Undone
23.08.2009 - 08:06
L'investigateur: bon simili-thriller pour ce film Hongro-Suédo-Irlandais, notre investigateur par la force des choses est un médecin légiste, qui ne supporte pas le monde du dehors, qu'il ne fréquente donc pas, et le rôle va comme un gant à l'acteur principal Zsolt Anger. Ca n'est pas l'enquête du siècle (et pour cause, on le comprend assez vite) mais ça se laisse vraiment regardé, et il est toujours très intéressant de voir des productions de pays qui n'ont pas pour habitude d'exporter leurs films. Quelques scènes et la manière dont elles sont abordées sont vraiment originales.
Là-haut. Bon ben... évidemment excellent. Une mélancolie inhabituelle, excellente idée de choisir un vieux comme personnage principal pour prendre tout le monde à contrepied et injecter cette tristesse élégiaque (juste pour le plaisir de caler le mot). D'autres passages très drôles (
le collier du dobermann qui déconne, les chiens en général m'ont fait rire.
Je développerai pas plus, j'en suis incapable puisque j'ai autant de connaissances en matière de cinéphilie que Christine Albanel en matière de neutralité du web.

Et en fait,
ils ont tout dit là, par exemple.
Undone
24.08.2009 - 20:51
Inglorious Basterds: un gros OUI, malgré plein de Mais...
Quelle superbe idée que d'injecter tant de fiction et tant d'humour (la passage où ils parlent en Italien, est juste désopilant, et Brad Pitt parfais à ce moment là, ce qui est loin d'être toujours le cas ici) sur un sujet particulièrement sensible, et qui laisse rarement libre court à des parties imaginées.
Je n'ai pas été non plus convaincu par la musique, ni par le jeu de pas mal d'acteurs: Mélanie Laurent, Wikken (Hitler dans le film) et Jacky Ido en tête, à contrario Waltz est juste énorme. Mais l'idée et la réalisation m'ont tellement plu que j'en suis sorti ravi au plus haut point.
Bacteries
25.08.2009 - 11:09
Je me suis aussi fait Inglorious Basterds, avec des apréhension au vu de certaines critiques mais au final beaucoup aimé. C'est fun, et traiter de la seconde guerre mondiale sur ce ton là ça change! Je trouve Brad Pitt assez monstrueux dans son rôle, comme Christopher Waltz. J'aurais ptéte aimer en voir plus sur la compagnie des "basterds". Gros plus pour les dialogues (et cet accent de bouseu de Pitt >_<).
Assatur
26.08.2009 - 00:26
QUOTE(mich @ 21.08.2009 - 00:02)

Inglourious Basterds ce-soir.
C'est un conte historique de la SGM. Conte parce qu'il y a une trame véridique et vérifiable et une histoire imagée, scénario pour le coup original surtout avec cette époque si épineuse en toile de fond.
ou plus simplement une uchronie.
raikage
26.08.2009 - 09:10
CITATION(Bacteries @ 25.08.2009 - 12:09)

Je me suis aussi fait Inglorious Basterds, avec des apréhension au vu de certaines critiques mais au final beaucoup aimé. C'est fun, et traiter de la seconde guerre mondiale sur ce ton là ça change! Je trouve Brad Pitt assez monstrueux dans son rôle, comme Christopher Waltz. J'aurais ptéte aimer en voir plus sur la compagnie des "basterds". Gros plus pour les dialogues (et cet accent de bouseu de Pitt >_<).
Comme l'a dit Bact, j'aurai aussi aimer en voir plus sur la joyeuse compagnie des Basterds. Mais dans une interview, Tarantino disait qu'un prélude de l'histoire n'était pas impossible. M'bref, j'ai adoré le film, l'humour est terrible
"I made a bingo" et le passage en Italien est juste énorme.
Par contre, j'ai bien aimé la musique du film, vous lui avez trouvé quoi ? Je trouve qu'elle va parfaitement à l'ambiance,
mention spéciale à celle accompagnant l'allemand tué à coup de batte de baseball.
Gaou-Guinou
26.08.2009 - 10:14
CITATION(Assatur @ 26.08.2009 - 01:26)

ou plus simplement une uchronie.
