n'a de cesse de se mettre en abîme : les enseignes en néon qui répètent très subtilement le titre du film, l'analyse bâclé du Livre des Morts Tibétin qui résume d'avance sa structure à savoir une boucle dont il faut parvenir à sortir, la maquette du colocataire où l'on voit d'avance le décors qu'on ne va pas arrêter d'explorer, tant qu'on y est les peintures du pote artiste-bobo-camé qui peint des trip abstraits psychédéliques, etc. sans jamais que ça mène à autre chose qu'à l'expérience elle-même d'un film qui ne va nul part, comme ces nombreuses images fractales qui s'anime devant nos yeux lorsqu'il cherche à nous faire pénétrer au coeur de la matière, de la lumière, de la couleur, ce à quoi il se résume finallement.


En revanche, pour ce qui est d'un expérience de réelles sensations fortes, niet. Et avant qu'on me dise que "ouais nan mais faut le voir avec des substances ou dans une bonne salle de cinéma si tu veux vraiment prendre ton pied, sinon t'as rien compris au film", je répondrais que ça ne change rien, que j'ai déjà eu des putains d'expériences physiques devant mon petit écran, et que pour moi un film qui se contente de faire du Futuroscope ou du snuff-movie deluxe, avec ou sans produits pour moi ça reste juste de la merde. Des films fait de couleur et de son ça existe depuis longtemps, y en a des beaucoup plus simple que ça chez Brakhage, Lye, Whitney et d'autres - qui ont d'ailleurs servi de référence à Noé - et sans prendre de substance on peut tout à fait les apprécier. Donc je reste sur ma petite analyse intello, pcq je préfère lui trouver quelque intérêt que de repartir avec l'impression d'avoir bêtement flingué 2h30 de ma vie devant un film raté. D'ailleurs il m'a réellement fait cet effet un peu étrange, plus que celui d'un mauvais film - probablement aussi pcq je savais à quoi m'attendre...
T3T5U0
mh, je suis peut-être allé un peu loin en fait



sinon récemment j'ai vu deux films indé américains de John Cassavetes, portés par une Gena Rowland fabuleuse et très attachante :


A Woman Under the Influence (une femme sous influence) (1974)

Mabel est une mère de famille et une femme respectable, très aimée de son entourage, malgré de sérieux troubles du comportements (probablement hystérique, faudrait vérifier) qui lui donnent une attitude particulièrement insolite, parfois cocasse, parfois presque dangereuse. Nick, quant à lui, est un chef respecté de ses ouvriers mais dont le tempérament - bien que ça ne le mène pas en hôpital psychiatrique, est également très imprévisible et parfois déconcertant. Les deux font la paire, les deux êtres en apparence invivables s'entendent à merveille...

La vie tragi-comique éreintante d'un couple d'énergumènes aussi effrayants que géniaux, qu'on regarde vivre en roue libre et les yeux fermés, collés à notre sièges, abasourdis et crispés d'une émotion mêlée de joie folle et de gêne insupportable. Les situations bruyantes, surprenantes, folles, s'enchaînent sans jamais ni ennuyer le spectateur, ni l'épuiser, ni tomber dans la surenchère grotesque complaisante et malsaine. Et ce, tout simplement parce que Cassavetes ne film pas des fous en cage ou des idiots (j'ai pensé plus d'une fois aux Idioten de Lars Von Trier, qui est très bon mais en fait très différent), mais tout simplement des amants. Des amants qui malgré leur vie de bons petits américains de classe moyenne modèles restent incompréhensibles, imprévisibles, incontrôlables, mues par un amour au moins aussi fort que leurs tempéraments, une espèce machine infernale qui fait beaucoup de dégâts mais résiste à tous les choques, et dont on pourrait penser qu'il est la source du problème alors qu'il est justement leur plus grande force.

Une histoire remuante et très forte, avec des fous, sur une folie sommes toute ordinaire mais pas moins belle et aliénante.

bande-annonce



suivis de Opening Night (1978)

Myrtle Gordon est une actrice de théâtre adulée. Elle est la vedette de la pièce "The second women", écrite par Sarah Goode mise en scène par Manny Victor et interprétée par Maurice Adams ; tous forment son équipe habituelle. Cette fois-ci cependant, avant chaque entrée en scène, elle avale une rasade de whisky. Son rôle de femme déchue, angoissée par son âge la révulse. Un soir de représentation à New Heaven, avant la première à New-York, une jeune hystérique , Nancy Stein, sous une pluie diluvienne, lui crie son admiration. La star lui sourit et s'engouffre dans la voiture. Elle se retourne, la jeune fille meurt, écrasée sur la route.

Ca n'est pas simplement une actrice qui se rebiffe contre le rôle qu'on lui impose de jouer mais la lutte de cette femme contre sa propre vieillesse. Pour échapper à ce maudit rôle qu'elle a peur de sonner comme le glas de sa belle jeunesse, elle joue sur scène la carte de la surprise et se laisse aller à des élans d'impulsivité afin brisant les chaînes du script, de reprendre son rôle en main. Laissant ses nerfs l'emporter sur le professionnalisme imposé par ce metteur en scène bien peu concerné par les états d'âmes - alors qu'il passe sa carrière à les mettre en scène, elle parvient au prix de nombreux risques à convaincre le public, à retomber sur ses pattes et à garder une trajectoire fragile, mais vivante. De manière évidente mais élégante, elle semble appliquer la même stratégie dans le film. Alors qu'elle semble à bout de force, rattrapée par son âge, vidée de sa vitalité d'antan, hantée par le fantôme de cette jeunesse perdue qui s'incarne dans son esprit par la jeune fille morte au début du film, elle laisse sa folie prendre le pas et pousse presque le récit réaliste aux limites d'un absurde à la Woody Allen jusqu'à se libérer de sa souffrance en tuant ce fantôme qui vient régulièrement la rappeler qu'elle vieillit.

Ici aussi les séquences embarrassantes sont fréquentes quoi que dominés par une atmosphère plus feutrée, et le film entier dégage ce quelque chose magique d'un acrobate qui sait pertinemment ce qu'il fait mais nous laisse croire à mille chutes possibles au gré de son étourdissante voltige, non pour chercher à nous en mettre plein la vue mais plutôt pour nous rendre compte du génie de l'esprit humain - ou comme dit Gilles Deleuze, le charme de la démence. Vraiment un beau film, bien plus encore que le précédent à mon avis.

bande-annonce
Neocreed
Cassevetes ca fait longtemps que j'ai envie de voir ses films. J'avais commencé a regarder Husbands mais j'ai eu du mal a accrocher.

Ca me fait penser que Ben Gazzara est mort le mois dernier.
T3T5U0
jamais entendu parler


du mal à accrocher à cause de quoi ? je crois que Husbands était un de ses premiers et pas forcément son mieux coté, donc ça peut valoir le coup d'essayer un plus récent. Franchement Opening Night il a quelque chose de très séduisant au niveau de l'ambiance, romantique et velouté à la fois, sans parler de ces touches presque fantastiques qui rendent le réalisme assez cru de Cassavetes beaucoup plus digeste. Et puis Gena Rowlands <3
Neocreed
Bah Ben Gazzara il a beaucoup tourné avec Cassavetes (Husbands, The Killing of a Chinese Bookie, ...) et t'as du le voir puisqu'il est dans Opening Night.
T3T5U0
haha okay, je retiens rarement le nom des acteurs
Pentacle
J'avais beaucoup aimé Morse de Tomas Alfredson, donc j'ai regardé La Taupe, qui est sorti au cinéma il y a quelques mois.
Ici aussi, Alfredson décide de faire du film d'espionnage complètement différent de ce que à quoi on peut s'attendre d'habitude. En gros, pas de Jason Bourne ici. Il n'y a pas de scènes d'actions et de montages épileptiques. La réalisation est très très lente, sobre, et la photographie empreinte d'un froid saisissant. Le réalisateur se focalise sur les complots entre les différents pions des services secrets, infiltrés par une taupe. Mais le problème du film pour moi, c'est qu'il manque de rythme et que le montage rend l'intrigue super compliquée à comprendre. D'ailleurs si quelqu'un l'a vu, je veux bien une explication parce qu'à la limite Twin Peaks ça se digère les doigts dans le nez. Hélas, j'en sors assez déçu par son discours un peu trop abscons, avec l'impression d'être passé à côté de quelque chose. C'est dommage, le film est beau, et Gary Oldman est super classe dans son rôle d'agent des services secrets à la retraite.
Pouxoroxette
Moi aussi j'ai kiffé Morse, d'ailleur j'ai meme pas eu envie de voir le remake Americain tellement l'original etait parfait. Par contre je t'avoue que son dernier film ne me tente pas vu la description que tu en fais...