"moins de branlette, plus de vocabulaire"
Assatur
26.08.2009 - 10:34
Bon je vais y aller de mon commentaire aussi. Inglourious Basterds, j'avoue que je saurais toujours pas dire si je déçu. Y a des choses nouvelles et excellentes : notamment la narration, qui est linéaire mais néanmoins surprenante et jouissive, comme une accumulation de scènes à priori secondaires dans un long crescendo de tension (et la scène du cinéma en ressort "cultifié", on souffle enfin.) Comme d'hab' l'ambiance instaurée est tuante, entre le coté spaghetti des musiques de Sergio Leone, (faux indices & vrai décalage), et le Paris "nazi-occupied" avec ses affiches de Leni Riefenstahl (même si la métaphore du cinéma comme résistance sonne un peu mou). Je passerais sur le faux-problème de l' "époque épineuse traitée remarquablement", à ce niveau j'ai l'impression que Tarantino aurait pu faire n'importe quoi il aurait quand même trouvé son plébiscite. D'ailleurs Tarantino humourise de manière finalement assez convenu, avec cette fin dantesque où une juive holocaustise les VIP nazis.
Au niveau des plans c'est la grosse branlée : le huis-clos du début est à mourir, la première au cinéma recèle de passages tuant (le chasseur de juifs qui interroge l'actrice sur l'origine de son plâtre)... finalement c'est les dialogues, qui se charge davantage de relayer le scénar' qu'à l'habitude qui dissipe le coté série-b gigantesque du même scénario (avec ses militaires américains bodybuildés scalpeurs d'aryens burlesques.) Moins de digressions et plus d'immersion, malgré quelques jokes excellentes (toutes les performances oratoires du SS sont à tomber). Y a donc un coté moins merdeux que d'habitude, donc peut-être moins agaçant, moins "Tarantinesque" dans sa monture "à la Pulp Fiction". Pourtant malgré toute mon admiration pour le réal, j'ai trouvé le film longuet, parfois irritant (la française est reloue), pourtant c'est bel et bien un Tarantino très drôle, superbement réalisé et plutôt bien écrit, dans un contexte alléchant (pas assez exploité ?)
Non vraiment c'est encore une énigme.
Au cas où, Inglourious Basterds c'est un gros gros hommage à
ce film, Inglorious Bastards donc. Si vous le saviez pas je pense que ça vous donnera un autre angle de lecture
Bacteries
26.08.2009 - 17:12
Bah j'ai cherché à le matter mais dur dur de le trouver...
Et me semble avoir lu que l'acteur principal de ce film et le réal font un cameo dans le Inglorious Basters de Tarantino.
Earth)))
28.08.2009 - 16:51
Vu:
Inglourius Basterds, comme beaucoup j'ai adoré, christofer waltz tue et j'y retourne demain avec un pote.
Destination Final 4, mouhahaha, cte bouze, m'enfin on apprend au moin une chose dans cette serie, c'est que la mort
s'appelle Mac Gyver.
Chichi
29.08.2009 - 13:03
Personne n'a vu Midnight meat Train ? L'ayant toppé y a pas longtemps jdois dire que je suis sur le cul. Une photographie hallucinante, Vinnie qui fait vraiment peur, mais vraiment. Une fin dans le fond assez attendue mais putain quoi, assez ouf. Ce film montre une ville froide (comme le frigo d'un boucher), dangereuse.
Enfin bref, gros coup de coeur.
Fo que je me choppe les livres du sang.
Farfadeath
29.08.2009 - 16:40
Si je l'ai vu l'an dernier a L'étrange Festival à Lyon, excellent film (un des meilleurs du festival) qui a connu pas mal de problèmes de distribution malheureusement.
D'après une nouvelle de Clive Barker donc.
2 films ce soir:
Little New York
On voit 3 histoires qui se succèdent. Ces histoires ont lieu grosso modo en même temps et sont racontées suivant le point de vue de 3 protagonistes (un mafioso, un videur de fosses, un boucher sourd et muet) Le mafioso est bien loin des conventions habituelles, mais pour le reste, je n'ai pas vraiment été emballé. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. Peut-être l'histoire pas vraiment palpitante ou la forme du récit qui donne l'impression de déjà vu et qui n'apporte pas énormément à la narration, et puis c'est quand même très lent notamment dans sa première partie... La dernière partie, celle du sourd-muet, est un peu plus convaincante peut-être car il s'agit du personnage le plus attachant et le moins convenu dans ce type de film.
Pas totalement raté mais pas franchement réussi non plus...
Inglorious Basterds
dans ma salle, les gens ont ri, moi pas, les gens ont applaudi, moi pas. Là encore, je suis sorti de la salle sans être vraiment emballé. Bien sûr certaines scènes sont plutôt réussies, mais moi aussi j'aurais aimé en voir plus sur les "Inglorious Basterds", et surtout, j'ai trouvé ça longuet et peu surprenant au final. Quant à l'humour, j'suis passé à côté car ça m'a fait tout juste sourire (la scène en "italien" est sympa mais j'ai pas vraiment trouvé ça désopilant...)
en même temps, en ce jour d'avant veille de rentrée, j'étais ptet pas très réceptif non plus.
CITATION(Blixa @ 31.08.2009 - 02:36)

Inglorious Basterds
dans ma salle, les gens ont ri, moi pas, les gens ont applaudi, moi pas. Là encore, je suis sorti de la salle sans être vraiment emballé. Bien sûr certaines scènes sont plutôt réussies, mais moi aussi j'aurais aimé en voir plus sur les "Inglorious Basterds", et surtout, j'ai trouvé ça longuet et peu surprenant au final. Quant à l'humour, j'suis passé à côté car ça m'a fait tout juste sourire (la scène en "italien" est sympa mais j'ai pas vraiment trouvé ça désopilant...)
Bah quasi la même en fait. Alors certes Christoph Waltz est excellentissime et compense le fait que finalement les Bâtards soient un peu mis de côté et il y a des séquences/situations
la scène du bar, la scène qui ouvre le film ou le repas avec Goebbels cocasses / captivantes / esthétiques (souvent la prestation de Waltz ou la présence Mélanie Laurent et Diane Kruger aidaient beaucoup) mais elles sont noyées au milieu d'un amas de dialogues interminables ou d'effets de style suspects
la présentation de l'équipe, la voix-off qui ont fait se relâcher mon attention. Au final, je ne peux pas dire que j'ai été extrêmement convaincu...
VaZKeizH
03.09.2009 - 10:59
Plutôt positif de mon côté, en notant la vile influence d'Eli Roth qui semble pousser Tarantino plus loin dans le gore, ce qui n'est pas pour me déplaire. Sinon côté scénaristique ça semble aller de plus en plus vers le n'importe quoi, de la roue libre complète avec une histoire qui donne l'impression d'être inventée au fur et à mesure, en y ajoutant quelques codes qui tombent : Pas vraiment de héros, persos qui meurent n'importe quand (genre l'angliche et le tueur d'officiers qui dans n'importe quel autre film auraient duré jusqu'à la fin). J'ai aimé donc je ne m'en plains pas.
Désarmez vous de toute notion de morale et surtout de réalité historique en allant le voir.
J.Herer
03.09.2009 - 20:59
CITATION
Inglorious Basterds
dans ma salle, les gens ont ri, moi pas, les gens ont applaudi, moi pas. Là encore, je suis sorti de la salle sans être vraiment emballé. Bien sûr certaines scènes sont plutôt réussies, mais moi aussi j'aurais aimé en voir plus sur les "Inglorious Basterds", et surtout, j'ai trouvé ça longuet et peu surprenant au final. Quant à l'humour, j'suis passé à côté car ça m'a fait tout juste sourire (la scène en "italien" est sympa mais j'ai pas vraiment trouvé ça désopilant...)
en même temps, en ce jour d'avant veille de rentrée, j'étais ptet pas très réceptif non plus.
Vu cette semaine, et comme Blixa, j'en aurais voulu voir un peu plus sur les Basterds, un peu plus d'action et moins de blabla. J'crois que je me suis un peu fait berné par la bande annonce.
Bon sinon grosse révelation sur Christoph Waltz, on peut dire qui surpasse Brad Pitt.