Le dernier film que j'ai vu je l'ai trouvé ENORME, il s'agit de Chronicle. Je le conseille a tou le monde. il s'agit d' un film sur des jeunes qui acquièrent des supers pouvoirs (attention aucun rapport avec Kick Ass ou autre phenomene drole du moment, au passage j'ai adoré Prodigies), et en gros tout va partir en vrille. pas de super hero ici, pas de manicheisme, pas de bravoure... Juste des jeunes d'aujourd'hui assez criant de verité, désanchantés. le film ne tombe pas dans le truc habituel du "yeah j'ai des supers pouvoirs je vais sauver le monde et defendre la veuve et l'orphelin !". J'en dis pas plus je laisse a tous le soin de decouvrir ce film simple mais complexe a la fois, qui reprend le mythe du super hero d'une maniere a mon sens tres inedite.
Chorizo
The Avengers m'ayant donné envie de suivre un peu la "mythologie"... Thor de Kenneth Brannagh.

C'étay nul. Moche, sans ambition (ou trop ambitieux?), sans enjeu. Une histoire pou pou pou et un héros ridicule avec un gros marteau.

Bon, Nathalie Portman. #faible.
Euka
Disons que c'est pas le meilleur pour introduire les Avengers.
A la rigueur, le Captain America s'en sort pas trop mal dans le genre Blockbuster (et encore).
Chorizo
Je l'ai vu il y a quelques semaines. J'ai été déçu, surtout après les critiques meilleures que les moyennes du genre qu'il avait reçues. Là encore, le traitement de l'histoire est pas folichon et le personnage a pas forcément beaucoup d'épaisseur; je le trouve passif tout au long du film - contrairement à la façon dont il est traité dans le film des Avengers par exemple.
Euka
D'ou mon "et encore" tongue.gif
Somnium
Bah Iron Man 1 est très bon, mais le reste fait clairement bande annonce pour Avengers ce qui est assez dommage.

Toute cette série reste même dans ses mauvais moments encore à trouzemilles lieues au dessus d'un Fantastic Four ou d'un Daredevil, mais c'est sur qu'il faut pas aller y chercher du The Dark Knight ou même quoi que ce soit de la trempe d'Avengers (que je vois beaucoup comparé à Transformers, par l'aspect des scènes de batailles urbaines avec des super-choses qui pête dans tout les sens. C'est un peu la même chose, mais en bien fait).
Pouxoroxette
CITATION(Chorizo @ 08.05.2012 - 21:57) *
Je l'ai vu il y a quelques semaines. J'ai été déçu, surtout après les critiques meilleures que les moyennes du genre qu'il avait reçues. Là encore, le traitement de l'histoire est pas folichon et le personnage a pas forcément beaucoup d'épaisseur; je le trouve passif tout au long du film - contrairement à la façon dont il est traité dans le film des Avengers par exemple.


Tout pareil, Thor et captain america, j'ai trouvé ça nul sans âme, formaté, pourri d'américanisme primaire, enfin voila quoi. En fait à part The Dark Knight, rien à signalé côté adaptation de comic book...
Je préfère 100 fois les films de super héro "parallèles" genre Kick Ass, Watchmen, Chronicles, Prodigies, ...
Phil!
Kick Ass et Watchmen sont des adaptations de comic book.
A LIRE§ surtout Watchmen.

Prodigies est l'adaptation du roman La Nuit des enfants rois de Bernard Lenteric, publié en 1981.

Pour Avengers le film est bien calibré, lisible pour les plus jeunes. Ils ont évité le gros plantage potentiel du projet.
Il a surtout atteint son objectif thunes et fera vendre plein de merchandising.
Chorizo
The Prodigies, j'ai trouvé ça assez dégueulasse mais ça m'a clairement donné envie de lire le bouquin.
mich
Salo ou les 120 journées de Sodome, Pasolini.

Choquant mais profondément sombre et désespéré.
Neocreed
C'est d'adaptation d'un comic book mich ?
Gaou-Guinou
CITATION(Phil! @ 09.05.2012 - 08:46) *
Kick Ass et Watchmen sont des adaptations de comic book.
A LIRE§ surtout Watchmen.

Prodigies est l'adaptation du roman La Nuit des enfants rois de Bernard Lenteric, publié en 1981.

Pour Avengers le film est bien calibré, lisible pour les plus jeunes. Ils ont évité le gros plantage potentiel du projet.
Il a surtout atteint son objectif thunes et fera vendre plein de merchandising.



Kick Ass le bouquin est COOL aussi, beaucoup plus sale et malsain que le film qui reste quand meme bien pop/bubble-gum
mich
CITATION(Neocreed @ 09.05.2012 - 19:23) *
C'est d'adaptation d'un comic book mich ?


Tout juste. On l'oublie trop souvent ce comic d'ailleurs alors qu'il contient suffisamment de merde pour plaire au plus grand nombre.
Neocreed
Hehehe. Des conseils sur la filmographie de Pasolini ?
VaZKeizH
Je me suis fait un peu chier devant le Decameron et les Contes de Canterbury, et je n'ai pas encore eu le courage de regarder les 1001 nuits. C'est pas totalement dénué d'intéret non plus mais c'est franchement pas ce que je conseillerais en priorité. J'ai commencé avec Salo, et c'est un must see. Il y a du sexe et des beaux gosses, et puis au dela du malsain c'est bien pensé, les écrits de Sade s'adaptent parfaitement à la situation, et ça va assez loin dans la reflexion. Et puis c'est külte quoi.

Je pense qu'il y a des trucs biens avant le Decameron aussi mais j'en ai vu aucun.

Vous me faites peur avec vos adaptations de Comics là. Le jour où ils adaptent Promethea je vais me pendre illico.
mich
Tu oublies de citer Dante aussi comme référence littéraire pour Salo. Après je ne connais très mal l'oeuvre de Pasolini, mais outre la trilogie de la vie évoqué par Vaz, il y a l'Evangile selon Saint Mathieu qui est également à voir chez l'italien.

Après pour mieux comprendre Pasolini, il ne faut pas oublier l'écrivain qu'il était et ses essais sur le cinéma et l'art en général.
Sickness
QUOTE(Euka @ 08.05.2012 - 21:54) *
A la rigueur, le Captain America s'en sort pas trop mal dans le genre Blockbuster (et encore).

je trouve qu'ils ont raté le coche avec ce film ... vraiment ! je m'attendais à ce que le Captain fracasse des boches, mais non, la guerre est résumée (bâclée) en 5 minutes avec des moments d'une kitcherie sans nom (je pense notamment à la scène où l'on voit la photo de l'agent dans la montre du Captain). ils auraient pu faire beaucoup mieux !

edit: by the way, est-ce que vous avez vu The Avengers en version 2D ? je n'ai hélas vu que des version 3D pour l'instant dans ma région ...
T3T5U0
CITATION(Neocreed @ 09.05.2012 - 22:27) *
Hehehe. Des conseils sur la filmographie de Pasolini ?