Un dernier truc que j'ai pas pigé les critiques ciné annonçaient une scene particulierement gore, désolé mais j'vois pas à part la derniere scene et la fameuse réplique
"J'crois que j'ai réalisé mon grand chef d'oeuvre". Bon c'est vrai depuis "Martyrs", rien ne me surprend !
Undone
03.09.2009 - 22:34
CITATION(J.Herer @ 03.09.2009 - 21:59)

Un dernier truc que j'ai pas pigé les critiques ciné annonçaient une scene particulierement gore, désolé mais j'vois pas à part la derniere scene et la fameuse réplique "J'crois que j'ai réalisé mon grand chef d'oeuvre". Bon c'est vrai depuis "Martyrs", rien ne me surprend !
l'éclatage de crane à la batte c'est pas Pipo et Molo font du ski comme dirait Wayne Campbell
J.Herer
03.09.2009 - 22:50
mouais mouais c'est violent et filmé de loin, c'est pas gore !
Undone
04.09.2009 - 06:05
effectivement, mais ne jouez pas sur les mots mademoiselle Deray...
toujours est-il que c'est difficilement soutenable... enfin pour ma pauvre âme en tout cas.
Sinon
Numero 9: J'étais terrorisé à l'idée de me trouvé face à un dessin animé "comédie musicale" comme le fait Burton et comme je deteste (c'est bon, vous pouvez tirer à vue) Puis j'ai vite compris que ça n'était pas un Burton, et je pense que je ne suis pas le seul à m'être fait abusé sur ce point... qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé ça vraiment sympatique, du très beau graphisme, une petite histoire déjà vue, et malgré quelques incohérences, qui se laisse suivre avec attention. Atmosphère un peu Candide, mais on aime, ou on n'aime pas. Moi j'ai aimé, beaucoup.
Inglourious Basterds hier soir, juste incroyable. Je voulais le voir dès le jour de sa sortie et finalement l'attente l'a rendu encore meilleur. Sérieusement, l'humour est génial, des passages vraiment inexpliqués ou inattendus hilarants, Prad Bitt est incroyable avec son accent de porc en américain et en italien, ainsi que ses comparses.
Sinon, après avoir lu vos chroniques, j'ai vraiment cru qu'on ne reverrait plus les basterds après le chapitre 2, mais ça va, on les voit quand même pas mal, enfin surtout 3 mais bon.
Et Waltz juste incroyable, il a une tête inoubliable, et il joue vraiment vraiment exceptionnellement.
Vraiment agréablement surpris, une sacrée claque. Je l'ai vraiment trouvé culte de bout en large !
VaZKeizH
05.09.2009 - 13:38
Tiens d'ailleurs après discussion avec des potes je me suis rendu compte que tout le monde avait trouvé le jeu de Jacky Ido absolument désastreux (Mélanie Laurent aussi un peu d'ailleurs).
Assatur
05.09.2009 - 14:45
ouais désastreux c'est le mot, il mime très bien l'effroi
Undone
06.09.2009 - 08:51
Un Prophète : A lire les critiques je m'attendais vraiment à quelques chose d'exceptionnel, sans être totalement déçu, je suis resté sur ma faim. Enfin, sur ma faim non, puisque venir à bout des deux heures trente a été plutôt compliqué... en temps normal les films longs voir très long ne me gênent pas outre mesure, mais là j'ai à plusieurs reprises attendu la fin. Pour le film en lui même, c'est vraiment superbement joué, le thème carcéral, est abordé de manière tragique dans le sens où, l'on a clairement l'impression qu'aucune échappatoire n'existe. Que les mots que l'on entend au début "le but ici, c'est de sortir un peu moins con qu'on est rentré", ne restent que des mots. A voir, mais de là à en faire tout un plat...
Farfadeath
07.09.2009 - 07:53
CITATION(Undone @ 06.09.2009 - 09:51)

Un Prophète : A lire les critiques je m'attendais vraiment à quelques chose d'exceptionnel, sans être totalement déçu, je suis resté sur ma faim. Enfin, sur ma faim non, puisque venir à bout des deux heures trente a été plutôt compliqué... en temps normal les films longs voir très long ne me gênent pas outre mesure, mais là j'ai à plusieurs reprises attendu la fin. Pour le film en lui même, c'est vraiment superbement joué, le thème carcéral, est abordé de manière tragique dans le sens où, l'on a clairement l'impression qu'aucune échappatoire n'existe. Que les mots que l'on entend au début "le but ici, c'est de sortir un peu moins con qu'on est rentré", ne restent que des mots. A voir, mais de là à en faire tout un plat...
J'ai quasi le même ressenti donc je n'en rajouterai pas trop. En fait c'est malheureux mais j'ai pas pu m'empêcher de penser a
Oz (la série) pendant le film (alors qu'on est bien d'accord que
Oz se veut fable au contraire d'
Un Prophète) et du coup le film m'a paru "peu vivant" a bien des moments (mais je pense qu'il l'est de facto de toute manière et que c'est voulu)... Je pense que c'est un film d'utilité public en revanche et pour cela le contrat est complétement rempli (ça en rajoute pas, ça ne glorifie rien, ça ne prend pas vraiment partie, etc...). Reste aussi la performance
Niels Arestrup que je trouve bien supérieur (l'expérience qui transpire de son jeu d'acteur, incroyable) a celle de
Tahar Rahim (dont on parle sans doute plus car révélation).
Earth)))
07.09.2009 - 12:49
rien qu'avec la bande annonce tu sent que Niels Arestrup vas livrer une grosse prestation.
BlattShag
07.09.2009 - 16:02
Inglourious Basterds, j'avais hâte, et j'ai vraiment pas été déçue.
Bacteries
07.09.2009 - 16:04
Moi j'ai pris ma claque sur Un Prophète, sur plein de niveau, déjà le milieu carcéral français que l'on voit peu, et de plus ici d'une façon qui me semble crédible (par rapport à ce qu'on a pu voir avec des reportages du monde par exemple, vu que j'ai pas l'expérience et souhaite pas trop l'avoir).
Et aussi sur l'évolution du personnage, qui rentre en prison complétement paumé et qui s'adapte, apprends, et arrive à comprendre les enjeux et passe au dessus. L'intelligence plutôt que les gros bras musclés (même si tout va pas toujours dans le bon sens). Je trouve que l'acteur principal est d'ailleurs vraiment fort dans ce registre, le début vraiment paumé, et le gain en confiance au fil du temps. Pour moi ça parle autant de prison que l'importance de la culture / éducation..
Des passages plutôt "marrant", d'autres durs, quelques passages oniriques. Pour ma part 2H30 que j'ai pas vu passer.
DEJuMe
07.09.2009 - 16:20
Inglourious Basterds ce week end. Bon gros gros délire de Tarantino sur celui ci, le film qui s'ouvre sur une conversation interminaaaable, sans background, bam! d'entrée ca annonçait déjà la couleur. Après que dire... c'est du Tarantino, totalement assumé, on retrouve les scènes aux dialogues rocambolesques donc, les musiques complètement décalées (bordel Bowie juste avant la scène du ciné qui sort totalement de nulle part, j'ai laché une larmichette) et pour une fois on sent moins les références, la réal est plus personnelle et c'est pas plus mal. Le film n'a quasiment aucune limite, il maltraite l'Histoire et les nazis à un point pas possible, un gros fuck bien mérité. Les Basterds sont bien sympa dans leur genre mais complètement absurdes dans le fond, Eli Roth a une vraie tête de psycho et Christophe Waltz est vraiment très bon. Mais le film aurait mérité d'être encore plus long, il a été trop (ou mal) monté et ca se sent par moment, dommage. Bref, pas le meilleur mais un bon trip comme ca fait plaisir d'en voir. J'y allais avec un apriori négatif et j'ai pas été déçu.