THEOREMA. C'est réellement un des films qui pour moi incarne le mieux la notion de poésie au cinéma ; j'entends par-là, en gros, une écriture qui ne cherche qu'à aller au bout de son propos par la plus humble simplicité, une recherche formelle qui exploite les capacités propres au cinéma et le sauve de l'ombre étouffante des autres arts, et enfin, bien sûr, une réflexion pleine de sensibilité et de finesse sur la vie, et l'être humain. Ici, si Pasolini met en scène une famille bourgeoise il n'y absolument aucune espèce de critique sociétaire, il s'agit bel et bien d'êtres humains, de tempéraments, de potentiels, englués dans un système aussi inconfortable que fragile fait d'interdépendances douloureuses et de tabous étouffant ; qui, mais je veux pas t'en dire trop, va se retrouver éclaté lorsqu'une espèce de messi charnel, christ de chair au regard perçant, va leur faire découvrir la passion et les propulser, tous, au bout de leur être. vraiment, à voir.

Sinon t'as aussi ses deux premiers films, Acattone et Mamma Roma qui ont une place relativement importante dans l'histoire du cinéma, notamment du Néoréalisme alors émergeant, si je ne m'abuse, et qui par la même offrent un regard intéressant sur la société italienne de l'époque (début 60s je crois). Ce sont aussi, d'un point de vue humains, des drames poignants où les personnages ont vraiment ce petit truc qui donne à un personnage de cinéma cet espèce de ùédiocrité teintée de génie qu'inspire l'être humain lorsqu'il est filmé avec empathie, lucidité et sérieux.

Après, l'Evangile selon St Matthieux est vraiment bien, adaptation très fidèle des premières pages du Nouveau Testament, également une grande leçon de style. Sobre, dur et grand comme une citation de l'ami Jesus, il a vraiment un charme particulier. Mais, perso si j'avais pas lu le bouquin avant j'aurais vraiment été largué (c'est ce que j'ai d'ailleurs fait, au début, et justement j'ai pas réussi).


Ensuite t'as tout un tas d'autres films que j'ai sois pas encore vu (la Trilogie de la Vie (citée, notamment) ou que je me sens pas capable d'analyser, comme Salo, mais que je citerais quand même parce qu'ils ont une place encore une fois assez importante dans sa filmographie (et dans l'histoire du cinéma).

Au passage, concernant Salo, je trouve vraiment regrettable la manière dont on se focalise si facilement sur ce film pour sa violence, au détriment du propos qu'il peut avoir. La dernière interview de Pasolini peut rendre la lecture plus simple (la connaissance des oeuvres littéraires, encore plus, je suppose, je confirmerais d'ici les dix ans à venir..) et d'ailleurs quand il évoque la pornographie (et probablement aussi, sous-entendu, toute l'objectalisation dégueulasse du corps à travers les médias, pub et autre) comme cible de son propos, on se rend compte à quel point ce film était hautement nécessaire. L'ironie, c'est qu'aujourd'hui il est trop souvent applaudit, justement, pour sa barbarie joliment entourée de sa réputation de film "artistique" qui en fait, et l'auteur s'en retourne probablement dans sa tombe, un rexemple typique de ce que j'appellerai du "snuff movie petit bourgeois" dont certains types aujourd'hui, malgré quelques qualités certaines, représentent si bien. Ou comment justifier la bassesse d'un film d'exploit par un peu de vagues idées artistiques. Gaspar Noé, par exemple.



Mais, pour pas trop dévier, si jamais ça peut t'intéresser Néo (ou n'importe qui d'autre bien sûr), je connais un lien très bien pour se faire de la culture cinéma, avec listes à gogo et analyses de porc http://www.cineclubdecaen.com/realisat/pasolini/pasolini.htm

edit : et oui, j'avais oublié de plussoyer Mich. Je l'ai ai jamais eu entre les mains personnellement, mais j'ai entendu beaucoup de bien sur ses essais sur le cinéma, notamment un livre intitulé quelque chiose comme "la poésie cinématographique", qui rien que par son titre (si c'est bien le titre exact) me force à le mettre sur ma longue liste de trus à lire (ou au moins, à acheter..).


et pour faire durer la fin de ce post, un petit court-métrage qui derrière son ton assez léger donne un regard assez fin sur le tournage d'un film et le rapport de chacun à l'oeuvre. Avec Orson Wells dans le rôle du réalisateur. Mesdames et messieurs, La Ricotta.
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