CITATION(Undone @ 04.09.2009 - 07:05)

Sinon
Numero 9: J'étais terrorisé à l'idée de me trouvé face à un dessin animé "comédie musicale" comme le fait Burton et comme je deteste (c'est bon, vous pouvez tirer à vue) Puis j'ai vite compris que ça n'était pas un Burton, et je pense que je ne suis pas le seul à m'être fait abusé sur ce point... qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé ça vraiment sympatique, du très beau graphisme, une petite histoire déjà vue, et malgré quelques incohérences, qui se laisse suivre avec attention. Atmosphère un peu Candide, mais on aime, ou on n'aime pas. Moi j'ai aimé, beaucoup.
De même jeudi dernier.
Points cools : l'univers et les décors post-apocalyptique à la
Fallout (ça j'ai méchamment kiffé), l'animation très réussie, une ambiance générale plus sombre que ce à quoi je m'attendais (j'emmènerais pas un gosse de 5 ans voir ça quoi), des références intéressantes (
alchimie/ésotérisme).
Points pas cool : une fin assez bâclée je trouve, je m'attendais à quelque chose de plus élaboré, et des dialogues souvent bateau.
Mais bonne surprise dans l'ensemble.
Chorizo
10.09.2009 - 18:02
The Reader, S. Daldry.
CITATION('Allocine')
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un adolescent fait la connaissance d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Commence alors une liaison secrète et passionnelle. Pendant plusieurs mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs jeux consiste à ce qu'il lui fasse la lecture. Hanna reste pourtant mystérieuse et imprévisible. Un jour, elle disparaît, laissant Michael le coeur brisé. Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il la retrouve Hanna... sur le banc des accusés
Un film sur l'après-seconde guerre mondiale avec son poids de question sur la culpabilité et le pardon qui s'ensuit, c'est toujours bien.
The Reader fait donc avec plaisir exception à la règle puisqu'en plus d'être mou du ventre avec ses scènes trop longues et ses personnages peu attachants, le film réussit l'exploit de ne pas engager au débat, de faire que l'on ressort sans se poser de questions; la faute, peut-être, à une présentation un peu maladroite des enjeux et de leurs impacts. Pourtant, il y avait matière mais au lieu de faire de l'Histoire son théâtre principal (galvaudées, les scènes au tribunal), le film se concentre sur une romance vue et revue sans aucun intérêt.
Ceci dit, on peut toujours se les poser les questions, hein.
Scissorhands
10.09.2009 - 18:43
Same here pour The Reader, déception quant au traitement du thème, sans doute le six-centième film sur l'holocauste mais qui aurait pu s'avérer puissant s'il avait décollé un brin de la romance tire-larmes. La première heure, longue, laborieuse, se déroulant dans l'Allemagne de l'après-guerre, est presque entièrement consacrée à la naissance puis la fin de la relation entre les deux protagonistes, en tombant parfois dans des clichés assez piteux (une scène de dispute digne de Plus Belle la Vie, le bonheur Ricoré à vélo dans les champs de blé...).
Ce qui à mon sens sauve le film est sa deuxième partie, se déroulant des années 70 à 90. Les personnages prennent (trop peu, hélas) du relief, et leur relation sert alors à se poser ces fameuses questions morales, que le film, comme l'a dit Chorizo, ne fait que souligner. Pas vraiment de couilles, pas vraiment de réponses, The Reader n'avance pas. De l'Histoire mais pas trop, surtout, pour ne pas effrayer le public (américain ?...), de la morale mais pas trop, du sexe mais pas trop, on aimerait que Stephen Daldry se décide.
Undone
10.09.2009 - 19:41
Whatever Works: je ne connais Woody Allen qu'avec ses quatre derniers films (moins le rêve de Cassandre) pour des fortunes diverses: Adoré Scoop et Matchpoint, detesté Vicky Cristina Barcelona... et bien celui là je le range dans la première catégorie illico. Léger, décalé, improbable dans la réalité et tellement prévisible à l'écran. Je ne sais pas si c'est le film que j'ai aimé, ou simplement le personnage de Boris Yellnikoff, je serais presque tenté de pencher pour la deuxième solution car le coté cruche de Mélodie Celestine m'a géné à plusieur reprises, tout comme son histoire avec Perry.
Pour le Woody Allen joué par Larry David, adoré cette manière de se sentir supérieur, cette attitude blasée permanente ou presque, cette humour parfois douteux (le coup du camp de concentration, m'a fait hurler de rire pendant deux minutes, même si gros moment de solitude, parce que personne d'autre ne rigolait) mais au final ce sentimentalisme qui ne demande qu'à éclore!!! je ne me laverai plus jamais les mains sans me chanter joyeux anniversaires deux fois.
Je crois qu'il faut vraiment que je me penche sur la filmographie immense du bonhomme, qu'y a-t-il dans les immanquables qui m'ont échappé?
binouze
10.09.2009 - 19:44
L'Abominable Vérité avec la blonde de Grey's Anatomy et le mec de 300.
J'avoue, j'avais envie d'aller au cinoche, et on a pas réussi a se mettre d'accord avec Garik, du coup, on a été voir ça. Je l'avais déjà trainé devant
27 Robes l'autre coup.
Hé ben L'abominable Vérité se laisse regarder ! il est même drôle parfois ! Oui, on a rigolé !
Bon par contre je vous le conseille pas, ça c'est sur !
Gaou-Guinou
10.09.2009 - 20:29
Gerard Butler dans une comédie romantique c'est assez surprenant comme concept quand meme
THIS
IS
A WEDDING RIIIIIIIIIIIING
DEJuMe
10.09.2009 - 21:07
TONIGHT WE'LL FUCK TO HEEEEEEEEEEEEELL!
Farfadeath
10.09.2009 - 21:08
Note : Il était déjà assez médiocre dans l'assez médiocre dernier film de Guy Ritichie.
Gaou-Guinou
10.09.2009 - 21:38
WOMAN
LAY DOWN YOUR LINGERIIIIIE
Scissorhands
10.09.2009 - 21:50
CITATION(Gaou-Guinou @ 10.09.2009 - 21:29)

Gerard Butler dans une comédie romantique c'est assez surprenant comme concept quand meme
Dans
P.S. I Love You il fait preuve d'un charisme tout sauf spartiate, huhu
yoda_superstar
11.09.2009 - 11:49
CITATION(Undone @ 10.09.2009 - 20:41)

Je crois qu'il faut vraiment que je me penche sur la filmographie immense du bonhomme, qu'y a-t-il dans les immanquables qui m'ont échappé?
Pour ma part je dirais
Annie Hall,
Manhattan et dans un style plus léger/un peu crétin,
Manhattan Murder Mystery.
Undone
11.09.2009 - 19:02
CITATION(yoda_superstar @ 11.09.2009 - 12:49)

Pour ma part je dirais Annie Hall, Manhattan et dans un style plus léger/un peu crétin, Manhattan Murder Mystery.
je note merci
Comme l'a dit binouze, L'Abominable Vérité c'est parfois drôle mais avant d'aller voir le film on connait déjà la fin. Bref à voir ( une fois ) si vous avez rien d'autre à faire que regarder secret story.
Scissorhands
13.09.2009 - 12:13
Inglourious Basterds
je ferai court car tout le monde en a déjà parlé...
Bonne impression globale en sortant de la salle, je n'ai pas du tout ressenti de longueurs dans le déroulement du film, certaines scènes sont magnifiques (le premier chapitre, la "deuxième" rencontre, glaçante, entre Hans et Shoshanna au restaurant) et/ou hilarantes (je me joins au fan-club de Brad Pitt massacrant piteusement l'italien, son arrivederci m'a tuée), les dialogues de mieux en mieux écrits, il me semble, l'attention à certains petits détails subtils qui rendent une scène totalement flippante. Un reproche, la direction d'acteurs un peu inégale (Mélanie Laurent autant très juste que parfois complètement en dehors, Brad Pitt parfois peu crédible, je trouve...). Sinon, le film est jouissif, pas franchement intelligent et sans morale aucune (mais hum, c'est ça qu'est bien finalement), le nouveau Tarantino se déguste avec plaisir, on y retrouve ce qu'on aime chez lui avec même un peu plus de maturité.
Scissorhands
14.09.2009 - 14:03
Numéro 9 de Shane Acker
Film d'animation produit par l'ami Burton, Numéro 9 s'avère visuellement bluffant, dans un monde certes peu original (terre post-apocalyptique, où les humains ont disparu après que les machines se soient retournées contre eux) mais avec de belles idées narratives, qui concentrent des influences diverses, de la SF asimovienne à la mythologie ou même Harry Potter... Les 9 petits personnages sont des poupées de toile de jute avec chacune une des caractéristiques de l'Homme,on apprend d'ailleurs au cours du film que chaque "numéro" est un fragment de l'âme du scientifique qui les a crées pour détruire le mal, c'est-à-dire les machines, ce qui les rend attachants. Si le titre porte le nom d'un personnage, le scenario semble prendre le parti de ne pas avoir un seul héros mais rester autour du groupe et de ses différends.
C'est peu être la cause d'un défaut de narration, souvent peu claire, la "mission" de Numéro 9 restant floue jusqu'à la fin; et également d'un problème de rythme, qui fait qu'on décroche à certains moments, faute de respiration dans le déroulement des scènes.
Beaucoup de potentiel quand même dans ce premier long-métrage, un réalisateur à suivre donc...
Scissorhands
16.09.2009 - 12:19
Un Prophète de Jacques Audiard
Perplexe. C'est le mot qui définirait le mieux mon état en sortant de la salle, après avoir vu le must-have-seen de la rentrée. J'y allais déjà à reculons, échaudée par les articles élogieux et à rallonge dans la presse cinéphile (Positif, souvent brillant, lui consacre une couverture, un long article et un entretien).
Un Prophète raconte pendant ses (longues) 2h35 l'évolution de Malik, jeune voyou incarcéré à centrale, dans la hiérarchie et les castes de la prison, jusqu'à sa sortie 6 ans plus tard. Le film de prison est ici envisagé d'un point de vue social, racial, et non "policier". On ne parle ni évasion, ni mutinerie, mais plutôt magouilles, permissions de sorties, traffics, règlements de comptes entre gangs, autant dans que en-dehors de la prison. Le film a certes plusieurs bonnes idées (séquences de rêve qui viennent ponctuer le film), pose des questions intéressantes (notamment sur l'idée de clan), mais, éternel problème, ne semble pas vouloir apporter de réponse. Ou alors c'est moi qui suis passée à côté du film. En tout cas je suis passée à côté des personnages, malgré des efforts de concentration, je n'ai réussi à n'avoir aucune prise sur le film, sauf peut-être un personnage secondaire, à mon sens mieux construit, Reyeb, l'ami de Malik à l'extérieur. Mais Un Prophète m'a laissé l'impression amère de la vanité, de la violence froide qui peut en faire bander quelques-uns, mais pour moi, c'est niet.
Assatur
16.09.2009 - 12:55
? bah je vois pas en quoi c'est un problème (j'ai pas vu le film ceci-dit) un film est sensé raconter une histoire, avec des images et des mots, il est pas là pour jouer l'assistante sociale
Scissorhands
16.09.2009 - 12:59
CITATION(Assatur @ 16.09.2009 - 13:55)

? bah je vois pas en quoi c'est un problème (j'ai pas vu le film ceci-dit) un film est sensé raconter une histoire, avec des images et des mots, il est pas là pour jouer l'assistante sociale
?? je ne vois pas ou tu vois ça dans mon paragraphe
Assatur
16.09.2009 - 13:01
boh
QUOTE
Le film a certes plusieurs bonnes idées (séquences de rêve qui viennent ponctuer le film), pose des questions intéressantes (notamment sur l'idée de clan), mais, éternel problème, ne semble pas vouloir apporter de réponse.
QUOTE
Mais Un Prophète m'a laissé l'impression amère de la vanité, de la violence froide qui peut en faire bander quelques-uns, mais pour moi, c'est niet.
ça par contre ça donne bien envie
Bacteries
16.09.2009 - 13:02
Scissorhands> Arf pas du tout du même avis, j'en ais déjà causé plus haut d'ailleurs. Je trouve que le coté prison française est très bien rendue, et c'est assez rare de le voir. Ensuite moi j'y vois surtout une mise en avant de l'intelligence, qui lui permet d'évoluer dans ce milieu, pas la force brute, pas le coté tête brûlé.
Je trouvais ce point de vue assez intéressant, et très bien filmé qui plus est.